Forum RPG sur le Seigneur des Anneaux
 
FAQCalendrierAccueilRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion
ANNONCE DU 24.02.2016 Le nouveau BtDD et son contexte final vous sont présentés ICI !! Venez vite les découvrir !!
ANNONCE DU 06/02/16: Nouvelle soirée CB de prévu le vendredi 26 Février à partir de 20h30 ! Sujet libre ! Venez nombreux Wink
ANNONCE DU 21.12.2015 Venez incarner Thingol, Turin, Ancalagon ou bien d'autres encore dans la zone RP Détente ICI !
ANNONCE DU 21.12.2015 Devenez le pro des batailles en vous inscrivant ICI. Plus de renseignements sur ce SUJET-CI !!!

Partagez | 
 

 Une rencontre plus consciencieuse

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Sathemptis Ier
Grand Empereur du Sud ¤ Roi Doré du Haradwaith ¤ Seigneur des Taÿrs

Grand Empereur du Sud ¤ Roi Doré du Haradwaith ¤ Seigneur des Taÿrs
avatar

Masculin
▌INSCRIT LE : 03/02/2013
▌VOTRE AGE : 19
▌MESSAGES : 240
▌ROYAUME : Royaume du Harad
▌COMPETENCES : Oui

Feuille de route
Argent: 800 Po's
Équipement et Montures:
Armées sous les drapeaux ::

MessageSujet: Une rencontre plus consciencieuse   Mer 13 Jan - 23:49

Le Roi Doré patientait nerveusement sur son trône, dans la grande salle du palais d’Amrûn. Il y a de cela deux jours, un messager était enfin revenu de Felaya. Ce ne fut cependant pas la nouvelle que Sathemptis attendait : N’Roxul et le gouverneur de Felaya étaient tous deux en chemin vers la capitale pour le rencontrer, et discuter de l’annexion de Felaya et de l’Ombre des cavernes et du ralliement des tribus Mahuds. Assan n’avait que très peu rencontré le gouverneur – une fois, pour tout dire, alors qu’il n’était pas encore Roi ni même important dans la vie diplomatique du Harad – mais ce Fahd le Rouge l’ennuyait déjà. A quoi bon ? Il n’avait pas envoyé N’Roxul pour rien. Parler à un de ses diplomates revenait à lui parler à lui : que lui fallait-il de plus ?
Un chef Mahud qui prenait à cœur son rôle, cela était très rare, mais lorsqu’en plus celui-ci se trouve être le régent de Felaya, et donc le chef théorique de tout son pays, cela devenait vraiment surprenant. En réfléchissant, Assan se demanda tout de même à qui devait-il en vouloir le plus. N’Roxul ne s’était peut-être pas montré convaincant. Lui aurait-il menti sur ses capacités de négociateur, et sa grande influence en pays Mahud ? Décevoir son roi n’était que très rarement d’une bonne inspiration. Faire confiance à cet obscène obèse n’était peut-être pas le meilleur conseil que lui ait donné Jirah : il ne manquerait pas de demander des explications au principal intéressé.
Mais pour l’heure, il devait donc rencontrer l’homme qu’il souhaitait écarter des sphères de pouvoir du Harad, celui dont il voulait plus ou moins prendre la place, ou du moins prendre le commandement. Sathemptis avait donc prévu le début de la rencontre dans les moindres détails. Il avait fait vider la grande salle de ses habituels occupants : les femmes des jardins, les quelques officiers et haut-responsables discutant à l’abri des auvents ou sur les grandes tables de banquet, ainsi que les dizaines de servants, d’esclaves ou de soldats qui s’affairaient toujours entre les murs du palais constamment sous les yeux de leur souverain pour circuler d’une aile à l’autre. Il n’avait fait rester que quelques hommes de la garde royale, en retrait au pied du grand trône d’or ou bien le long de la grande mosaïque au sol, à intervalles réguliers. Bien sûr, à sa droite, debout, se tenait Jirah, son fidèle général, dans sa brillante tenue de capitaine de la garde. Sathemptis lui-même avait revêtu une robe pourpre, agrémentée de toutes parts d’anneaux d’or et d’argent, de quelques pièces d’orfèvre, des bracelets, des bagues. Il s’était bien évidemment coiffé de sa couronne, et s’était assuré de garde son cimeterre royal bien visible. Dans l’hypothèse où la diplomatie avait réellement échouée, peut-être la force aura-t-elle raison du présomptueux Fahd le Rouge. Un jeune homme se présenta justement à l’autre bout de l’allée, dans l’entrée. Quelque peu essoufflé des marches qu’il avait dû gravir en courant, le haradrim s’inclina rapidement, puis lança :


« - Mon Roi ! Les ambassadeurs des terres Mahuds arriveront bientôt aux portes de la cité. J’ai envoyé les cavaliers les accompagner, comme vous l’aviez ordonné. Ils seront ici dans quelques instants. »Sans attendre de réponse de son souverain, l’homme s’inclina à nouveau.« - Votre majesté. »

Le messager se retourna pour disparaître des yeux de son seigneur.

A l’entrée de la plus grande cité du désert, une modeste caravane pénétra dans la poterne pour déboucher sur le marché de la ville. Fahd ne s’était fait accompagner que d’une faible escorte : les quelques membres de sa garde personnelle, ainsi que quelques officiels de Felaya, et plusieurs servants ne transportant que le strict nécessaire en terme de nourriture : ayant été élevé à proximité de la Jungle, Fahd était habitué à la survie, et n’était que très peu porté sur les grands festins ou les repas gargantuesques. Il avait tout prévu pour que le voyage soit le plus rapide possible : plus tôt il en aurait fini avec N’Roxul, mieux il se porterait. Ce dernier avait d’ailleurs mal supporté la première partie du voyage : une aubaine pour Fahd qui avait pu prendre un à deux jours d’avance, en prenant tout de même soin de laisser un de ses officiers et plusieurs de ses gardes dans l’escorte de Roxul, afin de pallier à toutes les éventualités.
Une petite troupe de cavaliers en armure les avaient rejoints une demi-lieue avant leur arrivée dans la ville. Il n’avait pas décroché un mot, si ce n’est ce qui s’avéra être leur capitaine, afin de faire les présentations et de s’assurer qu’ils constituaient bien le convoi attendu. Fahd a d’abord cru qu’ils les abandonneraient aux portes et que le Roi, ou au moins un de ses subordonnés viendraient les rencontrer là-bas. Mais manifestement, personne ne les attendait. Les gardes descendirent de leurs chevaux, et Fahd fit de même. Après avoir donné quelques instructions à ses hommes, il ordonna à son commandant en chef de le suivre. Les deux hommes emboitèrent le pas aux envoyés de la garde royale pour évoluer vers le palais.
Fahd s’était déjà rendu quelques fois en la capitale du Harad, bien que les contrées Mahuds continuaient de tout faire pour se détacher de la tutelle des Rois-Serpents, et donc des interactions avec leur royaume. Il savait donc que les nombreuses marches qu’il venait de gravir le mènerait directement dans la grande salle du palais, et donc à moins d’une centaine de pieds du trône, où le prétentieux Roi Doré devait se trouver puisqu’il n’avait pas jugé nécessaire de se déplacer. Et lorsqu’il franchi les dernières marches et relevé la tête, son analyse fut vérifiée : le Roi Doré se tenait là, sur son trône, aux côtés d’un deuxième homme. Sans prendre la peine de saluer quiconque, Fahd s’avança. A peine eut il fait trois pas à l’intérieur que le Roi s’adressa à lui.


« - Ainsi donc se présente à moi Fahd le Rouge, le gouverneur de Felaya. Je n’ai malheureusement pas été bien informé, et j’ignore les détails de la raison de votre visite. Je crains malheureusement que mes projets ont été mal compris. J’espère cependant que vous ne venez pas ici pour vous opposer purement et simplement à l’édification du nouveau et glorieux Grand Royaume de Haradwaith. Je ne reconnais pas ici la ronde silhouette de mon ambassadeur dans l’homme qui se tient à vos côtés ? Vous êtes-vous débarrassé de lui ? Si tel est le cas, n’espérez pas ressortir vivant de ce palais. Parlez. »
//53 lignes//


Revenir en haut Aller en bas
Denethor II
Intendant du Gondor

Intendant du Gondor
avatar

Féminin
▌INSCRIT LE : 12/01/2014
▌VOTRE AGE : 27
▌MESSAGES : 4371
▌ROYAUME : Gondor
▌VOTRE RANG : Intendant du Gondor

Feuille de route
Argent: 302 PO's
Équipement et Montures:
Armées sous les drapeaux ::

MessageSujet: Re: Une rencontre plus consciencieuse   Jeu 14 Jan - 22:16

Fahd le Rouge inspectait soigneusement les hommes présents dans la Salle du Trône. Déçu de n’y voir aucune femme, l’attention du Gouverneur de Felaya se reporta bien vite sur le fameux Roi Doré. Il eut d’abord du mal à le reconnaître, tout apprêté qu’il était, mais enfin, il le reconnut. Il l’avait un jour rapidement croisé, lors d’un conseil organisé par le Roi de Harad d’alors, à l’époque où il était venu en pourparlers pour obtenir plus de liberté pour son peuple du Lointain Harad, chose qu’il avait d’ailleurs obtenu. Il revoyait encore le jeune homme qui n’osait à l’époque à peine le regarder. Et voilà que maintenant, il se trouvait assis sur le trône du Roi de Harad et exigeait de rendre tout ce qui lui avait été accordé au profit de la Couronne du Roi Doré ! D’ailleurs, le titre de « Roi Doré » lui allait bien. Il était paré de plusieurs bijoux et bagues en or et ses vêtements étaient neufs et taillés sur mesure. A côté, Fahd le Rouge était torse nu, vêtu d’un pantalon de lin et d’une peau d’animal attaché dans son dos, passée par-dessus son épaule gauche et qui revenait s’attacher au niveau de sa hanche droite. Ses longues tresses noires terminées par des attaches en forme de pointes de flèches rouges tintaient dans son dos au moindre mouvement. Transpirant et n’ayant bu qu’une grande gourde d’eau avant de se présenter devant le Roi, il avait ici plus l’air d’un guerrier que d’un gouverneur venu discuté pacifiquement des termes d’une alliance.

Ainsi donc se présente à moi Fahd le Rouge, le gouverneur de Felaya. Je n’ai malheureusement pas été bien informé, et j’ignore les détails de la raison de votre visite. Je crains malheureusement que mes projets ont été mal compris. J’espère cependant que vous ne venez pas ici pour vous opposer purement et simplement à l’édification du nouveau et glorieux Grand Royaume de Haradwaith. Je ne reconnais pas ici la ronde silhouette de mon ambassadeur dans l’homme qui se tient à vos côtés ? Vous êtes-vous débarrassé de lui ? Si tel est le cas, n’espérez pas ressortir vivant de ce palais. Parlez.

Il ne prit ni la peine de s’incliner, ni de saluer le Roi comme la coutume le devait. Cependant, il répondit aux interrogations de celui-ci dans l’ordre où il les avait posé :

Vous devriez alors revoir les compétences de vos messagers, Roi Doré. Votre tas de graisses qui s’appelle N’Roxul m’a bien fait savoir vos projets sur MES terres. Je n’ai jamais apprécié cet homme. Un faible et un lâche voilà ce qu’il est, doublé d’un incapable. J’ai été menacé sur mes propres terres et dans ma propre demeure alors que, comme vous, je n’avais fait sortir les gardes de mon armée uniquement pour discuter de vos termes. Mais voilà qu’il fit appel à ses hommes et que, cerné comme le dernier des mercenaires, il usa du chantage pour ma réédition. Le chantage est l’arme des lâches et celui-ci en est leur Seigneur. Nous nous sommes séparés en cours de route, deux jours environ avant mon arrivée à Amrûn. Quelques-uns de mes gardes sont restés avec lui en plus des siens. Je ne sais pas où il est exactement mais je suppose qu'en fouillant bien toutes les tavernes de votre cité, vous devriez le trouver sans trop de peine…

Il fit un pas en avant, regardant les gardes du Roi et celui qui se tenait debout à ses côtés puis poursuivit :

J’ai exigé de vous voir pour entendre de votre voix, quelles sont vos véritables intentions sur mes terres, mes armées et mon peuple. Je ne fais aucunement confiance à votre gros émissaire, c’est pour cela que me voilà là, devant vous.




Oscars 2015:
 


Personnages joués : Sauron Le Grand x3 (Sauronne) // Legolas Vertefeuille (Leggy)
Revenir en haut Aller en bas
Sathemptis Ier
Grand Empereur du Sud ¤ Roi Doré du Haradwaith ¤ Seigneur des Taÿrs

Grand Empereur du Sud ¤ Roi Doré du Haradwaith ¤ Seigneur des Taÿrs
avatar

Masculin
▌INSCRIT LE : 03/02/2013
▌VOTRE AGE : 19
▌MESSAGES : 240
▌ROYAUME : Royaume du Harad
▌COMPETENCES : Oui

Feuille de route
Argent: 800 Po's
Équipement et Montures:
Armées sous les drapeaux ::

MessageSujet: Re: Une rencontre plus consciencieuse   Sam 16 Jan - 14:19

Il y avait tant d’acrimonie dans le ton de ce Fahd que Sathemptis n’aurait même pas été étonné de le voir cracher sur le sol dans son palais. Heureusement pour lui, le gouverneur avait eu la présence d’esprit de ne pas le faire. Assan ne parvenait cependant pas à déterminer si sa colère venait de sa rencontre avec N’Roxul ou bien de la perte imminente de son pouvoir. Sûrement les deux à la fois.

« - Eh bien, je vous trouve bien présomptueux pour déclarer ainsi n’avoir aucune confiance en mes envoyés. J’ai moi-même toute confiance en mes émissaires. Mais soit, si vous estimez qu’il est nécessaire de vous déplacer… J’enverrai des hommes le ramener ici. »

Le Roi s’arrêta de parler afin de songer à ce qu’il pourrait bien faire de N’Roxul. Il n’avait pas relevé oralement la tentative d’assassinat de Fahd, mais il ne l’avait pas ignorée pour autant. Cet imbécile n’avait évidemment pas pris les précautions nécessaires. Assan lui avait recommandé de ménager le gouverneur pour le convaincre en douceur : la violence viendrait plus tard, en d’autres lieux, le Harad n’avait pas besoin de combattre sur tous les fronts. Il avait cependant précisé que l’assassinat restait une possibilité, mais qui devait rester de dernier recours, et surtout, qui devait s’effectuer en toute discrétion et de manière rapide. Ils auraient ensuite trouvé quelqu’un pour gouverner la cité au nom du Harad. Mais non, cet idiot corpulent avait lamentablement échoué sur tous les plans. Et en plus de cela, il osait revenir en prenant son temps, laissant avancer un gouverneur scandalisé seul.
Assan releva les yeux vers ceux rougeoyants de Fahd, réalisant par la même qu’il était resté silencieux et immobile pendant plusieurs dizaines de secondes.


« - Je vous trouve bien véhément, à qualifier les tribus Mahuds de votre peuple, et les terres du Lointain-Harad de votre domaine. Vous êtes bien sûr le gouverneur de Felaya, vous savez donc comme moi qu’aucun des Seigneurs Mahuds ne reconnait pleinement votre autorité et gère ses terres comme il l’entend. La cohésion des Mahuds est plus que fragile. Vous vous interrogez sur mes projets concernant Felaya ? Les voici : mes projets ne concernent pas Felaya. Ils concernent le Haradwaith tout entier, que dis-je, le Sud ! De l’Harondor jusqu’à la jungle méridionale ! Le Royaume du Harad sombrait dans la même situation que les Mahuds. Trop de dissensions, trop de désaccords et de rivalités. J’ai fait disparaître ces difficultés. J’ai unifié mon Royaume, rassemblé chacun de mes sujets sous une seule bannière à laquelle ils vouent une loyauté sans faille. Ils ont foi en leur régent, contrairement aux vôtres. Je souhaite faire de même pour toutes les provinces adjacentes, et je le ferai. Felaya est un de mes nombreux objectifs. Mon empire s’est déjà garni de toute la province de l’Harondor, et l’Umbar ne tardera pas à le rejoindre. Le Lointain-Harad appartient évidemment à cet empire. Malgré votre scission, nos deux peuples sont toujours restés partenaires, ne serait-ce que sur le plan commercial. Et pour cause : nous partageons les mêmes racines, et le même désert. Notre culture et similaire, et la langue nous est commune. Les raisons de la distinction entre le Proche-Harad et le Lointain-Harad n’ont pas lieu d’être. Je ferais de ces terres le plus puissant et le plus resplendissant empire de la Terre du Milieu, qui fera honneur à ceux qui en premier sont arrivés sur ces terres, avant même les premiers Nùménoréens. »

Sathemptis s’arrêta un court instant. Fahd l’écoutait attentivement mais n’avait pas perdu de son animosité.

« - Mais sûrement vous intéressez vous aussi aux raisons de ces ambitions. Mes intentions ne sont pas purement expansionnistes. Je ne souffre pas d’une insatiable soif de pouvoir militaire ou de puissance économique et de richesse personnelle. Mon entreprise est uniquement de construire ce glorieux empire que j’évoquais. La puissance ne peut se développer que dans l’union et le travail de concert. Mais là n’est pas le seul facteur à l’origine de cette annexion. Le Seigneur des Ténèbres s’est réveillé. Il marchera bientôt vers la guerre, et appelle d’ores et déjà tous les peuples qui lui sont encore fidèles à se joindre à cette marche. Le Gondor, en face, se fait de plus en plus menaçant envers nos propres terres. L’Harondor est proche de leurs frontières, et ils passeront probablement à l’attaque un jour ou l’autre. La première confrontation sera rude, et j’aurais besoin de tout le soutien qui m’est disponible. Cette guerre est également la vôtre. Un monde où le Gondor prospère ne nous est pas bénéfique, ni même habitable. Faire tomber les murs érigés au nom d’une vaine volonté d’indépendance qui séparent nos deux royaumes est en réalité votre seule option viable. Oubliez mon gras auxiliaire s’il vous gêne, nous devons au plus tôt conclure un accord si vous partagez avec moi ce dessein de développer votre peuple et de bâtir une nation florissante. »
//38 lignes//


Revenir en haut Aller en bas
Denethor II
Intendant du Gondor

Intendant du Gondor
avatar

Féminin
▌INSCRIT LE : 12/01/2014
▌VOTRE AGE : 27
▌MESSAGES : 4371
▌ROYAUME : Gondor
▌VOTRE RANG : Intendant du Gondor

Feuille de route
Argent: 302 PO's
Équipement et Montures:
Armées sous les drapeaux ::

MessageSujet: Re: Une rencontre plus consciencieuse   Lun 18 Jan - 12:48

Fahd le Rouge avait écouté tout le discours du Roi Doré d’une oreille attentive. Il se surprit lui-même d’ailleurs car rarement n’a-t-il était si attentif lorsqu’un autre que lui parlait. Or, il s’agissait ici du Roi Doré, une personne totalement différente des différents chefs de tribus Mahuds qui étaient sous son autorité et qui, tous, le respectait.
Néanmoins, le discours que lui avait tenu Sathemptis Ier était quasiment sans appel et ne lui laissait guère d’autre choix que lui laisser la gouvernance du Far-Harad, s’il ne voulait pas finir lâchement assassiné ou empoisonné par quelque fanatique du Roi Doré… Fahd aimait le combat et, dans tous les duels auxquels il a participé, à chaque fois en était-il ressortit vainqueur. Seulement, s’il répondait non au Roi de Harad sur ses vues sur le Far-Harad et apparemment aussi l’Umbar, il risquait très certainement de mourir d’un coup bas très vite, ou d’une embuscade en voulant rejoindre ses terres. Peut-être même ne pourrait-il quitter Amrûn sans heurt ! Il était venu trop peu armé – seulement une cinquantaine d’hommes – en comparaison des centaines de soldats de Harad présents dans la capitale.

Fahd n’était plus que haine en cet instant. Il aurait volontiers planté son arak dans le corps de ce jeune insolent qui venait ainsi lui retirer SES terres en insinuant qu’elles ne lui ont jamais appartenu. Or les chefs des tribus Mahuds se sont tous, voilà des années, regroupés derrière le plus fort d’entre eux et il était cette personne. Qu’allaient-ils à présent penser du plus fort des Mahuds, s’il cédait si facilement sa régence à un jeune homme qui manifestement n’avait encore jamais ou trop peu connu les champs de bataille et l’ivresse que l’on ressent lorsqu’on hôte la vie d’un homme ?

La réponse du Gouverneur de Felaya fut donc brève et il n’attendit pas de retour de la part de Sathemptis pour directement s’en retourner vers les écuries, prévenir ses hommes qu’ils rentraient à Felaya où il préviendrait son gouvernement du grand changement qui allait suivre son départ quasi-forcé, puis il s’en retournerait vers son peuple originel, le clan des Yeux Enflammés, car oui, il n’était pas le seul à avoir de tels yeux rouges chez les Mahuds. Ainsi, il répondit très brièvement au Roi Doré et non sans une grande animosité :

Si vous voulez gouverner Felaya et sa province, il va vous falloir vous débrouiller seul. Peu importe ce que vous pensez de moi, mais les Mahuds de Far-Harad élisent leur Gouverneur sur le seul critère de la force. J’étais le plus fort d’entre eux et étais fort respecté pour cela. Vous voulez Felaya ? Prouvez-lui votre force et peut-être s’inclineront-ils devant vous…

Sans s’incliner ou demander la permission de prendre congé, Fahd daigna cependant inclina légèrement la tête vers le bas, puis tourna les talons et quitta la Salle du Trône, bouillonnant de rage.




Oscars 2015:
 


Personnages joués : Sauron Le Grand x3 (Sauronne) // Legolas Vertefeuille (Leggy)
Revenir en haut Aller en bas
Sathemptis Ier
Grand Empereur du Sud ¤ Roi Doré du Haradwaith ¤ Seigneur des Taÿrs

Grand Empereur du Sud ¤ Roi Doré du Haradwaith ¤ Seigneur des Taÿrs
avatar

Masculin
▌INSCRIT LE : 03/02/2013
▌VOTRE AGE : 19
▌MESSAGES : 240
▌ROYAUME : Royaume du Harad
▌COMPETENCES : Oui

Feuille de route
Argent: 800 Po's
Équipement et Montures:
Armées sous les drapeaux ::

MessageSujet: Re: Une rencontre plus consciencieuse   Mar 19 Jan - 0:17

Depuis la rencontre avec Fahd à Amrûn, le Roi-Doré avait méticuleusement préparé ses plans concernant le ralliement de la province de l’Extrême-Harad à son propre royaume. Il en avait longuement discuté, avec Jirah notamment, et avait évalué les différentes possibilités qui s’offraient à lui. Le Mahud aux yeux rouges l’avait bien souligné : les Suderons de cette contrée élisent leur chef en fonction de sa force, de sa capacité à combattre et à s’imposer. Mais une annexion militaire était évidemment bien trop risquée. Umbar, Harnen, Poros : autant de lieux où l’armée du Haradwaith se devait d’être présente. Les moyens étaient trop limités, ouvrir un nouveau front incertain revenait à disperser les hommes et à s’affaiblir. Sathemptis souhaitait focaliser ses guerriers au Sud de son pays. D’autant que Fahd avait explicitement renoncé à son statut de gouverneur, et avait ouvert la voie à un rapprochement politique.
Le Roi de Harad avait donc décidé de miser sur une politique conciliante : il laisserait au poste de gouverneur un Mahud, qui répondrait certes de lui, mais qui serait sur le devant de la scène, et apaiserait probablement les tensions. Il ne devait pas se montrer impérialiste, du moins pas dès le premier jour. Assan avait ainsi exigé de rapatrier quelques Mumakil de la cité de Zimrênzil. Nettoyés de tout apparat Haradrim afin de ressembler à ceux utilisés par les Mahuds, les quatre bêtes n’avaient été décorées que d’anneaux d’or autour des défenses et des pattes, afin de rappeler leur appartenance au Royaume du Haradwaith. Sathemptis souhaitait pénétrer dans la cité sur le dos d’un de ces monstres, sans cabine ni même selle, afin de ne pas paraître trop différent des Mahuds. Il l’avait lui-même dit : les haradrims du Nord et du Sud étaient censés partager la même culture, les mêmes coutumes…
Il n’avait cependant pas négligé l’aspect militaire. Quelques quatre cent hommes armés l’accompagnaient. Des cavaliers pour la plupart, quelques chevaucheurs du Serpent Rouge, servant de garde rapprochée, puis de nombreux archers et une ou deux troupes de fantassins. Bien sûr, tous n’étaient pas amenés à rester sur place sur le long terme. Mais à plus petit échelle, ils permettraient de démontrer la puissance militaire du Harad, et de circuler dans la cité et les tribus alentours, afin de communiquer les messages et réprimer les tentatives de rébellion. A cela s’ajoutait la seconde armée : celle des fonctionnaires, des officiers, des savants, des agents, des cuisiniers, des conseillers, et de tous les membres habituels de la cour du Roi Doré. Bien sûr, il aurait pu se passer de la moitié d’entre eux, mais il s’agissait là encore de démontrer aux habitants de Felaya que la force de leur nouveau Roi n’était pas seulement physique : le royaume du Harad possédaient plus de forces différentes qu’aucun gouverneur n’avait eu auparavant.

Le convoi arriva d’ailleurs en vue de Felaya après presque un mois de voyage. La quantité d’hommes et de marchandises leur avait imposé de faire le tour par les grandes routes, et avait considérablement retardé leur arrivée. Fahd devait avoir quitté Amrûn depuis au moins deux mois, et qui sait ce qu’il avait eu le temps de fomenter, une fois de retour dans sa cité ? Il avait accepté la proposition de Sathemptis bien précipitamment, sans aucunes négociations, alors qu’Assan s’attendait à devoir débattre fermement. Mais il s’était visiblement déplacé pour rien : à peine lui avait-il expliqué les termes de son accord que Fahd les avaient acceptés. Cela ne pouvait signifier que deux choses : ou bien Fahd le Rouge était trop las, trop feignant ou trop craintif pour discuter, et s’était résigné à accepter, ou bien était-il déjà en train de manigancer quelques ruses afin de repousser son « envahisseur ». Néanmoins, le Roi-Doré était préparé à l’une ou l’autre des possibilités, et ne reculerait maintenant devant rien pour obtenir la cité qu’il convoitait tant. Obtenir la régence de Felaya était un pas de plus vers l’immense puissance que serait son empire, qu’il aurait bâti de ses propres mains, lui, l’unificateur.
Comme prévu, Sathemptis fit son entrée sur le dos d’un Mûmak, le plus grand et le plus élégant des bêtes rapportées du Harad. Il passa sans problème les immenses portes de chêne de la cité, et pénétra en premier dans la plus grande ville du peuple Mahud. Les ayant repérés de loin, les officiels de la cité les attendaient, entourés de plusieurs dizaines de soldats. Dominant toute le ville d’au moins quinze pieds, il pouvait constater que nombreux étaient les habitants qui s’étaient rassemblés pour assister à son arrivée. Sathemptis n’eut d’ailleurs pas besoin de faire les présentations. Tous savaient déjà que les clefs de la ville avaient changé de main, et que le Roi Doré les visiterait bientôt. Tout en bas, cependant, quelqu’un annonça son nom. Sans attendre plus de réactions, Sathemptis pris la parole :


« - Peuple Mahud. Citoyens de Felaya. Ma venue ne vous est probablement pas une surprise. Pas plus que le fait que cette cité fait désormais partie de mon Empire. Je sais également que beaucoup d’entre vous éprouve circonspection, méfiance, crainte ou même haine à mon égard. La plupart d’entre vous voient sûrement déjà d’un mauvais œil l’arrivée dans leur pays d’un seigneur belliqueux et expansionniste, qui ne voit en vous qu’une autre manière d’acquérir plus de pouvoir et d’enrichir son propre royaume. Mais sachez que je ne suis pas le représentant de mon Royaume. Je suis le représentant de votre Royaume. Et je n’exploiterai ni vos terres ni vos richesses, mais je les utiliserai au contraire afin de faire prospérer votre propre cité, comme je l’ai fait jusque-là dans mes autres provinces. Je saurai me montrer diplomate, et discuterai avec vos propres dirigeants afin de placer à la tête de cette ville, et de cette province, l’homme le plus adéquat. »

Assan descendit ensuite de sa monture grâce à l’échelle de corde déployée pendant son discours. Lorsqu’il eut enfin pied à terre, il se dirigea vers le petit comité d’accueil qui patientait devant son Oliphant. Une partie de sa suite pénétra dans le même temps dans la cité. Les quelques proches conseillers et gardes d’élites uniquement, l’immense majorité des accompagnants étant destinés à camper devant les murs de la ville, afin de ne pas imposer trop de bouches à nourrir à la cité.
Assan salua poliment les quelques hommes qui se tenaient devant lui. Un homme se présenta comme Kaïn, puis désigna de la main deux de ses compagnons, dénommés Aethan et Saëb. Puis il l’invita directement à les suivre afin de discuter calmement et officiellement de la situation.
Arrivés au palais, le même Kaïn prit la parole.


« - Roi-Doré, je ne vous cacherais pas que la situation ne vous est pas avantageuse. Voilà maintenant deux semaines que Fahd le Rouge a définitivement quitté ses fonctions. Nombreux sont ceux de son gouvernement qui l’ont suivis. Je ne suis moi-même que simple trésorier. Je n’ai gouverné cette cité que par procuration. Trop peu sont ceux qui vous sont restés fidèles : conseillers politiques, comptables, bâtisseurs, officiers… Pas de gouverneur, ni même d’intendant. Pour tout dire, notre incompétence n’a fait qu’empirer les désaccords et le mécontentement qui régnait dans la ville…

- Assez ! le coupa Sathemptis. Je n’ai que faire de vos détails abscons, et de vos excuses détournées. J’exige des informations concrètes. Je ne suis pas effrayé par quelques contestations isolées. J’ai déjà maté bien pire par le passé. Informez moi plutôt sur nos moyens, nos alliances et les mesures à prendre.

- Eh bien, nos forces sont faibles , lui répondit Saëb. En excluant les hommes que vous avez apportés, je dénombrerai entre cinq et sept cent les soldats qui sont encore sous votre autorité. Comme vous pouvez vous en douter, de nombreuses tribus n’acceptent pas votre prise de pouvoir. L’abdication et le retrait d’un gouverneur est une première pour le peuple Mahud. Une accession si facile à un poste de commandement a de quoi faire des jaloux, et des insatisfaits. Les traditions mahuds sont ancrées dans la vie politique, et la prise de pouvoir par la force reste une prérogative. Sans opposant à affronter, il n’y a pas de prise de pouvoir possible. Du moins c’est ce que pensent certains, dont nous ne faisons évidemment pas partis. Sur les six tribus majeures de la cité, trois vous restent plus ou moins dévouées. Les coureurs des Jungles restent sceptiques quant à votre accession au trône, et ont quittés la cour, mais ne se sont jamais déclarés opposés à votre régence. Vous vous en doutez, les Yeux Enflammés se sont fermement opposés. Mais, de par leur montée en puissance récente – datant de l’accession au pouvoir de Fahd, en fait – et de la volonté de Fahd de se séparer de votre pouvoir, ils ont pour la plupart quittés la cité. Le seul réel danger, dans la noblesse du moins, réside chez les Caldûr, une tribu puissante aux troupes nombreuses et qui convoitait le trône depuis bien longtemps.

- Bien sûr, d’autres tribus peuplent la cité, mais jouent un rôle trop mineur pour rentrer en ligne de compte , continua Kaïn. Enfin viennent les tribus nomades, dispersées un peu partout dans l’Extrême-Harad. Aucune n’a communiqué sa position sur votre prise de pouvoir. La plupart d’ailleurs n’en ont même pas connaissance. Certaines doivent encore ignorer que Fahd dirigeait la cité ces quinze dernières années. Ces tribus ne passent que rarement pour se ravitailler et échanger des marchandises. Isolées du reste des Mahuds pour des raisons religieuses, la plupart du temps, elles ne se sentent guère concernées par la politique de Felaya. Si la guerre vient, certaines répondront sûrement. D’autres non. Impossible de le savoir. Toujours est-il qu’elles ne représentent pas de danger. Vous n’aurez pas à vous en soucier.

- Et le peuple ? Questionna Assan

- Le peuple suit l’avis des grandes tribus. Certains vous acceptent comme leur nouveau régent, d’autres, plus nombreux, vous refusent. Comme je l’ai dit, les Mahuds sont très attachés aux coutumes. Il faudra que vous les convainquiez d’une manière ou d’une autre.

- Parfait. J’aimerais plus de détails sur cette tribu des Coureurs des Jungles. Est-elle d’une grande influence ?

- Ce n’est pas la plus ancienne des grandes tribus, mais occupent des postes de pouvoir depuis plusieurs siècles maintenant. Elle est bien ancrée dans la vie de la cité, et vénère Ezel-Kebah, qui est depuis plusieurs décennies maintenant le Dieu des Dieux, dont le culte est majoritaire dans la cité. Le doyen se nomme Ûr, mais est trop vieux pour diriger sa tribu. Le réel chef est une femme, jeune, une trentaine d’années, répondant au nom de Neferys. C’est une diplomate confirmée qui s’était vu piquer sa place d’ambassadrice par un autre Mahud, assez désagréable si mes souvenirs sont bons.

- Tout ceci est très intéressant. Convoquez là dans les prochains jours. Elle sera nommée gouverneuse dans une semaine. C’est une offre qu’ils ne pourront refuser. Cela nous permettra de les rallier à notre cause, et de placer sur le trône une personne compétente. Organisez-vous en conséquence. »

Sathemptis conclu la conversation de manière autoritaire. L’ordre était sans appel, ses nouveaux sujets devraient s’exécuter sans tarder. Après qu’ils l’aient salué, les trois hommes s’en retournèrent dans les couloirs du palais afin de se préparer. Le Roi Doré fit demi-tour pour sortir du palais. Dehors, il envoya un coureur chercher Jirah. Lorsque celui-ci revint, il lui expliqua :

« - La cité nous appartient déjà, finalement. Tous les problèmes seront réglés en moins de deux jours. J’aurais cependant un dernier détail à régler. Rassemble la population. Je donnerais un discours dans une heure, je veux que le plus d’habitants possible l’entende. Dis leur de se rapprocher des marches du palais au plus vite. Et ramène moi N’Roxul, j’ai à lui parler. »

D’un signe de tête, Jirah s’exécuta.
____________

Sathemptis, toujours dans ses habits d’apparat, se tenait debout, tout en haut des marches du palais, surplombant la foule qui s’était amassée sur la place en contrebas. A sa droite, Jirah, et trois de ses gardes royaux. A gauche, N’Roxul, tout sourire, le front dégoulinant de sueur.

« - Mes chers sujets. J’ai d’abord l’honneur de vous annoncer que votre nouveau gouverneur se présentera à vous sous quelques heures : un membre de votre peuple qui vous représentera tous sera nommé à la tête de cette ville. Ainsi, je n’impose aucun de mes propres dirigeants sur votre propre pays. Un Mahud dirigera les Mahuds. Ce gouverneur investira au plus tôt ses fonctions. »

Le Roi Doré marqua une longue pause afin de laisser le temps à chacun d’assimiler ses paroles. Il avait volontairement choisi de ne pas révéler le nom du futur gouverneur de Felaya. Il aurait plus tard le temps de maquiller ça en une élection en règle. Il avait d’abord un sujet plus important à régler : il devait toujours faire sa démonstration de force.

« - J’ai cependant une autre annonce à vous faire. J’ai eu de cela quelques semaines la mauvaise surprise d’apprendre qu’un de mes propres conseillers et hommes de confiance m’avait fait défection. Il m’avait désobéi et déçu. Plus d’une fois, d’ailleurs. Un homme m’a en plus appris qu’il se montrait irrespectueux, impétueux, et même insolent. »

Assan détourna les yeux vers N’Roxul

« - Et impotent. »

Sans plus attendre, deux des gardes posèrent leur main implacable sur les épaules du Mahud paniqué, qui s’était vite reconnu. Incapable de se défendre, la force des deux hommes sur ses épaules le força à s’agenouiller.

« - Je n’apprécie guère les traitres. »

Sathemtpis se saisit de la lance que lui tendait le troisième garde. D’un geste vif et précis, il planta sa lame dentelée dans le dos du Mahud, qui transperça intégralement son ventre proéminent pour ressortir de l’autre côté et déchirer sa tunique. Un flot de sang jaillit du trou ainsi creusé, ainsi que quelques boyaux et un peu de liquide blanchâtre. De la bouche du Mahud sortit un mélange de sang et de bile d’une couleur brunâtre qui s’étalait par terre. Lorsque le Roi Doré retira sa lance, Roxul se mit à hurler. Hurlements stoppés par la lame implacable d’un des gardes royaux, qui sectionna la tête du condamné d’un coup sec de son cimeterre. Tandis que le corps, large et stable, resta debout, la tête vint rouler au sol et dégringola les marches pour parvenir au pied des soldats tenus de contenir la foule.

« - Que cela vous servent de leçon à tous. Je suis un Roi juste et clément. Je place en vous une confiance infiniment plus grande que celle que j’avais placée en cet homme. Je me suis montré conciliant jusqu’à maintenant. Mais ne me décevez pas. »
//122 lignes//


Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Une rencontre plus consciencieuse   

Revenir en haut Aller en bas
 
Une rencontre plus consciencieuse
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Back to Dagor Dagorath : l'Âge des Héros :: Harad :: Proche Harad :: Amrûn-
Sauter vers: