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 L'Union du peuple du Harad

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Sathemptis Ier
Grand Empereur du Sud ¤ Roi Doré du Haradwaith ¤ Seigneur des Taÿrs

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MessageSujet: L'Union du peuple du Harad   Ven 8 Jan - 0:09


« - Plus vite s’il te plait, tu ne veux tout de même pas que je meure d’épuisement ?  »

N’Roxul venait de s’adresser à un de ses larbins, chargé de l’éventer lorsque la chaleur se faisait trop insupportable. Car si il avait depuis tout petit grandi sous le soleil ardent du désert du Harad et de la Jungle du Far-Harad, Roxul ne s’était jamais vraiment fait à la chaleur. Dès que la température excédait légèrement la normale, il suait à grosse goutte, et ressentait une immense fatigue dès qu’il s’agissait de se mouvoir. La traversée de la Jungle avait été une immense torture pour lui. Si cela ne tenait qu’à lui, le convoi aurait contourné la dense forêt pour emprunter la route sommaire qui reliait Amrûn à Felaya, afin de profiter de ses porteurs et du confort du Palanquin. Mais il devait attendre la capitale Mahud au plus vite, et couper par la jungle permettait d’écourter le voyage de presque deux semaines… Mais le terrain empêchait l’utilisation de son moyen de locomotion principal, et avait forcé le Mahud à se rabattre sur un pur-sang du Harad, assez robuste pour le supporter les quelques jours de la traversée. Les hommes avaient fait au plus vite : il ne s’était arrêté que pour bivouaquer et n’avait croisé aucun campement ni aucune tribu Mahud dans la forêt.
Heureusement pour lui, Roxul avait prévu son arrivée et avait envoyé un éclaireur quérir un comité d’accueil à la sortie de la jungle. C’est pourquoi, lorsqu’ils sortirent de la dense forêt et purent enfin profiter à nouveau des rayons de soleil, jusque-là arrêtés par la canopée, l’attendait une douzaine de fantassins Mahuds accompagnés d’un mûmak et de sa nacelle de voyage. L’on l’y installa, après une pénible escalade, et il put ainsi reprendre un voyage confortable. Profitant enfin de la commodité de son statut de diplomate, Roxul avait également fait venir de Felaya nombre de victuailles qu’il gardait avec lui en haut de son oliphant, et savourait de temps à autres, lorsque l’envie lui prenait. Il leur restait quelques jours avant d’atteindre la cité, et le Mahud en profita pour mettre au point sa demande.
Sathemptis, dès son accession au trône achevée, lui avait demandé de rejoindre son peuple, comme il était convenu depuis le début, et de le rallier au Harad. N’Roxul, dès sa première rencontre avec Jirah à Amrûn, avait compris que ces deux suderons seraient la clé de la renaissance des contrées du Sud. Si les tribus du Proche-Harad étaient peu à peu retombées dans une cohabitation pacifique mais dénuée de coordination ou de pouvoir central, celles du Lointain-Harad avaient connu une bien pire déchéance. La rivalité ancestrale de certaines tribus s’était réveillée, et si les conflits armés et les massacres restaient extrêmement rares, la haine que se portaient certaines ethnies, les croyances diverses parfois contradictoires et l’incapacité du Gouverneur de Felaya à contenir ses sujets avaient conduit à une situation économique plus qu’instable : l’Etat était bien trop souvent à la limite de la faillite, et les tribus extérieures ne parvenaient pas toujours à subvenir à leur besoin : les réserves de nourriture de Felaya étaient conséquentes, mais se réduisaient d’année en année, le climat ayant été moins clément ces dernières années et les distributions aux tribus nomades de plus en plus fréquentes. Les richesses de la région étaient de manière générale bien trop réduites. Rejoindre un royaume bien plus stable économiquement, mais aussi plus ferme dans sa politique, ne serait que bénéfique pour le peuple Mahud. Sathemptis avait fait ses preuves vis-à-vis des dissidences internes et de ses capacités à se débarrasser de ceux qui le gênaient dans son entreprise d’unification.
Mais ses motivations étaient avant tout personnelles : le Roi-Doré de Harad était de toute évidence bien plus fort que le gouverneur Mahud, et il l’écraserai tôt ou tard. Se faire une place parmi ses conseillers était se garantir un poste d’importance dans son nouveau royaume, d’autant plus qu’il était le seul Mahud compétent parmi les proches du Roi. Il récupérera bientôt la régence de Felaya qu’il convoitait depuis bien longtemps, et peut être même le commandement des forces Mahuds ?

N’Roxul parvint en vue de Felaya un peu plus de trois semaines après son départ d’Amrûn. A chaque fois qu’il arrivait devant les portes de la ville après avoir visité la capitale du Harad, le Mahud ressentait un certain dégout. La « capitale du Lointain-Harad » n’avait rien de prestigieux. Bien plus petite qu’Amrûn, ses murailles étaient atteintes de nanisme, et ses tours squelettiques. La proximité de la jungle rendait l’air bien plus humide, et l’atmosphère était bien plus lourde que la chaleur sèche de la Mer de Dunes. Si N’Roxul se considérait comme un homme civilisé, se portant correctement et ayant la prestance d’un homme d’état, il ne pouvait pas en dire autant de certains de ses congénères : la plupart avaient des airs de sauvages, et n’avait rien de l’élégance des Suderons de la capitale.


« - A boire j’ai soif !  »

dit-il en vue des gardes dépêchés pour l’accueillir.
Aussitôt deux hommes quittèrent la petite troupe pour se précipiter quelque part hors de la vue de l’adipeux Mahud. Un autre l’accueillit :


« - Bienvenue, Seigneur N’Roxul. J’espère que votre séjour à Amrûn s’est bien déroulé, et que le voyage….  »

« - Oui oui, allez.  »  coupa l’homme concerné.

Pas même surpris de l’attitude de son hôte, le commandant fit signe à ses hommes de se mettre en route. N’Roxul n’avait même pas pris la peine de descendre de son immense monture, et on l’aide, non sans mal, à en descendre pendant que son escorte quittait déjà l’entrée de la ville. Lorsqu’il posa lourdement son pied au sol, les deux gardes revinrent avec une petite gourde.

« - Jus de tamarin.  »

L’homme s’en saisit et vida le contenu en quelques gorgées.

« - Bien. En avant !  »

La troupe se mit en marche, maintenant à bonne distance de l’escorte censée les accompagner. Ils arrivèrent cependant en face du Palais, simple bâtiment rectangulaire à peine plus haut que les murailles de la ville, et aux multiples annexes et pièces derrière l’entrée principale. N’Roxul entra, et constata que le gouverneur l’attendait dans le hall. Contrairement aux haradrims, les Mahuds déterminaient leur chef en fonction de ses capacités en combat. L’actuel gouverneur de Felaya en était un spécimen impressionnant. A peine plus petit que N’Roxul, il avait en revanche un corps en tous points différent : une impressionnante musculature assortie de lèvres et d’yeux rouges sangs, qui contribuaient à son air menaçant. Ses cheveux, aussi noirs que sa peau, étaient coiffés en tresse qui courraient sur son crâne et venaient se jeter dans son dos et sur ses épaules et dont les pointes étaient garnies de minuscules lames en acier reflétant parfois la lumière du soleil.

« - Mon cher ami, dit le mastodonte d’un rire gras, voilà bien longtemps que l’on ne s’est pas vu ! Comment vas-tu ? Je suis exténué du voyage ! Ce pays est toujours aussi étouffant… N’y a-t-il pas un endroit plus calme où nous pourrions discuter tout en nous désaltérant, et pourquoi pas, se faire accompagner de quelques femmes ?  »

Voyant que son interlocuteur restait, comme à son habitude, impassible face à ses frasques, il reprit :

« - Ecoute, je ne t’apprendrai pas que le Roi-Serpent a perdu sa place sur le trône. Tant mieux me diras-tu ! Déjà Abdaîn était plus jeune que lui, et déjà Abaîn le détestait.  »

N’Roxul évoquait volontairement le nom de son prédécesseur - dont il s’était débarassé il y a une dizaine d’année pour obtenir le poste de gouverneur de Felaya, comme le voulait la coutume – car il savait que cela le mettrait en rogne, et le Mahud appréciait avant tout de causer le malaise des gens. Il continua :

« - Le nouveau Roi-Doré est on ne peut plus compétent. Il a déjà réunifié la totalité de son royaume, et je sais de source sûre qu’il met en échec les armées du Gondor, plus au Nord. Et je crois bien être son émissaire en ces lieux. J’ai une proposition importante à te faire. Tu le sais, la situation ici est on ne peut plus catastrophique. Tu dois te douter de la solution que j’ai à te proposer. Es-tu prêt à l’entendre ? »

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Denethor II
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MessageSujet: Re: L'Union du peuple du Harad   Sam 9 Jan - 18:50

Assis nonchalamment sur un grand canapé recouvert de draps brodés et de coussins, torse nu et vêtu d’un pantalon confectionné dans un tissu léger et de couleur sable, Fahd le Rouge, Chef de la Tribu des Mahuds du Lointain Harad, ruminait sa mauvaise humeur en sirotant une boisson soi-disant rafraîchissante, mais qu’il trouvait tout sauf rafraîchissante. Il en but la moitié de la gourde puis la jeta violemment à la tête de l’une des femmes qui composait son harem et qui lui avait justement vanté les mérites rafraîchissants du breuvage.

Ton breuvage est inefficace sur le puissant Fahd le Rouge, femme. Pour ta peine, cherche moi une grande gourde d’eau, puis quitte mon harem.

Celle qui avait reçu la gourde en pleine figure se leva, défroissa les tissus de sa robe puis ramassa la gourde avant de quitter le reste des femmes, qui pour la plupart dansaient au gré de la musique jouée par les autres, ou se brossaient élégamment les cheveux. Fahd le Rouge (nommé ainsi à cause de ses lèvres et de ses yeux injectés d’un rouge sang) avait plus de 50 femmes dans son harem ; une de plus ou de moins… Tant qu’elles étaient toutes à lui durant le laps de temps plus ou moins long où il les trouvait à son goût, le reste ne lui importait guère. La femme revint quelques minutes plus tard avec une gourde pleine d’eau fraiche. Fahd la lui prit puis la congédia d’un geste. Deux gardes vinrent la saisirent aux bras et l’entraînèrent vers l’extérieur pour profiter d’elle comme ils l’entendaient, maintenant qu’elle n’appartenait plus au Chef de la Tribu, avant de la jeter dans les rues salles de la cité. Les autres femmes, choquées un instant par le spectacle qui s’offrait à elle et sachant très bien ce qui arrivait aux femmes qui mécontentaient Fahd, se remirent bientôt à leur occupation, comme si de rien n’était.

Environ une heure plus tard survint un garde de la porte principale de la cité. Il venait lui dire que la délégation attendue en provenance du Harad venait juste de passer les portes de la ville. Cette nouvelle accentua encore plus la mauvaise humeur de Fahd qui se mit à serrer si fort la gourde que le reste d’eau qui s’y trouvait en sortit en plusieurs endroits. D’un claquement de doigts, il fit sortir son harem (il ne partageait rien et encore moins SES femmes) et les gardes se mirent en position pour accueillir la délégation Haradrim. Il connaissait son émissaire, N’Roxul et ne l’avait jamais apprécié. « Un parvenu doublé d’un opportuniste, mais un bien piètre guerrier », avait toujours pensé Fahd. A peine avait-il finit sa pensée que le dénommé N’Roxul pénétra dans la pièce tamisée. Se redressant pour mieux le voir, Fahd le détailla des pieds à la tête. Habillé richement et gras comme son rire, N’Roxul était bel et bien conforme à ses souvenirs.

Mon cher ami, dit le mastodonte d’un rire gras, voilà bien longtemps que l’on ne s’est pas vu ! Comment vas-tu ? Je suis exténué du voyage ! Ce pays est toujours aussi étouffant… N’y a-t-il pas un endroit plus calme où nous pourrions discuter tout en nous désaltérant, et pourquoi pas, se faire accompagner de quelques femmes ?

« Tu n’es pas mon ami… », se dit Fahd. Il ne répondit rien, sauf par un regard des plus meurtriers et par un bref sourire en coin qui se voulait tout sauf amical. L’autre poursuivait déjà :

Ecoute, je ne t’apprendrai pas que le Roi-Serpent a perdu sa place sur le trône. Tant mieux me diras-tu ! Déjà Abdaîn était plus jeune que lui, et déjà Abaîn le détestait.

Fahd restait toujours silencieux. Il savait évidemment la nouvelle et, si N’Roxul était venu pour lui dire des choses qu’il savait déjà, il allait vite déchanter de l’avoir dérangé dans son tranquille quotidien. Mais voilà qu’N’Roxul prit un ton plus sérieux :

Le nouveau Roi-Doré est on ne peut plus compétent. Il a déjà réunifié la totalité de son royaume, et je sais de source sûre qu’il met en échec les armées du Gondor, plus au Nord. Et je crois bien être son émissaire en ces lieux. J’ai une proposition importante à te faire. Tu le sais, la situation ici est on ne peut plus catastrophique. Tu dois te douter de la solution que j’ai à te proposer. Es-tu prêt à l’entendre ?

« Une solution ? Vraiment ? » pensa-t-il. Il avait une vague idée de ce en quoi elle consistait, mais voulait être sûr de ne pas se tromper avant de répondre quoi que ce soit. Il détestait ce N’Roxul depuis des lustres, mais il le savait rusé et qui sait, capable même d’ordonner son assassinat et de mettre et de ses « amis » à sa propre place ! Ce que ne pouvait concevoir le grand Fahd le Rouge. Il s’adressa donc tout d’abord à ses gardes :

Laissez-nous.

Tous – une dizaine – s’inclinèrent et quittèrent la pièce, laissant le Chef de la Tribu seul avec l’émissaire haradrim.

Mettre en échec les armées du Gondor ? Toi et ton Roi-Doré êtes alors stupides de penser qu’il est si facile de mettre le Gondor en échec. Ne jamais sous-estimer l’ennemi, même si toi-même est très puissant. C’est là chose que tout guerrier digne de ce nom devrait pourtant savoir. Mais je t’écoute, N’Roxul, émissaire du Roi-Doré. Qu’es-tu donc de si important à me proposer ?




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Sathemptis Ier
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MessageSujet: Re: L'Union du peuple du Harad   Dim 10 Jan - 17:51

[justify]Fahd avait congédié toutes les personnes encore présentes. Comme à l’ordinaire, il se montrait acrimonieux dès qu’il avait affaire à N’Roxul. Il était encore une fois parti dans une tirade sur l’humilité et le comportement d’un vrai dirigeant, qui exaspérait Roxul au plus haut point. Cela allait encore prendre des heures…

« - Ha ! Bien dit ! Il est vrai qu’il ne faut pas dévaluer son ennemi. Je sais de source sûre qu’il met en échec les armées du Gondor, qui résistent comme elles peuvent ! »

L’émissaire attendit quelques secondes une réaction à sa plaisanterie, un large sourire en travers du visage. Rien.

« - Je te pensais un peu plus perspicace que cela. Tu feindrais ne pas comprendre les raisons de ma venue ? Et bien je vais te les exposer. Le Harad est en passe de redevenir le grand empire qu’il était autrefois. Tous les seigneurs du désert se sont rassemblés sous sa bannière, et toutes les tribus œuvrent maintenant ensemble pour le Roi. Le royaume est de nouveau prospère, l’armée plus puissante que jamais et les villes attirent toujours plus d’habitants et de commerçants. La cité d’Harnen est entre nos mains, et nous avons l’appui de la Tour Sombre. Tu l’auras compris, l’empire s’étend, et devient chaque jour un peu plus influent et prestigieux…

- Où veux-tu donc en venir ? Cesse d’y mettre les formes, je n’ai pas toute la journée devant moi !

- Du calme, mon ami ! J’y viens. J’aime y mettre le contexte. L’ambiance, c’est très important tu sais ? Ça peut jouer un grand rôle, dans ce genre de situation. BREF, le royaume est donc en constante expansion. Quelle serait la prochaine étape logique, selon toi ?

- Felaya… soupira Fahd d’un ton sec.

- OUI ! Bien vu ! Notre peuple a pendant longtemps partagé son sang et son royaume avec ceux du Proche-Harad. La scission des clans Mahuds avec le Roi du Haradwaith est une décision prise il y a des centaines d’années par un fou, un dirigeant déséquilibré. Cela ne fait en réalité aucun sens : les tribus Haradrims et Mahuds sont tout ce qu’il y a de plus proche. Vraiment, il n’y aurait en réalité même pas à discuter sur ce sujet. »

N’Roxul marqua une pause. Rester debout et immobile était une véritable torture pour lui, mais bien sûr, Fahd ne lui offrirait pas de siège. La chaleur l’étouffait, et il suait à grosses gouttes. Son crâne chauve reluisait des perles de transpiration, et ses vêtements lourds de l’eau qu’ils absorbaient depuis ce matin. La toile lui collait les jambes et son ventre proéminent, et cela ne faisait qu’ajouter à son inconfort. Il reprit sa tirade :

« - Mais je sais que tu apprécies de parlementer sur ce genre de sujet. Un esprit aussi vif que le tien ne saurait se satisfaire d’aussi peu d’explications, dit-il en insistant sur le mot vif. Mais tu comprends bien que cette offre est une proposition inestimable ! Le Roi Doré est un dirigeant exceptionnel, il a été capable, seul, d’unifier toutes les tribus du Harad, pendant que tu es inapte à régler les petites querelles tribales et réunir tes Seigneurs, qui sont, disons-le, bien moins nombreux que ceux du Proche-Harad. Mais ne le prends pas mal ! C’est peut-être simplement dû à notre forte propension à vouloir se battre héhé ! Toujours est-il que lui seul est capable de le faire de manière plus ou moins pacifique. La situation économique du Lointain-Harad ne lui permettra pas de tenir encore bien longtemps si elle continue à être gérée de la même manière. Toi et ton peuple, notre peuple, sera écrasé par des seigneurs belliqueux et des guerriers sans vergogne. Car n’oublie pas que c’est aussi mon peuple ! Je viens ici pour servir ses intérêts avant toute chose. Le Seigneur Noir s’est réveillé, et appelle chacun de ses serviteurs à se préparer pour la guerre. Quelle guerre comptes-tu préparer, si tu n’es pas capable de gérer celle qui ruine ton pays ? »

A ce stade, Fahd était visiblement irrité. Bouillonnant même. C’était le moment.

« - Qaäm ! hurla le Mahud »

Aussitôt apparut dans la pièce un maigrelet suderon, transportant dans ses mains un parchemin roulé.

« - Bien ! J’ai amené avec moi un petit papier, un simple traité que nous allons étudier puis ratifier. Es-tu toujours disposer à m’écouter ? »

A ces mots, le gouverneur de Felaya ouvrit la bouche pour s’exprimer. Roxul l’en empêcha.

« - Shhh ! Laisse-moi finir, veux-tu ? dit-il en riant. »

Les yeux de Fahd brûlaient d’une intense envie de meurtre. N’Roxul jubilait : il en était presque a oublié à quel point il faisait chaud.

« - Merci bien. »

Il se retourna rapidement vers le haradrim venu lui apporter la missive pour lui murmurer quelques mots à l’oreille, puis reprit :

« - Reprenons. Le Roi-Doré de Harad, sa majesté Sathemptis Ier du nom, régent légitime de ses terres, demande à ce que la cité de Felaya ainsi que toutes ses richesses lui soient rendues. Bien sûr, si tu te montres coopératif, je ne manquerai pas de le faire savoir à notre Roi. Peut-être obtiendras-tu l’autorisation de rester dans ce palais, à gouverner cette ville pour son compte ? Felaya est la première étape vers l’unification de toutes les tribus Mahuds, il ne reculera devant rien. Il serait trop stupide de connaître le même sort que ceux qui se sont opposés à lui au Harad, n’est-ce pas ? »

Il marqua une pause. Fahd était un peu plus calme, probablement inquiet.

« - De connaître le même sort que ceux qui se sont opposés à lui au Harad ! répéta Roxul un peu plus fort. »

Visiblement décontenancé, le Mahud semblait attendre quelque chose. Fahd en profita pour enfin répondre à son interlocuteur.

« - Ne compte pas une seule seconde sur ma coopération, misérable pourceau ! Tu viens sur mes propres terres, exige l’accueil d’un Roi et vient ensuite me demander de renoncer à mon pouvoir sur le simple prétexte que ton Roi-Doré souhaite s’enrichir et contrôler les terres du Sud ? Tu prétends servir le peuple Mahud, toi-même qui ne passe ton temps qu’à bâfrer et à songer à ton retour vers Amrûn lorsque tu viens ici ? »

Tout en parlant, Fahd s’était approché de l’émissaire.

« - Je vais lui envoyer tes boyaux sur un Mumak ! Quoique je ne sois pas sûr qu’un seul suffise à les transporter. Qu’il vienne m’affronter lui-même au lieu de m’envoyer un obèse stupide et arrogant. »

N’Roxul, afin de rester à une distance raisonnable, s’était mis à reculer maladroitement vers l’entrée de la pièce.

« - Le même sort que ceux qui se sont opposés à lui au Harad ! cria-t-il une dernière fois. »

Aussitôt, la quinzaine de gardes royaux qui avait accompagné N’Roxul dans son voyage pénétrèrent dans la pièce. Fahd recula d’un pas. Fier de son signal, le messager afficha un sourire triomphant.

« - Peut être trouveras tu cette méthode moins fade, Fahd. »

Il se mit à rire si fort qu’il manqua de s’étouffer. Après quelques secondes, il reprit contenance et lui dit :

« - Je te le redemande. Acceptes-tu les termes de ce mandat, te soumets tu à Sathemptis Ier Roi du Harad et cèdes tu la cité de Felaya à son Royaume ? »


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MessageSujet: Re: L'Union du peuple du Harad   Lun 11 Jan - 12:31

Fahd bouillait littéralement de rage. Alors qu’il avait permis à ce gros lard de venir chez lui et de parler tranquillement avec lui, voilà qu’il le menaçait ouvertement et dans sa propre demeure ! A sa ceinture, il sentait son épée courbe pendre lourdement contre sa jambe gauche. Il se savait rapide et il avait tant envie de planter sa lame dans le ventre plein de graisse qu’il voyait juste devant lui. Cependant, il observa autour de lui. Il était tout bonnement cerné et tous les gardes de N’Roxul l’entouraient, pointe de leur lance ou épée sur lui. Tous n’attendaient qu’un seul mouvement trop brusque de sa part et ils se feraient alors un plaisir de le tailler en pièces.
Fahd le Rouge reporta son attention sur son gros et gras interlocuteur. Il s’avança encore plus vers lui et ne s’arrêta que lorsqu’un mètre à peine les séparaient tout deux. Il planta son regard rouge dans celui, transpirant, de N’Roxul, puis cracha par terre, aux pieds de l’émissaire du Harad.

Tu as bien changé, N’Roxul. Je t’ai connu couard et faible et te voilà, devant moi, à me menacer ouvertement sous mon propre toit. Est-ce ton Roi Doré qui t’as tant changé ou bien sont-ce tous ces hommes qui m’entourent et me guettent et qui t’encourage à te comporter de la sorte envers moi ?


D’un geste rapide, il arracha des mains de N’Roxul la missive de Sathemptis Ier et la lut pour lui-même, tout en retournant s’asseoir. « Une annexion… » Felaya était une cité de taille modeste et certes pas aussi riches qu’Amrûn ou Zimrênzil mais cependant elle avait jouit de sa liberté depuis la scission des peuples du Sud et rien ni personne n’était venu troubler cette paix. Voilà que ce Roi dont il ne savait pas grand-chose en fin de compte, voulait unir tous les peuples du Sud sous sa bannière. Il réfléchit aux conséquences – tant positives que négatives – qu’une telle union aurait sur les siens et sur lui-même puis finit par répondre à N’Roxul d’une voix où s’entendait toute son animosité envers lui :

Je n’accepterais ses conditions que si je reste Gouverneur de Felaya. Comme ta parole ne vaut rien, j’exige d’être reçu par ton Roi Doré. Je ne l’ai jamais vu et veux me faire une idée de celui qui exige ainsi que MES terres, MA cité, MES gens et MON armée rejoigne les siennes… Saches que je suis aimé des miens. Si tu refuses mon marché et que tes hommes me tuent, je doute que le peuple du Far-Harad voit ton Roi Doré d’un bon œil. S’il veut que nos peuples s’entendent et agissent ensemble, mieux vaut, pour tout le monde, que tu es pour une fois assez d’intelligence pour accepter ce que j’exige…





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MessageSujet: Re: L'Union du peuple du Harad   Mar 12 Jan - 23:28

« - Ah ? Le Grand Fahd le Rouge céderait-il si facilement ? Tu dois avoir changé toi aussi… »
Fahd était retourné s’asseoir sur son canapé. C’était le moment : N’Roxul s’avança vers le canapé, puis se ravisa. Il était tout de même sur le point de parvenir à conclure cet accord. Le Mahud s’assit finalement sur un banc de bois à proximité. Lorsqu’il reposa son poids sur ce dernier, la planche servant d’assise manqua de céder, s’enfonçant d’un bon demi-pied. L’homme laissa échapper un soupir de soulagement avant de reprendre :

« - Ne sois pas trop prompt à émettre des exigences. N’oublie pas à qui appartiennent les troupes qui te cernent actuellement. Je ne sais pas si au contraire les tribus Mahuds ne seraient pas reconnaissantes envers l’homme qui a été capable de se débarrasser de toi. Mais soit ! Je suis prêt à entendre ce que tu dis. Garder ta place de gouverneur, pourquoi pas ? Tu pourras toujours le suggérer toi-même à ton nouveau Roi. Comme tu l’as si bien souligné, nous agissons pour le bien du peuple avant tout. C’est pourquoi tu devras cependant renoncer à tes petits conforts futiles de grand seigneur : le peuple dont tu parles souffre de la faim et la pauvreté. Tu devras désormais te plier à la volonté du Roi-Doré. »

Roxul mis les deux mains sur ses genoux, puis prit une grande inspiration pour se lever. Après quelques secondes d’intense effort, il parvint à se redresser. Ce fut cette fois le banc qui émit un soupir de soulagement.

« - Puisque nous en parlons, as-tu de quoi signer ? Il nous faudrait avancer au plus vite. Quelqu’un ici doit bien avoir tout le matériel nécessaire pour conclure cet accord. Allez allez ! »

Fahd se leva et lui jeta le parchemin à la figure. La plupart des gardes reprirent leurs esprits et resserrèrent leur prise sur leurs armes. Certains firent un pas en avant.

« - Sombre imbécile ! Je t’ai déjà fait part de mes conditions. Je ne signerai rien sans avoir rencontré ton Roi. Cesse de m’importuner avec tes foutaises, je ne traiterai plus avec toi.

- Notre Roi, n’est-ce pas ? »

Roxul observa un instant la flamme de haine qui brulait dans les yeux de son interlocuteur. C’était l’instant de délice. Fahd se lassait et ne répondrait bientôt plus à aucune de ces provocations. L’émissaire Mahud se sentait triomphant, comme un jeune enfant persuadé d’avoir eu le dernier mot.

« - Nous partirons dans deux jours. Envoi donc quelqu’un prévenir ton Roi de ton échec et de ma visite. Nous conclurons cet accord là-bas.

- Tu ne crois pas si bien dire. Tu ne comptes tout de même pas laisser le poste de gouverneur vacant pendant tout ce temps ? lui répondit N’Roxul. Pas d’inquiétude ! J’ai déjà tout prévu. J’ai amené quelqu’un. Un responsable compétent, qui répond directement de moi. Il prendra ses fonctions dès aujourd’hui. Tu pourras ainsi préparer ta visite royale avec plénitude. Une fois l’annexion effectuée, évidemment, nous retournerons ici, et je… tu pourras reprendre tes fonctions, si le Roi a accepté tes revendications évidemment. Mais je ne doute pas que ce sera le cas. »

N’Roxul afficha un grand sourire, et ses dents jaunes illuminèrent son visage sombre.
Fahd, qui était resté jusque-là debout devant l’homme qu’il détestait le plus au monde, se mit en marche. N’Roxul lâcha une dernière tirade :


« - Pas si vite ! Tu ne comptes tout de même pas ne rien organiser pour fêter un tel évènement ? Le partage avec le peuple attendra bien quelques jours ! »

Fahd ne réagit pas : il se dirigeait vers ses appartements.

« - Boarf, tant pis, dit-il en riant doucement. Je demanderai au nouveau gouverneur, sûrement sera-t-il plus conciliant. C’est que je meurs de faim moi ! QAÄM ! Fait préparer les bains ! Je m’installe au Palais. Fait donc savoir à la garde qu’elle devra le sécuriser. Et fout moi dehors tout ce qui ne s’apparente pas à une femme ! »
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