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 Les retrouvailles de Messires Asmund et Robinund à Edoras [flashback]

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Neithan
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MessageSujet: Les retrouvailles de Messires Asmund et Robinund à Edoras [flashback]   Jeu 7 Jan - 6:13


La Magnifique Geste d'Asmund et Robinund

-----Cette histoire commence là où toutes les autres histoires commencent, c’est-à-dire à son début. Au début Asmund ne pensait pas qu’il quitterait son patelin paumé pour partir à l’aventure et mener une vie de chevalier. C’était dire que dans son patelin, il y avait peu de chevaliers. A peine avait-on un canasson qui trainait les marchandises depuis le marché local, mais il n’appartenait à personnne et appartenait à tout le monde. Donc pas de cheval, pas de chevalier. Sur la côte de l’Enedwaith se trouvait le village de Kitkatt, qui avait été un jour fort riche, mais où aujourd’hui on ne faisait que gratter la terre et pêcher de maigres poissons. Le Roi de Dun avait jadis étendu son influene jusque là, et juridiquement le seigneur de Kitkatt devait allégeance à celui-ci, mais vu que le Roi de Dun était aussi pourvu en canassons que ls gens de Kitkatt l’étaient, il n’avait de mémoire d’homme jamais fait le déplacement.
-----Le jarl de Kitkatt avait un truc bien à lui, il aimait construire des bateaux. Il en construisait de très beaux. C’était un vieux un peu fou, savant, qui regardait les étoiles et savait mesurer les distances entre elles. Son art n’avait pas de limites, et lui aurait-on laissé un peu plus de bois il vous aurait reconstruit l’Alcarondas. On disait que par sa science il était en connexion avec les dieux, et qu’un jour il emmenerait tous les gens de Kitkatt vers une terre promise, au-delà des mers. Mais vu qu’il n’y avait pas un arbuste dans ce pays, le vieux jarl passait plus ses journées à essayer de planter des arbres. Et il avait mis ses fils à la tâche. Asmund avait un frère, Robine, âgé de 5 ans de plus que lui. Alors que Robine n’avait que 12 ans, son père l’avait envoyé planter des glands qu’il avait acheté une fortune sur le marché, mais vu que Robine était un jeune garçon un peu fou, il était parti très loin. Sur la route, rapporte-t-on, il avait croisé deux belles bourges de sang plus ou moins noble, et leur avait fait la fête. La vérité était qu’elles étaient tombées sous son charme. La vérité que ces femmes allèrent raconter à leur mari était qu’il les avait violées. Robine revint le lendemain en ne disant rien à son père. Mais quelques mois plus tard deux jarls voisins courroucés vinrent demander réparation au jarl de Kitkatt. Le vieux les insulta, leur envoya des glands à la figure, et leur couru après avec sa canne en leur foutant des taloches sur les mollets, en les poursuivant de ses imprécations jusqu’à ce qu’ils décarrent de son domaine.
-----Mais vu que ces deux fourbes avaient plus de réflexion qu’ils n’avaient de courage, au lieu de revenir bastonner les fiers gaillards de Kitkatt, ils allèrent se plaindre au seigneur palatin qui résidait à trente lieux, et était le vassal direct du Roi de Dun, pour qu’il leur rendît justice. Entre temps, le vieux jarl avait envoyé son fils en Rohan, afin qu’il échappât à la justice du seigneur. Il se présenta néanmoins à la cour seigneuriale, et on commença le procès en écoutant les accusations des deux maris cocus, ce qui fit beaucoup rire le seigneur. Le jarl de Kitkatt, homme habile, prétendit que tout cela était inventé, que les deux compères s’étaient rendus cocus entre eux, que cette mascarade était une insulte, et qu’en plus il n’avait qu’un seul fils, Asmund, de 7 ans, qui aurait eu bien du mal à son âge à engrosser les deux femmes. Les deux compères en furent sidérés, demandèrent une enquête, qui n’aboutit pas, parce qu’on n’avait pu produire ni preuve ni témoin que le jarl de Kitkatt ait jamais eu un fils de 12 ans. L’affaire fut donc classée sans suites, et le vieux reçu une rondelette compensation pour le tort que lui avait causée cette accusation mensongère.

-----Cependant pendant 10 ans, les deux cocus rongèrent leur frein. Entre temps, Asmund était devenu un jeune homme fort qui chassait lui aussi la donzelle. Son père avait réussi cette année là à construire un véritable navire, avec lequel il avait paradé tout le long de la côte de Dun. Il passait désormais pour un riche et puissant seigneur, bien qu’il soit plus intelligent que riche pour le moment. Avec ce navire, ils pourraient effectuer des raids sur les côtes des autres pays. Etant jeune, Asmund avait appris l’art de son père, bon gré mal gré. S’ils avaient plus de bois, ils pourraient construire de nouveaux navires et partir à l’aventure avec leurs solides gaillards. Asmund fut donc envoyé dans la forteresse du seigneur local pour lui demander un prêt. Il leur fut accordé : mais le seigneur réclama en caution qu’Asmund devint son écuyer, bien qu’il fût un peu âgé. C’est ainsi que le comte de Kitkatt pu armer une flotte de dix navires, et que son fils apprit le maniement des armes à la cour d’Ethelwulf, seigneur en Dun. Les hommes vivant dans cette forteresse en pierre chassaient, faisaient des banquets, allaient parfois piller les terres au-delà du Flot Gris. Asmund resta un peu plus de deux à la cour du seigneur Ethelwulf. Un jour celui-ci mouru, et son fils Aewolf lui succéda : celui là était un noiraud retors et jaloux d’Asmund, qui était bien plus séduisant et habile au maniement des armes que lui. Il complota contre Asmund, et trouva bientôt un moyen. En effet nombre de jarls locaux étaient jaloux de la renommée du jarl de Kitkatt, et convoitaient ses bateaux. Le hasard voulu qu’un jour deux navires de pillards venus du cap d’Andrast détruisit un village de pêcheurs sur la côte d’Enedwaith. Les deux voisins du jarl de Kitkatt, rendus jadis cocus par son fils, jurèrent qu’ils avaient vu deux navires du jarl de Kitkatt quitter le port la veille des faits, et revenir chargés de butin le lendemain. Le jarl de Kitkatt fut convoqué devant la cour seigneuriale, et tenta de se défendre, en niant les faits. Le jarl requit une enquête. Cependant entre temps, on avait enterré discrètement dans les alentours de Kitkatt un butin copieux. Accablé, il requit un duel judiciaire, prévu une semaine plus tard. Il choisit son fils comme champion, qui devrait combattre contre le neveu du seigneur, fils justement, de l’un des deux jarls rendus cocus par Robine. Mais le lendemain, au cours de la chasse matinale, un des compagnons du seigneur tira, accidentellement prétendit-il, un carreau dans la cuisse d’Asmund. Selon la loi du fief, « nul ne peut combattre s’il ne tient sur ses deux pieds », qui remontait à une époque où un seigneur avait voulu empêcher son fils, fort teigneux bien qu’il fut unijambiste, de provoquer en duel quiconque se moquât de lui. On dut mettre Asmund au cachot, tant il était impossible de le faire tenir en place. Mécontent de cet artifice, le jarl de Kitkatt décida qu’il combattrait lui-même, et bien qu’il mit quelques coups de canne à son adversaire, il finit trucidé.
-----Les dieux ayant parlé, le seigneur Aewolf confisqua les terres de Kitkatt, et garda la magnifique flotte pour lui. Asmund était inconsolable, et sitôt qu’on le libéra du cachot, il prit son cheval pour tuer les jarls cocus qui avaient récupéré une partie des terres. En chemin il tomba sur un pauvre pécore, qui marchait pieds nus et dont le cocard indiquait qu’il avait récemment mangé un joli gnon.
« - Ôte toi de mon chemin, manant, si tu ne veux pas que je rende les couleurs de ton visage plus symétriques !
- Ah seigneur, de grâce ne frappez pas un pauvre hère dont tous les biens ont brûlé, de sa chaumière à sa propre tignasse !
- Comment cela ? Viendrais-tu du village qu’on a faussement dit attaqué par mon père ?
- Votre père seigneur ? Infâme truand, fils de chien, ton père serait-il une canaille de pirate ! »
Asmund lui colla un coup de poing dans l’œil gauche. Le pécore tituba et tomba sur l’arrière-train.

« Tais-toi, imbécile ! Mon père est le vénérable jarl de Kitkatt, accusé malicieusement d’avoir pillé un village avec deux de ses navires, et maintenant il n’est plus. Je m’en vais prendre ma vengeance auprès de faux témoins !
- Bon diable, mon village aurait-il été par deux fois attaqué sans que je m’en sois rendu compte !

- Imbécile ! Il n'a pu l'être qu'une fois. Jamais mon père ne l’a attaqué.
- Si cela est vrai messire, je peux le prouver. Je suis seul survivant de cet assaut. Tandis que j’ouvrais tranquillement ma porte de bon matin pour aller chercher des œufs, que me font un jour sur quatre mes poules, que d’ailleurs j’avais acheté au marché du château à un filou qui m’avait juré qu’elles étaient en bonne santé – ah si je le retrouve un jour celui-là je lui fou…
- Je n’en ai cure, viens en au fait !
- Eh bien j’ouvre la porte pour aller chercher chercher mes œufs, figurez-vous, et là une troupe semblable à un troupeau d’aurochs passe, et je me prends un coude dans la figure. Et là, plus rien, je suis assomé et enfoui dans la paille. Je peux vous dire que j’en ai encore le crâne qui tambourine, et votre coup n’a pas aidé !
- Prends garde à ce que je ne te bastonne davantage ! Et alors, qu’est-ce que tout cela me fait, étend donné que tu n’as rien vu ! Aurais-tu comme secret projet de me faire perdre mon temps ?
- De grâce, de grâce messire, ne me frappez plus.
- Parle donc !
- Je parle ! Je parle ! Voyez-vous, je me réveille aux alentours de midi, le soleil m’aveugle et je titube. A l’horizon je vois deux navires qui s’en vont, et tout autour de moi mon village brûlé, et tous les villageois transpercés de part en part comme des cochons ! Et pire que tout, ils avaient tout pris, à part mes poules ! Je leur coure après, et voilà qu’ils rigolent dans leur navire, en essayant de me décocher des flèches dans la figure. Et je reconnais bien les bougres, car moi j’en ai vu du pays, jusqu’à ce que je me prenne une flèche dans le genou. J’étais en passe de devenir un grand guerrier voyez vous, défenseur de la veuve et de l’orphelin !
- Est-ce cela ton témoignage ? Mais qui croira un pécore comme toi ! Baste, vas-t-en avant que je ne te tape !
- Attendez messire attendez ! Regardez ce que j’ai trouvé ! »

-----Et là le paysan sortit de ses braies un tissu noir et rouge qui ne laissait aucun doute : c’était un fanion de pirates, tout ce qu’il y avait de plus pirate ! Asmund l’attrapa par le col, et comptait bien retourner chez Aewolf pour lui demander des comptes. Cependant au même moment une troupe de huit cavaliers arriva à toute vitesse sur le chemin, et Asmund eu juste le temps de jeter le pécore dans un fossé au pied du talus. Les cavaliers l’entourèrent, et Asmund les reconnut immédiatement. C’était les hommes d’Aewolf, avec parmi eux celui qui avait tué son père. Ils ne dirent rien, et se contentèrent de rire en voyant le paysan. Ils dégainèrent leur épée. Tout devint clair dans la tête d’Asmund : ce fourbe d’Aewolf avait manigancé un complot pour prendre les terres de son père, et maintenant il allait le tuer sur le grand’chemin, loin de la vue de tous. Asmund dégaina son épée à la vitesse de l’éclair en se courbant pour éviter la lame qui siffla au dessus de sa tête. Il trancha le jarret du cheval et lui donna un coup d’épaule, le cavalier fut écrasé sur le sol, et celui d’à côté fut renversé au moment où son cheval se ruait en avant. D’un mouvement vif, Asmund sauta sur le cavalier suivant, qui s’élança en avant. Il réussit à prendre position devant lui, et lui donna un coup d’occiput dans le nez. L’homme tomba à la renverse et Asmund récupéra son épée. Asmund reprit aussitôt le contrôle du cheval, qui piétina l’homme à terre, et il se retourna contre les autres hommes qui le poursuivaient, et s’étaient tus. Une flèche lui siffla à côté de l’oreille. Une épée dans chaque main, il passa entre deux cavaliers : une fracction de seconde plus tard, ils tombaient à la renverse, leurs deux mains sur leur gorge, tentant d’arrêter le flot rouge qui sortait de leur jugulaire. Mais son cheval tomba sous lui, tué sur le coup par une flèche, et Asmund roula dans le fossé. A ce moment là il entendit le paysan, qui criait omme un goret alors qu’on l’égorgeait. Asmund se releva tant bien que mal. Attrapant un poignard sur la selle du cheval, il l’envoya dans le dos de l’homme qui était penché sur le cadavre du pécore. Asmund hurla, en courant ave un équilibre qui laissait à désirer, et alla culbuter l’homme qui avait tué son père, et qui venait de descendre de son cheval. Jusque là il avait regardé en souriant ses hommes, incapables notoires, combattre. Son dernier compagnon s’enfuyait vers le château. Alors le neveu du seigneur s’approcha, levant son épée au dessus de sa tête, prêt à en découdre. Des heures durant, par coups d’estoc et de taille, dans la rougeur du soleil couchant, ils combattirent. Coup après coup, le métal résonnait sous le choc, et les deux hommes s’épuisaient dans une lutte infernale. Au bout d’un moment, Asmund flancha et se retrouva sur le dos. Son adversaire lui aurait transperçé le cœur s’il ne lui avait donné un coup de pied bien placé sur la rotule. Le neveu du seigneur flancha sous la douleur, et Asmund l’avait débarassé de son épée, restée plantée dans la terre. Avec un cri inhumain, Asmund le renversa vers l’arrière, l’immobilisa, et l’étrangla. Au bout de quelques instants, plus aucun souffle ne sortait de la bouche du guerrier. Asmund tomba sur le côté et pleura.

-----Il faisait désormais nuit. Il avait ramassé son épée et constaté que le fanion avait disparu du cadavre de son pécore. Tout était perdu. S’il y avait assez de bêtise en lui pour qu’il décida de prendre d’assaut le château, il se souvint qu’il avait encore des affaires à mener. Retournant à Kitkatt, il rassembla une troupe de solides guerriers, et les emmena brûler les chaumières des deux jarls voisins, pour venger son père. Les représailles du seigneur Aewolf ne se firent pas attendre : il mena une chevauchée pour raser Kitkatt. Entre temps, Asmund avait repris le contrôle de ses bateaux, et s’en alla au loin.
-----Les mois qui suivirent, il mena des raids sur les côtes, au nord comme au sud. Ils amassèrent un bon butin, mais quelque chose manquait dans le cœur d’Asmund. Il se souvenait de son frère, la seule chose qui restait maintenant qu’il avait tout perdu. Il se rappelait aussi que quand il était au service d’Ethelwulf il avait un but dans la vie, rendre son père et son seigneur fiers de lui. Oui, Asmund avait à peine 20 ans, et il était à la recherche d’un destin. Sur les berges de l’Adorn, alors que le navire qui l’avait amené repartait en se laissant porter par le courant, Asmund repensait aux braises de Kitkatt fumante.



    Ēphal ēphalak īdōn hi-Akallabēth.       "C'est l'hôpital qui se fout de la charité !"


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Robinund
¤ Garde du Rohan ¤ Déchu d'Enedwaith ¤
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MessageSujet: Re: Les retrouvailles de Messires Asmund et Robinund à Edoras [flashback]   Jeu 7 Jan - 17:37

Le Rohan était un bien bon pays pour quiconque était habitué à la vie paysanne des deux rives de l'Isen. Cela faisait maintenant plusieurs semaines que Robinund c'était mis au service de la maison du Rohan et avait intégré les rangs militaires des rohirrims. Bien qu'il ne disposait pas de sa propre monture, cette dernière lui était confié par l'armée du Rohan comme pour tout les cavaliers au service de Théoden. Un cheval était ainsi attribué à tout membre du corps de la cavalerie, car oui, tout les rohirrims ne se battaient pas à cheval, même si c'était généralement le cas. Ses deux premières semaines de service ne furent pas des plus passionnantes pour le dunlending, ils restaient cantonnés à la capitale et passaient le plus clair de leur temps à boire, parfois à chasser quelques brigands et criminels ou à s'entrainer au sein de leur unité composée d'une vingtaine de cavaliers récemment entrainé dans la cavalerie rohirrim et dirigé par un sergent. Robinund n'avait qu'une hâte, mené son premier combat et faire couler le sang contre quiconque lui serait désigné par le pouvoir en place. Et ce fameux jour finit par arriver, l'éored dont faisait parti l'escouade fut mobilisé pour être déployé dans l'ouest du pays où des raids dunlendings avaient redoublés d'intensité sur la région la moins protégée du Rohan, sa trouée et qui nécessitait le soutien d'une éored de la capitale. Ce furent ainsi cent vingt cavaliers qui prirent la route de l'ouest arborant fièrement l'étendard du Rohan. Enfin, Robinund pourrait combattre contre de véritables guerriers et faire véritablement couler le sang. Chacuns des vingt hommes de son unité n'avait qu'une seule hâte, voir qui ferait le plus de victimes. Pour en revenir à l'éored dont ils faisaient parti, celles ci étaient composés de six unités d'une vingtaine de cavaliers pour atteindre le nombre minimal de troupes, la première unité était considéré comme l'élite de l'éored. L'unité de Robinund était la seconde sur le plan organisationnelle et par conséquent, était censé être la seconde plus aguerrie de toute l'éored. Il fallut quatre jours pour les cavaliers d'Edoras afin d'atteindre la cité militaire de Grimslade, ils ne se pressèrent pas particulièrement et établir des haltes régulières afin de se préparer au combat qui les attendraient de l'autre côté du Rohan. L'aube du cinquième jour, la cavalerie reprit sa route vers l'ouest et établit un camp à une vingtaine de lieux de la cité militaire d'où ils pourraient mener des opérations militaires défensives contre les troupes adverses qui avaient crû bon de tenter de ravager l'Isen. On laissa deux heures aux soldats pour préparer le campement et se préparer à la bataille imminente, les hommes de Grimslade, dont une vingtaine de fantassins et d'archers avaient intégrés les rangs de l'éored afin de s'occuper du campement avaient prévenus le capitaine Céodras, dirigeant de l'éored, qu'une importante troupe de Dùnlendings, plus de trois cents, avaient traversés l'Isen au nord ouest en utilisant un petit gué et avaient déjà incendier un village frontalier et que si rien n'était fait, ils s'en prendraient à d'autres.

L'éored se remit donc rapidement sur le pied de guerre et reprit la route vers l'ouest, elle se rendit tout d'abord sur les lieux de la première attaque, il n'y avait plus personne sur place, nul doute que les quelques survivants avaient rejoins le plus gros bourg de la région. Les cavaliers se mirent alors à suivre les traces des dunlendings, découvrant qu'ils avaient eut le temps d'effectuer un second méfait, un autre village complétement ravagé. Ils continuèrent leur route et purent intercepter les dùnlendings à quelques lieux de là, ces derniers avaient visiblement pour objectif de se reposer et n'avaient repris leurs esprits lorsque les rohirrims c'étaient approchés. Les deux troupes se faisaient ainsi face, la treizième éored d'Edoras face à ces trois cents guerriers barbares assoifés de sang. Tandis que les seconds n'adoptaient aucunes formations particulières, les cavaliers s'établirent sur une ligne à trois rangs tandis que Céoras passaient en revue les troupes et prononçait quelques mots d'encouragemnets :

    [Céoras, Capitaine de la Treizième Eored d'Edoras] Cavaliers d'Edoras, préparez vous au combat ! Aujourd'hui est un grand jour pour vous, un jour où le sang coulera à flot, où nous écraserons les pillards dunlendings ! Pour le Roi Théoden !


Et tous répondirent en cœur à cette dernière phrase, pour le Roi Théoden ! Car s'il y avait bien une chose dont ce souverain disposait, c'était bien de l'admiration et de la fidélité de tout ses soldats. Les cors rohirrims raisonnèrent et la cavalerie se mit en marche puis au trot, puis au galop, les dunlendings sonnèrent également la charge malgré le doute qu'ils commençaient à ressentir avec la frayeur que pouvait provoquer une charge du Rohan. Et ce fut à raison, les premiers rangs dunlendings furent ravagaé par la charge, Robinund utilisa la lance qui lui avait été affecté au camp militaire pour embrocher un premier ennemi et en éliminer un second avant que le souffle de la charge épuisé, les cavaliers se jettèrent à terre comme le prévoyait les doctrines adoptés par la cohorte d'Edoras. Jettant sa lance sur le premier ennemi qu'il aperçut, Robinund dégaina sa hache à une main et son bouclier rond afin de se jeter sur le premier ennemi venu, lui assènant un violent coup dans l'estomac dégageant quelques boyaux en même temps que sa hache. Un de ses camarades s'effondra juste à côté de lui, atteins d'une flèche en provenance de l'arrière des rangs dunlendings, les membres de son unité se regroupèrent rapidement afin de pouvoir effectuer un mur de bouclier du mieux qu'ils purent, la salve suivante effectua de nouvelles victimes mais bien moins que s'ils n'avaient rien fait. Ils brisèrent alors leur mur pour charger les dunlendings en approche, réduisant considérablement les effectifs ennemis sur le flanc droit, là où lui et son unité avaient été affectés. Le flanc droit adverse fut le premier à lâcher et les hommes du Rohan purent ainsi déborder les dunlendings et faire effondrer petit à petit toute la ligne de front jusqu'à ce que les rares survivants partirent en débâcle, rapidement poursuivi par la première unité qui rejoindrait le reste de l'éored plus tard. Les cavaliers furent alors rassemblés, les pertes avaient été plutôt peu importantes en comparaison de celles des adversaires, trente sept cavaliers avait périt contre plus de deux cents dunlendings. Au sein des pertes rohirrims, la cinquième unité avait presque été entièrement éradiqué, le flanc gauche dunlending n'en ayant fait qu'une bouchée. La présence de guerriers aussi adroits sur le flanc gauche Dunlending ne pouvait être justifié que par le soutien d'un grand seigneur de Dùn aux pillards. Mais cela importait peu puisqu'il ne s'agissait pas du tout de la mission de l'éored qui regagna fort rapidement son camp militaire.

Arrivé là bas, ils attendirent plus d'une demi journée le retour de la première unité tandis que de petits détachements de la troisième et quatrième unités étaient envoyés en patrouille afin de surveiller la région. Finalement, alors que le soleil commençait à se coucher, trois cavaliers du Rohan revinrent au galop, l'un d'entre eux était ensanglanté et l'on aurait pu le croire mort si ses compagnons n'affirmaient pas qu'il n'était que gravement blessé. L'on reconnut des hommes de la première unité et ils expliquèrent leurs péripéties, ils dépassèrent l'Isen afin de poursuivre les fuyards et furent traîtresement attaqué par une troupe de soldats dunlendings qui par l'embuscade, parvinrent à exterminer tout ce qui restait de la première unité, mis à part ces trois bougres ! L'élite de l'éored venait donc de périr dans cette embuscade fourbe. Le capitaine Céoras, troublé par cette nouvelle et surpris qu'un seigneur de Dùn ait eut l'audace d'attaquer une troupe de cavaliers du Rohan décida de réorganiser son éored en attendant le retour à Edoras, les hommes de la seconde unité furent renforcés par les survivants de la première et devinrent donc la première unité, l'unité de chevaliers de l'éored, l'élite de cette dernière. Les survivants de la cinquième furent intégrés à la nouvelle première ou à la troisième qui devint ainsi la seconde. La quatrième devint la troisième et la sixième la quatrième. Ce qui réduisait considérablement les rangs de l'éored. Mais c'était le prix à payer pour la sécurité du Rohan. Le capitaine convoqua alors Robinund dans la soirée et lui annonça qu'il l'enverrait en territoire Dunlendings dans deux jours afin qu'il puisse mener une enquête et découvrir qui était assez puissant pour apporter un tel soutien aux pillards.

Le lendemain, Robinund et cinq de ses compagnons furent sur la rive nord de l'Adorn afin de patrouiller le long du fleuve, en effet, des guetteurs rohirrims avaient effectivement repérés des navires quelques heures plus tôt et des débarquements de pillards n'étaient pas à écarter. Après plus de deux heures de patrouilles, la petite troupe finit par repérer un homme seul qu'ils s'empressèrent de prendre en chasse et l'encerclèrent tandis que Robinund le dévisageant prit la parole afin d'exiger de connaître la raison de sa présence :

    [Robinund, Dunlending et Chevalier du Rohan] Qui es-tu ? Que fais tu sur les terres de Théoden, Roi du Rohan ?


Et tandis qu'il parlait, il tenait fermement sa lance, prêt à agir dans le cas où l'homme se révélérait menaçant. Néanmoins quelque chose le troublait chez cet étranger...

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MessageSujet: Re: Les retrouvailles de Messires Asmund et Robinund à Edoras [flashback]   Dim 10 Jan - 11:52

"- Pouah !"
Asmund recracha d'un coup l'eau du ruisseau. Pas de doutes, il y avait un arrière goût de crottin de cheval. Cela voulait dire que des cavaliers de la Marche étaient passés récemment. Débraillé, décoiffé, il avait rangé son armure en cuir dans un baluchon, seule son épée était attachée à sa ceinture. Ses braies sales étaient noires de boue. Il marcha deux heures de plus, ne sachant où il allait. On lui avait dit que le Rohan était à l'Est, au delà du fleuve, mais il avait passé le fleuve et n'avait pas l'impression que ce pays rocailleux fût le Rohan.
Soudain, il aperçu au loin une troupe de cavaliers qui chevauchait vers lui. Ils brillaient comme l'or au soleil, si bien qu'Asmund les prit pour des dieux ou pour des Rois. Il se mit à courir vers eux, tira son épée, tandis que eux dressaient leurs lances vers l'avant. Ils l'encerclèrent, et un homme de haute taille pris la parole. Asmund se mit à genoux, en plantant son épée dans le sol, pensant que face à lui était une troupe de cinq rois.

"- Je suis Asmund, fils cadet du jarl Thormund Hlaupaegir* de Kitkatt. Je suis guerrier sans chef, seigneur sans terre et fils sans père, et je me recommande à vous, vous priant de bien vouloir me prendre à votre service. Recevez mon hommage, grands Rois."
*Celui-qui-chevauche-les-eaux

Il leva les yeux vers les hommes qui riaient, mais le premier d'entre eux cessa de rire au moment où leurs deux regards bleu acier se croisèrent. Asmund se leva. Alors les deux hommes comprirent qu'ils étaient frères, et l'un d'eux apprit par la même que son père était mort.

Tout cela paru fort étrange pour les quatre autres cavaliers du Rohan. Ce n'était pas tous les jours qu'un de leurs camarades rencontrait un pouilleux et qu'ils repartaient bras dessus bras dessous en prétendant être frères. Ils forcèrent Asmund à se laver et à se raser, ce qui n'était pas une mince affaire, et trois hommes sur cinq récoltèrent des cottes brisées pour la fin du voyage. Asmund comprit bien vit que ces messires n'étaient ni princes ni rois, et étaient de simples guerriers au service directe de sa majesté Théoden-Roi. Son frère avait insisté pour qu'on le ramenât à Edoras. Au coin du feu, ils avaient parlé longtemps, Asmund apprenant tous les détails de sa vie à son frère depuis son départ de Dun, et son frère fit de même en retour. L'un et l'autre avaient perdu leur bien, leur famille : mais ce soir là était un soir joyeux, car croyant avoir tout perdu au monde, ils se retrouvaient l'un et l'autre. Asmund avait fait route vers le Rohan dans l'espoir de retrouver son frère. Désormais, ils firent le serment, en prenant leurs dieux à témoin, qu'ils n'auraient de repos que quand ils auraient rasé le pays de Dun des montagnes jusqu'à la mer.

Une semaine plus tard, ils arrivèrent à Edoras. N'ayant pas de cheval, Asmund chevauchait sur une bourrique. Il n'avait pas l'air d'un prince, mais au moins il était propre et bien coiffé. Il avait revêtu son armure de cuir. Son épée était entretenue à la perfection, comme à son habitude. La puissante cité d'Edoras se tenait devant eux. Asmund n'avait jamais vu telle merveille, même le grand hall d'Ethelwolf ressemblait à une auberge quand on le comparait au château d'or de Meduseld, et aux murailles imposantes qui l'entouraient. Ils entrèrent dans la cité par la porte orientale. Des bannières, montrant un cheval d'argent sur champ de sinople flottaient majestueusement sur les remparts. Ils traversèrent l'allée principale, pour remonter jusqu'aux écuries du Roi au pied du château. Les passants le dévisageaient du haut de sa bourrique.
Mais soudain, au pied des marches du château, il vit passer une accorte demoiselle, au mollet souple et au fessier gracieux, dont la chevelure blonde s'envolait dans le vent. Elle se retourna un instant, vers lui, étonnée de ce qu'elle voyait, et leurs deux regards se mêlèrent, dans un instant qui sembla à Asmund durer une éternité.
L'un de ses compagnons de route lui donna un soufflet sur l'occiput.
"- Regarde devant toi, Dunlending, c'est la nièce du Roi !"

Un quart d'heure plus tard, lui et son frère étaient assis en bas des marches qui menaient au promontoire du château, sur un rebord en pierre. Ils partageaient un bon pichet de vin, une dizaine de saucissons et une grosse miche de pain sur laquelle ils faisaient des tartines de fromage. La bouffe, c'est sacré.
Soudain Asmund vit une grand silhouette blanche descendre les marches d'un pas majestueux. Il se retourna vers son frère, craignant faire une nouvelle gaffe.
"- Messire mon frère, qui est ce vénérable vieillard qui descend d'un pas lent vers nous ?"




    Ēphal ēphalak īdōn hi-Akallabēth.       "C'est l'hôpital qui se fout de la charité !"


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Robinund
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MessageSujet: Re: Les retrouvailles de Messires Asmund et Robinund à Edoras [flashback]   Ven 22 Jan - 14:52

Le rire de Robinund raisonna dans toute la vallée suivi de celui de ses compagnons de patrouille, cet homme avait donc pris les cavaliers du Rohan pour des rois alors que la majorité était originaire des campagnes et n'était que de simple paysan, même Robinund malgré la fortune d'un homme honnête qu'il avait obtenu malhonnêtement n'était qu'à l'origine qu'un simple homme de Dùn, malgré le fait qu'il était le fils aîné d'un Jarl et qu'il aurait pu mener une vie de Seigneur. Alors qu'il continuait à s'esclaffer, les deux hommes se croisèrent du regard et Robinund en eut le souffle coupé, ces yeux, oui, ces yeux bleus océan, d'une clairté unique en Enedwaith, des yeux que Robinund disposait également, bien que plus foncé. Il n'y avait nul doute à avoir, cet homme n'était nul autre que son jeune frère Asmund et il venait de lui annoncer la mort de son père, cet homme qui avait banni son propre fils et que Robinund avait haï durant des années, malgré tout il restait son père et il se jura intérieurement qu'il le vengerait un jour.

Le colosse se jeta hors de son cheval et heurta la lance de l'homme le plus proche de lui, tous relevèrent leurs lances dans l'incompréhension la plus total et Robinund s'empara de son jeune frère dans ses bras, manquant de le broyer sur place, une larme coulant sur la joue du cavalier rohirrim. Après des retrouvailles des plus émouvantes, Asmund se retrouva planter sur la monture de son frère, derrière lui, pour la première fois de sa vie il aurait l'immense plaisir de galoper sur les plus grands chevaux de cette terre, les chevaux rohirrims, fendant le vent à toute vitesse. Ils firent un détour pour le campement et Robinund annonça à son capitaine son intention de partir pour Edoras afin de ramener Asmund à la cour où il pourrait servir les intérêts du Rohan grâce aux précieuses informations dont il disposait à propos de l'état du Royaume de Dùn.

La route parut fort courte aux deux frères qui restait des heures le soir au coin du feu à raconter leurs existences durant ces quatorze années de séparation, Robinund lui confia également ses actes récents, notamment l'assassinat de celui qui lui avait servi de père afin de pouvoir s'engager dans l'armée et de récupérer sa fortune. Le guerrier avait beau être quelqu'un qui disposait d'un fort honneur, il avait ses limites, comme tout le monde. Ils parvinrent à Edoras et aperçurent le glorieux château de Meduseld où ils pourraient rencontrer le Roi du Rohan, souverain de la Marche et le plus grand cavalier de toute la terre du milieu sur sa glorieuse et divine monture, un Mearas. Rare étaient ceux qui parvenaient à en dresser, ce qui renforçait encore plus le caractère sacré de leur souverain, vénéré de l'Isen à l'Anduin et craint du Mordor jusqu'en Angmar. Le Roi Théoden était parmi les plus puissants souverains des hommes, son royaume était le second après leur puissant voisin du Gondor mais ce dernier dilapidait ses ressources dans la tentative de résister à la poussée du Mordor et dans des conquêtes stupides dans le Sud, l'on disait qu'ils préparaient une expédition qui s'appuierait principalement sur les ressources du prince de Dol Amroth, comme si le Surintendant du Gondor n'avait que faire de la vie des soldats, du moment que ce n'était pas les siens. Théoden avait de nombreuses fois chevauchés à travers le Rohan et l'Enedwaith, jamais plus au sud car jamais les hommes du Gondor, qui se pensait si supérieur aux rohirrims ne les avaient appelés et c'était bien mieux ainsi, pourquoi les rohirrims iraient-ils mourir pour des chiens galeux qui se pensaient supérieur à eux car ils disposaient d'un passé de noble seigneur. Malheureusement pour eux, ce n'était que le passé et aujourd'hui, ils étaient sur la voie de l'extinction, eux et leur pureté raciale imaginaire.

La petite compagnie de six hommes purent entrer dans la cité sous les bruits de cor des gardes de la porte qui annonçait le retour de ces hommes, nombreux étaient ceux qui toisaient du regard le brave Asmund qui semblait déstabiliser par la magnifique cité des rois du Rohan et surtout par Meduseld, le plus beau palais de ces terres qui feraient palir de jalousis tout les jarls et rois de Dùn réunis. Alors qu'ils arrivaient au pied de la résidence royal, le regard de son frère fut attiré par une jeune demoiselle accompagnés d'autres femmes, toutes plus belles les unes que les autres, Robinund reconnut immédiatement la nièce du Roi, la princesse Eowyn tandis qu'un des cavaliers asséna un coup d'estoc à Asmund pour le rappeler à l'ordre, arrachant un léger rire à son frère qui lui expliqua :

    [Robinund, Dunlending et Chevalier du Rohan] Tu as eut face à toi la princesse Eowyn, nièce du Roi et la plus belle femme du Rohan accompagnés elle même des plus grandes beautés du Rohan, de quoi accentuer plus encore sa grande beauté. A ta place, j'éviterais de l'admirer, tu risquerais d'être surpris. Son frère et son oncle n'apprécient guère les voyeurs quand il s'agit de leur famille.


Un quart d'heure après, les deux dunlendings se retrouvèrent assis au pied du château, en attendant qu'un homme du Roi daigne les recevoir, ils cassaient la croute tandis qu'on venait d'annoncer à Robinund qu'il obtiendrait une promotion pour ses services, en effet, il permettrait au royaume de la marche de disposer de précieuses informations mais également d'un homme qui connaissait les terres d'Enedwaith comme sa poche et qui connaissait les ficelles de la politique actuellement en cours au pays de Dùn, ainsi, Robinund pourrait enfin avoir des hommes sous son commandement, un privilège qui lui faisait plus que plaisir, il ne vivait que pour la guerre. Les deux hommes continuaient de manger, leur appétit redoutable était familial et ils dévoraient le repas consistant qu'ils étaient parvenus à piquer aux cuisines. Et tandis que Robinund finissait une tartine de fromage, son attention fut attiré par son frère qui lui désigna un homme de haute stature et d'une robe blanche qui illuminait quiconque se trouvait à ses côtés, à nouveau, il dut lui expliquer de qui il s'agissait :

    [Robinund, Dunlending et Chevalier du Rohan] C'est un Magicien, Saroumane d'Isengard, on dit qu'il est le plus grand de son ordre et que sa puissance est égal à celle des Dieux, que même Sauron tremble devant sa puissance. Cela fait des siècles que l'on ne l'a pas vu à la cour du Rohan, si un tel personnage est ici, des choses graves se préparent et je serais bientôt rappelé. Mon éored fait parti des premières lignes, si un conflit se prépare aux frontières du Rohan, nous serons parmi les premiers à brandir l'étendard de notre Roi.


Il avait dit cela sans aucune gravité, comme si la guerre n'était qu'un jeu, après tout, il ne vivait que pour tuer, manger et baiser. A ce propos, il admirait au loin une demoiselle et d'un sourire charmeur, envisageait bien de lui rendre visite la nuit tombé, son congé à Edoras risquait de se raccourcir, autant en profiter.

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MessageSujet: Re: Les retrouvailles de Messires Asmund et Robinund à Edoras [flashback]   Ven 22 Jan - 19:04

C'est dans les immenses plaines du Rohan que l'on pouvait apercevoir une centaine de cavaliers chevaucher à très vive allure, en formant une colonne de deux. Les paysans des alentours ne semblaient pas d'alarmer plus que ça, car pour arriver jusqu'ici, il fallait passer le Guet de l'Isen, lourdement défendu. Alors qu'ils s'approchaient de la Capitale du Rohan, Edoras, les guetteurs reconnurent des soldats habillé en rouge et portant un étendard avec une Main Blanche. Il ne fut guère difficile pour comprendre qu'il s'agissait de la délégation du Magicien Blanc qui s'approchait, alors que Saroumane le Blanc chevauchait en tête, aux côtés d'un homme habillé en rouge de manière élégante, une drôle de coiffe sur la tête et un œil borgne.

Lorsqu'ils arrivèrent en vue de la cité d'Edoras, les portes leurs furent rapidement ouvertes. Une partie des cavaliers s’engouffrèrent dans la ville, alors que les autres restèrent dehors. Forcément, le but n'était pas d'alarmer tout le Royaume. Le Comte de Rochefort était quelqu'un de prévoyant. Certains pourraient penser qu'une aussi grosse délégation pour protéger un être aussi puissant que Saroumane pouvait être … ridicule, mais Hannibal ne voulait prendre aucuns risques. Cela faisait bien des années que le Magicien Blanc n'était pas sorti de sa tour, certains auraient pu oublier de qui il s'agissait. De plus, les relations entre le Rohan et le Pays de Dun étaient plus tendu que jamais, depuis que le Roi Wulf II avait décidé d'ignorer l'invitation du Conseil du Seigneur d'Angrenost.

Les Gardes Rouges d'Orthanc restèrent sur la place, à quelques mètres de Méduseld, alors que le Magicien Blanc et son Porte Parole, s'avançaient ensemble vers la demeure du Roi du Rohan. Alors qu'ils montaient les marches, Curumo fut attiré par deux soldats, assis sur des marches. Immédiatement, le Magicien Blanc questionna son bras droit sur l'identité de ces deux hommes, qui ne ressemblaient pas à des Rohirrims ordinaires.


« Sur ces deux là, je n'en connais qu'un seul. Celui avec la barbe et une hache de bagarre rôde très souvent avec son éored au Guet de l'Isen. Je ne le connais pas … mais de réputation … c'est clairement un idiot. Quand à l'autre, aux vues de son goût vestimentaire et de l'odeur qu'il dégage … je dirai qu'il s'agit lui aussi d'un barbare, probablement des Dunlendings, et je ne pense pas qu'il soit beaucoup plus malin que l'autre. Si vous voulez mon avis, Monseigneur, ce pays n'est qu'un ramassi de d'idiots et d'incapables … je ne comprends pas votre intérêt pour ce royaume. »

Le Magicien Blanc ne put réprimer un sourire sur ses lèvres. Le Comte de Rochefort était un serviteur dévoué et très brillant, mais il ne pouvait pas concevoir, que les limités d'esprits, puissent avoir une utilité en ce bas monde. Une grossière erreur, car ce sont souvent eux qui font la différence. Curunir décida de se souvenir d'eux, un jour, ils pourraient avoir une utilité et qui sait … peut être qu'ils trouveront l'Unique sans même le chercher. La naïveté de l’ignorance … le destin aime jouer avec les pauvres gens.

Enfin ils passèrent les grandes portes de Méduseld, après qu'Hannibal ait dû donner aux gardes son armement. Saroumane garda ceci dit son bâton de pouvoir et s'avança lentement mais fièrement, vers le trône où le Roi Théoden siégeait.


« Roi Théoden ! C'est un véritable plaisir de vous revoir en ces temps troublés. Quelles sont les nouvelles du Rohan ? J'espère que mon cadeau vous a été utile lors de la reconstruction de l'ancienne Tharbad. »

***

Les deux dirigeants se rendirent des politesses pendant quelques minutes, jusqu'à ce que le Roi Théoden congédia ses serviteurs, nobles et gardes. Hannibal sortit lui aussi, laissant le Magicien Blanc et le Roi du Rohan en tête à tête. Les deux hommes discutèrent politiques, abordant principalement le sujet de Dun. Mais Saroumane avait un autre sujet en tête et présenta au Roi son projet destiné à défendre la paix dans la Terre du Milieu.

« Mon ami, vous connaissez ma préoccupation lorsqu'il s'agit de maintenir la paix. Afin d'oeuvre dans ce but, j'aurai une proposition à vous faire. Pour surveiller et protéger la Terre du Milieu, je ne peux le faire seul. Nous avons besoin d'un ordre indépendant et puissant, qui rassemblera des Chevaliers désireux de défendre les intérêts de la Terre du Milieu. Ordre que vous pourriez présider, au nom de notre amitié. L'Ordre de la Main Blanche défendra la paix et la sécurité dans les royaumes signataires. Et ensemble, nous pourrons lutter efficacement contre les serviteurs du Mal.  »




Hannibal de Rochefort, Capitaine de la Garde Rouge d'Orthanc:
 
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MessageSujet: Re: Les retrouvailles de Messires Asmund et Robinund à Edoras [flashback]   Dim 24 Jan - 20:58

Le roi Théoden siégeait sur son trône avec le bon Grima à son côté lorsque les portes du Hall de Meduseld s’ouvrirent pour laisser passer Saroumane le Blanc, seigneur d’Angrenost et chef de l’Ordre des Magiciens. Théoden n’avait pas vu le Mage Blanc depuis le grand sommet diplomatique des Peuples Libres quelques mois auparavant durant lequel ils s’étaient mis d’accord pour se débarrasser du Pays de Dùn pour enfin obtenir la paix totale dans la région. Néanmoins, son arrivée à Edoras n’était point attendue, aussi Théoden fut modérément surpris.


-Bienvenue à Edoras, ô Saroumane, mon vieil ami. Je ne puis vous remercier assez pour votre aide à Tharbad. Votre support logistique a fait toute la différence, et c’est donc grâce à vous que l’influence du Rohan s’étend désormais jusqu’à la rivière Gwathlo. Que puis-je pour vous ? Je n’attendais pas votre arrivée à Edoras, je ne vous cache pas que je suis étonné…


Saroumane expliqua alors, après que Théoden eut envoyé toute sa cour en-dehors de Meduseld, son intention de créer un ordre chevaleresque qui représenterait l’Isengard et Théoden lui-même à travers les Terres du Milieu pour assurer la paix et la sécurité. Le roi du Rohan n’était pas contre l’idée. Il n’y avait qu’un seul obstacle dans la région contre la paix, et c’était le Pays de Dùn. S’ils réussiraient à éradiquer ces pillards barbares, assurer la paix serait facile et une tâche fort prestigieuse.


-Votre idée me plaît, cher ami. La fondation de l’Ordre de la Main Blanche pourrait être un premier pas vers l’éradication des forces du Mal. D’ailleurs, j’ai déjà une idée en tête afin d’arriver à ce noble objectif. Le Rohan est la contrée des chevaux, tout le monde le sait. Aussi, je pense proclamer un édit pour rassembler tous les braves cavaliers de la Marche et faire d’eux les premiers chevaliers de l’Ordre. Nul ne pourra s’opposer à l’autorité que nos deux personnes confèreront à ceux-ci.


Sans tarder, Théoden appela son scribe. Il invita Saroumane de rester à Edoras pour la nuit afin qu’ils puissent continuer leur discussion le lendemain. Son scribe arriva promptement, et celui-ci rédigea l’édit suivant qui fut ensuite proclamé à travers tout Edoras, ainsi que distribué à travers tout le royaume :

Citation :
« Bonnes gens de la Marche, cavaliers du roi Théoden !

Votre suzerain, sa majesté Théoden, fils de Thengel, roi du Rohan et seigneur de Meduseld vous appelle. Etes-vous en quête d’aventures ? Avez-vous le cœur noble et la tête froide ? Mais avant tout : êtes-vous fidèle à votre suzerain et roi ? Si oui, cet appel vous concerne.

Le roi, avec le soutien du grand Saroumane d’Isengard, a décidé de fonder l’Ordre des Chevaliers de la Main Blanche. Le roi lui-même sera Premier Chevalier de l’Ordre. Avec pour but de défendre les faibles et de rendre la justice du roi, le maintien de la paix et la sécurisation de toutes terres est votre objectif ultime.

Si vous vous pensez capable, rendez-vous à Edoras où Théoden lui-même vous fera chevalier. »

***

La réponse à l’appel ne se fit pas attendre. Dès le lendemain, des dizaines d’hommes se présentèrent à l’entrée du Hall de Meduseld pour rejoindre l’Ordre et devenir les premiers chevaliers de la Main Blanche de la paix. Théoden les accueilli un par un, tandis que Saroumane lui-même orna les capes des chevaliers avec une broche en la forme de la Main Blanche. C'était un franc succès; la file semblait sans fin...

//28//


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Spoiler:
 

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Thalion II
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MessageSujet: Re: Les retrouvailles de Messires Asmund et Robinund à Edoras [flashback]   Lun 1 Fév - 19:41

D'un seul coup, les portes du château d'or de Medusled s'ouvrirent avec fracas. Deux gardes royaux pénétrèrent dans la salle, marchant à grand pas tout en traînant un homme couvert de sang et de vêtements en lambeaux, alors que ses genoux raclaient les grandes dalles de la salle du trône, celui-ci regardait paniqué tout autour de lui en balbutiant des mots incompréhensible. Finalement les soldats se décidèrent à le jeter à terre en face du Roi Théoden. Ils croisèrent leurs épées au niveau de sa gorge pour qu'il ne tente rien de stupide. L'assemblée était complètement médusé devant une telle scène, cela était impensable de faire une telle entrée dans la demeure du Roi, même au pays des Fils d'Eorl.

[Garde Royal] "Mon Roi, cet homme insiste depuis des heures pour vous parler, il hurle et vocifère depuis le coucher du soleil, priant qu'on l'écoute. Il fabule autour d'une histoire étrange... Comme quoi un Homme-Serpent venu du Nord et qui a ravagé son village en Estemnet."

[Fermier Blessé] "JE VOUS JURE QUE C'EST LA VÉRITÉ MESSIRE ! Ils sont venus la nuit par le Nord sur leurs chevaux, massacrant et pillant les villageois. Mais il y en avait un, plus terrifiant et plus horrible que les autres. Je le jure devant vous-tous ! Je l'ai vu de mes yeux éveillés, un homme à tête de serpent, brandissant une épée plus noire encore que l'obscurité du crépuscule... Je me rappellerai à jamais de ce qu'il m'a murmuré alors qu'il s'amusait avec moi... Cours, va prévenir les tiens, personne ne pourra vous sauver désormais qu'il disait ! Et sa lame ! Oui ! Je la sens encore encore en moi, me déchirant la chair !"

Il souleva ses guenilles et on aperçut une terrible plaie en son flanc, mais pas naturelle. Elle semblait déjà nécrosé et des veines noires terrifiantes entourait l'entaille.

[Fermier Blessé] "Je n'ai pas osé lui désobéir... Je suis venu ici aussi vite que j'ai pu, j'aurais peut être pu les sauver... Mais j'avais trop peur... Pas pour ma vie, mais bien de lui. Quand je le fixais, les larmes se dérobaient de mes yeux et mes bras n'osaient même plus se lever pour me défendre. Tout ce que je peux vous dire désormais c'est qu'il s'est retiré de nouveau vers le Wold... J'aimerais maintenant partir dans la paix et l'honneur si vous voulez bien me l'accorder mon Roi. Je dois rejoindre les miens."


« Mais au-delà, dans le grand fief de Belfalas, résidait le Prince Imrahil en son château de Dol Amroth au bord de la mer, il était de haute lignée, et les siens aussi, hommes fiers et de grande taille, aux yeux gris de mer. »


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