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 [Flashback] Quand Yon et moi nous dîmes tout.

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Denoris Enoras
¤ Seigneur de Rhudaúr ¤ Maître de Mithlost ¤ L'Ennemi des Hommes ¤
¤ Seigneur de Rhudaúr ¤ Maître de Mithlost ¤ L'Ennemi des Hommes ¤


Masculin
▌INSCRIT LE : 09/12/2014
▌VOTRE AGE : 19
▌MESSAGES : 453
▌ROYAUME : Le Rhudaúr, dans le Royaume Ruiné de l'Arnor.
▌VOTRE RANG : Seigneur de Rhudaúr.
▌COMPETENCES : Mener mes hommes à la Gloire !
▌CITATION : Certaines personnes comprendront vite les objectifs de mon peuple… et surtout le mien.

Feuille de route
Argent: 12.500 PO's
Équipement et Montures:
Armées sous les drapeaux ::

MessageSujet: [Flashback] Quand Yon et moi nous dîmes tout.   Mer 6 Jan - 21:26

Je me souviens du jour où j'ai connu Yon. Bree, lieu de ma naissance, était connu pour loger les familles descendantes des personnes massacrées lors de l'invasion de l'Angmar. La famille Enoras, dont mon père aurait été l'un des plus illustres patriarche si elle ne s'était pas rallié à l'Angmar. Il avait la poigne, le courage, l'audace, l'éloquence, le réalisme pour diriger un royaume tel que le Rhudaur. Hélas, comme tout les Enoras, il vivait dans l'ombre d'un royaume ruiné par la stupidité et l'avidité des Hommes faibles. Cette faiblesse, les Enoras ne l'avaient pas. Pour preuve : elle a été banni avant que la guerre n'éclate. Proche du Roi, le chef de famille à l'époque, Wesnis Enoras, ne s'était jamais gêné pour clamer ses désaccords. Dans des relations froides, le Roi lui avait imposé une nouvelle taxe. Sans broncher, il s'était résigné face à la cour aussi corrompue que son Roi. Mais Wesnis ne s'arrêta pas là. Lui et sa femme, Aelia, fomentèrent un plan pour assassiner le Roi. L'échec était dû à la rage de Wesnis, qui pensait au putsch. Un coup d'état garantissait la survie de l'Arnor, lui qui était un partisan de l'unité sous un seul et même Roi : le Roi légitime, ceux qui régnaient sur l'Arthedain. Dans un sursaut de folie, Wesnis, voulant tuer les membres de la Cour, se frotta à un membre de cette dernière encore réveillé. En sonnant l'alerte, le garde rappliqua et arrêta Wesnis. Son sort fut la pendaison. Cependant, ils n'avaient ni arrêté la mère, ni son fils, de deux ans, qui s'appelait Denoris, justement.

Ce fils fut élevé par sa mère en fuite au Cardolan. Les légendes fusent autour de ce personnage, qui aurait combattu d'une hargne sans égale les forces de l'Angmar. Bien évidemment qu'il s'était rallié à l'Arthedain, lors de la guerre. Perdant de la dernière bataille à Tharbad, Denoris, unique survivant du massacre, mit un terme à sa carrière guerrière et s'installa à Bree. Et il en fut ainsi jusqu'à ma génération. Celle de Denoris numéro deux, fils de Horn.

J'ai connu Yon lors d'une de ces stupides balades dans les rues sales de Bree, lorsque j'avais onze ans. On avait le même âge, à un mois près. La première fois que je l'avais vu, je me suis dit qu'il avait de l'allant, et surtout beaucoup d'esprit. Après plusieurs années à se connaître et à jouer ensemble durant l'âge bête, ce n'est que lorsque nos premiers poils de barbe que les discussions sérieuses prirent le pas sur nos jeux d'enfants. On avait dix sept ans. Kelron avait, lui, que treize ans. Ce jour là, nos vies s'apprêtaient à changer.

« Rien de bien palpitant » me disait-il. « Il faut remonter à mes ancêtres pour jouir d'un peu d'action. Précisément en l'an 1590, lors de la montée sur le trône du roi Argeleb II, dixième du nom. La famille Nethir avait pour meneur le Seigneur Leryon, un des hommes les plus respectés du bas-peuple Arnorien de l'Arthedain. Les paysans, les commerçants : les pauvres, en somme. Même les bandits. Au départ, il n'avait pas sa place à la Cour, mais sous ce roi Argeleb II, il l'obtint. Il avait épousé une des plus belles femmes du Royaume, à l'époque, Anariel Hanir. Tout s'explique là ! » Il avait dit ça en faisant des gestes autour de son visage. « Peu avant le second assaut de l'Angmar en 1974, la famille n'était déjà plus présente à la cour. Le règne de treizième roi, Araval, s'était avéré être un véritable désastre pour la famille. Les désaccords flagrants et constants entre le Roi et Danyson, le Seigneur Nethir de l'époque, ayant pour seul fils un bâtard et une fille qui ne pouvait pas hériter, l'avait conduit à l'exil. En fait, lui et son bâtard se sont fait tués, peu avant leur départ. Assassinés. Par qui ? Bonne question. La fille, Serah, âgée de quatorze ans, s'est réfugié d'abord à Fornost, puis avait suivi sa route vers Bree, où elle rencontra l'homme de sa vie ! » ce ton ironique semblait marquer un point sensible de l'histoire des Nethir, pour Yon. « depuis tout ce temps, la famille Nethir attend. Elle attend quoi ? La mort ? La libération ? C'est bien connu : on conquiert des royaumes en claquant des doigts. Du coup, mon père a eu, un jour, la lucidité qui lui vint. Il s'est dit qu'il fallait travailler un bon coup pour se payer de quoi voyager et rester quelques jours à Fornost et voir s'il n'est pas possible de les reconstruire pour en devenir les maîtres. Voilà. Je t'avais bien prévenu que l'histoire de mes ancêtres était pourrie. » conclut-il, avant de rajouter. « Les seuls trucs que j'aime bien, ce sont le nom de “Leryon” et le portrait de sa femme, Anariel. Il faut bien dire qu'ils allaient de pair, tout les deux. Beau, élégant, royaux ! »

Personnellement, j'avais déjà entendu parlé du Seigneur Leryon, par mon père Horn, et mon grand père Tonnis. D'après eux, Leryon aurait eu des relations avec le frère de Denoris Enoras numéro un, Giszonis, secrètement allié, contrairement à Denoris, au Roi Sorcier d'Angmar. D'après Horn, Giszonis aurait tué son propre frère, avant d'assassiner Leryon. Selon Tonnis, Giszonis aurait carrément assassiné le Roi Argeleb II et aurait eu l'idée de diffuser la Grande Peste de 1636.

« Des conneries, tout ça ! L'Arthedain n'a jamais autant dédaigné les Rhudauriens que depuis qu'ils ont assiégé le Cardolan et qu'ils ont dévoilé leur alliance à l'Angmar. Crois-tu vraiment que l'un d'eux puissent entrer à Annuminas comme ça ?
s'exclama Yon.
– Bah ouais. Tu crois que tes Rois peuvent faire la différence entre un Rhudaurien, un Arthedan et un Cardolan ? repris-je, sûr de moi.
– Il y'en a forcément. Même si elles sont plus flagrantes dans le caractère, que l'on découvre au fur et à mesure ,et pas dans le physique. dit Yon.

– Un fur et à mesure qui donne pas assez de temps pour prévoir l'assassinat. lançai-je.
– Tu as raison. Mais je ne pense pas que Ser Leryon se soit fait assassiné par ton “Giszonis”. se borna Yon.
– Ou alors il a fait ça pour la donzelle. Pour le prestige de vivre aux côtés de la dame. Proposai-je.
– Tu crois ? Ce que les Hommes veulent, c'est le pouvoir. Et pas celui de l'argent, et encore moins celui de la femme séduisante. Un pouvoir plus grand. Comme ceux des anneaux, vois-tu ? le stoppa Yon.
– M'ouais. Tu sais quoi, je pense qu'il faut mieux demander à nos pères respectifs. »

Chacun de notre côté, on partit chercher nos pères et les réunîmes près du puits où nous étions, avec Kelron. Mon père avait de l'âge, et ses sourires étaient de moins en moins fréquents, mais il avait toujours la vigueur de ses jeunes âges. Le père de Yon, lui, était moins vieux, mais il était plus gros. Légèrement. Son nom, c'était Ryon, je crois. Selon Yon, il n'était pas un actif. Il n'avait rien fait de sa vie à part engrosser sa femme pour faire deux gosses, dont l'un qui est mort par la maladie. Mais il avait l'héritage de sa famille, alors Yon n'avait plus le choix : il devait être près de lui. Il le renierait plus tard, ce n'était plus qu'une question de temps, il le savait.

« Père, vous qui savez à peu près tout sur nos ancêtres, j'aimerais savoir ce que vous savez sur la mort de Ser Leryon Nethir, et éventuellement d'un certain Giszonis Enoras.
demanda Yon.
– Leryon est officiellement mort de maladie, et sa femme se serait suicidée par amour. Des conneries, tout ça. Notre patriarche s'est fait assassiné. Peut être par ce Giszonis, s'il était allié au Mordor. C'est une thèse plausible. répondit son père.
– Sauriez-vous pourquoi ? s'enquit Yon.
– Coup de théâtre, surprendre, je pense. Marquer le coup, en montrant que l'Angmar était encore en état de faire la guerre. proposa le vieil homme.
– Et qui éleva les enfants des deux parents décédés ? demandai-je.
– Anariel avait laissé sa fille et son garçon à sa meilleure amie, qui les éleva d'une noblesse inouïe. On m'a appris que la fille avait hérité de la beauté de sa mère, lui donnant beaucoup de prestige. Elle s'appelait Andariel. Son frère, lui, passa de Seigneur à Général, et fut assez célèbre malgré tout. Au regret de ce dernier, Andariel mourut en couche avec son bébé, tandis qu'Arreln, son frère, épousa une femme et conserva la descendance. continua le père Nethir.
– Pourquoi tu ne m'as jamais raconté ça ? demanda Yon, surpris de la réponse toute donnée.
– C'est un détail. De toutes façons, j'ai quelque chose pour toi. »

Il sortit un gros livre de son sac, la couverture était brune, et il y'avait des écritures Adûnaïques sur la couverture. C'était un véritable pavé, qui devait gardé bien des mystères. Il était très bien conservé et très beau, et ses milliers de pages étaient encore très belles et immaculées, comme neuves. Il le posa sur ses genoux et l'ouvrit en tournant les pages.

« Ça, mon fils, c'est le registre de notre famille. Ici, tu as le nom de tout nos ancêtres, de Leryon à Yon, le tiens, et même Nadric y siège. Je t'ai laissé écrire ses pages, pour lui, vu que je sais que tu l'adorais. Il y'a aussi un lexique Adûnaïque, tout nos ancêtres jusqu'à moi-même avons appris à le parler. Tu devras toi aussi l'apprendre. Tiens, prends le, il est temps pour toi d'aller de l'avant. Tu n'as plus besoin de moi. Tu peux suivre ta propre voie. » lui dit sincèrement son père.

Yon, subjugué et sans voix, prit le livre et l'ouvrit. Il vit de longs textes sur ses ancêtres, hommes et femmes, et même les plus inconnus au bataillon. Il y'avait des portraits de chacun des personnages, et très bien réalisés. Il savait qu'il allait adorer ce bouquin. En plus, ça lui faisait de la lecture. Car le livre ne manquait pas des détails de l'histoire, et n'était pas radin en informations culturelles bonne à savoir.

« Utilises-le à bon escient, fiston. C'est une relique pour notre famille. Gardes-le en bon état pour tes descendants.
reprit son père.

– Je m'en porterai digne, père. Pour vous, pour mère, pour Nadric, pour notre famille. Ne faisons pas attendre nos ancêtres. » répondit fièrement Yon.

Son père sourit et lui tapota l'épaule, avant de se lever et de partir, laissant son fils seul avec Denoris et Kelron, et leur père, qui avait écouté attentivement tout le monde sans rien dire. Ils repartirent ensemble chez Denoris, et ensemble ils s'apprêtaient à parcourir le monde, à prendre les choses en main. C'était leur destin. On devait partir, un jour ou l'autre.

En y repensant, je me souviens de ce jour où Yon avait parlé de son frère. Plus âgé, son frère était devenu mercenaire et s'était entraîné à se battre, et en a profité pour apprendre des choses sur les théories économiques, philosophiques, politiques et juridiques. À son retour, disait Yon, c'était un homme. Un vrai de vrai, quelqu'un qui était prêt à devenir un personnage, une légende. Il n'hésitait jamais à raconter une anecdote sur “Ser” Nadric. Il parlait de lui comme s'il renversait des montagnes et s'il pourfendait des dragons. Je n'avais jamais eu ce privilège de rencontrer Nadric : Yon me le décrivait comme encore plus grand que nous deux, qui avions déjà une bonne taille, et aussi brun que la mort. J'arrivais à l'imaginer, quand il me disait que son aîné avait ses cheveux légèrement bouclé et une belle barbe brune, habillé de ses beaux atours de fourrures. Il se promettait qu'il écrirait et ferait le portrait de son frère sur le registre familial des Nethir. Quant à la mort de son frère, il me raconta qu'à son retour, Nadric semblait pâle, maigre, et fatigué. Il lui avait dit franchement qu'il avait attrapé une maladie inconnue. Étant conscient qu'il n'avait plus beaucoup de temps à vivre, Nadric passa le reste de sa vie auprès de son jeune frère, ce qui explique le fait que sa mort reste profondément marqué dans l'esprit de Yon. Même s'il restait fort et serein, ce dernier montrait parfois des signes de faiblesses, ce sujet était très sensible, encore. Mais aujourd'hui, c'est le jour. Le jour pour tourner la page, et se relever une bonne fois pour toute. C'était fini, le règne de Nadric. Désormais, c'était lui le patriarche de la famille, c'était lui qui m'accompagnerait : c'était Yon Nethir, le cadet devenu personnage.
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