Forum RPG sur le Seigneur des Anneaux
 
FAQCalendrierAccueilRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion
ANNONCE DU 24.02.2016 Le nouveau BtDD et son contexte final vous sont présentés ICI !! Venez vite les découvrir !!
ANNONCE DU 06/02/16: Nouvelle soirée CB de prévu le vendredi 26 Février à partir de 20h30 ! Sujet libre ! Venez nombreux Wink
ANNONCE DU 21.12.2015 Venez incarner Thingol, Turin, Ancalagon ou bien d'autres encore dans la zone RP Détente ICI !
ANNONCE DU 21.12.2015 Devenez le pro des batailles en vous inscrivant ICI. Plus de renseignements sur ce SUJET-CI !!!

Partagez | 
 

 Sathemptis Ier - Roi du Harad

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Sathemptis Ier
Grand Empereur du Sud ¤ Roi Doré du Haradwaith ¤ Seigneur des Taÿrs

Grand Empereur du Sud ¤ Roi Doré du Haradwaith ¤ Seigneur des Taÿrs
avatar

Masculin
▌INSCRIT LE : 03/02/2013
▌VOTRE AGE : 19
▌MESSAGES : 240
▌ROYAUME : Royaume du Harad
▌COMPETENCES : Oui

Feuille de route
Argent: 800 Po's
Équipement et Montures:
Armées sous les drapeaux ::

MessageSujet: Sathemptis Ier - Roi du Harad   Sam 2 Jan - 17:58



Sathemptis Ier 
Assan



Âge du personnage: 39 ans
Race du personnage: Homme
Titre: Roi Doré du Haradwaith ¤ Seigneur des Taÿrs
Lieu de naissance : Tarrîz, cité du Proche-Harad
Lieu de vie : Amrûn
Grade du personnage: Roi
Allégeance: Royaume de Harad
Rang spécial: Roi Doré du Haradwaith ¤ Seigneur des Taÿrs






Histoire






Partie I : Enfance

Sur la crête d'une des milliers de vagues composant la Mer de Dunes, Assan et son ami contemplait l'immensité du désert tout autour d'eux. Non pas qu’ils le découvraient pour la première fois : ils étaient nés et avaient grandis en son sein, mais parce qu'ils étaient incapables de s'en lasser, incapables de s’empêcher de rêver à ce qu'il pouvait contenir, à ce que la terre entière pouvait contenir dans de si vastes étendues. Derrière eux, les premières lueurs de feu commençaient à poindre dans le campement, et devant eux, loin, très loin, on jurerait voir un point sombre : la cité d'Amrûn. Le voyage vers cette dernière venait de commencer, et la caravane en aurait encore pour plusieurs semaines avant d’atteindre la capitale. Elle l’atteindrait cependant largement avant la fin de l'année, lorsqu’aura lieu le Grand Conseil. Âgé de 14 ans, Assan avait atteint la majorité et avait ainsi obtenu le droit d’accompagner le Seigneur son père, chef de la tribu des Taÿrs à la grande réunion que tenait régulièrement le Roi du Harad. Car bien que ce dernier soit le gouverneur suprême des Suderons, il n'occupait en réalité qu’une place bien moins importante : depuis la chute des Numénoréens Noirs et de la déchéance d'Umbar, le Royaume de Harad était peu à peu retourné vers son antique régime de tribus indépendantes, tout en gardant l’apparence du système Numénoréen : un Roi unique régnant sur quelques grandes places fortes. Ce dit roi n'occupait donc qu'un rôle de chef apparent, ne régnant en réalité que sur sa propre tribu, et s’efforçant de coordonner les autres. Car la rivalité et l'animosité était très forte entre les différentes tribus. Les descendants de Númenor, bien que d'un sang aujourd'hui plus qu'impur, avait la main mise sur nombres des hautes fonctions, et quelques autres grandes familles, comme celle d'Assan, régnaient encore sur leur fief, s'intéressant plus aux guerres internes et aux problématiques de leur propre village qu'au développement du Royaume entier.
Tout du moins, c'est comme cela que l'expliquait Père. Loin de toutes ces préoccupations, Assan et Jirah discutaient de ce qu'ils pourraient trouver à la capitale, discussion interrompue par l’intervention d'un des gardes, les sommant de rentrer au campement avant le coucher du soleil.


« - Mais c'est justement ce coucher de soleil qu'on est venus voir, Idiot ! lança Jirah
- Ce n'est pas encore à toi que j'obéis, Jirah, mais à ton propre père. Et tu devrais faire de même si tu souhaites manger ce soir. »

Jirah sourit, et se plia aux ordres. Si le père d'Assan était Seigneur d'une tribu, celui de Jirah était Chef de Guerre, fonctions complémentaires qui, au Harad, formaient souvent un doublet régnant. Les deux garçons rentrèrent au camp et reprirent la route le lendemain matin.
Le convoi était immense : au moins 700 têtes, avait compté Assan. Aux gardes seigneuriaux venait s’ajouter un détachement des guerriers Taÿrs. La seconde moitié de la caravane était composée de ce que l'on pourrait qualifier d'une cour : les quelques conseillers de Père, plusieurs femmes – bien que la plupart demeurent au village afin de diriger la cité - accompagnés d’une multitude d’agents en tout genre : des cuisiniers, des forgerons, des palefreniers, quelques coureurs et chasseurs ainsi qu'une multitude de marchands profitant de l'occasion pour se rendre à la capitale. Si Assan avait déjà eu l’occasion d’accompagner son père dans quelques-uns de ces déplacements, jamais il ne l'avait fait avec une telle escorte...
Lors de l’arrivée à Amrûn, la cohorte sembla cependant bien moins démesurée : passées les hautes murailles brunes, on pénétrait dans une fourmillante cité qui semblait s’étendre jusqu’au ciel. Les bâtiments et les constructions s’élevaient toujours plus haut au fur et à mesure que l’on avançait, le point culminant étant le palais du roi, dont la coupole dorée semblait donner une couronne d’or à toute la ville. Très vite, la caravane se dispersa, et Assan, dans le peloton de tête, se vit accueillir par un homme qui ne prit pas la peine de se présenter. Il salua son père, ainsi que ses accompagnateurs, puis les invita à le suivre dans les rues de la capitale. Assan s’était déjà rendu par deux fois dans la première ville Suderonne, mais n’en avait gardé aucun souvenir de la sorte. Trop jeune, il n’avait pas pu mesurer l’immensité des places de marché, ou la densité de population. La ville qu’il traversait n’avait rien à voir avec Tarrîz. Partout où l’on regardait, on ne voyait que des rues paraissant sans fin, des bâtiments aux toitures colorées, et surtout, des dizaines et des dizaines de places de marché, d’étals ou de boutiques ouvertes, où s’échangeaient toutes sortes de marchandises. Les visages étaient variés, et semblaient venir de toute la Terre du Milieu et pas seulement du Harad. L’agitation d’une telle cité, cela était nouveau pour Assan, mais loin de lui déplaire : il en venait même à se dire qu’il préférait de loin la vie mouvementé d’un marchand d’Amrûn que celle d’un Prince du Désert…

Comme souvent, il se ravisa : il ne connaissait strictement rien à la vie en dehors du confort de la vie de Seigneur. Il n’eut même pas le courage de demander l’autorisation à son père de le quitter quelques instants le temps des salutations avec le Roi. Il suivit donc la petite troupe  jusqu’au sommet de la colline d’Amrûn, pour arriver aux portes du Palais Royal. De là, le chef des Taÿrs échangea quelques mots avec un des hommes posté à l’entrée, qui s’éclipsa aussitôt. Assan pénétra à la suite de son père dans le palais.
La salle n’avait rien de comparable aux colonnes de Tarrîz. Monumentale, le détail le plus stupéfiant était sans doute sa hauteur : facilement trois fois celle d’un oliphant, elle était d’autant plus impressionnante que ni poutres, ni colonnes n’étaient visibles. Une prouesse architecturale qu’Assan associa aux Numénoréens, ne trouvant pas d’autres explications que l’usage d’un antique savoir-faire magique. Le sol de marbre foncé était coupé en deux par une sorte d’allée en mosaïque ocre, rouge et verte, traçant un chemin de la porte d’entrée jusqu’au promontoire où était juché le trône doré du Roi du Harad. Trône vide, remarqua le jeune haradrim : seul un homme, plutôt jeune se tenait à la droite de ce dernier. Vêtu d’une tunique pourpre et des habituelles décorations d’or dans ses cheveux, il avait une certaine prestance qui lui donnait des airs de roi. Mais ce n’était pas le Roi, car ce dernier régnait depuis déjà plus de quarante années et était largement plus vieux que l’homme qu’il observait.
Lors de l’interminable trajet qui menait vers le trône, Assan chercha du regard une quelconque trace du Roi, mais rien. A la droite de la salle, il vit trois longues tables de pierre, déjà garnie de toutes sortes de victuailles. A gauche, le prince devina des bains ou des jardins intérieurs, de par le bruit d’écoulement qu’il en sortait, bien que des auvents parcourus de fleurs l’empêchaient de voir quoi que ce soit. Lorsqu’ils s’arrêtèrent, il s’écoula un court instant avant qu’enfin, quelqu’un leur adresse la parole.


« - Le Tout-Puissant Roi-Serpent de Harad, Seigneur et Chef de la tribu du Noir-Serpent, Gouverneur d’Amrûn, le Roi Nefetse second.»

Après que l’homme à la droite du trône eut prononcé ces paroles, le Roi apparut de l’arrière de la salle, accompagné de l’habituel porteur de bannière. Assan n’avait jamais vu son Roi de ses propres yeux, et il fut stupéfait de découvrir un homme si vieux qu’il se déplaçait avec peine et paraissait vivre ses dernières heures. Il avait les traits creusés, et l’on devinait des cheveux gris sous sa coiffe royale, dont la soie rouge lui tombait maladroitement sur les côtés du crâne. Lorsqu’il parvint devant le groupe, Assan, comme le voulait la coutume, s’abaissa pour déposer son poing droit sur le sol. Il se releva comme tous les autres lorsqu’il entendit des marmonnements qui ressemblaient à un salut. Après cela, la rencontre fut inintéressante. Mis de côté, Assan fut obligé d’assister de loin aux échanges entre le Roi, son conseiller et son père pendant de longues minutes, avant qu’enfin le Roi se retourne, décroche un regard à Assan, à mi-chemin entre celui d’un vieillard gâteux et celui d’un Haut-Roi, puis quitte la salle.

Les semaines suivantes furent tout aussi décevantes pour le jeune haradrim. Tenus à l’écart de la plupart des rencontres que tenait son père, il passait ses journées sans sa famille, le plus souvent avec Jirah. Evitant le versant Sud de la colline où dominait le temple de Sauron, et n’osant s’aventurer trop bas dans les quartiers plus modestes du Nord de la capitale, il se cantonnait aux quartiers aisés, voire aux appartements du Palais Royal, dans lequel Assan s’entrainait au combat ou au tir à l’arc. Piètre combattant, il se faisait battre dans tous les domaines par Jirah, mais n’en accordait pas beaucoup d’importance. Lorsqu’il serait appelé à régner sur la tribu, Jirah le serait également, et il pourrait compter sur sa présence lors des conflits qu’il aurait à affronter. Plus il passait de temps au sein d’Amrûn, plus Assan rêvait de cette période où il posséderait enfin plus de pouvoir et de libertés, et ne serait plus tenu de moisir dans un endroit sans occupations.



Partie II : Le Coup



Sur la crête d’une des milliers de vagues composant la Mer de Dunes, Salim à ses côtés et Mayya sur ses épaules, Assan contemplait l’immensité du désert tout autour d’eux. Même après des années et des années de traversée, cette étendue le fascinait toujours autant. Fascination que ne semblait pas partager sa fille, qui, somnolant depuis plusieurs minutes, venait de reposer sa tête contre l’arrière de celle d’Assan. Salim, lui, restait silencieux, timidement effacé devant son père.
Ce fut Eldanàr qui vint rompre ce moment de quiétude.


« - Assan ? Assan, un de mes coureurs vient de rentrer. J’aimerais que l’on discute… »

Sans prononcer un mot, le haradrim jeta un dernier coup d’œil vers le Sud, puis fit demi-tour en saisissant fermement son fils au poignet. De retour au campement, il déposa sa fille devant la tente principale.

« - Occupe-toi de ta sœur, nous reprenons tôt demain matin. Tâchez d’être prêts. »

Les voyant prendre la route de leur tente, Assan entra dans la sienne à la suite d’Eldanàr.

« - C’est à propos d’Umbar ?

- Non, toujours aucune nouvelle d’eux, répondit le gondorien. Au moins ne nous causerons-t-il pas de soucis : ils semblent de plus en plus inactifs ces dernières années. Non, c’est concernant l’appui des Lynx. Leur réponse est assez sibylline, mais je suppose qu’il ne s’y oppose pas… »

Assan se saisit du rouleau que son interlocuteur lui tendait, le déplia puis le lit.

« - Satisfaisant, lâcha-t-il au terme de sa lecture. De toutes manières, nous arriverons bien avant eux à Amrûn. J’aurais le temps de préparer un entretien. Et dans le cas contraire, leur réponse m’importe peu, nous avons suffisamment de retours positifs.

- Comme tu voudras, mais je ne saurais que te recommander la prudence. Nombreux sont ceux au Harad qui ne sont pas dignes de confiance, tu le sais autant que moi.

- Certes… Mais j’ai avec moi l’un des meilleurs chefs de guerre du Harad, il écrasera facilement les adversaires des Taÿrs, exact ? répondit Assan avec un sourire.

- Exact ! lui dit Eldanàr, riant à moitié seulement. Nous sommes aux portes du succès, et plus rien ne peut nous empêcher de les franchir ! »

Assan, afin de clore la discussion, se saisit de deux verres et les remplit d’alcool de figue.

« - Tu bois encore cette connerie ? Je ne suis pas sûr que je me fasse au goût un jour. En matière d’alcool, les Suderons sont vraiment un peuple à part… »

Le haradrim ne releva pas la pique, habitué aux attaques dans ce genre de la part de son ami. Grand, les yeux bleus et les cheveux châtains, on devinait d’un simple coup d’œil que ses origines étaient plus au Nord. Son nom, Eldanar, confortait l’observateur dans ses analyses : né et élevé à Pelargir, il faisait partie d’une de ces prétentieuses familles qui utilisaient une vague ascendance Numénoréenne pour tenter de se démarquer du reste de la population. Son père, riche commerçant, leur avait permis de vivre une enfance confortable et de se voir dispenser une éducation convenable. Cependant incapable de trouver une occupation à son cinquième fils, il lui ordonna d’accompagner et d’escorter ses convois marchands dirigés vers le Sud. Le gondorien franchit par quatre fois le fleuve Poros, se rendit à Umbar et à Amrûn en traversant le désert, puis, lassé de son simple métier de garde et séduit par les suderons, laissa repartir la caravane après une halte de quelques jours dans un des villages de la Mer de Dunes. Beau parleur et bon commerçant, il parvint à ne pas se faire mettre dehors, et, au fil du temps, usa de son éducation bourgeoise pour prendre de l’importance au sein de la communauté. Après plusieurs années, il obtint une place de conseiller et de trésorier auprès du chef de tribu : le père d’Assan.
Si au départ Assan ne le portait pas particulièrement dans son cœur, il finit par se faire à sa présence, puis même se lier d’amitié avec lui.
 Plusieurs années plus tard, lorsqu’Assan accéda au titre de Seigneur grâce au retrait de son père, Eldanar fut nommé chef de guerre. Jirah et son père était en effet partis pour Amûn, au service du Roi, et malgré ses origines étrangères, il était l’un des candidats les plus aptes au poste. C’est donc ainsi qu’un enfant de Pelargir se retrouva aux côtés d’un des grands gouverneurs du Harad.



Le surlendemain, le convoi fut rejoint par une nouvelle tribu, dont le chef se rendait également à la capitale. Bientôt, telle une cascade d’or, d’argent, de vêtements et de tentures rouges, pourpres ou ocre, les visiteurs envahissaient la porte et l’entrée du quartier marchand. En tête venaient Assan, accompagné d’Eldanar, qui s’avancèrent vers le détachement de le Garde Royale envoyé pour les accueillir. Jirah, dans son uniforme doré de Capitaine de la Garde, se tenait au milieu d’eux. Descendant de son cheval, Assan s’approcha, un grand sourire sur le visage.


« - Que je suis heureux de revoir ta gueule, Assan ! Quoique j’aurais préféré la voir rasée ! C’est le voyage qui t’a mis dans cet état ?
- Il est clair que la tienne l’est mieux. La capitale t’attendrit un peu trop je crois. »

Assan posa chaleureusement la main sur l’épaule de son ami, et les deux hommes se mirent à rire.

« - Suivez la Garde, et installe mes enfants dans leurs appartements, j’ai quelques affaires à régler, ordonna Assan à son lieutenant.

- Viens, je vais te le présenter. Il est là depuis deux semaines déjà… »

Jirah le mena à travers les ruelles de la capitale qu’ils observaient de loin lorsqu’ils étaient plus jeunes. Ce dernier paraissait maintenant les connaitre par cœur : il avait dû les parcourir une centaine de fois chacune. Ils finirent par arriver en face d’un bâtiment à la façade neutre, d’un seul étage orné de simples fenêtres aux volets clos. Jirah passa la petite porte en demandant à son ami de patienter un instant. Il ressortit en effet quelques secondes plus tard :

« - Il arrive, dit-il »

A peine sa phrase terminée, une ombre immense se dessina dans l’ouverture de la porte. Un colosse en sorti, laissant apparaître derrière lui une jeune fille, à demi-nue. L’homme, d’une peau aussi noire que l’écorce du plus noir des arbres de la jungle du Lointain-Harad, dépassait largement les deux mètres, et pas uniquement en hauteur. Son ventre était si énorme qu’il devait peser à lui seul plus de deux-cent-vingt livres à lui seul, et occupait facilement le volume d’une barrique. La rondeur de sa bedaine rappelait sa tête, entièrement chauve, où le double menton et les bajoues affaissées faisaient comme un tonnelet surmontant cette-dite barrique. D’un geste de la main, il renvoya la fille, puis sortit du bâtiment en riant.
« - Alors, le voilà, cet aspirant roi ! Exactement comme je m’y attendais ! »

Il s’approcha puis posa ses deux paumes sur les épaules d’Assan, reposant quelques instants son corps massif tout en continuant de rire. Le Seigneur Taÿr était visiblement gêné, non pas parce qu’un étranger se comportait familièrement avec lui, mais plus parce que l’on parlait de Roi, à l’extérieur, où n’importe qui pouvait assister à leur échange. Le mastodonte, ayant deviné l’origine du malaise, lui expliqua :

« - Boarf, personne ne nous écoute ici, et si c’est le cas, il n’aura pas de mauvaises intentions. Mais l’on peut rentrer si cela te sied davantage, il y a de la place pour nous trois.

- Je ne suis pas sûr que ce soit le genre d’établissement dont il rêve, là, tout de suite, après le voyage. Nous devrions rentrer au palais, intervint Jirah, évitant à Assan d’avoir à répondre »

Les trois hommes prirent ainsi le chemin du Palais pour pouvoir discuter sans être importunés. N’Roxul était un Mahud, originaire de la Jungle, d’après les dires de Jirah. Les tribus Mahuds, bien que proche commercialement et culturellement de celle du Harad, fonctionnaient indépendamment du Royaume de Harad, et avait leur propre capitale : Felaya. N’Roxul était un proche du gouverneur de la cité, mais ni avait pas d’attache ni de rôle particulier. Il était également chef d’une tribu vivant à la frontière du Royaume Haradrim et des Terres Mahuds, dont l’appartenance à l’un ou l’autre des deux systèmes n’était clairement pas définie. Souvent de passage à Amrûn, il y avait également des contacts et était un proche du Roi-Serpent. Très influent, il était un personnage essentiel pour Assan : il était la jonction entre les Haradrims et les Mahuds, le chaînon qui lui permettrait de rallier les deux peuples, et de s’assurer du soutien militaire et financier d’une autre grande cité. C’est ce dont il avait besoin de discuter. Il était nécessaire pour Assan d’avoir des données concrètes, et un interlocuteur qu’il pourrait utiliser pour mener ses projets à bien.  

Ce fut par ailleurs le quotidien d’Assan pendant les deux semaines qui suivirent : des rencontres, des discussions. Avec Jirah, avec Eldanar, avec N’Roxul, mais aussi avec quelques-uns des innombrables chefs de tribu s’étant rendu à Amrûn pour assister au Conseil. Le but était toujours le même : se renseigner sur les intentions de telle ou telle tribu, mener à bien des alliances ou les renforcer, récupérer quelques troupes... Jusqu’au fameux jour où devait se tenir la réunion.
Assan pénétra dans la grande salle du palais, qu’il avait découvert il y a si longtemps et qui lui paraissait maintenant bien moins grandiose qu’à l’époque, à force de la parcourir au fil des années. Le haradrim se rendit vers la salle de conseil dans l’aile Est, où l’attendaient déjà la quasi-totalité des Seigneurs Suderons, excepté quelques retardataires, et le Roi bien évidemment. Il laissa derrière la porte Eldanar et Jirah, puis entra et s’assit en silence.
Le Roi-Serpent entra dans la pièce peu de temps après. Précédé du bruit de son sceptre, sur lequel il s’appuyait pour marcher, résonnant dans le couloir, il apparut légèrement courbé. Si lors de leur première rencontre, il avait paru extrêmement vieux à Assan, il n’avait là même plus les mots pour décrire ce qu’il avait sous les yeux. S’accrochant au pouvoir depuis des dizaines d’années, il avait perdu toute prestance, et n’était désormais qu’un vieillard fébrile tremblotant parfois des mains. Si le père d’Assan avait laissé la place à son fils de son vivant, comme le voulait la coutume, quinze ans avant sa mort, le Roi-Serpent lui ne semblait pas vouloir céder son trône, alors que son fils dépassait déjà la soixantaine d’étés.

Le Grand Conseil lui parut tout aussi ennuyeux que lorsqu’il y assista la première fois, écoutant d’une oreille distraite les réclamations et les remarques de ses confrères. Chaque année, les dissidences entre tribus étaient de plus en plus marquées. Chaque chef servait ses propres intérêts, ne se préoccupait que de ses propres problèmes et de ses propres bénéfices. S’il demeurait encore un certain respect de l’autorité du Roi, ainsi que quelques grandes alliances entre plusieurs tribus, la réunion n’avait rien d’un conseil de seigneur discutant de leur royaume commun. La présence d’une prêtresse du temple de Sauron ne faisait qu’aggraver les choses : aux mésententes futiles entre gouverneurs venait s’ajouter l’ombre d’une autorité suprême qui tentait de tout diriger. Le Mordor s’était fait, au fil des années, de plus en plus exigeant, préparant la guerre contre le Gondor et les autres contrées plus au Nord. Et pendant ce temps, le Roi-Serpent, les paupières à demi closes, se contentait d’écouter et d’approuver ou de désapprouver certaines interventions des généraux, des conseillers ou des chefs de tribu. Plus Assan l’observait, plus il ne voyait en lui qu’un imposteur incapable d’incarner une quelconque autorité. Il se contint cependant, évitant de causer trop de remous pour la première séance. Séance qui s’étira durant quatre heures, avant que le Roi décide de la lever, expliquant que les discussions reprendraient après le déjeuner. Assan fut l’un des premiers à sortir, juste derrière son Roi. Il retrouva Eldanar à l’extérieur, à qui il fit un signe de tête. Le gondorien se mit immédiatement en route, empruntant les couloirs du palais à la suite du Roi du Harad. Assan quitta le Palais Royal par la grande porte, le sourire aux lèvres.


Il la repassa quelques heures plus tard, avec toujours le même sourire. Se dirigeant vers la salle du conseil, il avait fait durer son repas afin de s’assurer que tous seraient déjà installés lorsqu’il se présenterait. Dans le couloir, Jirah était déjà là, l’air légérement nerveux. Ils n’échangèrent qu’un regard, puis Assan pénétra dans la salle, bruyante des discussions qui s’y tenaient. Il se tint dans l’entrée une ou deux minutes, le temps que plusieurs remarquent sa posture, puis pris la parole :


« - Mes frères, je suis au regret de vous annoncer que le Roi-Serpent ne se présentera pas à cette séance du conseil, ni aux suivantes d’ailleurs. Le vieil homme vient de quitter ce monde. Et je crains que son fils ne puisse lui non plus prétendre à sa succession. »

L’annonce eut évidemment l’effet auquel on pouvait s’attendre : stupeur générale et grand silence. Peu étaient dupes quant aux circonstances de la mort de leur Roi, certains étaient d’ailleurs de mèche, mais aucun n’osa parler pendant quelques secondes. Coupant court à toute objection pouvant survenir une fois la surprise passée, une trentaine d’hommes de la Garde pénétrèrent dans la pièce, armes au poing, pendant qu’Assan continuait.

« - Les Serpents étaient assis sur ce trône depuis bien trop longtemps, et celui-là tout particulièrement. La tribu, menée par quelques hypothétiques Numénoréens, profite du trône depuis des siècles, mais la gouvernance du Harad doit revenir aux membres de son peuple, pas à des bâtards à l’origine douteuse. Le royaume, sous leurs règnes, n’est devenu qu’un faible rassemblement de tribus éparses, cupides et belliqueuses dont vous êtes les représentants. Votre hypocrisie vous a conduit jusque-là à accepter l’autorité, voire à respecter, un vieillard incapable de s’exprimer correctement. Je vous laisse aujourd’hui l’opportunité de faire votre propre choix, de vous accorder votre libre-arbitre. Accepter l’autorité d’un Roi suprême, détaché de toute tribu, servant l’intérêt de son royaume entier, ou bien s’attacher à un régime archaïque, et rejoindre les Serpents dans leur fuite. La Garde Royale a déjà choisi son suzerain. Soumettez-vous à mon autorité et vous bénéficierez, vous et votre communauté, d’une place dans le nouveau royaume du Haradwaith. »

Le discours n’était là que pour les apparences. Beaucoup avait déjà fait leur choix. Une majorité s’était préalablement rangée aux côtés d’Assan, pour des raisons économiques, militaires, ou bien sous la pression du seigneur Taÿr. D’autres, évidemment, n’abandonneraient jamais leur Roi quelles que soient les circonstances. Les quelques indécis restant ne furent pas autorisés à tergiverser plus longtemps lorsque la précédente catégorie subit les foudres d’Assan et de ses lieutenants. En effet, à peine avait-il finit de s’exprimer qu’il dégaina son sabre pour s’avancer vers les personnes concernées. N’Roxul s’était levé, sa lourde masse de bois dans les mains, et Jirah et ses hommes s’avançaient également. En un éclair, furent égorgés, décapités ou empalés les quatre généraux du Roi-Serpent, ainsi que quelques autres seigneurs et nobliaux de la cour de l’ancien roi, sans qu’aucun n’ait eu l’occasion de faire autre chose que de se lever ou de pousser un dernier cri. La prêtresse, ayant entamé un discours sur la nécessité d’un accord de son maître avant ce genre d’événement, vit sa cervelle dispersée dans tout un coin de la pièce, sous le coup d’un N’Roxul rigolard. Son corps chancela une seconde, privé de tête, puis s’écroula, mettant un terme à la scène de massacre, s’étant déroulée en moins d’une minute.
Sans plus attendre, Assan quitta la pièce, sachant pertinemment que son opération était un succès. Pas un seul autre seigneur n’avait pu s’exprimer durant l’action.



Partie III : Renouveau



Durant les six mois suivants, la suite fut bien moins aisée. Continuant dans l’idée d’éradiquer la suprématie de la tribu des Noir-Serpent sur le Harad, le couronnement du Roi-Doré fut accompagné de l’apparition du nouvel étendard : toujours sur fond écarlate, on trouvait maintenant au centre le sceptre et la couronne royale, couleur or. Sathemptis, le nom de règne qu’Assan avait choisi, fit disparaitre un à un chacun des symboles rappelant une quelconque tribu, les remplaçant par des emblèmes capables de faire unité chez les Haradrims. Si le peuple d’Amrûn avait accepté relativement rapidement l’apparition d’un nouveau roi qui ne changeait en réalité que peu de choses dans leur quotidien, les tribus lointaines vivaient beaucoup moins bien ces perturbations. Suladan, le dernier des Noir-Serpent, absent du Conseil, s’était retranché dans son fief, la ville de Zimrênzil, et avait depuis coupé tout échange avec la capitale. Assan s’attendait à ce genre de réaction de la part du plus impulsif des généraux du Roi-Serpent, et disposait de toutes manières de la plupart des troupes du Harad pour reprendre la ville en temps voulu. Il voulait cependant s’assurer du soutien des tous les autres Suderons, ou bien de la dissolution des tribus dissidentes, tâche qui demandait beaucoup de temps au Roi-Doré. D’autant plus qu’il s’était séparé de la majorité de ses proches. Sifraë, restée à Tarrîz, faisait de son mieux pour gouverner la ville en son absence et fédérer les quelques tribus alentours à la cause du nouveau Roi. N’Roxul avait lui quitté Amrûn pour retourner à Felaya, chargé de faire valoir la cause de Sathemptis auprès des tribus Mahuds. Eldanar se préparait à partir pour le Nord, chargé de pacifier la Mer de Dunes et surtout se diriger vers la frontière avec le Gondor avec la plupart des forces Taÿrs.
Ne restait donc à la capitale que Jirah et la Garde Royale, les autres chefs de tribu ayant rejoint leurs propres terres, ou bien pour se préparer à leur serment d’allégeance et au rattachement à Amrûn, ou bien pour tenter de mener une résistance que Sathemptis savait vaine. Car le Roi-Doré ne doutait pas une seule seconde de sa cause, et de la réussite de son entreprise. Le Haradwaith redeviendra bientôt la contrée terrifiante qu’elle était autrefois.



¤ Caractère:

La principale qualité qui distingue Assan de son prédécesseur est probablement son éthique, sa franchise… Ce serait d’ailleurs l’une des seules qu’il possède. Bien plus concerné par le sort de son royaume, le roi Sathemptis peut être juste, mais aussi cruel et impitoyable si cela constitue le moyen le plus rapide d’arriver à ses fins. Il a cependant une volonté forte d’unifier le peuple suderon derrière un objectif commun, et d’accorder au Harad la place et le pouvoir qu’il mérite. Cela passera par l’émancipation du Mordor, et du culte de Sauron, dont le roi n’est pas et n’a jamais été un pratiquant assidu, non pas par haine du Seigneur Noir, mais par le peu d’intérêt qu’il porte dans les croyances en général, sa seule motivation étant son peuple et la richesse qu’il peut créer. Richesse aussi bien économique que culturelle, ou militaire.
Avec ses proches, il sait être amical, mais sans beaucoup plus. Si sa femme, ainsi que Jirah, restent les deux personnes avec lesquels il est capable de plus échanger, et d’éprouver un amour sincère, il n’en demeure pas moins relativement inapte aux interactions sociales en général, préférant la de loin la solitude.


¤ Physique:
Le physique du nouveau Roi du Harad est tout ce qu'il y a de plus commun : les yeux marrons, soulignés par un maquillage noir lors des grandes occasions, des cheveux noirs, épais, demi-longs peu coiffés à l'exception de certaines tresses qui tombent dans son dos au niveau des épaules. Légèrement en dessous de la moyenne pour son peuple, les Suderons demeurent des hommes de grande taille, ce qui conduit Assan à avoisiner les six pieds de hauteur. Est moins commun en revanche son statut de noble, et les innombrables petites décorations que cela implique. Le Seigneur Taÿr ne quitte que très rarement ses bracelets d’ors cerclant ses poignets, ses bagues d'or ou d'argent serties de quelques pierres précieuses. Dans ses cheveux, quelques plaques dorés viennent entourer ses tresses, et l'on trouve toujours des traces d'or ou d'argent sur les tissus colorés qui le vêtissent.

¤ Parentée et personnes proches: Si Sathemptis, comme tous ses prédécesseurs, possède une multitude de conseillers ou d'assistants, et une cour gigantesque de divers dirigeants de tribus, il a bien évidemment conservé ses anciens proches. Son général en chef, Jirah, est à la tête des armées de tout le Royaume et demeure son plus fidèle ami et conseiller. Eldanar est lui général en second, ayant cédé sa place à Jirah lors de la conquête du trône, et gouverneur de la ville de Zimrenzîl. Sa femme, Sifraë, avec qui il a eu deux jeunes enfants, Salim et Mayya, ne vit pas pour l'instant à la capitale afin de gérer la ville de Tarrîz mais reste son refuge, et une main forte de plus pour l'assister dans la direction du Haradwaith. Ne s'étant pas débarrassé de la totalité des proches du Roi-Serpent, un autre de ses principaux conseiller est Syrio, un vieux personnage ayant déjà assisté l'ancien roi pendant plusieurs années. Jouant le rôle de trésorier en apparence, c'est un Suderons expérimenté capable de coordonner les nombreux membres de la cour du Roi.







Le Joueur


Votre âge : 17 ans
Localisation : Lyon
Depuis combien de temps faites vous du rp ? : La même durée que sur l’autre présentation, plus quatre mois
Sur quels autres forum êtes vous ? : Aucun autre
Pourquoi ce forum ? : Toujours les mêmes : un forum super basé sur un univers qui me plait, avec des règles au point et une superbe communauté pour faire tourner le tout
Comment nous avez-vous trouvé ? : Il se trouve que je vous ait dans mes onglets Firefox, depuis le temps…
Idées & Suggestions pour l'amélioration du forum : Pas vraiment là…



© By Cirion - Eredil




Dernière édition par Sathemptis Ier le Jeu 7 Jan - 19:06, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
Sathemptis Ier
Grand Empereur du Sud ¤ Roi Doré du Haradwaith ¤ Seigneur des Taÿrs

Grand Empereur du Sud ¤ Roi Doré du Haradwaith ¤ Seigneur des Taÿrs
avatar

Masculin
▌INSCRIT LE : 03/02/2013
▌VOTRE AGE : 19
▌MESSAGES : 240
▌ROYAUME : Royaume du Harad
▌COMPETENCES : Oui

Feuille de route
Argent: 800 Po's
Équipement et Montures:
Armées sous les drapeaux ::

MessageSujet: Re: Sathemptis Ier - Roi du Harad   Lun 4 Jan - 18:50

Je up pour signaler que c'est terminé. J'ai fini carrément à la va-vite mais j'ai déjà le nombre de lignes nécessaire et je préfère être validé tôt pour commencer la partie mais si je développe bien moins mon personnage ^^

Merci d'avance au valideur ! Smile


Revenir en haut Aller en bas
Daralia
Membre de la Compagnie Grise - Epée d'Evendim
Membre de la Compagnie Grise - Epée d'Evendim
avatar

Masculin
▌INSCRIT LE : 19/12/2010
▌VOTRE AGE : 24
▌MESSAGES : 607
▌ROYAUME : Arnor
▌VOTRE RANG : Membre de la Compagnie Grise

Feuille de route
Argent: 0 PO's
Équipement et Montures:
Armées sous les drapeaux ::

MessageSujet: Re: Sathemptis Ier - Roi du Harad   Mar 5 Jan - 9:37

Validé, je ne t'ai pas mis les lignes de rab parce que je ne peux pas les compter correctement ici - si tu les veux, réclame-les moi dans la soirée.


"Eva, Jikel, Raito, Glonthein, Daralia, Mendra, RSA, et bien sûr, L'Ancien, sont heureux de vous accueillir au sein du clan des rôlistes bons à enfermer. Nous vous rappelons que le clan ne sera nullement tenu responsable des éventuels séjours en asile de nos membres."

Oscars:
 
Revenir en haut Aller en bas
Sathemptis Ier
Grand Empereur du Sud ¤ Roi Doré du Haradwaith ¤ Seigneur des Taÿrs

Grand Empereur du Sud ¤ Roi Doré du Haradwaith ¤ Seigneur des Taÿrs
avatar

Masculin
▌INSCRIT LE : 03/02/2013
▌VOTRE AGE : 19
▌MESSAGES : 240
▌ROYAUME : Royaume du Harad
▌COMPETENCES : Oui

Feuille de route
Argent: 800 Po's
Équipement et Montures:
Armées sous les drapeaux ::

MessageSujet: Re: Sathemptis Ier - Roi du Harad   Mar 5 Jan - 20:07

Merci beaucoup !
J'ai moi même compté et suis parvenu à un total de 229 lignes pour toute l'histoire si ça peut t'aider...
J'imagine que vous êtes tenus de les recompter vous même, donc si tu dois tout de même le faire, fais le quand t'as le temps, je suis pas du tout pressé pour ça.


Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Sathemptis Ier - Roi du Harad   

Revenir en haut Aller en bas
 
Sathemptis Ier - Roi du Harad
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Mordor ou Harad
» La grande Muraille de Harad
» Arrivée du homme du harad à Osgiliath
» Marché de Harad
» liste d'armée Harad en 750pts

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Back to Dagor Dagorath : l'Âge des Héros :: [Avant d'entrer en Terre du Milieu] :: FICHES VALIDEES-
Sauter vers: