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 Daralia V2

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Daralia
Membre de la Compagnie Grise - Epée d'Evendim
Membre de la Compagnie Grise - Epée d'Evendim
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Masculin
▌INSCRIT LE : 19/12/2010
▌VOTRE AGE : 24
▌MESSAGES : 607
▌ROYAUME : Arnor
▌VOTRE RANG : Membre de la Compagnie Grise

Feuille de route
Argent: 0 PO's
Équipement et Montures:
Armées sous les drapeaux ::

MessageSujet: Daralia V2   Sam 26 Déc - 17:24






Daralia



Âge du personnage : 32 ans
Race du personnage : Homme - Dunedain
Titre : L’Épée d'Evendim.
Lieu de naissance : Près d'Annuminas.
Lieu de vie : L'Eriador en général.
Grade du personnage : Pas de WG, donc le grade importe peu, si ce n'est pour les sous de départ.
Allégeance : Dunedains d'Arnor
Rang spécial : Membre de la Compagnie Grise - Epée d'Evendim
Votre âge : 22 ans
Localisation : en France
Depuis combien de temps faites vous du rp ? : Très longtemps. Trop longtemps
Sur quels autres forum êtes vous ? : forum rp axé plus sur le "social" que l'action, Sanctuary of heart
Pourquoi ce forum ? : ...
Comment nous avez-vous trouvé ? : ...
Idées & Suggestions pour l'amélioration du forum : ...




Histoire
______________________________________



Sauvetage

-Mam...

-Chut, ma petite. Ecoute-moi bien, c'est très important. Tu te souviens quand tu jouais à cache-cache avec les autres ? Tu allais te mettre dans notre réserve... Et bien là, je veux que tu fasses pareil, et tu n'en ressors pas tant que tu entendras du bruit dehors, d'accord ?


La gamine hocha la tête, apeurée. Au vu du tumulte qui régnait à l'heure actuelle, elle ne pensait pas possible que le bruit s'arrête un jour.

-C'est bien Daralia, grande fille. Allez, file, je te reverrai plus tard...

La femme embrassa sa fille sur le front, puis la poussa vers la trappe de la réserve.

-Adieu, ma petite, murmura-t-elle avant de quitter la hutte, afin de faire face une dernière fois à la bataille qui faisait rage dans le village


Cachée dans l'obscurité la plus complète, l'enfant se dissimula plus encore sous un pan de toile, et malgré le bruit qui régnait au dehors, elle ne tarda pas à perdre toute notion du temps : la peur et la fatigue prirent le dessus, et elle sombra dans l'inconscience.
Lorsqu'elle revint à elle, la jeune enfant était toujours sous son pan de toile. Une odeur de soufre assaillait ses narines. Quelque chose avait brulé ? Lentement, elle se dégagea, et après quelques minutes passées à se réorienter, elle retrouva la trappe menant à la sortie. Elle allait l'ouvrir quand elle se souvint de ce que lui avait dit sa mère : ne pas sortir tant qu'il y aurait du bruit. Du coup, elle fit de son mieux pour plaquer son oreille contre le morceau de bois, se demandant si ça l'aiderait à mieux entendre. Quoi qu'il en fut, seul un silence complet répondit : de toute évidence, elle pouvait sortir.
Lorsqu'elle ouvrit la trappe, elle fut accueillie par une volute de fumée qui la fit tousser quelques instants. Se recouvrant la bouche de son vêtement, elle finit de sortir et put contempler une scène de désolation. Autour d'elle régnaient mort et destruction. Une grande partie du village avait été brulée, et les huttes restantes saccagées. En quelques endroits, des cadavres jonchaient le sol – mais quels qu'ils soient, l'enfant ne les reconnaissait pas. Elle se mit à appeler sa mère et son père, mais seul le silence lui répondit. Où étaient-ils ? Pourquoi ne lui répondaient-ils pas ? Tant de question dont elle n'avait pas les réponses.
Elle réalisa alors que son ventre lui faisait mal. Depuis combien de temps n'avait-elle pas mangé ? Si sa mère n'était pas là pour lui préparer quelque chose, ça voulait dire qu'elle allait devoir trouver quelque chose toute seule ?
Quelques heures plus tard, elle errait dans les décombres du village. Elle avait trouvé de l'eau, qu'elle avait bu goulument, mais la réserve de la hutte de ses parents ne contenait pas de nourriture qu'elle aurait pu manger sans préparation : elle avait essayé quelques aliments, et les avait recraché aussitôt, incapable de les avaler.
Avec tout cela, elle n'avait pas fait attention : elle s'aperçut bientôt qu'il faisait nuit ! Il fallait qu'elle dorme, sinon sa mère ne serait pas contente lorsqu'elle reviendrait. A peine cette pensée lui était venue qu'elle sombra dans les bras de Morphée, en plein milieu du village.
Elle fut réveillée le lendemain matin par des voix inconnues. Qui ? Pas des gens du village, des gens qu'elle connaissait, sinon elle les aurait reconnus. Les voix s'approchaient. Elle tenta de se relever, mais en fut incapable : ses jambes ne semblaient plus pouvoir la porter. Elle commença à paniquer, ne sachant plus quoi faire, et les voix étaient suffisamment proches pour qu'elle puisse comprendre ce qu'ils disaient.


-...subi une attaque, on dirait bien.

-Va voir avec le gamin si il y a des survivants. Je vais regarder si ces […] sont encore dans le coin.


La jeune fille trouva bizarre « d'entendre » un blanc au milieu de la phrase de l'homme, mais son esprit se concentra sur un autre mot : « survivant ». Est-ce que ça voulait dire qu'ils allaient l'aider ? Elle tenta de parler, mais tout ce qui sortit de sa bouche fut un borborygme quasi-inaudible. Malgré tout, elle entendit deux séries de pas, une légère, l'autre plus lourde, s'approcher d'elle.
Une voix, d'enfant cette fois, se fit entendre près d'elle :


-Regarde, là ! Est-ce que..


Elle entendit les pas lourds s'avancer vers elle, et une main commença à la tâter à quelques endroits. Elle réagit en murmurant des paroles incompréhensibles.

-Non, elle est vivante, même si elle fait peine à voir. Mais ne t'inquiète pas, si on s'occupe bien d'elle, elle sera sur pieds en quelques jours.

A ces mots, elle se sentit sourire : elle ne comprenait pas tout ce qu'il se passait, mais lorsque des bras la soulevèrent et l'emportèrent, elle eut, enfin, le sentiment d'être en sécurité.

La compagnie de Sirn.

Ils étaient un groupe de voyageurs assez peu banal : six personnes en tout, venant d'horizon très différents. Sirn et Borson étaient des Rohirrims, respectivement oncle et neveu. Le second avait sept ans, le premier cinq fois plus. Il s'occupait du gamin et l'amenait dans ses voyages depuis la mort de son frère et de son épouse, les parents de Borson. Bien que marchand ambulant à l'origine, il ne faisait pas que vendre et acheter lors de ses voyages, et était le chef de cet étrange compagnie. Sylen : une vétéran de l'armée de Dale, qui en avait assez de la discipline militaire. Ses talents de pisteuse et d'archère lui valent d'agir en éclaireuse pour le reste du groupe. Daven et Germir étaient tant des opposés que les meilleurs amis du monde : le premier est un colosse, mercenaire du Dorwinion, et le meilleur combattant du groupe, tandis que son ami est un érudit de Dol Amroth, spécialisé en histoire et légendes, d'apparence frêle, mais vif. Enfin, membre le plus incongru de la troupe, Taran, un nain des Montagnes Bleues qui servait de « bricoleur », même s'il persistait à rouspéter, prétendant qu'il gâchait son « art » dans des réparations frivoles. Pourtant, tous savaient que ce n'est qu'une façade, et que ce nain de 150 ans considèrait chacun de ses compagnons comme s'ils étaient ses propres enfants.
Et pour terminer, une septième membre était venue s'ajouter, une jeune enfant, a priori Dunedaine, qui répondait au nom de Daralia. Tout ce que les autres savaient, c'est qu'elle vivait auparavant dans un village proche du lac d'Evendim, et qu'elle était certainement la seule survivante, lorsqu'ils l'avaient trouvé à l'âge de sept ans. Sa mémoire était confuse, et pleine de trous, comme si elle avait inconsciemment bloqué certains souvenirs pour éviter un traumatisme.
Et que peut bien faire un groupe aussi hétéroclite, demanderez-vous ? Bien des choses : leur diversité fait qu'ils ne sont pas limités dans leurs activités : mercenariat, chasse au trésor, négociations, exploration... Ils rendent service quand ils le peuvent, et voyagent et découvrent le monde le reste du temps.
Il ne fallut guère de temps pour que la jeune enfant s'intègre au coeur de cette bande. Le temps aidant, elle sembla oublier d'où elle venait, et ce fut bientôt comme si elle avait toujours été là. Malgré ses problèmes de mémoire concernant son passé, elle n'en était pas moins vive de corps et d'esprit. Dans un premier temps, ce furent Germir et Sylen qui devinrent ses enseignants de choix : au fil des premières années de la petite Dunedaine dans le groupe, ils lui apprirent ce qu'elles purent, l'un sur l'histoire, l'autre sur le tir à l'arc et l'art du pistage. Bien qu'elle n'apportait pas exactement de nouveau talent au groupe, elle révéla rapidement son utilité au groupe par une façon unique de voir les choses, qui les aida quelques fois à se sortir de situations gênantes.
Malgré d'éventuelles difficultés, ce fut une époque calme pour le groupe : le plus souvent, c'était plus de peur que de mal, et ils ne se retrouvèrent que peu souvent dans de véritables combats, généralement contre des brigands sans réelle conviction ou des loups sauvages : rien que quelques hommes et femmes entrainés n'auraient su repousser.
Malgré tout, Sirn était inquiet : lui seul, de tous, avait noté quelque chose d'étrange chez la jeune fille. Face à certains mots, et certains bruits, elle semblait ne pas réagir, comme si elle ne les avait pas entendu. Et ces mots et ces bruits tournaient toujours autour d'une même notion... Et il pensait savoir pourquoi elle faisait un tel blocage, et ça l'inquiétait. De nombreuses années avaient passé, et tant Daralia que Borson avaient environ 17 ans, dorénavant. Les autres membres du groupe vieillissait, notamment Sylen et lui-même, et ils s'attendaient à ce que leurs apprentis respectifs prennent la relève, et cela signifiait qu'ils allaient devoir plus s'impliquer. Jusque là, dans les quelques combats qu'ils avaient pu affronter, ils n'avaient jamais eu de mort, au pire que des blessés, et les deux plus jeunes n'avaient jamais dû combattre. Mais étant donné la région qu'ils traversaient actuellement, il avait peur qu'ils ne tombent sur l'objet du traumatisme de la Dunedaine... Et si c'était le cas, et qu'elle craquait, les choses s'avèreraient bien plus compliquées. Ils n'avaient pas assez de chevaux pour tout le groupe, même si chacun était capable de monter n'importe laquelle des montures sans problème -mais ça excluait une fuite regroupée. Et on n'abandonnait personne dans la compagnie de Sirn, c'était la règle d'or : on vivait et on mourait ensemble.

C'était une après midi d'automne, et ils traversaient en effet les dangereuses contrées de Houssaye : dangereuses, car au fil des années, de plus en plus de bandes d'orques avaient été signalées, et Sirn était du genre à tendre des embuscades, pas à se faire prendre dans une. Grâce au travail de repérage de Sylen, ils avaient pu éviter toute rencontre malvenue... Dès qu'ils auraient passé la Sonorone et rejoint la grande route de l'Est, ils seraient arrivé sur le territoire contrôlé par Fondcombe, qui devrait être bien plus sûr.
Malheureusement, ça ne devait pas se passer aussi simplement. L'alerte fut donnée par la Dalienne, au milieu de l'après-midi : des traces fraiches d'une petite bande d'une quinzaine d'orques, et ils étaient bien trop proches. Le terrain était suffisamment à découvert pour que ça ne soit plus qu'une question de minutes avant qu'ils ne soient repérés et attaqués. En quelques instants, le mot d'une attaque imminente fut passé, et chacun récupéra des armes. Daralia, bien que peu sûre d'elle, empoigna un arc et un carquois de flèche, et passé une épée courte de réserve à sa ceinture. Elle avait également appris à se servir de cette arme-là, et à en croire Daven, elle était douée. Alors qu'elle sortait du chariot qui contenait les armes, elle vit Sirn lui faire signe de s'approcher.


-Qu'est-ce qu'il y a ? Demanda-t-elle d'un air inquiet.

-C'est ta première bataille, et ça ne va pas être l'ennemi le plus facile à affronter, surtout pour toi. Quel que soit l'adversaire qui arrivera, je veux que tu gardes ton calme et que tu te concentres. Ta survie, et celle de tout le monde, en dépend.


La rouquine acquiesça en guise de réponse, ne comprenant pas encore l'origine des inquiétudes du chef de la bande. Ce dernier appela son neveu, qui s'approcha à son tour.

-Bien, gamin, je veux que tu protèges ton amie en cas de pépin. Vous deux êtes trop jeunes pour mourir, au moindre pépin, je veux que vous preniez ces deux-là – il désigna deux des chevaux de la bande – et que vous filiez vers Bree. Si je te donne l'ordre de partir, je veux que tu le fasses, et que tu emmènes Daralia avec toi, compris ?


Le jeune homme hocha la tête, et bien que l'inquiétude se lisait dans son regard, il faisait de son mieux pour ne pas en prendre compte : Sirn était connu pour sa prudence, ce n'étaient probablement que des précautions... A peine eut-il le temps de se détourner qu'un cri perçant se fit entendre. Un cri que les vétérans du groupe avaient déjà entendu.

-Ils arrivent ! Tout le monde, à vos positions. Sylen, Daralia, accueillez-les avec vos flèches... Daralia ?

Depuis que le cri avait déchiré l'air, la jeune Dunedaine se tenait immobile, les yeux grand ouverts. La main qui tenait son arc tremblait, et ses pensées étaient confuses. D'où venait cette peur irrationnelle qu'elle ressentait, si forte qu'elle n'arrivait plus à bouger d'un pouce ? Quel était ce bruit ? Pourquoi lui avait-il paru étrangement familier ?
C'est alors qu'ils apparurent, surgissant par-dessus une butte à une centaine de mètres d'eux, courant à toute allure. De taille inférieure à celle d'un homme normale, ils étaient vêtus d'armures de métal en pas si bon état, et avaient des armes diverses, mais toutes conçues pour tuer. Mais plus que tout, c'était leur visage qui fit résonner quelque chose à l'intérieur de la jeune femme. Un visage le plus hideux qui soit, avec des teintes allant du gris au verdâtre. Devant ses yeux, des images se mirent à défiler dans sa tête : des bribes de mémoire, incomplètes, mais qui montraient des images similaires à celles qu'elle avait sous les yeux. Et également d'autres visages, familiers, mais auxquels elle n'arrivait pas à donner de noms... Un mal de crâne horrible commença à se faire sentir tandis que son esprit bouillonnait, sans qu'elle parvienne à contrôler ce qu'il se passait. N'y tenant en plus, elle se mit à hurler, sans trop savoir pourquoi.


-Merde, jura le Rohirrim. J'avais peur que ça n'arrive. Bon, pas de temps à perdre... Borson, tu l'emmènes avec toi, maintenant ! On se débrouillera, t'en fais pas.

La peur se lisait maintenant dans les yeux du jeune homme, mais ce n'était pas pour lui qu'il avait peur. Ne pouvant pas discuter l'ordre de son oncle, il fit de son mieux pour pousser son amie jusqu'à une monture, tandis qu'il prenait celle d'à côté. Elle ne disait plus rien, et agissait sans réfléchir, mais au moins suivait-elle les consignes du jeune Rohirrim sans discuter. Son sang Rohhirim ne mentait pas : il était un très bon cavalier, et il parvint à guider les deux chevaux en même temps afin de les éloigner le plus possible de la bataille qui commençait tout juste. Il fit un bon kilomètre avant de s'arrêter et de rendre les rênes à Daralia.

-Bien. A partir de là, il faudra que tu continues toute seule. Ma place est aux côtés de mon oncle. Dans la compagnie de Sirn, on vit ensemble ou on meurt ensemble, tu connais la devise.

La Dunedaine leva les yeux vers son ami, comme si elle commençait seulement à comprendre ce qu'il se passait.

-Borson... Non...

-Va vers Bree, tu connais la route. Si la chance le veut, peut-être qu'on se retrouvera là-bas.


Après un dernier sourire, il fit partir sa monture au galop, retournant en direction de l'embuscade. Au passage, il donna une claque à l'arrière de la monture de Daralia, qui partit au galop dans l'autre sens. Reprenant les rênes, la rouquine ne fit toutefois rien pour l'arrêter. Toutes les fibres de son être voulaient qu'elle s'éloigne  de ces créatures... Mais si elle le faisait, elle savait qu'encore une fois, des êtres proches d'elle perdraient inévitablement la vie...
Encore ? Pourquoi avait-elle pensé ce mot ? Cette simple pensa débloqua quelque chose en elle. En un instant, elle se souvint de tout : l'attaque sur son village, ses parents qui s'étaient sacrifiés pour lui donner le temps de se cacher... Et les orques qui étaient arrivés en masse, écrasant sans pitié. La compagnie de Sirn, qui l'avait sauvé d'une mort certaine, qui avait été comme une nouvelle famille. Sa première famille, elle n'avait pas les moyens de la protéger... Son regard tomba sur l'arc, qui était toujours enfilé autour de son épaule, de même que le carquois. Cette fois-ci, elle avait les moyens d'aider... En aurait-elle le courage ?
Elle ne prit pas la peine de répondra à sa propre question. D'une pression des rênes, elle fit faire un arc de cercle à sa monture, jusqu'à ce qu'elle fasse demi-tour.

Les choses se passaient mal. Sylen avait pu abattre deux orques avant qu'ils n'arrivent au contact, mais à présent, elle ne pouvait plus tirer sans risquer de toucher un allié, et ils étaient clairement débordés. Le retour de Borson leur avait permis de se regrouper, et ils s'étaient placé en cercle, afin de ne pas se faire attaquer de dos. Mais malgré tout, ils avaient du mal à abattre des ennemis, et plusieurs d'entre eux étaient blessés, surtout Sirn et Germir. Le deuxième notamment, était sur le point de s'effondrer, et un orque s'avançait pour finir le travail, lorsque la créature s'immobilisa, le bras en l'air. Il s'effondra, révélant une flèche plantée dans sa nuque.
Daven, qui avait vu la scène, repoussa un orque et regarda rapidement aux alentours. Il vit une silhouette massive se déplacer dans les arbres, mais il n'eut pas le temps d'en voir plus. Quelques instants plus tard, une autre flèche s'abattit, cette fois sur l'orque face à Sylen, de nouveau dans la nuque. En un coup d'oeil, elle reconnut l'arme :

-C'est une de mes flèches... Mais...

Une troisième flèche rasa au-dessus de son épaule, et fila entre Taran et Sirn,  de l'autre côté du cercle, atteignant un autre orque en pleine tête.

-Attendez, si c'est elle, comme elle fait pour se déplacer aussi vite ? lança Sirn en parant un coup.

-Elle est toujours sur son cheval, si mes yeux ne m'ont pas trahi, répondit Daven, qui abattit dans le même temps un orque qui avait apparemment oublié que son adversaire maniait un lourd espadon.


Avec l'intervention de l'archère, la compagnie de Sirn passa à la contre-attaque, et Daralia en profita pour se dévoiler. A l'instant où ils lancèrent leur assaut, la Dunedaine surgit depuis les arbres au triple galop, cette fois son épée à la main. A son premier passage, elle faucha deux orques, puis ralentit sa monture jusqu'à pouvoir descendre de cheval. Un seul orque s'approcha d'elle, et il le regretta amèrement : celle qui lui faisait face n'avait plus rien de la fille traumatisée qui avait fui quelques minutes auparavant. Cette-fois ci, c'était quelqu'un de déterminé, et qui avait l'intention de faire payer aux orques ce traumatisme qu'elle avait vécu près de 10 ans auparavant. Avec rage, elle dévia l'attaque de l'hideuse créature et transperça son torse d'un coup d'estoc. Laissant la créature s'effondrer, elle se dirigea vers le groupe, qui en terminait enfin. Il y avait plusieurs blessés, mais deux étaient à terre : Germir et Sirn. Le premier s'était simplement évanoui, et Sylen s'occupait déjà de lui, mais Sirn, bien qu'éveillé, venait de s'effondrer au sol, comme si ses forces l'abandonnaient d'un coup.


-Sirn, tiens bon ! C'est pas le moment de flancher.

L'homme sourit à la Dunedaine, et jeta un regard vers le chariot, avant de revenir à son interlocutrice, qui commençait à essayer de nettoyer ses plaies.

-Au contraire, il n'y aurait pas de meilleur moment... Au début, tu nous as fait peur... Mais à la fin, le gamin et toi, vous avez été splendide. Comment vont les autres ?

-Germir est K.O., mais on le remettra sur pieds, de la même façon que vous l'avez fait avec moi il y a si longtemps, répondit Daralia avec une larme au coin de l'oeil. Et toi aus..
.


Elle s'arrêta, alors qu'elle aperçut la dernière blessure de l'homme : une large entaille dans son ventre, et qui laissait voir une partie de ses boyaux... C'était un miracle qu'il soit encore capable de parler.

-Ecoute-moi, Daralia. Je sais ce que tu penses : tu crois que tu as échoué, et tu t'en veux de ne pas être revenue à temps. Mais rien que le fait que tu sois revenue, après ce que tu as vécu... Ca montre à quel point tu es forte. Daven, apporte-moi mon coffre. J'ai quelque chose à donner à notre jeune amie...

Le colosse acquiesça et fut vite revenu, portant une petite cassette en bois, qu'il posa à côté de Sirn. Le Rohirrim l'ouvrit, et après quelques temps passés à fouiller son contenu, sorti une carte et un autre objet, qui ressemblait à un talisman.


-Sur cette carte, tu trouveras... L'emplacement de ton village natal... Et ça, je l'ai trouvé dans les décombres de la hutte près de laquelle tu étais... Rien n'indiquait que ça appartenait à ta famille, mais peut-être que ça te rappellera quelque chose...


La fille prit l'objet – une broche en argent en forme d'étoile.

-Si, je l'ai déjà vu... dans les affaires de ma mère, j'en suis presque sûre.

-Dommage que Germir ne soit pas debout, il t'en aurait parlé mieux que moi... Mais de ce qu'il m'a dit, il s'agit d'un objet de reconnaissance porté par certains Dunedains du Nord. Après le spectacle que tu nous as... offert, je crois que... tu mérites de la... porter.


L'homme commençait à faiblir dangereusement. Tous ceux qui le pouvaient s'étaient rassemblés autour de lui.

-Mes amis, ça a été... un plaisir de vous con...naître. Aidez le gamin pour la suite, faites attention à ce qu'il ne fasse pas de bêtise... mais malgré tout, suivez-le. Il en a dans le ventre. Et toi, Daralia... Il est temps... que tu suives ta... propre voie.

Ainsi furent les dernières paroles de Sirn de Calenhad, marchand ambulant et chef de la compagnie de Sirn.

Solitaire

Après ces évènements, la jeune femme fit ses adieux à la compagnie de Sirn, non sans promettre de garder l'oreille attentive au cas où elle entendrait parler d'eux. Elle souhaitait voyager de son côté, dans les régions au Nord de la Comté, afin de mieux connaître la région où vivaient les Dunedains, et à terme, retrouver l'endroit où elle était née – un village au bord du lac Evendim, proche des ruines d'Annuminas, à en croire la carte de Sirn.
Après avoir passé deux années  à voyager dans les anciens territoires du Rhudaur et de l'Arthedain, la jeune femme se retrouva bientôt au pied des contreforts des Montagnes Bleues. On disait que les Torses Larges avaient réinvesti leur ancienne demeure de Belegost une dizaine d'années plus tôt. Le seul nain qu'elle connaissait jusque là était Taran, et il serait intéressant d'en apprendre plus sur ce peuple.
Elle demeura une année entière dans la demeure d'Azaghâl II. A sa surprise, le roi des Torses-Large l'accueillit en personne, probablement pensant qu'il recevait une émissaire des Dunedains. Il fallait dire qu'après deux années à voyager et travailler dur pour vivre par elle-même, la jeune femme avait prit de la carrure, et n'avait étrangement toujours pas fini de grandir. Mais après avoir détrompé le nain en lui racontant son histoire, celui-ci se contenta de répliquer en lui racontant la sienne, amenant au fait qu'en fin de compte, il n'était jamais trop tard pour devenir celui ou celle que l'on aurait dû être : il était encore temps pour elle de prendre sa place parmi les Dunedains, si elle en avait la volonté. C'est une année où elle changea de mode de vie, s'adaptant au travail des nains qui lui était accessible afin de mieux les comprendre.
Puis vint le moment où elle se sentit de reprendre la route. Elle quitta les sous-sols du Mont Dolmed et prit la route de l'Est. Toute l'année, elle avait réfléchi aux paroles du Roi, et elle était venue à la conclusion que l'heure était arrivée où il lui faudrait affronter son passé.
Le voyage jusqu'aux berges du lac Nenuial ne fut pas aisé, mais enfin elle y parvint. D'après la carte que Sirn lui avait donnée, le village était à une dizaine de kilomètres des ruines d'Annuminas, au Nord-Est, près de la source du Baranduin.
Elle eut du mal à trouver le lieu précis, car elle était partie du principe que le village étant principalement fait de huttes et de maisons de bois, le temps avait dû les détruire – et c'était le cas. Mais elle n'avait pas pensé qu'autre chose avait pu être placé là où se trouvait le village autrefois. C'est quand, en s'approchant, elle vit les restes d'une cabane en bois qu'elle comprit ce qu'il s'était passé.
Des Dunedains étaient venus, et avaient offerts une sépulture aux corps qu'ils avaient trouvé.  C'était du moins l'explication probable, car des noms étaient inscrits sur les plaques funèbres, accompagnés de dates – ils n'avaient dû passer que quelques jours après la compagnie de Sirn, sinon les corps auraient été impossible à identifier avec la putréfaction. Lentement, la jeune femme parcourut le cimetière, lisant les noms sur chaque plaque. Parfois, un commentaire en quelques mots s'y ajoutait, probablement fait par quelqu'un qui connaissait ces gens de leur vivant. A elle-même, bon nombre de noms sonnaient familiers, comme si elle l'avait connu, mais il lui était difficile de leur redonner des visages après tant d'années.
A peu près aux deux-tiers, elle s'arrêta face à une plaque. Elle contenait deux noms et un commentaire, à vu d'oeil. Sans qu'elle eut commencé à lire, l'émotion commença à monter en elle. C'était ici qu'ils étaient, elle en était persuadés. S'avançant, elle lut la plaque à haute voix, plus pour elle-même :


-Ci-git Melethor de Fornost, et son épouse, Garaen, fille de Valhael, fils de Gilbarad. Puisse leur fille Daralia trouver le repos.


Elle prononça les derniers mots en pleurant à chaudes larmes, tandis que le soleil se couchait derrière elle. Elle utilisa les dernières minutes de luminosité pour lire le contenu des dernières plaques, avant de s'allumer un feu pour la nuit, à l'extérieur de l'ancien village. Elle s'endormit facilement, d'un sommeil sans rêves : elle ne le réalisait pas encore, mais avoir découvert ce lieu avait terminé la transformation qui avait commencé trois ans plus tôt.
Le lendemain matin, elle revint devint la sépulture, et agit en suivant son instinct. Elle détacha la broche qui avait appartenu à sa mère, l'étoile des Dunedains, qu'elle avait finit par faire mettre sur sa cape lors de son séjour chez les nains. D'un coup sec, elle la brisa en deux moitié égales, et elle en déposa une sur le haut de la sépulture de ses parents, tandis qu'elle replaçait la sienne et remettait sa cape en place.
Suite à cela, elle se remit à dos de cheval et alla le long du lac, se demandant ce qu'elle devait faire maintenant. Retrouver d'autres Dunedains ? Aller à la recherche de la compagnie de Sirn  - à moins qu'ils ne se soient renommés en la Compagnie de Borson ? Ou alors, continuer à voyager, jusqu'à ce qu'une réponse vienne d'elle-même ? Avec Sirn et ses compagnons, elle avait voyagé au Rohan et au Gondor au Sud, puis à l'Est, au Dorwinion, ainsi qu'à Dale. Indéniablement, elle avait vu du pays. Mais ces trois dernières années étaient les seules dont elle se souvenait passées en Arnor – années qu'elle avait passé principalement au contact des hobbits ou des nains. Après une longue réflexion, elle prit sa décision : il y avait encore des lieux qu'elle voulait découvrir, dans cette région. Elle commença par parcourir les collines d'Evendim. Ca et là, des traces d'anciennes habitations existaient, mais cela visiblement quelques décennies, voir plus, que la région n'avait pas connu de réels habitants autres que des nomades. Malgré tout, elle appréciait grandement le cadre de vie qu'offraient les collines proches du lac, et se voyait bien revenir dans cette région à l'avenir – si cela lui était permis.

Puis ses pas la ramenèrent au Sud, à la cité en ruines d'Annuminas. Lors des nombreuses leçons qu'il lui avait prodiguée, Germir avait expliqué que la ville avait été autrefois la capitale de l'Arnor, et avait été fondée par Elendil. Cela faisait près de 2000 ans qu'elle était abandonnée, à présent, mais les ruines tenaient bon. Prise d'inspiration, la jeune femme se lança dans l'exploration de la vieille cité, se disant que certainement, ses anciens compagnons auraient aimé participé à la visite.
Elle resta plusieurs jours durant dans la ville, devant aller plusieurs fois au dehors afin de garder une réserve de nourritures convenable. Dans un premier temps, elle parcourut les bas-quartiers, à la recherche de lieux intéressants : il y en avait probablement, mais la cité était trop ancienne, et avait subi trop de dégâts, que ce soit par les guerres ou par le temps. Prenant quelques jours de réserve avec elle, elle laissa sa monture près du lac, et décida d'explorer l'ancienne ville haute. Les bâtiments y étaient visiblement plus résistants, et étaient en bien meilleure état. Il était difficile de deviner quelle avait pu être la fonction de tel ou tel lieu, mais elle ne se gênait pas pour l'imaginer, tentant, au fur et à mesure de sa visite, de revoir dans son esprit les lieux tels qu'ils étaient par le passé. Avant qu'elle ne le réalise, elle se retrouva non pas près du palais, mais à un endroit où la montagne sur laquelle était appuyée la ville prenait le pas sur la civilisation. Elle allait faire demi-tour lorsqu'un sentier attira son attention. Celui-ci montait en serpentant sur une cinquantaine de mètres en hauteur, et amenait... Elle n'avait aucune idée de la destination, mais ce pourrait être intéressant. Elle vérifia que son paquetage contenait nourriture, corde et torches, et s'avança sur le sentier. En regardant de près, elle fut surprise de l'avoir même remarqué : aucune trace de dalle ou de pierre, seule la forme de la terre laissait supposer que des hommes avaient, un temps, foulés et modelés l'endroit.  La montée s'avéra assez facile, et elle arriva face à une grotte sculptée par l'homme. Un caveau ? Seul moyen d'en avoir le coeur net : s'avancer. Elle prit le temps d'allumer une torche, et commença l'exploration des lieux. Le tunnel progressait en pente douce, descendant vers le coeur de la montagne. Elle nota toutefois qu'il n'allait pas tout droit, mais revenait plutôt doucement vers la ville. Elle fit bientôt face à une vieille porte en bois, que les années n'avaient pas épargnés. Elle parvint miraculeusement à l'ouvrir sans qu'elle tombe en ruine, et pénétra, non pas dans un caveau, mais dans ce qui semblait être une cave : des tonneaux et des caisses étaient entreposés, ainsi que plusieurs tables. Elle jeta un oeil à plusieurs tonneaux : quel que fut leur contenu par le passé, il était passé à l'état de poussière depuis des siècles. Le bois était craquelé de toute part par l'humidité, et elle n'aurait pas pris le risque de s'installer à une table sans avoir vérifié sa solidité plus d'une fois. Après un premier tour rapide, elle eut l'impression que le lieu était sans issue, mais son instinct lui disait le contraire : elle avait jusque là eut une vague idée de ce à quoi l'endroit avait pu servir, mais il manquait quelque chose – au moins une, peut-être deux. C'est alors qu'elle se décida à essayer de déplacer l'empilement de caisse qui était contre un mur : c'était stupide, mais peut-être que...
Oui ! Après avoir déplacé quelques caisses, elle put voir un passage qui continuait derrière. Ses soupçons se confirmaient : il devait s'agir d'une ancienne salle de garde... Maintenant, restait à savoir, une salle de garde pour quoi ? Après avoir complètement dégagé la voie, elle s'engagea dans le reste du complexe souterrain. En tout cas, les anciens rois de l'Arnor n'avaient pas lésiné sur les moyens : après autant d'années à l'abandon, les lieux semblaient toujours aussi solide que de l'ouvrage nain – qui disait que ce n'en était pas d'ailleurs, après tout les Montagnes Bleues n'étaient pas si lointaines. Après avoir parcouru une dizaine de mètres, elle vit à sa droite une salle, mais le couloir continuait tout droit : un coup d'oeil éclairé de sa torche lui confirma qu'il avait dû s'agir d'un dortoir. Lentement, les pièces se mettaient en place. Une salle de garde dissimulée dans la montagne, suffisamment importante pour que des hommes y soient postés de manière importante... Une sortie secrète ? Elle avait effectivement eut l'impression que de l'entrée du tunnel, il était possible de partir dans la direction opposée à la ville, vers les collines. Mais il devait y avoir plus. Elle continua à avancer : rapidement, le couloir déboucha sur une salle, trop grande pour que sa torche puisse l'éclairée. Elle avança de quelques mètres, vérifiant que le sol était sûr, puis fut prise d'une idée. Posant une deuxième torche enflammée sur un vieil emplacement métallique proche de l'entrée, elle revint en arrière, et transporta tour à tour les caisses et tonneaux les plus secs qu'elle put trouver. Avant de mener son idée à exécution, elle eut le bon sens de s'assurer que de l'air passait : elle sentait effectivement un courant d'air, et il ne venait pas du passage qu'elle avait emprunté ; quelle que soit cette salle, elle communiquait avec l'extérieur par un autre biais. Elle posa finalement au milieu du tas de bois l'un des deux torches, et attendit à l'écart que le feu prenne. Comme attendu, la fumée semblait s'échapper par un point à la droite de l'entrée, en hauteur. Et quand la lumière provoquée par les flammes fut suffisante pour qu'elle y vit clair, elle ne put retenir un cri de surprise.
Elle retira immédiatement son commentaire sur une possible fabrication naine : elle avait vu une architecture similaire à celle de cette salle en un autre lieu, qui comme Annuminas, avait été fondée par des Numénoréens en exil : Dol Amroth. La même aura qu'elle avait sentie lorsqu'elle avait pénétré dans une des anciennes bâtisses de cette cité du Gondor, régnait en ce lieu, plus que nul part ailleurs dans l'ancienne capitale de l'Arnor.
Les décorations sur le mur étaient sublimes. Plusieurs meubles de marbre, toujours solides et quasi-intacts, étaient parfaitement sculptés en plusieurs lieux de l'immense salle. Sur la droite, le plafond et les murs s'étaient effondrés, bloquant le passage, mais plusieurs trous laissaient l'air s'échapper – voilà un mystère de résolu, se dit-elle. Mis à part cela, aucun autre passage visible, et cette fois, rien ne semblait dissimuler une éventuelle sortie : à l'heure actuelle, le seul passage viable pour cette salle était celui qu'elle avait emprunté, et vu l'état des caisses qu'elle avait déplacée, personne n'était passé là depuis des siècles.
Un regard à l'état des caisses brulants lui indiqua qu'elle avait une petite heure de lumière devant elle. Elle commença à fouiller consciencieusement les lieux. Plusieurs objets de valeurs étaient présents : de l'argenterie, des objets de décoration encore en bon état... Mais tout cela ne l'intéressait pas. Après une demi-heure, son regard fut attiré par un objet incongru : une épée posée sur un piédestal, oubliée sur un petit meuble. L'arme était de taille moyenne, un peu plus grande que son épée courte. Doucement, elle empoigna l'artefact, qui était toujours dans son fourreau. Au dessin de la garde et du fourreau, elle avait le sentiment que l'arme était elfique, plus que faite par l'homme, mais Germir lui avait dit une fois que par le passé, les armes de plusieurs grands hommes avaient été forgées par les elfes, donc elle ne fut pas trop surprise. Dans tous les cas, ces armes étaient généralement d'une grande qualité, probablement les meilleurs qui soient.
Un dilemme apparut dans l'esprit de la femme : pouvait-elle se permettre de prendre cette épée ? En le faisant, elle avait l'impression qu'elle ne valait pas mieux qu'une pilleuse de tombe. Puis un autre sentiment survint, balayant le reste : un sentiment d'appartenance. Ce lieu avait été fait par les siens, elle le sentait dans sa chair, d'un seul coup aussi clairement qu'elle voyait l'épée. Elle était une Dunedaine, une descendante de ceux qui avaient vécu dans ces murs. Si elle n'avait pas le droit dans cette épée, probablement personne ne l'avait, si ce n'est le descendant des Rois – si il existait un tel homme ou une telle femme, ce dont elle n'était pas encore sûre. Comme pour se donner de l'assurance, elle fit quelques pas vers le feu qui régnait au centre de la pièce, tenant toujours l'arme par son fourreau. Puis elle empoigna la garde, doucement mais fermement, et dégaina l'épée d'un geste sec. L'arme glissa d'elle-même et bientôt une lame légère, presque sans défaut, refléta la lueur des flammes. Accrochant le fourreau à sa ceinture d'une main, elle posa ensuite le plat de la lame sur sa paume libre, et inspecta l'arme. Plusieurs écritures elfiques – qu'elle ne savait malheureusement pas lire, les leçons de Germir ne lui avait apportée concernant cette langue que quelques phrases orales de politesse – étaient visibles. Elle fut tentée de vérifier le tranchant de la lame, mais son intuition lui disait qu'il était toujours parfaitement aiguisé.
Après quelques instants passés à contempler sa nouvelle acquisition, elle rengaina l'arme et reprit sa fouille de la pièce, bien qu'elle eut le sentiment profond qu'elle avait déjà trouvé ce pour quoi elle était venue. Finalement, elle laissa le bois finir de brûler et quitta les lieux quelques minutes plus tard. Elle finit sa journée à finir sa visite de la ville haute d'Annuminas, puis retrouva sa monture.
Les années qui suivirent, elle parcourut le reste de l'Eriador, découvrant de nouveaux lieux et de nouvelles personnes. A son regret, elle n'avait pas encore entendu de nouvelles concernant la Compagnie de Sirn. Elle était également surprise de n'avoir pas rencontré d'autres Dunedains durant son séjour dans le Nord, et elle se rendait compte à quel point la perte d'un petit village comme celui dans lequel elle avait vécu avait dû les impacter. Toutefois, elle avait déjà observé des traces de leur passages, et elle ne cherchait pas spécifiquement à rencontrer les siens. C'est donc un voyage solitaire qu'elle vécut, avec quelques rencontres – rarement joyeuses malheureusement.


Une des Dunedains

Un peu plus de deux ans passèrent. Elle voyageait dans les forêts de l'Eregion, le long de la Bruinen, en amont de sa jonction avec la Mitheithel. A l'origine, elle se dirigeait dans cette direction dans l'espoir de faire la rencontre des Elfes de Fondcombe, mais ses plans avaient changé la veille, lorsqu'elle avait vu des traces montrant le passage récent d'un petit groupe d'hommes. Leur pas était indéniablement léger, mais ils étaient trop nombreux pour ne pas laisser de traces : probablement une petite dizaine. Et à l'instant, c'était des traces différentes qui avaient attiré son attention : un mêlange de pas et de sabots... ainsi que des traces de roues. Des traces qui lui étaient très familières. Elle ne pouvait avoir la certitude que ce soit ses anciens compagnons, mais tout était possible.

A trente kilomètres au Nord de là, deux groupes très différents venaient de se rencontrer et étaient venus à un accord : ils étaient tous là afin de stopper un groupe d'orque venu des montagnes, et qui avaient posé des problèmes sur la route de l'Est. Neuf étaient des rôdeurs, et les autres, un groupe disparate de voyageurs suffisamment capable de se défendre pour que les rôdeurs acceptent leur aide. Ils continuèrent ensemble leur trajet vers le Nord, envoyant deux des leurs en éclaireurs afin de repérer ces orques.
Le lendemain, les nouvelles tombèrent.

-Ils sont un peu plus nombreux que prévu, Borson, alerta Sylen. Une petite trentaine. Sans l'élément de surprise, on aura du mal. On pourra pas se trimballer ni le chariot ni les chevaux sans les alerter.

-Au contraire, répondit le jeune homme. J'ai déjà discuté avec le chef de ces rôdeurs. On pourrait se servir du chariot et des chevaux comme appât, et tendre une embuscade aux orques. Daven, un des Dunedains et moi-même seront dans le chariot. Vous autres, vous nous suivrez à faible distance, en faisant attention à ne pas vous faire repérer. Au premier cri, vous n'aurez qu'à intervenir. Normalement, ça devrait le faire.

-Ca me semble correct, mais les choses vont jamais comme elles devraient, je pensais que tu t'en souviendrais après ce qu'il s'est passé dans le Val...

-Hé, c'est bien pour ça que je t'en parle, je sais que tu as plus d'expérience que moi. Mais ces rôdeurs en ont aussi, et je pense qu'on peut leur faire confiance.

-Parlant de Dunedains... Des nouvelles de Daralia ?

-Rien du tout, et à croire ce que m'a répondu celui à qui je l'ai décrit, elle n'a pas rejoint leur rang.


La femme hocha la tête, et s'étira, non sans grommeler. A cinquante ans, elle commençait à se sentir vieille, même si elle n'ignorait pas que certains des Dunedains qui partageaient leur campement étaient plus âgés qu'elle. La journée passa comme prévu, et le jour suivant également. Au milieu de l'après-midi, ils mirent le plan en place. Tout semblait se passer bien, jusqu'au moment de l'attaque, où... seulement une dizaine d'orques attaquèrent le chariot. Trop pour que ce soit équitable, mais trop peu pour permettre à Sylen, Germir, Taran et les rôdeurs de sortir à découvert.
Mais ceux-ci se dévoilèrent de même rapidement, courant à toute vitesse. De leur cachette, surgirent derrière eux une petite trentaine d'orques. Les quatorze combattants se regroupèrent rapidement, formant deux lignes de combats afin de permettre aux meilleurs archers de tirer une première volée.


-Ils sont un peu plus nombreux que ce que vous aviez annoncés, non ? Dit Borson en se défendant d'un des orques de la première vague.

-Négligeable, répondit le chef des rôdeurs. Non, le soucis, c'est qu'ils nous ont tous repérés avant qu'on puisse intervenir. Le vent ne portait pas dans la bonne direction, ils ont dû nous sentir.

-Depuis quand les orques ont un bon sens de l'odorat, grommela Daven, clairement mécontent de la situation.


L'homme qui lui servait de voisin lui jeta un regard surpris.

-Si ils ont un sens développé, c'est celui-là, surtout quand il est question de sentir l'odeur du sang et de la chair humaine : beaucoup sont anthropopha...

-Ca va, pas la peine d'en dire plus, s'excita Germir, dont la seule idée de se faire manger par un orque lui donnait l'envie de prendre ses jambes à son cou.

-Si vous avez la force de parler, utilisez-la pour vous battre, les interrompit l'un des rôdeurs. On va en avoir besoin.


Et la bataille commença.

Au Sud de là, une cavalière suivait des traces, lorsqu'un détail attira son attention, sur son côté gauche, l'épée où elle portait l'épée trouvée à Annuminas : une légère lueur. Elle dégaina à moitié la lame, et fut d'abord surprise de voir la lame briller d'une faible lueur bleutée – avant de se souvenir que certaines lames elfiques avaient cette propriété de détecter la présence « d'ennemis » - généralement des orques et autres créatures maléfiques. La lueur étant faible, elle supposait qu'ils ne devaient pas être dans les environs immédiats, probablement au moins à plusieurs centaines de mètres. Comme elle s'était arrêtée, elle eut la surprise de voir la lumière disparaître petit à petit. Ils s'éloignaient d'elle... Les traces qu'elle avait suivi jusque-là étaient de plus en plus fraiches : comme elle avançait à dos de cheval, elle les avait doucement rattrapés. Elle prit quelques minutes pour dissimuler sa monture dans un bosquet épais proche des traces, et continua à pied, son arc prêt à être utilisé. Alors qu'elle avançait, courant à moitié, la lueur de son épée commença à réapparaître : son intuition ne l'avait pas trompée. Elle commençait à entendre des bruits de bataille lorsque les grands arbres qui l'entouraient lui donnèrent une idée.

La bataille ne se passait pas si mal, mais pas si bien. Deux Dunedains étaient à terre, et encore une fois, Germir semblait sur le point de lâcher, de même que le vieux Taran, dont le marteau commençait à perdre de la force. Leur chance de vaincre était certaine, malgré la supériorité numérique en face... Mais nombre d'entre eux mourraient dans le processus, et Borson ne voulait pas voir ça arriver – pas après avoir déjà vu son oncle mourir dans des circonstances similaires.

-Si quelqu'un a une idée pour arranger les choses, je ne dirais pas non, grommela-t-il d'une voix haineuse tout en frappant un orque avec sa masse d'armes.

-Si un des nôtres pouvait sortir de la mêlée, fit un des rôdeurs, il pourrait les canarder, ça devrait ai...


Il n'eut pas le temps d'en dire plus : l'orque devant lui s'effondra, une flèche plantée sur le haut du crâne. De toute évidence, le tir venait d'en haut. Il se prit à espérer, mais eut un ton déçu lorsqu'il annonça :

-C'est pas une flèche elfe. Et ça venait des arbres. Du haut des arbres.

-On va pas se plaindre que quelqu'un nous vienne en aide, elfe ou pas. L'un des vôtres peut-être, avança Sylen.


Une autre flèche siffla, touchant un orque à la nuque.

-Non, répliqua le chef. Nous sommes les seuls Dunedains dans la région, normalement. Et en plus, cette flèche n'est pas de notre fabrication. Elle ressemble plus aux vôtres.

Sylen et Borson échangèrent un regard : la situation avait comme un relent de déjà vu. Une autre flèche atteint à la nuque un orque s'attaquant à Taran, qui dit :

-Je l'ai vue ! Le tir venait d'un arbre juste à côté. Bon sang, celle-là, quand je l'attrape...

Le chef de la compagnie s'adressa alors au Dunedain :

-On dirait que c'est une alliée à nous, même si j'ai peine à le croire. A mon signal, préparez-vous à contre-attaquer.

A cette phrase, les tirs cessèrent, seuls les bruissements dans les branches indiquaient la présence de quelqu'un, quelques mètres au-dessus d'eux. Le groupe de combattants parvint à repousser la vingtaine d'orques restants de quelques mètres, et ces derniers se regroupèrent pour un dernier assaut. La fatigue se faisait sentir, et si ils n'en terminaient pas vite, il y aurait plus de morts... Bien plus.

-Maintenant !

Avant que les orques ne soient prêts à attaquer, ils le firent. Et au même moment, Daralia sauta de son perchoir, sa lame elfique dans sa main droite, son épée courte dans l'autre. De quatre mètres de hauteur, elle se servit d'un orque pour amortir sa chute, lui brisant la nuque au passage. Sans perdre de temps, elle balaya l'air de ses deux lames, parant un coup de la main gauche et tranchant une jambe de la main droite. Elle ne tarda pas à faire virevolter ses lames dans tous les sens, tailladant et parant sans discrimination. Elle s'était beaucoup entrainée en solitaire pendant ces années, mais elle était tout de même surprise de l'aisance avec laquelle elle maniait ses armes : elle avait la sensation que son arme l'aidait à se battre, guidait ses mouvements. Une sensation étrange, mais qui était bienvenue. Le dernier effort mis dans la contre-attaque, et l'intervention salvatrice de la jeune femme, permirent d'en finir rapidement avec les orques. Les quelques instants qui passèrent servirent à compter les morts et les blessés : trois Dunedains morts, et presque tous les autres - à part le chef des Dunedains, Sylen, Daralia et Borson – étaient blessés. Sans une once de considération, la jeune femme sauta au cou de son vieil ami, presque pleurant de joie. Le jeune homme la reçut chaleureusement, non sans la taquiner :

-Nous sauver la mise face à des orques va devenir une habitude chez-toi, j'ai l'impression. Et dis-moi que tu as fini de grandir, parce que bon sang, j'aurai juré que tu étais plus petite que moi quand tu es partie, et j'ai l'impression d'être Taran à côté de Daven maintenant.

La jeune femme rigola, et salua chaleureusement tous ses anciens compagnons, offrant notamment un gros câlin à la figure paternelle du groupe, qui secoua la tête d'embarras.

-Ca fait vraiment plaisir de vous revoir, dit-elle d'un air enjoué. Vos avez dû vous faire discret dans la région, j'ai pas entendu parler de vous durant mon voyage en Eriador.

-On n'est pas trop resté dans la région, à vrai dire, s'excusa Borson. Mais bon, comme tu peux le voir, on est toujours vivant.

-Je sais pas pour combien de temps, avec ce que tu nous fais faire, grommela le vieux nain. Dis donc, ma petite, sacrée épée que tu as là. J'aurai juré qu'elle brillait pendant que tu te battais.

-Toujours aussi observateur pour les produits de la forge, Taran ? Si tu veux, je te raconterai comment je l'ai trouvée...

-Oui, cette histoire m'intéresse également, jeune femme, fit une voix derrière elle. J'ai déjà entendu cette épée décrite dans une vieille histoire, et j'aimerai savoir comment elle est entrée en votre possession.


Surprise, la jeune rousse se retourna, faisant face à celui qui devait être le chef du groupe de Dunedains. Lorsqu'elle se révéla à lui, et qu'il l'étudia, elle aperçut une lueur de surprise dans son regard, mais son interrogation fut arrêtée par Borson :

-Allons, Halbarad, c'est vraiment comme ça que vous accueillez quelqu'un qui vous a aidés ?

Le Dunedain ne répondit pas tout de suite, comme s'il cherchait ses mots. Puis, pointant la cape de la jeune femme, il dit :

-Cette broche... Où l'avez-vous trouvée ?

-C'est un morceau d'une broche qui appartenait à ma mère., répondit-elle, peu sûre d'elle. Pourquoi ?

-Je crois que ceci est à vous, dans ce cas.


D'une sacoche, il sortir un petit objet brillant, que la jeune femme reconnut rapidement : la deuxième moitié de sa broche, celle qu'elle avait déposé sur la tombe de ses parents.

-Elle était sur la tombe de personnes que je connaissais, de lointains cousins. Et bien que j'ai du mal à le croire, je suppose que cela fait de vous leur fille, Daralia.

Autour d'eux, tous observaient la scène, dans un étrange silence. Hésitante, la jeune femme prit dans ses mains la deuxième moitié de broche, puis répondit :

-Effectivement, je suis Daralia. Vous connaissiez mes parents ?

-Votre mère, surtout. Avant de s'installer avec son épée, et de vous avoir, elle se battait à mes côtés. Garaen était une sacrée femme, et une amie chère. Quand on a trouvé le village dans cet état, un seul corps manquait : le vôtre. Mais malgré tout, jamais je n'aurai pensé que les espoirs que nous avions mis dans le message sur la sépulture s'avèrerait réels.

-Ils l'étaient. J'ai vécu plus de dix ans avec cette compagnie, dit-elle en désignant ses anciens compagnons. Ils m'ont trouvé dans le village, affamée, un peu après qu'il ait été détruit. Leur ancien chef avait récupéré pour moi cette broche. Puis il y a un peu plus de cinq ans, je suis partie seule, afin d'en apprendre plus sur mes origines. Quand je me suis finalement décidée à aller sur les rives du lac Evendim... Oui, j'ai enfin pu faire la paix avec moi-même, après des années sans savoir qui j'étais vraiment.


Après ces touchantes retrouvailles et rencontres, les Dunedains placèrent les plus blessés dans le chariot, et Daralia partit chercher son cheval, qui fut monté par Germir, qui était incapable de marcher mais suffisamment peu blessé pour conduire la monture. Halbarad ne voyant que du bon dans ce groupe, prit sur lui de les guider jusqu'à Fondcombe, qui était assez proche, et où ils furent gracieusement accueillis. En chemin, Daralia avait raconté l'histoire de l'acquisition de son épée, et les soupçons du Dunedains furent confirmés par Elrond lui-même, qui identifia l'arme comme étant Dagmor, l'épée de son arrière grand-père, Beren Erchamion. Elle avait été présumée perdue lors de la chute de Numénor, mais visiblement, certains gens de la maisons d'Elendil l'avaient pris avec eux, et elle était demeurés cachée toute ces années dans cette salle d'Annuminas. Entendant cela, la jeune femme fut tentée de donner l'arme au Seigneur Elfe, mais il déclina l'offre, affirmant qu'elle en aurait bien plus besoin que lui dans les temps à venir.

Suite à ces évènements, Halbarad proposa à la jeune femme qu'elle l'accompagne jusqu'au camp principal du groupe de rôdeurs dont il faisait partie. Il n'était lui-même qu'un officier, et leur véritable chef était Aragorn, qui, en plus d'être le chef légitime des Dunedains, était le descendant direct des Rois d'antan. Avant qu'ils ne partent, elle fit ses adieux à la compagnie de Sirn, promettant à ses vieux amis de les revoir à l'occasion. Taran lui fit une surprise en reforgeant pour elle sa broche, en refaisant une pièce unique, qu'elle pouvait porter avec fierté.
Puis elle se rendit avec Halbarad et ses Dunedains afin de rencontrer leur chef, à qui elle fit serment de fidélité. Entendant son histoire, il l'accueillit au sein de son groupe. En l'an 3016 du Tiers-Age, cela faisait près de 10 ans que la jeune femme, à l'instar de ses compagnons Dunedains, veillait à la sureté des régions environnant l'un des derniers lieux peuplés de l'Eriador : la Comté. Comme elle se l'était dit par le passé, elle fit de la région proche d'Annuminas son lieu de prédilection, c'est pourquoi on la surnomma, en référence à ce lieu et à l'arme légendaire qu'elle possédait, l’Épée d'Evendim.







Caractère
______________________________________



Ayant vécu durant plus de quinze ans en dehors des Dunedains, la personnalité et les connaissances de Daralia sont, sur plusieurs points, assez différentes de celles de ses congénères. Avant d'intégrer les Dunedains, la majorité de son savoir lui venait en effet des leçons de Germir et de l'année passée auprès des nains de Belegost : elle possède donc une connaissance théorique de l'histoire du Deuxième et du Troisième Age, et a une bonne appréciation de la géographie et la Terre du Milieu, de même que de bonnes notions de forge et d'artisanat. Mais pour d'autres champs bien connus des Dunedains, comme les connaissances des milieux naturels, ou la survie en milieu sauvage, elle dut les apprendre sur le tas lorsqu'elle voyagea en solitaire, ne les développant à l'état de réel savoir que lorsqu'elle intégra réellement les rangs des rôdeurs. Ses connaissances sur le monde elfique sont également inférieures à la moyenne des siens, et elle n'eut que peu l'occasion d'y remédier, en dehors de son court séjour à Fondcombe.
Un autre élément, qu'elle cache, est sa peur traumatique des orques, dont elle n'a jamais réussi à se débarrasser complètement. Chaque rencontre avec ces créatures lui crée des frissons, comme des épines de glace se plantant dans son dos. Seul son instinct de survie, et sa forte volonté de vouloir protéger autrui, lui permet, lors de ces moments, de se battre à son plein potentiel.
Mais pour d'autres éléments de sa personne, elle est indéniablement une Dunedaine : sa droiture et son courage ne font aucun doute, et elle fait preuve d'un respect de la vie digne des Elfes eux-même.





Physique
______________________________________




Il est un autre point sur lequel le sang Dunedain de Daralia se manifeste amplement : sa carrure. Difficile en effet de la traiter comme une faible fille lorsqu'elle vous regarde du haut de son mètre quatre-vingt-huit. Des années passées à vivre par elle-même ou en petite communauté ont également marqué son corps, tant par des cicatrices que par une musculature affirmée qui ne laisse que peu de doutes sur sa force : elle est suffisamment costaude pour rivaliser avec la majorité de ses congénères au combat, et cela est sans compter sans Dagmor, son épée, dont les propriétés rendent ses prouesses martiales encore plus impressionnantes. A cet artefact légendaire, il faut ajouter à son attirail visible une seconde épée courte, portée sur le côté droit, et un arc elfique offert par les elfes de Fondcombe. Elle porte l'armure et la cape à capuche caractéristique des rôdeurs, cette dernière étant attachée par une étoile des Dunedains ayant appartenu à sa mère.
Comme vous l'aurez compris au récit, la jeune femme possède une longue chevelure rousse, coupée de façon à ne pas venir devant ses yeux – couleur bleu-gris – lorsqu'elle doit tirer à l'arc.



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MessageSujet: Re: Daralia V2   Jeu 31 Déc - 12:07

Up, pour dire : Travail terminé ! Comme promis à Sauronne, j'ai fait un peu moins long que la dernière fois, il y a environ 425 lignes d'histoire et une douzaine de lignes pour chaque description. Si c'est possible, il faudra valider la quête pour Dagmor en plus de la présentation.


"Eva, Jikel, Raito, Glonthein, Daralia, Mendra, RSA, et bien sûr, L'Ancien, sont heureux de vous accueillir au sein du clan des rôlistes bons à enfermer. Nous vous rappelons que le clan ne sera nullement tenu responsable des éventuels séjours en asile de nos membres."

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MessageSujet: Re: Daralia V2   Lun 4 Jan - 2:30

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MessageSujet: Re: Daralia V2   

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