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 Oskyr le Vengeur [terminée]

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Caïn Durock

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▌CITATION : shall be telling this with a sigh ; Somewhere ages and ages hence: ; Two roads diverged in a wood, and I— ; I took the one less traveled by ; And that has made all the difference.

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MessageSujet: Oskyr le Vengeur [terminée]   Mer 18 Fév - 0:58



Oskyr Le Vengeur


Âge du personnage: La trentaine
Race du personnage: Homme
Titre: Sameiningartákn le Vengeur, le Majestueux, le Grand, le Noble et le Puissant
Lieu de naissance : Région du Celduin
Lieu de vie : Framsburg
Grade du personnage: Seigneur
Allégeance: Northmen
Rang spécial: ?






Histoire






1



Sous une pluie battante, se dessinait à l’horizon les grandes lignes accablante du Destin. C’est à travers la région du Rhovanion, des plaines boueuses, frappées par les trombes d’eau se déversant du ciel, que se jouait le prélude d’un mythe. Et comme si un dieu avait pointé du doigt ce moment et cet endroit, des gerbes de lumières illuminaient ce ciel grisâtre et voluptueux. Nos pères à tous racontaient que l’orage était une poursuite incessante entre deux dieux. Personne ne savait qui trompait l’autre et eux-mêmes ne savait plus pourquoi ils se pourchassaient. L’un était le dieu de la colère et l’autre celui de la vengeance. Tous les étés ils se traquaient dans le ciel et s’affrontaient dans une lutte sans fin. Leurs coups sont comme les éclairs dans le ciel et leur râle d’agonie résonnaient comme un grondement sourd. Il n’y avait là ni vérité ni mensonge, mais qu’un constat et une naïve métaphore. La morale était la suivante : la colère ou la vengeance étaient deux pensées aux mêmes effets destructeur, elles étaient la cause et l’effet l’une de l’autre. Dans leur lutte sans raison, la volonté se retrouvait écrasée. Tout jugement était obscurci par le voile noir qui ombrageait notre cœur et notre raison et aucune de nos décisions à ce moment-là peuvent être bonne.

Je repensai à toute cette histoire quand je vis l’écriteau au-dessus de la tente où était inscrit : « La raison nous éloigne de la colère et de la vengeance … » Je ne pus lire le reste car l’éclair qui éclairait la tente disparut. Je continuais d’avancer vers la tente et pus voir ce qui finalement y était écrit : « … comme le vent éloigne l’orage. » Pourquoi y avait-il un orage en ce début d’hiver. Cela faisait une semaine que la pluie tombait et deux jours que l’orage menaçait. Là était le signe que les dieux portaient un intérêt bien particulier aux étendues nordiques ces derniers moments. Et j’avais une certitude : s’il y avait une chose qui pouvait ainsi attirer l’attention des dieux, elle devait être ici, sous cette tente juste en face de moi. L’orage étouffait tous les autres bruits, pourtant entre deux grondements, on pouvait discerner de petits cris. Plus je me rapprochai, plus j’entendais. Plus j’entendais plus je comprenais. Je serrai ma lance de ma main droite et mon bouclier de ma main gauche à cause des gouttes glissant sur le bois et me retournai. Je cherchai à pénétrer le rideau d’eau grise devant moi. J’avais cru entendre, entre deux grondements d’orage, en plus des cris de douleur provenant de la tente, le gémissement de la boue se faisant fracasser. Quand le grondement s’arrêta à nouveau, le son devint plus net. Je croisai le regard paniqué de Kris qui lui aussi avait dû entendre la même chose que moi. Il était plus jeune et avait le doute : était-ce là le bruit de sabot contre le sol ou celui de l’éclair contre le sol ? Lui était jeune et avait le doute. Moi était vieux et connaissait la réponse : on allait avoir des visiteurs.

Je me mis en garde et fis un signe de la main à Kris pour qu’il s’éloigne de moi. Il tenait sa garde comme on le lui avait appris dans les casernes de Dâle : mal. Son pied n’était pas ancré dans le sol et sa lance pas assez haute. A la hauteur à laquelle il la tenait, il ratera sa cible ou pire : il touchera de plein fouet le poitrail de la bête. Le fer tuera le pauvre animal mais le choc sera si fort que ses bras ne seront plus qu'un tas d'os désarticulé. Je ne pouvais plus le prévenir car il disparut l’instant d’après derrière un rideau d’eau. Je savais qu’il n’oserait pas s’éloigner. Je tendais donc l’oreille, à l’affut de n’importe quel bruit suspect. Le son des sabots frappant le sol devenait de plus en plus clair et proche. Je me concentrais alors sur ce que je voyais. Tous mes sens étaient en éveil. J’inspirai et expirai lentement mais avec fermeté. Aucune once d’air entrée dans mes poumons ne ressortait pas. Je senti un léger picotement parcourir mon corps, allant jusqu’au bout de mes doigts. Bien que mes muscles ne soient pas tendus, rien ne pouvait, pas même un cheval lancé en pleine vitesse, me désarmer. J’agrippai ma lance comme je m’accrochai à ma vie. Et c’est à ce moment que je le vis, ce petit mouvement plus noir que le noir du paysage, ce cavalier et son destrier noir comme la nuit dévalant la colline d’en face à pleine vitesse. Ils seront bientôt là.

Plus rien n’était réflexion. Tout n’était que factuelle dorénavant. Si je mourrais alors j’étais mort. Aucune larme aucun cri. Seulement moi et la mort et rien d’autre autour. J’acceptai mon destin car c’est en le mettant en jeu à chaque nouvelle mission que je gagnai mon pain. J’attendis tapi dans l’ombre de la pluie, le cavalier qui s’approchait de moi. Lui ne m’avait certainement pas vu je devais donc rester à l’abri de son regard. Je m’accroupis posant un genou et ma lance à terre. Ma main posée sur le sol semblait percevoir le tremblement que causait les sabots contre le sol. Quand les pulsations devinrent de plus en plus forte, je me levai et me mis à courir. J’étirai mon bras tenant la lance en arrière. Quand j’arrivai au bout du haut de la colline, je le lançai droit devant moi. Elle fendit le vent et la pluie puis décrit une parabole vers le bas de la colline, là où se tenait le cavalier. Ni cri ni râle, j’avais manqué mon coup. Je dégainai mon épée et alla à la rencontre du cavalier. Le pique de ma lance s’était planté devant le cheval, juste assez proche pour surprendre et déstabiliser la bête. Le cheval ne put faire autrement que de freiner et de se détourner sa trajectoire. Ces quelques secondes pendant lesquelles le cavalier tentait de manœuvrer me fut suffisante pour dévaler la colline jusqu'à sa hauteur. Je lui sautai dessus alors que je faisais face au flanc de la bête et plaqua le cavalier au sol. Sa chute de plus d’un mètre l’étourdit suffisamment longtemps pour que mon épée trouve un défaut dans son armure et y pénètre.  

Moins un. Il ne pouvait pas être le seul. Je cherchais du regard Kris. Rien. Je décrochai ma lance de la boue, montai sur le cheval et fonçai au galop vers la tente. Je prévins Norvald et Sven, ceux qui surveillaient de l’autre côté de la tente,  de ce qui venait de se passer quand soudainement on entendit, non pas des cris de douleur, mais des pleurs. Et pas des pleurs de douleur ou de joie, mais des pleurs d’enfant. Le nouveau-né venait de voir le jour. C’était la première fois que je devais faire à une telle situation. Le contrat faisait mention de la protection uniquement d’une personne. Cependant la volonté des dieux voulut qu'il y ait deux personnes au lieu d'une.

J’entrai dans la tente et regarda la mère avec son nouveau-né dans les bras. La sage-femme s’essuyait les mains dans un coin de la tente. Cela aurait fait un merveilleux tableau si je n’avais pas les mains et l’armure dégoulinante d’un mélange de boue et de sang. Le tonnerre continuait de gronder à l’extérieur. Je m’avançai vers elle et lui dit : «  Je viens de tuer un de ces cavaliers noir qui nous suivait. Il était seul, c’était certainement un éclaireur. Nous devons bouger avant que les autres ne le repère et nous avec. »Je pris les draps dans lesquelles l’enfant était enroulé et appela Sven pour qu’il porte la mère. En sortant je vis Kris le visage plein de sang. Sa lance était brisé mais pas ses bras. Il avait dû avoir un coup de chance. J’espérais que la chance allait continuer à nous sourire car le plus dur restait à venir. Nous montâmes tous sur nos montures et galopèrent vers l’est, là où était notre destination. Sven portait la mère sur son cheval et moi l’enfant – bien qu’il ne soit pas une charge importante, il me gênait dans mes déplacements. La mère était comme dans un état second et était sur le point de s’évanouir après chaque saut du cheval. L’orage frappait de plus belle sur les plaines de la région du Celduin. Cet orage était soit notre salut soit notre malédiction. Kris était partit à l’avant en éclaireur et Norvald restait un peu en arrière pour prévenir de toute attaque. Notre nombre n’était pas assez pour protéger deux personnes. Je jurai dans ma barbe et donnai un coup d’étalon dans le ventre du cheval pour qu’il aille plus vite. L’orage effaçait chacune de nos traces et ce rideau d’eau grise presque opaque qui se dressait face à nous, nous rendait invisible.

Avant que la pluie ne s’arrête nous trouvâmes refuge dans une petite grotte dont l’entrée se trouvait derrière un petit massif rocheux. Sven et Norvald veillaient chacun leur tour près de l’entrée. Les deux vétérans n’étaient pas vieux, mais ils avaient vécu toute sorte d’escarmouche qui faisait d’eux des vétérans et de bon mercenaires. J’installai l’enfant sur un amas de paille pendant que Kris couchait la mère contre une paroi rocheuse. La sage-femme observait ce spectacle d’un œil, tandis qu’avec l’autre elle faisait un feu. Elle commença à prendre la parole : « Avant toute chose il me faut du bois sec pour faire un feu. Après ça nous pourrons discuter. » Je m’accroupis à côté d’une flaque et me lava les mains. Je compris la manœuvre de la femme noir à la peau clair pour éloigner Kris. Je dis alors : « Kris demande à Sven d’aller chercher du bois sans se faire repérer. Et Kris remplace-le à son poste. » Elle était intelligente et semblait être sereine. Jamais je n’avais vu une femme, une personne aussi calme après avoir échappé à une course poursuite mortelle. Je ne la connaissais pas, mais elle a toujours été là, aux côtés de la dame que nous devons protéger. Quand j’avais demandé à ce qu’on augmente le prix du contrat à cause d’elle, on m’avait répondu de la laisser se défendre toute seule. Jusqu’à maintenant je la prenais pour une esclave sans importance qui ne mérite même pas qu’on se soucis de sa vie ou de sa mort. Cependant à cet instant, mon opinion changea. Elle avait l’attitude d’une guerrière et se comportait comme un noble chevalier d’une cour. Après avoir fait ma toilette, je me retournai vers elle, m’asseyant en face d’elle. Je lui demandai : «Depuis quinze ans que je suis mercenaire, c’est la première mission où nous avons de tel ennuis. Je me demande même si nous allons la réussir. Pourtant vous vous tenez-là ! Assise sans dire un mot, sans jamais douter qu’un jour ou qu’une nuit pendant que vous dormez ces cavaliers noirs nous trouvent et nous égorgent dans notre sommeil. Et d’ailleurs qui sont ces cavaliers noirs ? Pour qui travaillent-ils ? Car je n’ai jamais vu de tel assassin avant. Et pourquoi nous pourchassent-ils ? Certainement pas pour vous. Donc qui est cette femme ? »

Je fis une pause car je compris que je n’avais jamais été aussi nerveux, même avant une bataille.  Je repris avec moins d’entrain : «  

- J’avais promis de ne poser aucune question, mais je dois vous avouer qu’il est dur d’être totalement concentré sur la survie de cette femme-là quand mille questions échauffent mon esprit. J’espère que vous comprenez.

- Je comprends. »

Sa voix était douce et ferme à la fois. Son attitude était si détendu que je finis par croire qu’elle me comprenait vraiment. J’étais comme un enfant face à elle. Son regard plein de maturité semblait avoir vécu des siècles de plus que moi. Si deux heures plus tôt je n’aurais pas fait attention à elle, à cet instant je me sentais minable face à elle. Son air assuré et sa position tailleur lui donnait les manières d’une princesse. Elle commença son récit ainsi : « Du plus loin que je me souvienne je vécus aux côtés de roi et de prince dans un palais luxuriant. Je n’avais ni titre ni suivante, mais tous m’accordait une grande importance. J’étais la septième fille d’une septième fille, destiné à être oracle et conseillère occulte auprès des plus puissants dirigeants des royaumes orientaux. Ma jeunesse était balancée par l’apprentissage des bonnes manières et celui, avec plus d’intensité, des sciences divinatoires. Mon but devait être de prévoir l’avenir aux seigneurs orientaux. Je compris bien assez tôt que le plus important n’était pas de savoir tirer les cartes ou de savoir interpréter un lancer d’os de dragon. Tout tournaient autour des intrigues de la cour et des rapports de force qui s’y jouaient inlassablement. Ma vision des choses me permit, dès mon plus jeune âge, de m’élever parmi les hautes figures de la cour. J’écoutai aux portes et ou bout des couloirs les discussions les plus intéressantes. Je me faisais épauler par les servantes du palais qui me délivraient de précieuses informations sur les nobles de la cour. Je susurrais alors à l’oreille des seigneurs, le nom des hypocrites, la trahison de telle famille ou de telle maison et ne prenais jamais partie. On m’avait bien souvent tenté de me soudoyer, mais à chaque fois je refusai. Le seul principe auquel j’étais accroché était de ne jamais prendre parti pour tel ou tel famille. J’aurais pu jouir d’une meilleure position ou de plus de liberté, mais rien n’aurait pu m’enlever le goût amer de la trahison. Je ne dénonçai les autres que si cela était dans mon intérêt et uniquement le mien. » Elle fit une petite pause, car même moi j’avais du mal à suivre. Elle reprit quelques secondes après : «

- Ce palais était dans la plus grande de toutes les cités orientales et la plus puissantes que je n’ai jamais vu. Il aurait fallu des années pour la faire tomber sous un siège et ses nombreuses strates défensives la rendaient imprenable. C’est de là, que chaque année parte les raids orientaux pour les contrées du Celduin. Ma place était importante mais je gênais certaine personne notamment les généraux de l’armée qui à plusieurs reprises m’avaient proposé de me soudoyer pour donner des avis favorables à la guerre. Des généraux voulant monter en grade cherchaient à envoyer leur ennemi dans des missions suicides et j’étais censé les y convaincre. C’est en refusant et en faisant le contraire que je me fis beaucoup d’ennemi. Trop à mon goût. Je ne voulais certainement pas finir empoisonner dans ma chambre ou poignarder dans un couloir étroit du palais. Je décidai donc de mettre les voiles une bonne fois pour toute. Je m’embarquai dans un bateau de pêcheur qui m’emmena jusqu’au Dorwinion et de là je pu prendre un bateau sans soucis jusqu’à Dâle. Je vis assez vite que je n’étais pas à ma place dans cette ville et la quitta pour les landes plus à l’ouest. Sur ces terres je fis la connaissance d’un peuple moins rude que les Bardides – quant à ma couleur de peau  balzane – et m’y trouva un rôle tout particulier, celui de donner des informations sur les villes orientales et sur le système politique complexe des orientaux. Très vite j’eus leur confiance. C’était le peuple des Eothéods, apparenté aux Hommes du Nord. De mois en mois et d’année en année je devins un atout majeur pour les Homme du Nord qui ne doutait plus de ma loyauté. On me présenta à l’un de ses puissants seigneurs du Nord qui me prit sous son aile. Après avoir passé plusieurs années à ses côtés et à écrire plusieurs manuscrits en langue commune sur les mœurs et coutumes des orientaux, les choses se gâtèrent. Pour cela il faudrait comprendre les luttes intestines entre les Seigneurs du Nord, cependant nous n’avons pas ce luxe. Tout est dans le fait que le roi qui me protégeait jusqu’alors fut assassiné, et que la nuit même je fuis le château avec la reine, et l’unique héritier légitime du trône Eothéod, qu’elle portait en elle. J’aurais pu, encore une fois, trahir mes principes pour conserver ma place auprès de l’autre Seigneur du Nord, mais je ne pouvais. Je jurai alors, en aidant la reine, de mettre au monde son enfant et de tout faire pour qu’il puisse accéder au trône.  

- Voulez-vous dire que cette femme est la reine des Eothéods et cet enfant le dernier roi légitimes des Hommes du Nord ? »

Elle acquiesça en plongeant son regard impassible dans le mien. Je me sentais comme paralysé. Peut-être était-ce à cause de toute cette histoire ou peut-être bien à cause de ce regard sans émotion qui drainait toute mon attention. Le père de mon père était un forcené de guerre. Il était un Homme du Nord et s’était battu bec et ongle contre les orientaux. Cet âme guerrière sauta une génération car mon père préféra se retirer dans une ferme, mener une vie paisible. Etant jeune adulte je voyais mon père comme un lâche et je quittai les quatre murs à l’intérieur desquelles j’avais grandi pour m’adonner au maniement des armes de combat. Ce n’est qu’avec le temps que j’appris à comprendre et à respecter le choix de vie de mon père. Nous sommes tous destinés à quelque chose et mon père ne l’était pas à faire la guerre, voilà tout. Moi j’avais le sang chaud de mon grand-père et était un véritable Homme du Nord avec ma tignasse blonde sur la tête et mes yeux bleus azur. Sentant que son silence comme un oui à ma question, je dis alors : «

- Rassurez-vous ! Comme vous pouvez le voir je suis un Homme du Nord, fidèle à ma morale et à mon peuple. S’il s’agit là derrière moi, de ma reine et de mon prince, alors je ne vous aurais jamais brusqué ainsi et jamais je n’aurais embauché ces hommes-là, aussi inexpérimentés qu’incompétents pour une telle mission.

- En réalité, s’empressa-t-elle de dire, vous êtes parfait. Vous n’êtes pas frappe à l’œil comme des vrais gardes et vous êtes tous des Hommes du Nord plutôt loyal à notre cause. Nous avons pu le vérifier avant de vous proposer notre contrat. Vous étiez le seul groupe ainsi constitué et prêt à partir à l’instant même que nous vous l’avions proposé.

- Et pourquoi le Dorwinion sans être indiscret ? Ne vaudrait-il pas mieux, au contraire s’éloigner de l’est et retourner à l’ouest où cet enfant devrait être éduqué comme un véritable prince ?

- Ces cavaliers noirs sont les suppôts du Seigneur du Nord qui veut prendre le contrôle des terres Eothéods. Seulement sans une preuve évidente que la reine et son enfant sont mort, le peuple ne pourra jamais l’obéir complétement. Croyez-moi, il vaut mieux que l’enfant soit élevé par des inconnues non loin des terres orientales dans la paix plutôt que sur sa terre et qu’ils vivent ces premiers hivers comme un fugitif. Maintenant que vous connaissez notre secret, êtes-vous prêt à nous défendre à ne pas le divulguer ? Ou allez-vous nous abandonner vous et vos hommes ? »

Je me levai d’un bond comme prit par un picotement dans l’arrière. Mon esprit bien que troublé par toutes ces révélations voyait clair dans la réponse que j’allais, que je devais donner : «  

- Sachez que chacun de mes hommes combattra pour vous jusqu’à la mort, car ainsi est leur métier. Moi je le ferai avec en plus d’une compensation boursière, la main sur le cœur. Si mon grand-père avait eu telle occasion, il aurait sauté dessus. Il aurait été fier de moi, vous savez. C’est un honneur de vous servir.

- Je suis contente de vous l’entendre dire. »

Kris et Sven s’approchèrent. Ils posèrent les fagots de bois et le disposèrent pour en faire un bûcher. Le bois n’était pas humide, pourtant la pluie continuait de tomber dehors. Ils dirent qu’ils avaient trouvé une sorte de cachette dans laquelle se trouvait un peu de bois et une bouteille de vodka. Je confisquai la bouteille sur le champ en bon meneur de troupe discipliné et m’adressai à la voyante en face de moi : «  

- Une dernière chose avant de clore notre discussion. Comment s’appelle notre prince ?

- Il s’appelle Oskyr, ce qui est obscur dans un dialecte Eothéod mais il se fera appeler Sameiningartákn le Vengeur, le Majestueux, le Grand, le Noble et le Puissant. »


2



Contrairement aux idées reçues, il pleuvait rarement au nord du Rhovanion. Il neigeait beaucoup. Je dû m’y habituer seulement en quelques jours. Après avoir grandi sous le soleil du Dorwinion, le froid était comme une épreuve de plus à surmonter. Les nuits étaient glaciales et les matins si froid que je me réveillai toujours le visage givrée. Je reprenais le contrôle de mes pieds et mes mains qu’une seule fois par jour, lorsque je les frottais à côté d’un feu. Tout le reste de la journée et de la nuit, les extrémités de mon corps n’étaient que des bouts de glace, aussi froid que la neige. Le pire moment de la journée restait ces longues heures pendant lesquelles nous traversions les plaines du Rhovanion à dos de cheval. Notre position était inconfortable, et les selles, presque aussi dur qu’un roc, faisaient l’effet d’un coup de vent glacial provenant du nord, à chaque fois que l’on rebondissait dessus. Ces sensations désagréables disparurent au bout d’un certain temps, ou tout du moins j’oubliai qu’elles existaient. Je pu alors me concentrer sur la beauté des paysages. Et quel magnifique spectacle que ces plaines, qui verdoyante plusieurs mois avant, étaient tapissées de blanc, en long, en large et en travers. Il n’y avait pas un endroit où je posai les yeux qui n’était pas immaculé et vierge de toute trace humaine. Il s’agissait là d’une expérience unique.

De la fumée sortait des naseaux de nos chevaux à chacun de leur pas de course affolé. Leurs pattes s’enfonçaient dans la neige comme un couteau dans du beurre et en ressortaient presque aussi immédiatement. La grande couche neigeuse ne semblait pas gêner les chevaux, même si en réalité cela ralentissaient leur vitesse de moitié. Les deux cents cavaliers derrière moi me suivaient dans la froideur matinale et contre ce vent venu du nord, nous mordillant les oreilles. Les épées étaient dans le fourreau, les lances accrochées au flanc de l’animal et les casques emballés avec le reste de l’armure sur la croupe de nos montures. Cette marche vers l’est se passait sous un soleil encourageant et les cliquetis des pièces d’armure les unes contre les autres.

Nous continuâmes notre route, même après que la nuit soit tombée. Après avoir passé quelques heures à galoper dans l’obscurité, je décidai d’arrêter le convoi et de mettre en place un camp. Des hommes allèrent cherchaient du bois tandis que les autres montaient les tentes et creusaient la neige pour nous permettre de dormir sur un sol chaud. L’excès de neige servait à faire des semblants de rempart contre le froid tout autour du camp. Quand le bois arriva, plusieurs feux furent allumés dont un central plus gros que les autres. Les deux cents tentes prenaient chacune une couleur différente – allant du cuivre au bronze. Quand le camp fut installé, je donnai des ordres quant aux patrouilles nocturnes et alla me réchauffer aux côtés du feu central. Les hommes qui m’entouraient me prenait pour leur roi et me respectait. Ainsi quand j’arrivai au milieu d’eux, tous se turent. Je les regardai un par un et dis : « Que quelqu’un me rapporte un verre d’eau chaude avant que je ne meurs de froid ou d’ennui. » Ils se regardèrent d’un air circonspect ne sachant pas s’il fallait rire ou répondre à la demande de leur roi. Je m’assis, leva les yeux au ciel et ria. Ils me suivirent dans ma blague avec peu d’engouement. J’étais destiné à être leur roi et non leur ami. Ma mère me l’avait assez répété pendant mon enfance : « Tu ne seras jamais comme les autres, car les autres verront toujours le roi avant de te voir, toi. » Les discussions reprirent autour de moi sans pour autant que j’y sois intégré. Ils préféraient certainement rester loin de moi. Je pensais même à certains moments que je leur faisais peur.

Quelques mois plus tôt, je les avais tous libéré de la main des Balchoths d'une manière un peu spectaculaire. Alors que j’étais encore au Dorwinion, j’avais monté une petite troupe de fidèle qui connaissait mon identité et qui voulait m’aider dans ma quête de retrouver mon trône. Nous n’étions pas plus de vingt. Et c’est avec ces vingt personnes aussi brave les unes que les autres que je réussis à libérer deux cent trente-six de mes confrères Eothéods. Ils n’étaient garder que par une garnison réduite de cinquante soldats, qui prit par la surprise ne purent faire le poids contre nos puissantes haches. Une fois libéré, les prisonniers me prêtèrent allégeance et jurèrent de tout faire pour que je récupère mon trône. Revenus au Dorwinion, plus du quart de mes hommes avaient des chevaux, et un généreux donateur nous fournit, armes et provision pour aller jusqu’à Dâle. Arrivé au royaume Bardide je réussis à négocier pour avoir des provisions suffisantes pour aller jusqu’à Framsburg, cité des Eothéods qui abritait l’usurpateur ayant fait tué mon père. Nous volâmes des chevaux dans les écuries de nombreux villages et pûmes enfin commencer notre périple vers Framsburg.

Il y a encore seulement quelques semaines, ces hommes, mes sujets, me prenaient pour un héros. Aujourd'hui, ils devaient me prendre pour un fou furieux. Ils se sentaient obliger de me suivre mais aucun d’entre eux n’en avait envie. Je les comprenais. Qui aurait envie de suivre un homme voulant les mener dans une attaque suicide. Alors que les discussions continuaient autour de moi, que des gens dansaient et chantaient, je rêvassais sur les stratégies possibles pour prendre la cité et faire tomber le seigneur félon. Son influence dans la région avait d’ores et déjà était anéanti. Tous les cavaliers noirs que l’on avait rencontré étaient mort de nos fers. Le seigneur noir, comme il se fait appeler, en apprenant la mort de ses sbires, n'osa même pas sortir nous affronter en plaine. Il décida plutôt de se terrer dans le donjon de Framsburg. Nous étions dans la région depuis plus de deux semaines, cherchant à créer des réseaux de soutien à l’intérieur de Framsburg. Tout se passa très vite et le soutien du peuple, à l'intérieur des murs, était très impressionnant. Les derniers rapports envoyés par ceux-ci sont favorables à qu’une attaque soit lancé dans les jours à suivre. Après avoir fait le tour des hameaux et des bourgs autour de Framsburg, je complétai mes rangs par quelques bons éléments. Mes troupes étaient au nombre de deux soixante-treize cavaliers et pas un de plus.

Sous la nuit étoilée je me posai des questions. Nous étions la veille de l’attaque et je sentais comme un horrible fardeau sur mes épaules. En fait non, le fardeau de ma vie qui allait se jouer demain n’était rien comparé au deux-cent soixante-treize autres dont j’étais responsable et garant. Mes pensées allaient de l'excitation d'une veille de bataille à la saveur nauséabonde d'une possible défaite. Je me morfondais sur mon sort quand quelqu’un vint se poster devant moi. Je levai les yeux et observa l’homme en face de moi. Il avait un casque en métal bien taillé et fourré de laine pour garder la chaleur. Il l’enleva, laissant ses longs cheveux châtains dans un désordre charmeur. Ses yeux verts reflétaient les étoiles du ciel et ses joues étaient grisées par la lumière blafarde de la lune. Un bruit résonna au fond de moi. Petit à petit ce son devint plus clair. J’entendais : « Mon roi … … mon roi … » Je restai assis et sortit de ma rêvasserie soudainement. Il suffit que je l’interroge du regard pour qu’il continue : «  

- Le dernier rapport venant du comité de soutien des habitants de Framsburg est encourageant. Ils nous assurent qu’ils pourront prendre part au combat. Ils seront plus de cent cinquante à prendre les armes. L’armée du seigneur noir sera prise entre deux feux et ne saura où donner de la tête. Ils sont aussi sûr que tous les autres habitants – ceux qui sont le plus sceptiques – seront de notre côté une fois que vous vous serez montré et illustré sur le champ de bataille, mon roi. Selon des sources sûres à l’intérieur et à l’extérieur de Framsburg, il y aura plus de trois cent combattants aux côtés du seigneur noir.

- Très bien, répondis-je. Nous sommes deux cent soixante-treize valeureux cavaliers et cent cinquante paysans soit un peu prés quatre cents hommes pour en tuer trois cent. Cela pourrait bien se passer comme cela pourrait mal se passer. Il me faut le double de partisan à l’intérieur de Framsburg pour être sûr de l’emporter. Dans l’état actuel, rien, absolument rien nous dis que nous gagnerons demain. »

Je dis la dernière phrase d’une voix audible de tous. Je me levai et vit que tout le monde me regardai. Les discussions s’étaient tues et les danses arrêtées. Ils avaient le moral à zéro. Je le voyais dans leurs yeux, dans leur manière de me regarder. L’un d’eux s’avança. Il était jeune – on pouvait le voir à sa barbe - mais sa taille et sa carrure était imposante. Je le connaissais. Il se nommait Varyk et était portefaix à Esgaroth quand il croisa notre route. Sa descendance Northmen fit qu’il voulut nous rejoindre. Il en connaissait énormément sur nos coutumes, nos ancêtres et notre histoire. Quoiqu’aux premiers abords il semblait avoir pris un coup de pelle sur la tête, Varyk était l’un des guerriers les plus farouches et intelligent que je n’avais jamais rencontré. Il prit la parole : «  

- Mon roi, si vous me le permettez, j’aimerais faire une objection car demain nous sommes sûrs de l’emporter. Mon père m’avait enseigné la science de lire l’avenir dans le ciel. Et d’après leur dernier mouvement, la nuit dernière, je peux vous assurer que les dieux sont avec nous. Toutes les constellations ont le regard sur nous et demain quand nous serons devant les murailles de Framsburg nous auront les dieux de notre côté. Les morts auront le droit à un repos éternel et les vivants pourront goûter la saveur d’une glorieuse victoire.

- De quels dieux parles-tu Varyk ? Parles-tu de ceux qui ont permis le meurtre de mon père ? En disant cela je me rapprochai de lui. Parles-tu de ces dieux qui ont laissé ma mère mourir entre les mains des hommes que nous allons tuer ? Je me tenais juste en face de lui et malgré ma plus petite taille, je le tenais par le col. Car si tu parles de ces dieux là Varyk, dis leur que je ne veux pas de leur aide. Ils ont déjà assez causé de dégât dans nos vies comme ça. Regarde-nous !, m’écriai-je. Les histoires parlent d’un peuple fier et courageux. Regarde-nous ! Je ne vois ici que des vagabonds, et dans ce château que des querelleurs cupides et des lâches. Je le lâchais

- Les dieux t’ont choisi et t’éprouvent. Tu es l’élu. Tu es celui dont mon grand-père et mon père ont loué les exploits avant que tu ne sois né. Tu dois faire face à la réalité : les dieux sont de ton côté. Tant que tu ne l’auras pas admis, ta vie ne sera que douleur et peine. Ta colère contre eux t’empêche de voir les choses dans le bon sens et d’avancer. Il est temps d’oublier cette rancune enfantine contre les dieux, comme s’ils étaient les responsables de la mort de tes proches, et de la mettre de côté une bonne fois pour toute. Le vrai responsable du massacre de ta famille respire et se cache dans ton château à quelques pas d’ici. Si tu dois doit tourner ta colère vers quelqu’un, c’est lui et uniquement lui.

- Tout ce que je veux Varyk c’est que demain, mes hommes soient plein de bravoure. Je veux que leur sang soit chaud et fasse fondre la neige. Je veux que demain devant les murailles de Framsburg mes hommes oublient les dieux une seconde et qu’ils se concentrent sur les raisons qui les poussent à risquer leur vie pour moi. L’argent ? La gloire ? L’honneur ? La reconnaissance ? Une quelconque récompense ? Que tous ceux qui combattent à mes côtés pour l’une de ces raisons s’en aillent car demain leur déception sera grande. Je veux que vous réfléchissiez à ce que je viens de vous dire. Demain je vous veux persuader que l’unique raison qui vous pousse à donner votre vie est la liberté.  

- Dans ce cas mon roi, dit Varyk en dégainant son arme et en pointant le ciel avec sa lame, pour la liberté!

- Pour la liberté, répéta un autre homme derrière Varyk.

- Pour la liberté, cria un autre homme derrière l’homme derrière Varyk. »

Tous dégainèrent leurs épées dans un son cristallin et annonciateur de sang. Tous crièrent : « Pour la liberté » comme si cela suffisait à justifier la mort de centaine d’innocents.  


3



Du sang et des morts. Voilà les seules images qu’il restera de cette journée dans ma mémoire. Bien sûr il y aussi notre victoire triomphale et les cris de joie du peuple, mais avant tout ça il y a eu de nombreuse perte et des cris de désespoir. Comment l’Histoire ne peut retenir que le fait de la victoire ? Comment peut-elle oublier d’omettre les atrocités de la guerre ? Ces atrocités dont les anciens soldats taisent secrètement l’existence et les détails. Car ce qui compte, ce qu’il y a de plus traumatisant sur un champ de bataille ce sont les détails. Ces petits détails auxquelles on ne s’attendait pas. Car certes il y avait des morts jonchant le sol et certes le sang imbibait le sol – tout le monde sait ça – mais personne ne parle des visages transformés par la douleur et la mort. Personne ne parle de ces regards vides qui continuent de vous hanter même après la bataille, et des ces horribles souvenirs qui surgissent de votre mémoire subrepticement pour vous surprendre. Tout guerrier doit faire avec ses démons et apprendre à les contrôler. Je repensais à cette bataille encore et encore. La journée repassait inlassablement dans ma tête comme si j’avais omis un détail dans toute cette histoire.

Les deux cent soixante-treize cavaliers surgirent de l’horizon, un peu avant l’aube, avec à leur tête, le roi légitime des Eothéods : Oskyr. Depuis son arrivée dans la région de Framsburg, il y a quelques semaines de cela, on le surnommait déjà, le Vengeur. Il avait en effet massacré les cavaliers noirs, ceux-là même qui avaient assassiné son père et sa mère. Maintenant, il se trouvait devant les murs de Framsburg, prêt à en découdre avec son rival : le seigneur noir.

Quand j’arrivai enfin à mettre mon cheval sur la bordure de l’horizon, je m’arrêtai. Les deux cent soixante-treize hommes derrière moi firent de même. La question qui me tourmentait l’esprit à ce moment était : lequel d’entre nous – entre moi ou le seigneur noir – allait finir la tête plantée sur un pique avant le coucher du soleil ? Je n’avais pas la réponse. Je déglutis ma salive et dégaina mon épée comme s’il s’agissait de l’unique solution pour aller de l’avant. J’entendis un bruit sourd derrière moi, c’était le fracassement des lances les unes contre les autres. Il n’y avait dès lors plus aucun moyen de revenir en arrière, tout le monde le savait et en était pleinement conscient. Les flèches allaient pleuvoir, les lances se fracasser, les épées se frapper, la chair se couper et le sang de notre ennemi couler. Je n’avais plus aucun état d’âme, aucune pitié, aucune tristesse, aucun regret. J’étais animé par une lucidité troublante qui me dictait le meurtre de tous ceux qui se mettrait en travers de mon chemin. Je n’avais jamais eu autant peur de ma vie. Pas de la mort. J’avais dépassé ce stade depuis bien longtemps. Non j’avais peur de moi-même et de ce sentiment de lucidité qui m’habitait, comme si le meurtre était la seule option envisageable et viable. Mon épée était restée en l’air depuis bien trop longtemps. Je la baissai et sortit un cri de ma bouche à m’en brûler les poumons. Deux cent soixante-treize cris rauques résonnèrent dans la plaine juste au moment où le soleil pointa son premier rayon de la journée.

Ni long discours ni aucun miracle n’aurait pu nous faire gagner cette bataille. Les deux camps étaient aussi fort l’un que l’autre aussi bien en nombre qu’en arme. Certain vous diront que le destin est écrit et que la bataille avait été gagné par l’un des deux camps avant l’aube, tandis que d’autres vous diront que c’était un jour béni par les dieux et que cela n’aurait pu se passer autrement. Moi je vous dis qu’il est question de foi, que si mes hommes n’avaient pas cru en un idéal de liberté et de paix, ils ne se seraient jamais battu avec tant de hargne et de courage. Les discours sont adressés aux faibles d’esprits, les miracles aux croyants. Je voulais lancer un appel universel qui aurait motivé mes deux cent soixante-treize hommes d’armes sans exception. Et c’est alors que je leur ai parlé de liberté. Je leur partageai mes rêves à propos d’un royaume libre et florissant qui s’étendait du nord au sud et d’est en ouest. Les sujets de ce royaume vivaient en toute tranquillité et ne vivait pas dans la crainte d’une autre guerre. Les mots influencent les gens, les rêves les inspirent. Et quoi d’autre de mieux pour motiver ses troupes que de les inspirer d’un rêve commun de liberté et de paix. Je vous assure, vous ne trouverez pas mieux.

La bataille dura toute la matinée, se prolongea toute l’après-midi et se conclut par la décapitation publique du seigneur peu de temps après le coucher du soleil. Le ciel était encore un peu éclairé, mais il nous fallait tout de même des torches pour pouvoir voir devant nous. Toute la nuit, j’ordonnai aux survivants d’enterrer les morts. Quelques-uns des nouveaux citoyens libres de Framsburg nous aidèrent à transporter les corps sans vie dans des charrettes. C’était un spectacle ignoble qui me donna la nausée. Et malgré tous nos efforts les stigmates de la guerre restaient. Des tâches de sang sur les murs ou des éraflures d’épées un peu partout dans les rues, que des petites choses qui laissaient des marques indélébiles. Ces choses qui rappelaient une journée sanglante faisaient partie intégrante de la ville et je n’essayai pas de les cacher. Au contraire je voulais que l’on se souvienne de nos morts et du massacre perpétré ce jour-là. Je proclamai une nuit de deuil pour enterrer et pleurer nos morts. De mes deux cent soixante-treize cavaliers, seulement cent quarante-et-un survécurent, les pertes civiles furent un peu moins nombreux que celles des militaires soit cent dix-huit morts. En plus des deux cent vingt morts côtés ennemi, il fallut jusqu’à l’aube pour tous les enterrer.

Le lendemain de la bataille fut silencieuse. Les rues étaient noires de monde, mais un silence profond avait envahi la foule. Le peuple rendait un dernier hommage aux morts de la veille, avant de continuer une vie normale. Si les Northmens avaient une qualité, ce serait celle-ci : toujours aller de l’avant et ne regarder que très rarement derrière soi. Je décidai d’organiser pour le soir-même un banquet. Ce banquet était à la fois pour remonter le moral du peuple, mais aussi pour faire preuve de sympathie envers les nobles et les riches commerçants de la ville. La sécurité était tenue par mes cent quarante cavaliers restants qui dorénavant se faisait appeler les cavaliers verts puis par plus d’une quarantaine de miliciens qui avaient pris les armes contre le seigneur noir durant l’assaut. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Pour l’instant. Quand les autres seigneurs du Nord allaient apprendre la nouvelle prise de Framsburg, il y allait avoir du changement.

Framsburg était mienne. Et même si plus de la moitié était en ruine, je savais que les Eothéods retrouveront foi en voyant l’étendard vert de leurs ancêtres, et de ma nouvelle dynastie flotter à nouveau, au-dessus de ma cité. Je venais de reconquérir mes terres et venger ma famille. Quelle devait être la suite des événements ? La réponse ne me fut pas donnée sur l’instant. Des idées se bousculèrent, mais seulement une sortait du lot. Elle me donnait des frissons à chaque fois que j’y pensais. Pourtant je ne pouvais m’empêcher de voir en cette idée la suite logique des événements qui venaient de se produire. Car, en prenant Framsburg, je mis fin à une tyrannie sur mes terres, mais aussi à des décennies de lutte entre plusieurs seigneurs du Nord. Il était temps que les seigneurs du Nord se réunissent et s’unissent. C’était généralement en temps de troubles que se produisaient les plus choses les plus improbables, mais les plus spectaculaire aussi.



¤ Caractère:

Oskyr est très réfléchi dans ses actes. Il porte beaucoup d’attention à la planification de ses actes. Il essaye en tant que haute figure d’être sage et de se montrer sûr de lui face aux autres. Oskyr est par contre très émotif et se laisse souvent porter par les sentiments qui le traversent. Cependant il a appris dès son plus jeune âge à cacher plus ou moins ses affects aux autres. Il a de très bonnes aptitudes au commandement bien que personne ne lui ai jamais appris l’art d’ordonner, à croire qu’il a ça dans le sang. La prévoyance et la sûreté sont ses mots d’ordre avant de prendre une décision importante et qui pourrait s’avérer dangereuse. En effet, il cherche à éviter à tout prix la mort d’autrui. Par contre, il n’hésite pas à poursuivre à mort, ceux qui le trahisse, qui le berne ou qui se mettent sur son chemin. Il ne donnera jamais la mort à quelqu’un sans raison valable. Si Oskyr hait ses ennemis jusqu’à vouloir leur mort, il est aussi très proche de ses amis, ce qui lui a valu beaucoup de tristesse à leur mort. Ainsi depuis plusieurs années il évite toute amitié futile.  

¤ Physique:

Oskyr est grand, très grand, un peu moins de deux mètres. Sa grande taille s’accompagne d’une carrure d’un grand guerrier. Sa peau blanche est un peu brûlée, à cause du soleil du Dorwinion, sous lequel il a grandi. Elle reste cependant commune à celle des Hommes du Nord. Ses longs cheveux blonds sont le plus souvent coiffés en tresse. Ses yeux bleus presque transparents sont comme des diamants dans la nuit, ils brillent de mille feux au moindre reflet de lumière. Sa pilosité reste normal et se laisse pousser le bouc depuis peu car il trouve que cela met en valeur son côté sauvage. Il porte aussi deux anneaux aux oreilles en raison des seuls deux grands amours qu’il a eues dans sa vie et qu’il n’a pas réussi à garder. Bien qu’Oskyr ait l’âme d’un guerrier, il n’a participé qu’à peu d’escarmouche et n’a qu’une seule cicatrice u niveau de la joue gauche, près de la bouche et du nez.

¤ Parentée et personnes proches: Personne pour l'instant





© By Cirion - Eredil






Ancien: Fléau de Durin (Maia/Seigneur de la Moria), Brand de Dale (Bardide/Roi de Dale), Alajar II (Northmen/Roi du Rhovanion), Salem (Dorwinion/Empereur du Dorwinion), Brand de Dale (Bardide/Haut-roi du Rhovanion), Cirdan le Charpentier (Falathrim/Haut-roi des Noldor), Arakos du Cardolan (Dunedain du Nord/Roi du Cardolan), Aswulf (Rohirrim/Capitaine des Loups du Nord), Cirdan le Charpentier (Falathrim/Roi des Falathrim) et Oskyr le Vengeur (Northmen/Roi des Northmens)

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Dernière édition par Oskyr le Vengeur le Sam 21 Fév - 1:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Oskyr le Vengeur [terminée]   Sam 21 Fév - 1:07

Je up pour dire que j'ai terminée ma présentation Smile

Aussi comme j'ai la flemme d'edit mon poste d'avant (car je dois à chaque fois remettre du code - un petit bug), je précise dans ce post le rang spécial:

Code:
[i]Sameiningartákn ou l'Unificateur¤Roi des Eothéods¤Grand Seigneur du Nord[/i]

Enlevez l'italique s'il y a trop de caractère.

Merci au valideur Smile




Ancien: Fléau de Durin (Maia/Seigneur de la Moria), Brand de Dale (Bardide/Roi de Dale), Alajar II (Northmen/Roi du Rhovanion), Salem (Dorwinion/Empereur du Dorwinion), Brand de Dale (Bardide/Haut-roi du Rhovanion), Cirdan le Charpentier (Falathrim/Haut-roi des Noldor), Arakos du Cardolan (Dunedain du Nord/Roi du Cardolan), Aswulf (Rohirrim/Capitaine des Loups du Nord), Cirdan le Charpentier (Falathrim/Roi des Falathrim) et Oskyr le Vengeur (Northmen/Roi des Northmens)

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MessageSujet: Re: Oskyr le Vengeur [terminée]   Dim 22 Fév - 12:08

Pour info : nous sommes en train de débattre en Staff au sujet des Northmen. C'est pour cela (et uniquement pour cette raison) que pour l'instant, nous ne validons pas ta fiche. De plus, vous êtes deux à vouloir faire un Roi des Northmen. Il faudra vous mettre d'accord lorsque vous serez validés (avec Ragnar), à moins que l'un d'entre vous décide de changer de personnage...




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MessageSujet: Re: Oskyr le Vengeur [terminée]   Dim 22 Fév - 15:39

Normalement on commence tous les deux seigneurs et aucun de nous deux n'est roi pour l'instant. Je pensais qu'on allait pouvoir trouver un arrangement pendant ce bilan pour savoir qui allait être roi.





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MessageSujet: Re: Oskyr le Vengeur [terminée]   Mer 25 Fév - 14:06

Bonjour bonjour Wink Après discussions en staff voilà les nouvelles que je peux vous apporter :

- Les trois cités northmen présentes auparavant sur le forum seront remises, toutes en ruine, donc à reconstruire.
- Votre rang de départ sera celui de Capitaine, si aucun accord n'est trouvé quant au possesseur du titre de Roi, et si vos lignes dépassent la centaine.



Ex Fûrin, ex Artah Zralik, ex Zanshû Ghimhùn, ex Fûrin, ex Mezzano, ex Artah Zralik, ex Suladan, ex Rùmil

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MessageSujet: Re: Oskyr le Vengeur [terminée]   Jeu 26 Fév - 20:59

Désolé d'être au lent à répondre (j'étais pas chez moi pendant 2 jours)

Bref, j'ai envoyé un mp à Ragnar pour mettre ça au clair au plus tôt.




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MessageSujet: Re: Oskyr le Vengeur [terminée]   Ven 27 Fév - 21:19

DP: Je commence capitaine

N'oubliez pas :

Oskyr le Vengeur a écrit:
Code:
Code:
[i]Sameiningartáknr¤Seigneur des Eothéods¤Grand Seigneur Nordique[/i]


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Question: Comme ce n'est pas de ma faute si le staff débattait sur les Northmens, est-ce qu'on peut comptabiliser ma présentation comme validé le dimanche 22 février, quand Sauronne (j'arriverais pas à m'y faire que t'as girouette) a posté un message et qu'elle aurait donc pu me valider?





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MessageSujet: Re: Oskyr le Vengeur [terminée]   Sam 28 Fév - 15:33

Ouais ça marche pour moi Wink Je te valide, et bravo pour l'histoire Smile


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MessageSujet: Re: Oskyr le Vengeur [terminée]   Sam 28 Fév - 20:28

J'ai pas girouetté ; j'ai juste changé de perso ^^ Mais je suis toujours chez les pas gentils ^^

Désolée encore pour l'attente et bon jeu Wink




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MessageSujet: Re: Oskyr le Vengeur [terminée]   Sam 28 Fév - 20:41

Pas de problème et merci Smile

PS: Je te voyais bien comme Dudu, garder ton perso pendant plusieurs années mdr




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