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 L'itinérante rouge [ENFIN TERMINEE]

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Daralia
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MessageSujet: L'itinérante rouge [ENFIN TERMINEE]   Mer 11 Fév - 13:50



Daranthia "Daralia" Kenthia


Âge du personnage: 25 ans en 3017
Race du personnage:Humaine - Bardide
Titre: L'itinérante rouge
Lieu de naissance : Dale
Lieu de vie : N'importe où, des Montagnes Bleues au Gondor
Grade du personnage: Voyageuse (donc aucun, en somme)
Allégeance: Aucune
Rang spécial: cf titre





Histoire



Le commencement

C'est durant l'été 2992 du Troisième Age, dans la ville de Dale, que naquit Daranthia Kellia. Les parents de la jeune fille étaient de riches marchands, et elle était la benjamine de deux jeunes garçons de 3 et 5 ans. Pour ses parents, avoir une fille comme plus jeune enfant était une aubaine, dans le sens où ils espéraient l'utiliser pour un mariage arrangé avec une autre famille marchande et ainsi forger une alliance, ce qui augmenterait le pouvoir de la famille Kellia. Dans ce but, la mère de Daranthia offrit à la jeune fille une éducation qui, à leurs yeux, était l'éducation parfaite d'une demoiselle et épouse convenable.
La jeune fille, on s'en doute, ne l'entendait toutefois pas de cette oreille : dès son plus jeune âge - c'est à dire, dès qu'elle fut capable de marcher, courir, parler, et avoir des pensées par elle-même - elle afficha un caractère agité et aventurier, une de ses occupations favorites étant d'accompagner son deuxième frère dans ses escapades à travers la cité. Bien qu'ennuyés par cette attitude, les parents se contentèrent d'abord d'attribuer cela à la fougue de la jeunesse et à son immaturité.
Mais ce n'était que le début de cette "fougue". Les évènements prirent en effet un nouveau tournant quand la jeune Daranthia atteignit l'âge de 11 ans. A l'époque, si le premier des frères étudiait de sorte à reprendre les affaires familiales quand il serait plus âgé, le second, Darth, avait commencé à apprendre le maniement des armes en vue d'une carrière militaire. Qu'elle ne fut pas la surprise des parents Kellia, lorsque leur fille demanda si elle aussi pouvait apprendre à se battre. Mais la surprise ne tarda guère à laisser place à la colère : il était hors de question que leur fille devienne un de ces femmes-guerrières si vulgaires que l'on pouvait voir dans l'armée. Ils en vinrent même à blâmer son frère, qui l'avait surement influencée dans cette mauvaise direction, pensaient-ils. Afin d'éviter à son grand frère une injuste punition, Daranthia promit à ses parents de ne plus jamais évoquer un tel sujet, et le jeune garçon s'en tira avec une simple remontrance et l'interdiction de côtoyer la jeune fille si il avait ses armes sur lui.


Secret

Cela aurait été toutefois bien trop simple et ennuyeux pour la jeune fille, si les choses s'étaient arrêtées là. Le lendemain, tôt le matin, ce fut Darth qui alla réveiller sa jeune soeur.

-Daranthia ! Réveille-toi, il faut que je te parle.

-Hmm, fit la jeune adolescente en clignant des yeux. Oui, je t'écoute.

-Pourquoi tu veux apprendre à te battre ?

-Et bien... Même si j'ai l'impression que papa et maman attendent quelque chose de moi, je veux mener ma propre vie, plus tard, et voyager même. Même si je ne pense pas que je pourrai jamais le faire, mainte...

-Je vais le faire.

-Quoi ? Fit la Dalienne, interloquée.

-Je t'apprendrai à te battre. La nuit, juste après qu'on se couche, retrouve-moi là où on jouait toujours à cache-cache. Je t'apprendrai ce que je sais.

-Mais...

-Je me fiche de ce que nos parents disent. Tu as le droit de choisir ce que tu veux faire, et je ferai de mon mieux pour ça. Ce soir, d'accord ? Ce sera notre secret, fit-il avec un clin d'oeil.

-Un de plus, tu veux dire, rétorqua-t-elle, amusée. C'est d'accord.


Et ainsi commença la double vie de Daranthia. Aux yeux de ses parents, elle tenait sa promesse, et apparaissait comme la fille modèle dont ils rêvaient. Pour combler leur bonheur, la puberté la transformait progressivement en superbe jeune femme, qui attirerait les convoitises, à n'en point douter.
Toutefois, dès que la nuit tombait, frère et sœur se retrouvaient secrètement, et le jeune homme enseignait à la benjamine tout ce qu'il savait sur le maniement de l'arc et de l'épée, armes qui semblaient être les favorites de la jeune fille. Comme elle était censée faire semblant d'être une "fille modèle" pour ses parents, ils faisaient en sorte de ne sortir de l'entrainement sans aucune blessure, et, pour mieux tromper l'ennemi, le jeune homme faisait travailler à la jeune fille ses réflexes et son agilité plutôt que sa force brute : on se serait vite douté de quelque chose si la gamine qu'elle était autrefois avait commencé à avoir des muscles sans raison. Fine et élancée, Daranthia apprit à se battre avec vitesse et précision, et sa technique à l'épée devint suffisante pour que, à l'orée de ses 16 ans, elle sorte vainqueur de leurs duels plus souvent que l'inverse. C'est à peu près vers cette période que les cours du soir, comme ils les appelaient entre eux, s'arrêtèrent : Darth allait rentrer dans la garde, et il savait qu'il serait affecté aux gardes de nuit, ce qui l'empêcherait de l'entrainer plus encore. La jeune femme décida alors qu'il serait bientôt temps pour elle de partir, et ils échafaudèrent un plan pour permettre à cette fugue de se passer dans les meilleurs conditions.


Départ

La nouvelle tomba un soir de fin d'été de l'an 3008, alors que la famille mangeait. Seul Darth, de garde, était absent.

-Tu pars demain, fit la mère d'un ton anodin.

Daranthia dut se retenir de cracher le contenu de sa bouche. Après avoir dégluti, elle demanda des précisions de la façon la plus concise qui soit :

-Pardon ?

-Tu vas demain matin chez les Ander, à Esgaroth. Il semblerait que tu aies plu à leur fils au printemps dernier. Les arrangements ont été faits pour que tu passes les 2 prochains mois chez eux. De quoi faire connaissance avec le jeune homme. Selon comment les choses se passent, il sera peut-être ton futur mari, finit-elle, un sourire sur les lèvres.


Daranthia retint un soupir de dégoût. Elle se souvenait du jeune Ander. Pas moche, mais visiblement pourri gâté, et donc un comportement exécrable. Quand au fait qu'elle lui avait plu... C'était presque peu dire. Côtoyant souvent des garçons plus âgés qu'elle, en la personne de ses frères, la jeune fille n'était guère naïve, aussi avait-elle parfaitement reconnu le désir du jeune homme quand il l'avait vue. En fait, elle en avait presque eu peur qu'il ne tente de la violer si elle se retrouvait seul avec lui. En elle-même, elle savait qu'elle ne devait pas aller là-bas. Malheureusement, les plans qu'elle avait fait avec son frère ne seraient prêts que la semaine suivante, et elle n'avait aucun moyen de le prévenir. Remarquant soudain que tout le monde à table l'observait, elle toussota et fit, d'une voix timide :


-Je... Désolé, c'est la surprise. si vous le voulez bien, je vais aller me reposer.

Voyant son père hocher la tête, Daranthia se leva et se dirigea le plus naturellement possible vers sa chambre. En sortant de la salle, elle faillit être renversée par une jeune servante qui fonçait vers la porte menant à l'arrière-cour. Elle prit à peine le temps de s'excuser et reprit sa course, ce qui fit froncer les sourcils de Daranthia : elle était pourtant du genre à prendre son temps, d'habitude. Bah, ça n'importait guère, se dit-elle. Une fois dans sa chambre, elle éteignit les lumières et commença à se préparer : elle tenterait de partir sans assistance s'il le fallait.
Il y avait deux choses au moins qu'elle pourrait récupérer : une tenue de voyage, et des vivres. La tenue, elle l'avait faite faire 2 mois plus tôt, lorsqu'elle avait montré un intérêt soudain pour la randonnée ; elle la sortit du placard et l'enfila, puis attendit patiemment que le silence se fasse dans la maison. Quand elle n'entendit plus que les mouches voler, elle sortit et fila vers les cuisines. Personne n'étant en vue, elle prit un sac de tissu et commença à le remplir de nourriture qu'elle saurait préparer, ainsi qu'un briquet. Puis, le pas léger, elle quitta la demeure.
Une fois au-dehors, elle hésita. A l'origine, Darth devait lui ouvrir une poterne une nuit de la semaine suivante, et lui fournir des armes, mais là, elle devrait faire autrement, à moins de tomber sur lui. Elle décida finalement de tenter sa chance avec la poterne : elle serait peut-être ouverte, tout du moins.
Elle y arriva rapidement et s'arrêta pour observer les environs : pas un chat, ni de lumière de torche qui indiquerait la présence de gardes dans les environs. Rapidement, elle alla jusqu'à la porte. Si elle se souvenait bien, il y aurait une salle assez grande, et une autre porte donnant sur l'autre côté des murailles de l'autre côté, et notamment sur un petit sentier qui descendait de la montagne. Rapidement, elle ouvrit la porte, rentra, et la referma aussitôt.
A peine eut-elle fait 2 pas qu'elle réalisa 2 choses : elle n'avait pas vérifié que la salle était vide, et une des torches était allumée. Cette pensée lui venait tout juste qu'une voix, venant d'un coin derrière, l'interpela :


-Que faites vous-là, jeune fille ?

Daranthia s'apprêta à courir, mais quelque chose l'arrêta : elle connaissait cette voix. Elle se retourna vivement, et son visage s'illumina :

-Darth ! Mais comment...

C'était effectivement son frère qui était là, et à son accoutrement, il aurait dû être en poste. A côté de lui, un paquetage d'une forme étrange était posé.

-Quand j'ai su que les parents voulaient que tu partes demain, je me suis douté que tu tenterais de filer ce soir. Je t'ai aussi ramené quelques trucs, fit-il avec un sourire.

-Oui, mais... Aah, fit-elle d'un air de compréhension, tandis qu'un sourire malicieux se dessinait sur ses lèvres. On dirait que ça se passe bien, toi et Virenne.


Virenne était le nom de la servante qui avait bousculé plus tôt Daranthia, et apparemment, elle ne s'était pas trompé, puisque le visage de son frère vira au rouge en deux secondes. Il reprit toutefois rapidement contenance, et dévoila le contenu du paquetage qu'il avait amené : deux épées qui avaient l'air assez légères, et leurs fourreaux respectifs, un arc court en bois d'if ainsi qu'un carquois rempli de flèches, et enfin un sac en cuir doté d'une ceinture, qui serait bien plus pratique que le sac en tissu qu'elle portait. La jeune fille eut un moment d'hésitation, puis sauta au cou de son frère, le remerciant et pleurant à moitié. Leurs adieux se firent sans plus de mots, et elle prit la route descendant de la montagne.

Le trajet était simple à suivre, mais pas nécessairement à pratiquer : ne sachant pas vraiment si les elfes laissaient passer en leur terre tous les étrangers qui se présentaient, elle avait décidé de contourner la Forêt Noire par le Nord, et si possible, s'intégrerait à d'autres voyageurs pour plus de sureté. Elle avait assez de vivres pour une petite semaine, un peu d'argent et elle pensait être capable de chasser ce qui lui manquerai pour tenir jusqu'au Val d'Anduin. Bref, normalement, en voyageant suffisamment vite, elle devrait s'en sortir, se disait-elle.
Décidant de mettre le plus de distance possible entre Dale au plus vite, elle décida de ne se reposer qu'une fois le soleil levé. De nuit, le chemin n'était guère aisé, mais lorsque le soleil se leva, elle était arrivée près de l'orée de la Forêt Noire. Apercevant enfin la route, qui avait des allures de sentier, qui semblait contourner la forêt, elle décida de la suivre, jusqu'à trouver un bosquet où elle pouvait s'abriter un kilomètre plus loin. Après avoir mangé un morceau, elle rassembla ses affaires contre elle et s'allongea.
Elle fut réveillée par des bruits de voix, en milieu d'après-midi. Relevant la tête et ouvrant les yeux, elle vit, debout à quelques mètres, un jeune homme de son âge pointer du doigt dans sa direction, tout en parlant avec quelqu'un qu'elle ne voyait pas. Guère rassurée, elle empoigna une de ses épées mais ne la dégaina pas tout de suite, et se leva tout en s'approchant du jeune homme. Celui-ci tourna la tête vers elle, et voyant l'arme, leva les mains en signe de paix.

-Ola, ola, fit une voix sur le côté, du calme jeune fille, nous ne vous voulons aucun mal.

C'était un homme d'une soixantaine d'année, avec des habits de facture moyenne. Sa ressemblance avec le jeune homme lui laissait deviner qu'ils devaient être de la même famille. Voyant qu'ils étaient effectivement inoffensifs, elle remit l'arme dans son fourreau et répondit :

-Excusez-moi, je préfère être prudente. Si je peux vous demander, vers où allez-vous ?

-Et bien, nous venons de conclure nos affaires à Erebor, donc maintenant, donc... Mince, c'était où déjà... Borson ?

-Bree, Papy, nous allons à Bree, répondit le jeune homme en riant.

-Oui, oui, c'est cela. Et vous, que fait donc une si jolie jeune fille, habillée... Oui, ce sont des vêtements de Dale, ma foi, et armée qui plus est, sur les routes du Nord ?


Daranthia hésita un instant, puis se dit que dire une part de la vérité demeurerait le plus simple :

-Et bien... Je voyage, tout simplement, et vers l'Ouest, tout comme vous. J'avais dans l'idée de descendre dans le Sud ensuite, mais je voulais traverser les montagnes d'abord.

-Oh, on part à l'aventure, je vois. Et bien, puisque nous allons pour l'instant dans la même direction, que diriez-vous de nous accompagner ?


Le vieil homme avait un sourire chaleureux, et ce qui devait être son petit-fils avait l'air tout à fait charmant et portait depuis le début de la conversation un sourire innocent qui plaisait plutôt bien à la Dalienne. Elle accepta la proposition, et, une fois ses affaires rassemblées, le groupe nouvellement formé se mit en route.

Le début du Voyage

L'homme se nommait Sirn, et était en fait le grand oncle de Borson. Elle-même se présenta sous le nom de Daralia, nom qu'elle avait inventé en mixant son nom et son prénom. Ils étaient des marchands itinérants, vivant modestement de leurs trouvailles et de ce qu'ils arrivaient à troquer, et avaient pour seule possession permanente un cheval et une charriote. Le voyage en leur compagnie s'avéra des plus plaisants, et durant le trajet jusqu'au Val d'Anduin, elle apprit énormément de choses pratiques qui lui faisait défaut : comment entretenir et réparer ses vêtements, voir-même en fabriquer, des astuces de cuisine, des méthodes faciles pour se repérer. Elle-même montra qu'elle savait se servir de son arc, puisqu'elle eut l'occasion plusieurs fois de chasser des animaux allant, en taille, du lapin au cerf, et n'y perdit qu'une seule flèche au change.
Le voyage fut plus long que ce qu'elle avait pensé, et elle fut heureuse de les avoir rencontrée lorsqu'elle s'en rendit compte. Lorsqu'ils arrivèrent dans le Val d'Anduin, et au pied des montagnes et des Hauts Cols, la neige avait déjà commencé à tomber sur les sommets, ce qui allait les forcer à rester tout l'hiver dans la région. Ces nouvelles ne ravirent guère la jeune fille, car elle craignait que son père n'ait envoyé des hommes à sa recherche.
Ce fut effectivement le cas : à la moitié de l'hiver, alors que le groupe quittait l'auberge, ils furent interpelés par trois hommes en armure de cuir, aux airs balourds et revêches : au premier regard, on pouvait les identifier comme des mercenaires, et pas les plus sympathiques. Celui qui avait l'air d'être le chef - il avait l'arme la plus grosse - prit la parole :


-Toi, la rouquine ! Tu viens avec nous, pas de question. Sauf si tu veux que tes deux amis en pâtissent, bien sûr.

A ces mots, les deux autres dégainèrent leurs armes et encadrèrent le groupe. La jeune fille grimaça, hésitant sur ce qu'elle devait faire. Borson la regardait avec un air d'incompréhension, tandis que Sirn se contentait d'afficher un air sérieux, mais calme. Quand elle redressa la tête, son regard était plein de résolution. elle s'avança jusqu'à être à 3 pas seulement du chef, s'arrêta, et lança, d'un air de défi :

-Si vous touchez à un cheveu de ces deux hommes, vous êtes morts.

Les trois hommes éclatèrent de rire, face à ce qu'ils pensaient être comme la meilleure blague du siècle : quelle menace pouvait bien représenter une femme à peine sortie de l'adolescence, et qui ne savait probablement même pas se servir de ses armes ?

-Pas de plaisanterie, ma jolie, répliqua le chef en essuyant une larme. Ton père nous paye une belle somme pour te ramener en un morceau, mais je pense qu'il comprendra si on te donne une petite correction pour ton imper...

Le mercenaire ne termina jamais sa phrase : en un éclair, Daranthia avait bondi en avant et frappé du pied... et bien, là où ça faisait mal, disons. Alors que le chef tombait à genou, sous la douleur, la Dalienne fonça vers les deux autres tout en dégainant ses deux épées. Le premier n'avait pas encore réagi face à la surprise d'avoir de la résistance, qu'il se retrouva avec une entaille assez profonde au bras droit. Le deuxième, en revanche, se précipita tout en injuriant la jeune fille, pour se retrouver assommé par un coup de poing bien placé de Borson, dont il avait complètement oublié la présence. Daranthia en profita pour délester de son arme l'homme qu'elle venait de blesser, puis se tourna vers le chef, qui commençait à se relever, les yeux pleins de colère :

-A moins que vous ne vouliez que vos hommes ne meurent, je vous conseille de m'écouter. Dites à mon père que je mène ma propre vie, et que je ne serai jamais un outil à sa richesse. Prenez votre ami et partez.

Ils ne devaient pas être totalement dénués d'intelligence, car ils se dépêchèrent de décamper en portant leur camarade.

-J'arrive pas à croire que mon père ait embauché des raclures pareilles, juste pour me retrouver, fit la jeune femme, pour elle-même.

Se retournant, elle vit à l'air sérieux de Sirn que les ennuis n'étaient pas tout à fait terminés.

-Je... Je suppose que je vous dois des explications, à tous les deux.

Et elle leur raconta son histoire : son vrai nom, le fait que ses parents ne la voyaient que comme un moyen de devenir plus riches, tandis qu'elle avait toujours voulu voyager et parcourir le monde ; l'aide que son frère lui avait apporté, du maniement des armes au coup de main pour quitter Dale en secret. Une heure passa avant qu'elle n'eut fini son récit. Borson la regardait d'un air étrange, comme si il ne savait plus vraiment que penser de la jeune fille, tandis que Sirn se contenta d'approuver :

-J'avais déjà deviné tes origines, tes vêtements étaient de trop bonne facture. Pour le reste.... On ne peut pas vraiment dire que tu nous aies menti, si ce n'est pour ton nom - et encore, je suppose que tu ne souhaites plus être appelée par ton ancien nom. De plus, dès qu'ils nous ont menacé, tu as pris notre défense sans hésiter, et de façon remarquable. Si mon petit neveu était aussi doué que toi avec une arme, on n'aurait plus rien à craindre d'éventuels bandits, ou même des orques.

Borson fit une grimace et sembla trembler à la mention des orques, détail qui n'échappa pas à la jeune femme ; peut-être en avait-il déjà vu ? Pour le coup, si effrayer trois mercenaires de basse classe n'était pas des plus difficiles, combattre des créatures qui se battaient férocement jusqu'à la mort était une toute autre affaire. En elle-même, Daralia savait qu'elle aurait un jour à affronter de telles créatures au cours de ces voyages, mais elle ne pouvait s'empêcher d'en avoir peur.

-Je continuerai avec vous avec plaisir, Sirn. Et si Borson le veut, je peux au moins lui apprendre comment tenir une arme et se battre, répondit-elle avec un sourire.

-Bonne idée, ça lui fera de l'exercice. Bien, reprenons notre route.


Le jeune homme voulut protester, mais il ne put placer une seule réplique. Le reste de l'hiver se passa de manière bien plus calme. La jeune Dalienne commença à s'entraîner de nouveau, seule la plupart du temps, mais Borson l'accompagnait parfois. Le jeune homme était robuste et plus fort qu'elle, aussi lui donna-t-elle des conseils pour utiliser ces deux éléments. Après de longues hésitations, elle acheta pour lui, avec l'argent qu'il lui restait, une hache de bonne taille, ainsi qu'un bouclier de basse qualité, mais qui serait mieux que rien.
Puis arriva le printemps, et les Hauts Cols devinrent praticables. Pour la Dalienne, c'était une nouvelle vie qui commençait.


Commerçants

Trois ans passèrent. Trois longues années de commerce et d'errance, durant laquelle Daralia vit plus de pays que de nombreux hommes n'en voient en toute une vie. A Bree, la jeune femme vit pour la première fois un Hobbit, ces étranges petits hommes, dont on disait à Dale que l'un d'eux accompagnait Thorin II à l'époque de la chute de Smaug. Elle en vit encore plus lorsque le groupe passa quelques semaines à parcourir la Comté en quête d'affaires, et elle put s'émerveiller devant la beauté simple des Smials, si différents de la fausse sophistication qu'elle avait connu à Dale. Puis ils prirent part à une caravane pour descendre le Chemin Vert, et rejoignirent le Rohan via la trouée du Rohan. Si les régions précédentes étaient pleines de forêts, c'étaient ici des plaines, des champs et des pâturages à pertes de vue : pas des plus surprenants, la région étant fortement habité par rapport à l'Enedwaith qu'ils venaient de traverser. Ils passèrent par la plupart des villes ou villages relativement importants, de Sartkhorn à Calenhad, et la jeune femme remarqua, au comportement de Sirn, qu'il avait surement dû grandir dans ce pays. Puis ils arrivèrent au Gondor, et il fallut de sérieux efforts à Daralia pour garder la bouche fermée à la vue de Minas Tirith. Ils firent le tour des villes du pays, passant par Pelargir, Linhir, Dol Amroth, et les villages du Lamedon. Puis ils firent demi-tour, ne s'arrêtant cette fois que par les grandes villes où ils pouvaient faire de nouvelles affaires, et remontèrent jusqu'au pays de Bree. Cette fois-ci, ils se dirigèrent vers Mithlond, puis les Montagnes Bleues. Si la jeune femme était habituée aux Nains, qui venaient souvent à Dale, elle n'avait jamais vu d'Elfe, et là encore, elle apprit énormément de choses, et à quel points les différents peuples de la Terre du Milieu pouvaient être à la fois semblables sur certains points, mais complètement opposés sur d'autres.

Plus que le voyage, la voyageuse avait découvert de nombreuses choses, et si elle aurait difficilement survécut seule en quittant Dale, nul doute qu'à présent elle saurait survivre par elle-même sans trop de soucis, si on exceptait les risques d'attaques de bandits, surtout au Sud du Chemin Vert. Au sein de la petite troupe qu'ils formaient, elle faisait office de chasseuse, d'éclaireuse dans les régions dangereuses, et d'assistante le reste du temps. Pour ce qui était du relationnel, elle en était venu à apprécier Sirn comme un père, et Borson comme un frère... ou presque. Etant honnête avec elle-même par nature, elle se rendait compte que petit à petit, l'affection qu'elle portait au jeune homme commençait à prendre une autre dimension que celle que l'on porte à un frère ou un ami, et elle sentait que cela était réciproque... Sauf qu'elle était la seule à l'avoir remarqué : dans son innocence la plus totale, le jeune commerçant ne comprenait pas lui-même les réactions qu'il avait envers la jeune fille, à l'hilarité de cette dernière et de Sirn, qui regardait le jeune couple se former avec amusement.

Ils avaient quitté les Montagnes Bleues depuis quelques temps déjà, et étaient maintenant au Sud de la Comté, dans l'Arthedain. Ils comptaient rejoindre au plus vite le Chemin Vert et reprendre la route du Sud, vers le Rohan. L'Automne arrivait, aussi hésitaient-ils encore entre cela et passer l'hiver à Bree. Ils ne se doutaient pas qu'ils n'auraient guère le choix.
Une légère bruine tombait, aussi Daralia était bien contente d'avoir ajouté une capuche en cuir à sa panoplie. Elle avançait une cinquantaine de mètres en avant de la chariote, au milieu d'une forêt, quand une marque étrange au sol la fit s'arrêter. Se penchant pour l'observer, elle se rendit compte que ce n'était pas une marque, mais des traces de pas... mais pas tout à fait humaines. Elle fit un signe de la main aux deux autres, qui stoppèrent la chariote, et le silence se fit. A l'écoute, restant accroupie, la rousse prit son arc et une flèche qu'elle encocha, et attendit. Au bout de deux minutes, elle entendit un craquement ; se retournant, elle vit quelque chose bouger et tira aussitôt. Le bruit mou qui suivit lui indiqua qu'elle avait du faire mouche. Elle s'avança tout en sortant une de ses épées vers d'où venait le bruit. Elle tomba rapidement sur la cible, une créature à la teinte jaune-vert, humanoïde mais au visage difforme : de toute évidence un orque. La créature avait la flèche plantée dans le dos, et rampait tant bien que mal pour s'éloigner. La Dalienne hésita un instant, puis l'acheva et récupéra sa flèche avant de retourner vers la chariote.

-Des orques, dit-elle en murmurant presque. Celui-là est mort, mais les traces laissent penser qu'il doit y en avoir d'autres dans la région.

-Gardons notre calme, répondit Sirn, sérieux. Faisons demi-tour vers Mithlond, il faut prévenir les Elfes.


Ce qu'ils firent. Ils sortirent de la forêt sans embuche, et arrivèrent à la nuit tombée dans les collines. Ils trouvèrent un endroit abrité où ils pourraient camper, sur un petit plateau à flanc de rochers. Malgré les risques, ils décidèrent de tous dormir, faisant confiance au cheval pour faire assez de bruit et les réveiller si quelque chose approchait - c'était un véritable trouillard, qui huait et cabrait au moindre son, ou presque.
La jeune femme se réveilla un peu avant l'aube. Rien ne semblait avoir changé, et tout le monde finissait encore sa nuit dans le calme. La jeune femme profita qu'elle soit la première réveillée pour manger un morceau et observer les environs. Il restait une bonne partie des collines à franchirent avant d'être en sureté, aussi mieux valait se faire discret pendant un moment. Elle montait en haut de la colline la plus proche quand un bruit se fit entendre, qui ressemblait à un petit éboulis à quelques distances de là. Elle ne s'en serait pas plus préoccupée si des bruits distants de cris ne se firent entendre juste après. Elle ne l'avait jamais entendu auparavant, mais des nains le lui avaient décrit lors de son passage dans les montagnes bleues : c'était le cri d'orques en chasses, et ils étaient suffisamment proches pour sentir leurs odeurs. Daralia se mit aussitôt à courir aussi vite que possible vers le campement. Quand elle arriva, Borson et Sirn se réveillaient tout juste :

-Sirn, dans la chariote, Borson, prend tes armes et prépare toi, les orques nous ont retrouvé ! Cria-t-elle à leur intention.

Elle-même fonça jusqu'à ses affaires, et plaça ses épées à la ceinture, son carquois en bandoulière et l'arc en main. Se retournant vers Borson, elle vit qu'il avait sa hache et son bouclier, mais qu'il tremblait comme un damné, et semblait au bord de la crise de panique.

-Borson, ressaisis-toi ! C'est pas le moment de flancher.

Le jeune homme ne semblait même pas l'entendre, et ce fut Sirn qui intervint :

-Je craignais que ça n'arrive, le petit a vu ses parents mourir aux mains d'orques quand il était jeune, il ne s'en est jamais remis, visiblement. Dans ces conditions...

-Abrite-toi, je m'occupe de le réveiller.

Elle se précipita à côté du jeune homme, qui avait le regard vide et les membres qui tremblaient. Doucement, elle lui releva la tête et le força à la regarder droit dans les yeux.

-Borson, écoute-moi. Je ne sais pas ce qui t'es arrivé par le passé, mais aujourd'hui est un autre jour. Aujourd'hui, tu sais te battre, tu sais te défendre, et plus encore, tu peux défendre ceux que tu aimes. Si nous résistons, si nous nous battons, nous mourrons peut-être, mais si nous abandonnons, alors il n'y aura pas de peut-être.

Elle vit une lueur dans ses yeux, mais c'était à peine si il semblait l'avoir entendu. Il lui fallait un choc ? Il allait en avoir un : d'un mouvement, elle l'embrassa. Ce fut un baiser court, mais il fit plus d'effet au jeune homme qu'un coup de poing en plein visage.

-Va protéger ton grand-oncle, fit-elle avec un sourire.

Le jeune commerçant n'eut d'autre choix que d'obtempérer. De son côté, la Dalienne se plaça un petit peu en hauteur, sur un rocher non loin. elle avait de là une meilleur visibilité, et forcerait les orques à se séparer, ce qui augmenterait leurs chances de survie, en fonction du nombre d'ennemis en face. En plus, le Soleil n'allait pas tarder à se lever, et derrière elle d'après ses estimations.
Lorsqu'ils arrivèrent, les orques avançaient lentement, comme si ils espéraient ne pas réveiller leurs futurs victimes. Lorsqu'ils virent le jeune homme, debout près de la chariote et armé, ils s'arrêtèrent, surpris. Ils commencèrent à hurler et crier, probablement pour effrayer le jeune homme, mais il resta en place, et cette fois-ci, il ne tremblait pas. Les monstres allaient charger quand une voix, sur le côté, les interpela :

-PAR ICI, BANDES DE VIEUX GOBELINS PUANTS !

Traiter des orques de vieux gobelins puants étaient probablement l'un des meilleurs moyens de s'en faire des ennemis. Et aussi d'attirer leur attention. Ca marche encore mieux quand en même temps, vous tirez une flèche et touchez un orque en pleine tête. Forcément, tous les orques tournèrent la tête vers l'être inconscient qui avait osé les insulter de la sorte. Le soucis, c'est que quand ce soit-disant être inconscient à un gros globe très lumineux, communément appelé soleil, qui commence à apparaître derrière-lui... Ba, ça pique un peu les yeux. Du coup, nous avons une quinzaine - non, un de moins maintenant, Daralia en ayant profité pour enchainer les tirs - qui se frottent les yeux. Le temps qu'ils comprennent qu'il valait mieux pour eux qu'ils bougent, trois en tout étaient à terre. Ils se séparèrent en deux, une demi-douzaine allant vers Borson et Sirn tandis que les autres fonçaient vers l'archère. Celle-ci eut le temps de tirer une dernière flèche, avant d'accrocher son arc dans son dos et de dégainer ses deux épées. Plutôt que d'attendre que les orques ne tentent de monter sur le rocher et ne risquent de la faire tomber, elle sauta au milieu du groupe quand ils arrivèrent, et profita de l'effet de surprise pour commencer à tournoyer et trancher dans le vif des orques. Face à un groupe peu habitués à travailler ensemble, sa vitesse et son agilité devenait un réel avantage, et les orques ne sont guère connus pour faire preuve de travail en équipe. Même si elle avait du mal à porter des coups importants, elle arrivait à les blesser sans recevoir elle-même d'attaque. Poussant un cri de rage, elle poussa encore plus la cadence : plus vite elle en aurait fini, plus vite elle pourrait aider les deux commerçants.
De son côté, Borson se débrouillait mieux qu'il ne l'aurait cru. Comme il était dans un espace plus refermé, les orques ne pouvaient que difficilement le prendre à revers, aussi arrivait-il à parer la plupart des attaques, et avait même réussi à porter quelques bons coups : deux étaient à terre. Mais il manquait d'endurance, et ne savait pas si il allait tenir longtemps comme cela. Un coup d'oeil très rapide l'informa que la jeune femme se débrouillait bien mieux que lui : il ne restait que deux orcs debout face à elle. Ce coup d'oeil fut toutefois une erreur, car au même moment, une attaque arriva sur son bouclier, et le choc le fit le lâcher. Sans protection - une hache, c'est pas pratique pour parer. Il parvint toutefois à repousser les deux assauts et à tuer un troisième orque, mais l'un parvint à se placer sur le côté, et aller frapper alors que Borson tentait de dégager son arme. Comme au ralenti, il vit l'arme s'approcher de son torse...
Pour être arrêtée, plantée dans le corps de Sirn, qui s'était interposé, en plantant au passage un couteau dans le coeur de l'orque. Le jeune homme et la jeune femme, qui venait d'en finir, hurlèrent de concert en voyant le vieil homme tomber. Les émotions du jeune homme défilèrent en lui, pour s'arrêter sur la rage, qu'il laissa exploser en se déchaînant sur les orques qui restaient. Daralia n'eut pas le temps d'intervenir que Borson en avait fini, mais celui-ci avait tout de même reçu deux blessures, au bras gauche et à la jambe droite, et il se laissa tomber à genou à côté de son grand-oncle, qui respirait faiblement. Daralia vit les lèvres du marchand bouger, mais elle ne put entendre ce qu'il disait : derrière elle, d'autres bruits, plus fort, attirèrent son attention. N'en croyant pas ses oreilles, elle s'approcha de la pente et vit avec horreur une vingtaine d'orques en bas de la colline, se diriger vers eux. Elle estimait que dans 5 minutes, ils seraient sur eux. De désespoir, elle hurla, vida ses poumons, de toutes ses forces. Les secondes défilèrent, et elle regarda en arrière : Borson commençait à se relever après l'avoir entendu hurler.

-Fuis, Borson. Pars, le plus vite possible. Je les retiendrai et j'en tuerai autant que possible, mais ils ne t'auront pas. Pars ! Insista-t-elle en le voyant rester sur place. Tu ne peux plus te battre avec ta blessure, mais tu peux encore fuir !

Incapable de répondre, le jeune homme commença à partir vers l'intérieur des collines, sans un regard en arrière. Daralia inspira, puis expira longuement, et reprit son arc en main. Elle se mit en position et attendit que les orques soient à portée, tentant de faire le plus de calme en elle-même. Puis, enfin, elle décocha la flèche... Et 5 orques tombèrent. De surprise, ils s'arrêtèrent, et la jeune femme hésita : que venait-il de se passer, au juste ? Puis elle les vit, arrivant depuis le versant voisin de la colline, sous le couvert des arbres : ce qui ressemblait à quatre personnes en armure métallique, mais qui se déplaçait pourtant particulièrement vivement. Ils venaient de dégainer leurs épées et chargèrent les créatures. Daralia décocha encore deux flèches, puis, comme la mêlée s'apprêtait à commencer, chargea à son tour en changeant d'armes. En se rapprochant, elle s'aperçut que les guerriers inconnus étaient des elfes, et malgré l'infériorité numérique, ils semblaient tenir. L'un des elfes la vit lorsqu'elle arriva, et lui cria de s'en aller, mais au lieu d'obtempérer, elle utilisa la pente pour glisser au sol, se faufilant ainsi au milieu de la mêlée et se redressa brusquement pour empaler un orque qui allait attaquer de dos le dit elfe. Celui-ci eut un regard surpris, mais ne fit plus aucun commentaire. Ayant une nouvelle poussée d'adrénaline avec l'arrivée d'alliés, la jeune femme fit sa part et ils parvinrent à massacrer les orques et à s'en sortir avec juste quelques égratignures. Lorsque les combats furent terminés, la jeune femme vit Borson et deux autres elfes apparaître en haut de la colline, et elle tourna du coup un regard interrogateur vers l'un des elfes. Celui-ci ne répondit pas tout de suite et se dirigea vers le plateau, où se trouvait le campement. Voyant le massacre qui avait déjà eu lieu ici, l'elfe que la Dalienne avait aidé ne put s'empêcher un sifflement admiratif.

-Et bien, humaine, c'est à se demander si vous aviez besoin de notre... commença l'un d'entre eux, mais il s'arrêta en voyant le corps gisant de Sirn.

Il allait s'excuser mais la jeune femme l'arrêta d'un signe de la main. Ce fut cette fois l'un des elfes qui était avec Borson qui s'approcha et prit la parole :

-Nous sommes désolé pour votre perte. Nous chassions cette troupe d'orque depuis quelques jours, et nous avons craint le pire en entendant votre cri, un peu plus tôt. Le jeune homme que voici nous est tombé dessus peu après et nous avons fait aussi vite qu'il était possible, mais... Il était déjà trop tard pour cet homme.


Derrière, elle vit que Borson s'était remis près du vieil homme et pleurait à chaude larmes. Elle-même ne put empêcher quelques larmes de couler. Relevant la tête pour regarder l'elfe dans les yeux, malgré les larmes, elle répondit :

-Je vous remercie pour votre aide. Je n'ai qu'une seule chose à demander : aidez-nous à lui offrir une sépulture décente.

-Nous ferons même mieux que cela, répondit l'elfe. Une fois cela fait, nous vous escorterons jusqu'à Mithlond et nous assurerons que vous soyez tous deux traités du mieux possible.


Elle remercia l'elfe et se dirigea vers son ami, qu'elle étreignit longuement, sans dire un mot. Ils restèrent là pendant plusieurs minutes, laissés tranquilles par les elfes qui comprenaient leur besoin de faire deuil. Puis finalement, ils se relevèrent, et la jeune femme fit un hochement de tête aux elfes, qui vinrent les aider à creuser une tombe pour le vieil homme. Ils laissèrent les elfes faire une prière pour le salut de l'âme du vieil homme, puis rassemblèrent leurs affaires et soignèrent les dernières plaies qui ne l'avaient pas été. Puis le groupe prit la route vers Mithlond.
L'elfe n'avait pas menti, ils furent très bien reçu. En fait, Daralia n'avait pas connu de tel confort depuis qu'elle avait quitté Dale. Le deuxième jour, Borson vint la voir avec un coffret dans les mains.


-Qu'est-ce que c'est ? Demanda-t-elle.

-Je l'ignore. Les derniers mots de Sirn étaient de me dire que ce coffret te revenait. Si je me rappelle bien, il a dit l'avoir trouvé quand il était jeune et qu'il habitait encore au Rohan.


La Dalienne prit le coffret et l'ouvrit : il contenait une unique feuille, qui semblait très ancienne, et qui affichait une carte bien précise ainsi que du texte dans une langue qu'elle ne reconnaissait pas.

-Hmm... Peut-être les elfes sauraient-ils la lire. J'irai en parler avec notre hôte.

Ce qu'elle fit. L'elfe, nommé Vildar, eut un hoquet de surprise en voyant le vieux parchemin : l'écriture était de l'adunaic, une langue parlée et écrite par les hommes de Numenor, et dont descendait la langue commune. Selon lui, de tels parchemins étaient rares, et indiquaient probablement l'emplacement de caches secrètes que les Numénoréens avaient placé en Terre du Milieu durant l'âge précédant. Le texte était une énigme, dont la solution était certainement un mot de passe pour accéder à la cache. Fort heureusement, ce type d'énigme était connue des elfes, et ils parvinrent à la résoudre : le mot était une courte phrase d'adunaic : "Unakkha an-adûn.", qui se traduirait par "Il vint de l'ouest.". Après cela, il lui rendit le parchemin, en disant que serait à elle de trouver la cache.
Une semaine passa encore avant qu'elle ne décida de partir. A sa surprise, Borson ne souhaita pas aller avec elle : il comptait reprendre les affaires de son grand-oncle, et commencer en traitant avec les elfes. Toutefois, il se firent la promesse de se retrouver un jour, et la jeune femme scella cette promesse par un second baiser, qui dura cette fois bien plus longtemps que le précédent.
Avant son départ, les elfes lui offrirent plusieurs cadeaux : une armure de cuir, bien plus résistante que celle qu'elle avait actuellement, accompagné d'une cape, le tout de fabrication elfique évidemment, ainsi que deux épées pour remplacer les siennes, qui, il fallait l'avouer, avaient souffert des combats contre les orques. Pour finir, elle se vit offrir un cor de facture elfique, avec pour promesse qu'en tant qu'alliée des Elfes, si elle sonnait de ce cor en cas de besoin, tout elfe qui entendrai ce son viendrait à son aide. Elle accepta gracieusement ces cadeaux, promettant en retour d'aider tout elfe qu'elle verrait dans le besoin, et se mit en route, avec un nouvel objectif en tête : découvrir ce qui se cachait derrière la carte que Sirn lui avait légué.

L'arc de Bregor

Trois nouvelles années passèrent dans la vie de la jeune femme. Trois années de solitude, durant lesquelles elle parcourut toutes les régions habitées de la Terre du Milieu - à l'exception de l'Est de la Forêt Noire et de l’extrême-Sud du Gondor, régions dans lesquelles elle se refusait à mettre les pieds tant qu'elle n'aurait pas explorer toute autre possibilité - à la recherche de la cachette des Numénoréens. Tout le long de son périple, elle avait récupéré et complété toutes les cartes qu'elle pouvait, dans l'espoir de réussir à les recouper pour identifier la zone que décrivait la carte du parchemin.
Après tout ce temps, tous les indices qu'elle avait rassemblé, et les cartes qu'elle avait étudié, semblaient désigner le Rohan comme la région dans laquelle se trouvait certainement la cache.
Elle mena là-bas son enquête approfondie, questionnant les villageois sur des grottes ou lieux peu anodins, mais que personne n'avait jamais réussi à explorer. Malgré les échecs et les réponses négatives, à aucun moment elle ne songea à abandonner, persuadée qu'elle finirait par trouver ce qu'elle cherchait.
Elle était à présent dans un petit village, proche de la Trouée. Les interrogations ici s'étaient révélées tout aussi infructueuses que les précédentes, et elle commençait à se demander si elle ne devait pas chercher ailleurs, quand des cris se firent entendre de l'autre côté du village. Les personnes présentes dans l'auberge commencèrent à paniquer.


-Qu'est-ce qu'il se passe, demanda-t-elle à l'aubergiste, qui semblait être le plus calme, et avait d'ailleurs sorti de sous le comptoir une hache.

-Les hommes du pays de Dun, probablement. Ils ont déjà attaqué un village voisin il y a peu, et maintenant, c'est notre tour. Mais on ne se rendra pas sans combattre.

-Montre-moi plutôt un moyen d'accéder au toit, je pourrai faire bon usage de ceci, répliqua-t-elle en montrant son arc et ses flèches.


Il acquiesça et lui montra un escabeau à l'extérieur dont elle se servit pour monter, puis commença à sauter de toit en toit pour s'approcher de là d'où venait les cris. En s'approchant, elle vit effectivement une quarantaine d'hommes à l'apparence hirsute, mais bien mieux armés que les quelques paysans qui se dressaient devant eux, et qui commençaient à pénétrer dans le village. Elle prit son arc et se mit en position de tir quand elle entendit des hennissements et des bruits de galop sur sa gauche. Tournant la tête, elle aperçut une petite escouade de cavalier - une vingtaine - aux couleurs du Rohan se diriger vers le village. Décidant de prendre de l'avance, Daralia commença à décocher flèche sur flèche sur les hommes de Dun, qui ne tardèrent pas à la repérer, chose qu'elle avait voulu, car ils ne virent que trop tard du coup les cavaliers les prendre à revers. La mêlée ayant commencé, la Dalienne rangea son arc et sortit ses épées, et rejoignit le combat auprès des cavaliers. L'un d'eux, en la voyant, faillit l'attaquer, mais se rendit vite compte qu'elle était une alliée lorsqu'elle embrocha le premier pillard qui passait. La bataille fut vite terminée, et les pillards tués jusqu'aux derniers. Les Rohirrims avaient tout de même la mort de plusieurs villageois et de deux cavaliers à déplorer, mais l'ensemble du village était sauf. Un homme aux cheveux blonds et portant une armure de très bonne facture arrêta son cheval à côté d'elle et descendit pour lui parler face à face :

-En d'autres circonstances, je demanderai ce que peut bien faire une jeune femme habillée à la façon des elfes en nos terres, mais vous nous avez aidés sans hésitation. Je me nomme Eomer, et si il y a quoi que ce soit que je puisse faire pour vous remercier, voyageuse, j'essaierai d'accéder à votre requête.

-Je me nomme Daralia, mon Seigneur, répondit-elle en inclinant humblement la tête - elle avait reconnu le nom du neveu du Roi du Rohan. En vérité, je parcours ces terres à la recherche d'un ancien lieu. Je possède une carte indiquant son emplacement, mais je n'ai pas réussi à faire correspondre cette carte avec celles de la région, bien que tout me laisse croire que ce lieu devrait être proche d'ici. Si vous avez entendu parler d'un lieu ressemblant à une grotte, mais dans lequel jamais personne n'a su pénétré, c'est probablement le bon endroit.


-Ah, j'avais entendu parler d'une étrangère aux cheveux roux qui parcourait les villages, demandant à tous des renseignements sur des lieux étranges, c'était donc vous. Malheureusement, je n'en sais pas plus que les paysans que vous avez pu interroger. En revanche, ajouta-t-il en voyant le visage de la jeune femme se décomposer, nous possédons de nombreuses cartes à Edoras, dont certaines sont très anciennes, il se pourrait qu'elles puissent vous aider.

-Je... Je vous remercie beaucoup, mon Seigneur.

-Assez de formalité, Daralia, répondit-il. Nous avons combattu côte à côte, Vous pouvez m'appeler Eomer. Aujourd'hui, nous nous occuperons de nos morts, et demain, vous nous accompagnerez à Edoras.


Ce qu'ils firent. La veillée funèbre rappela de tristes souvenirs à la jeune femme, et elle repensa à Borson, pour qui elle n'avait pas encore tenu sa promesse, et au regretté Sirn. Le jeune homme était plutôt intelligent, il aurait surement réussit aussi bien que son grand-oncle dans son train de vie de marchand itinérant. Elle n'avait jamais été certaine de pourquoi le vieil homme lui avait légué le parchemin, mais elle pensait qu'il devait avoir une idée de ce à quoi il menait, et que ça serait utile à la jeune femme.
Le lendemain, elle accompagna les cavaliers jusqu'à Edoras, et eut le plaisir de chevaucher pour la première fois depuis son départ de Dale. Sauf qu'à l'inverse des bêtes qu'elle avait monté là-bas, la monture qu'on lui prêta fut docile dès le premier instant : l'appellation de pays des Seigneurs des chevaux ne semblait guère volée de la part d'un peuple capable de dresser si parfaitement ces animaux. Ils arrivèrent le lendemain en fin d'après-midi, et Eomer la mena directement à la bibliothèque que possédait le Chateau d'Or de Meduseld. Elle avait vu plusieurs fois le palais royal lors de ses venues à Edoras, mais jamais elle n'avait eu le plaisir d'y pénétrer.

-Nous y voilà. La section des cartes est ici, lui indiqua le Rohirrim. Je vais demander à ce qu'une chambre soit mise à votre disposition, vous n'aurez qu'à demander à ce que l'on vous y conduise quand vous souhaiterez vous reposer.

-C'est trop d'honneur que vous me faites, Eomer, je pourrai me contenter de l'auberge, répliqua-t-elle avec un sourire. Mais je ne compte pas me reposer tant que je n'aurai pas trouver ce que je cherche.


Il hocha la tête en signe de compréhension, et la laissa au travail. Elle sortit son parchemin, qu'elle posa délicatement sur un coin d'un table, et se mit au travail. Toute la soirée, elle passa son temps à sortir des cartes, et à les étudier, mais toutes celles qu'elle trouvait ne correspondaient pas. Elle se mit du coup à travailler sur des cartes de plus en plus anciennes, et elle eut l'impression de trouver quelque chose. Ne voyant l'heure défilée, elle en oublia de manger, et finit par tomber endormie, de fatigue.
Ce fut Eomer lui-même qui la trouva endormie, le lendemain matin, dans une étrange position, puisqu'elle tenait deux cartes, une très ancienne, qui datait de l'époque où le pays appartenait encore au Gondor, et une bien plus récente, de la même région. Son entrée la réveilla, et elle cligna des yeux en regardant les cartes qu'elle avait en main. Arrivant derrière elle, le jeune Rohirrim eut un hoquet de surprise en regardant tour à tour les deux cartes et le parchemin.


-Et bien, Daralia, on dirait que vous ne mentiez pas en disant que vous n'auriez de repos qu'en trouvant ce que vous cherchez.


La jeune femme fronça les sourcils, sans comprendre, puis écarquilla les yeux. Les deux cartes qu'elle avait dans les mains décrivaient la même région, mais une différence importante : la forêt sur la plus ancienne s'étendait bien plus loin. Or, sur le parchemin, l'un des éléments qui faisait qu'elle doutait était la présence d'une forêt, dans une configuration qu'elle ne trouvait sur aucune carte récente.

-Fangorn... Mais bien sûr, la forêt devait s'étendre bien plus loin autrefois. Avec le temps, elle aura reculé, ce qui veut dire que...


Elle prit une autre carte, récente, qu'elle avait laissé trainer sur la table, et qui pouvait se joindre avec celle qu'elle avait dans les mains. Puis elle posa à côté la carte ancienne, et le parchemin, et observa attentivement les contours de la forêt et des autres paysages. Si la forêt avait pu se déplacer, la montagne et les collines, elles, étaient surement restées en place. Ce qui signifiait que la cache devait se trouver...

-Entre la Nimrodel et la Limeclair. C'est là-bas que ça doit se trouver. Merci beaucoup pour votre aide, Eomer.

-Ce fut un plaisir. La route est longue jusqu'à cette région, donc peut-être voudrez-vous une monture. Aussi, vous ne devriez pas vous approcher de la forêt au Nord, les elfes qui y vivent ne sont guère hospitaliers, dit-on.

-Non merci. J'ai l'habitude de voyager à pied, et je n'ai rien à craindre des elfes.

Elle accepta tout de même de prendre quelques vivres avec elle, car la faim commençait à se ressentir après avoir sauté le repas du soir précédent.
Elle se mit ensuite en route vers le Wold, et plus au Nord encore. Le voyage dura quelques temps, car elle devait traverser des régions où peu de personnes allaient, ce qui signifiait peu de routes praticables. Elle arriva finalement en bordure des montagnes. Les recherches n'étaient pas fini, car elle devait encore trouver l'entrée de la cache, mais elle était plus proche de son but qu'elle ne l'avait jamais été. Elle mit une semaine à trouver ce qui ressemblait à des ruines, en piteux état : deux colonnes brisées à flanc de montagne, et la roche était étrangement lisse entre celles-ci. S'approchant, elle remarqua que des détails avaient survécu à l'érosion. Sortant le parchemin, elle constata que les marques qu'elle apercevait ressemblait parfois aux lettres en adûnaic : ce devait être là. Le soleil était à son zénith, et elle pouvait apercevoir, au loin derrière elle, les prémices de la Lorien. Inspirant en grand coup, elle se plaça pile entre les deux colonnes, et récita les mots que Vildar lui avait appris, et qu'elle connaissait maintenant par coeur pour les avoir récités presque tous les jours.


-Unakkha an-adûn.

Elle vit les contours de la roche se découper, et celle-ci se décaler, ouvrant le passage sur une grotte. Ayant pensé à prendre une torche, la jeune femme l'alluma et pénétra à l'intérieur. Rien qu'en y pénétrant, on comprenait que cela faisait des millénaires que personne n'avait mis les pieds en ce lieu. Elle aboutit rapidement dans une salle qui, contrairement au reste des lieux, avait conservé toute sa splendeur d'antan. Les décorations étaient intacts, les murs resplendissants de gravures au sens inconnu pour elle, mais qui leur donnait une étrange beauté. Et au milieu, sur un autel, était posé un objet, qu'elle identifia en s'approchant comme étant un arc. Mais cet arc n'était pas anodin : en vérité, elle avait l'impression que sa facture ferait pâlir les arcs elfiques qu'elle avait eu l'occasion de voir. C'était un véritable chef d’œuvre, et elle fut surprise par sa légèreté quand elle osa enfin le prendre dans ses mains ; il était pourtant plus long que l'arc qu'elle possédait, et craignait qu'il ne soit dur à tendre. Regardant alentour, elle ne vit rien d'autre dans la salle, si ce n'est une inscription sur l'autel. Si elle ne lisait pas l'adûnaic, elle parvint pourtant à déchiffrer le dernier mot, dont l'écriture ressemblait plus à la langue commune : "Bregor". Etait-ce le nom de l'arc ? Elle ne pouvait que le supposer, et elle se dit qu'elle demanderait ce qu'ils savaient aux elfes, si jamais elle croisait de nouveau le chemin de certains d'entre eux.
Elle quitta finalement la caverne, l'arc à la main. A peine fut-elle sortie que le rocher se replaça et la pierre se ressouda comme par enchantement. Décidant d'avoir le coeur net sur cet arc, elle prit une flèche et eut un hoquet de surprise en bandant l'arc, remarquant qu'il ne lui fallait presque aucun effort pour le tendre. Elle visa l'obstacle le plus lointain qu'elle pensait atteindre, l'arbre principal d'un bosquet à 100 mètres de là. La flèche fusa si vite qu'elle ne l'aperçut de nouveau que lorsqu'elle se planta parfaitement dans l'arbre. Elle regarda l'arme avec étonnement : facile à tendre, mais possédant vraisemblablement une portée qu'elle n'avait jamais vu en aucun autre arc. En possession de cette nouvelle arme à la puissance inédite, une question demeurait pour la Dalienne : et maintenant qu'elle avait accompli la dernière volonté de Sirn, qu'allait-elle faire ?

L'itinérante rouge

La réponse a cette question ne vint pas d'elle-même. Il fallut encore une année de voyage à la jeune femme, et une rencontre fortuite avec Borson à Bree, pour qu'une réponse commence à se former. Les deux jeunes gens gardèrent contact depuis cette rencontre, et le jeune marchand, qui semblait avoir du succès dans les affaires, l'aida à prendre contact avec des elfes en mesure d'identifier l'origine de sa nouvelle arme : comme elle l'avait supposé, il s'agissait de l'arc de Bregor, une arme antique qui avait traversé les âges. Cette connaissance l'aida à se trouver une nouvelle voie : si elle avait trouvé cette arme, alors elle s’emploierait à l'utiliser à bon escient. Les elfes parlaient d'un mal qui commençait à se réveiller, et les orques pullulaient comme jamais auparavant dans les terres inhabitées de l'Eriador et de Houssaye. Au Sud, le Gondor et le Mordor s'affrontaient de plus belles, et on se demandait si un conflit de grande ampleur n'allait pas reprendre à nouveau. Aussi décida-t-elle de reprendre ses voyages, en quête de menaces pour les personnes de ce monde, et de faire de son mieux pour les neutraliser, ou au moins ralentir sa progression. Au cours de ce périple, elle recroisa la route du marchand à plusieurs reprises, et leur relation devint celle de deux amants dont les chemins les séparaient, pour toujours mieux les réunir. Ses errances répétées à travers les nombreux lieux habités finirent par la faire connaître : là où elle allait souvent, les gens la reconnaissaient, et on commença à l'appeler l'itinérante rouge, à cause de sa couleur de cheveux. En plus des elfes de Mithlond et des Rohirrims, elle apprit à connaître les us de tous les peuples chez qui elle passait, et à reconnaître les personnages d'importance. Jusque là, jamais elle n'avait utilisé le cor elfique, mais elle n'avait pas oublié la promesse conjointe qu'elle avait faite avec Vildar. Un jour viendrait, surement, où sa route recroiserait celle des elfes, et où elle combattrait pour de bon. En attendant, elle comptait voyager, observer, apprendre, afin de ne plus voir de morts semblables à celle de Sirn.






"Eva, Jikel, Raito, Glonthein, Daralia, Mendra, RSA, et bien sûr, L'Ancien, sont heureux de vous accueillir au sein du clan des rôlistes bons à enfermer. Nous vous rappelons que le clan ne sera nullement tenu responsable des éventuels séjours en asile de nos membres."

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Dernière édition par Daralia le Sam 14 Fév - 14:45, édité 1 fois
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Daralia
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MessageSujet: Re: L'itinérante rouge [ENFIN TERMINEE]   Sam 14 Fév - 14:41


¤ Caractère:
Originellement, Daranthia Kellia était une jeune fille caractérielle et fougueuse, incapable de tenir en place. Les années qui passèrent et firent d'elles Daralia l'endurcirent plus que ne l'aurait fait toute une vie à Dale. La jeune femme connue sous le surnom de l'itinérante rouge possède à présent une personnalité à plusieurs facettes.
En un sens, elle a conservé une partie de son innocence d'enfant, car elle continue de s'émerveiller devant tout ce qu'elle voit de nouveau, et n'oublie jamais d'admirer la beauté des lieux qu'elle traverse. De même, elle préfère toujours croire que les gens qu'elle voit sont droits et honnêtes, plutôt qu'autrement. Conséquence directe de cela, elle se lie facilement d'amitié avec les personnes qu'elle rencontre, comme en atteste la familiarité avec laquelle elle s'adressait rapidement envers des personnes comme Vildar ou Eomer.
On peut difficilement parler de la mentalité de la Dalienne sans parler de sa relation avec Borson. Une longue relation d'amitié, à laquelle l'amour vint se mêler. Bien qu'elle tienne énormément au marchand, tous deux savent qu'ils ne pourraient supporter le train de vie de l'autre, aussi ne se voient-ils que rarement, mais à chaque fois, leur lien n'en devient que plus fort. Il est l'une des principales raisons pour laquelle la jeune femme fait de son mieux pour rendre les terres plus sûres.
Après tant de temps passé à combattre - car il ne faut pas croire que tous ses voyages se sont déroulés dans le calme - la jeune voyageuse a appris à garder la tête froide lorsqu'elle se bat, et à utiliser l'ensemble de ses compétences le plus intelligemment possible. Si il lui arrive d'hésiter à donner des coups mortels face à des êtres humains, elle n'a plus aucune hésitation face aux orques depuis la bataille des Emyn Beraid - là où Sirn est mort.
Froide dans la bataille et la mort, mais chaleureuse envers tous ceux qui la côtoient, telle est la dualité de Daralia.

¤ Physique:
Au cas où certains auraient encore des doutes, mettons les choses au point : comme cela a été dit plusieurs fois dans l'histoire, et comme le laisse suggérer son titre, oui, Daralia a les cheveux roux. Plus précisément, il s'agit d'un roux un petit peu foncé, et elle porte ses cheveux longs, en dessous de ses épaules, ne coupant vraiment que ceux qui ont tendance à venir se mettre devant ses yeux.
Descendons sur son visage, un plutôt joli minois en vérité, qui est toutefois "défiguré", en exagérant un petit peu, par quelques petites cicatrices récoltées lors de ses combats. Ses yeux sont d'un bleu-gris étincelant, qui contraste parfaitement avec la teinte de ses cheveux, donnant l'impression que glace et flammes se côtoient en elle, comparaison légitime vis-à-vis de sa personnalité.
Que dire du reste ? Loin d'être pulpeuse, la beauté de la Dalienne est toute en finesse. Avec un mètre soixante-dix et soixante-trois kilogrammes, la jeune femme possède effectivement un corps fin et des muscles élancés, qui compensent leur manque de puissance par la rapidité et l'endurance.
Les chevelures rousses ne manquent toutefois pas en Terre du Milieu, me direz-vous, donc qu'a-t-elle de si reconnaissable ? Et bien, déjà, toutes les femmes ne se baladent pas avec deux épées elfiques et un arc long à la facture inconnue de la plupart des peuples. Et si ce n'est l'armement, il est également rare pour une humaine de porter la plupart du temps une armure fabriquée par les elfes - oui, encore eux. N'espérez toutefois pas la voir si elle ne le souhaite pas : sa cape a des propriétés semblables à celles que fabriquent les elfes sylvestres, en cela qu'elle est un excellent outil de camouflage en pleine nature.

¤ Parentée et personnes proches:
Personnes proches : - Borson, ami et amant, un marchand itinérant.(inventé)
-Darth, son frère, qu'elle n'a pas revu depuis son départ de Dale.(inventé)
Amis et connaissances : -Eomer, neveu de Théoden, fils d'Eomund.
-Vildar, capitaine des éclaireurs de Mithlond (inventé).



Le Joueur




Votre âge : 22 ans
Localisation : Besançon
Depuis combien de temps faites vous du rp ? : Trop longtemps
Sur quels autres forum êtes vous ? : Sanctuary of heart ; les Terres d'Astra.
Pourquoi ce forum ? : Je le connais depuis sa naissance, si l'on peut dire
Comment nous avez-vous trouvé ? : cf au dessus.
Idées & Suggestions pour l'amélioration du forum : rien de bien précis.







© By Cirion - Eredil







Annexe :
1) Comme vous pouvez le constater, la présentation était trop longue, j'ai donc dû la séparer en deux.
2) Comme on peut le voir, j'ai inclus la quête d'Artefact "Arc de Bregor" à ma présentation. Je n'ai pas compté, mais je dirai que le nombre de ligne requis est largement respecté - bon, en fait si j'ai compté, y'a 460 lignes environ. Je voudrai savoir si il faudra que je passe par le topic des quêtes pour qu'on la valide, ou bien pourra-t-on me la valider en même temps que la présentation ? Merci d'avance.


"Eva, Jikel, Raito, Glonthein, Daralia, Mendra, RSA, et bien sûr, L'Ancien, sont heureux de vous accueillir au sein du clan des rôlistes bons à enfermer. Nous vous rappelons que le clan ne sera nullement tenu responsable des éventuels séjours en asile de nos membres."

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MessageSujet: Re: L'itinérante rouge [ENFIN TERMINEE]   Mar 17 Fév - 11:57

Bienvenue parmi nous Wink Pour ce qui est de la quête, il faudra que tu passes par le topic des quêtes tout de même.
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Denethor II
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MessageSujet: Re: L'itinérante rouge [ENFIN TERMINEE]   Mer 18 Fév - 13:11

Fiche parfaite que j'ai eu le plaisir de lire durant ma pause déjeuner Smile

Rien à redire si ce n'est que je te valide directement au rang de Capitaine ! Pour l'arc de Bregor, en enlevant les sauts de lignes, la mise en forme, en mettant tout en Georgia 9, je compte 123 lignes. Il t'en manque donc 2 pour l'arc ! MAIS, comme ta présentation est très longue et de très bonne qualité, j'autorise à prendre ce qui manque dans toute ton histoire du personnage, très intéressante à lire d'ailleurs Wink

Fiche validée (pour le personnage) ! Un Animateur viendra officialiser l'obtention de l'arc dans les Quêtes (j'ai vu que tu as déjà tout posté Wink)

EDIT: Après discussion avec Daralia sur la Chatbox, la quête pour l'Arc de Bregor commence dès l'obtention du parchemin. Du coup, le nombre de ligne est largement atteint avec environ 15 lignes de rab.




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MessageSujet: Re: L'itinérante rouge [ENFIN TERMINEE]   

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L'itinérante rouge [ENFIN TERMINEE]
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