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 Ullath [TERMINE]

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Imrapabelle
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MessageSujet: Ullath [TERMINE]   Lun 29 Déc - 18:27



Ullath le Libidineux, le Cataclysmique, le Prodigieux


Âge du personnage: 65 ans
Race du personnage: Homme
Titre: On l'a appelé "le Libidineux" en Proche-Harad, "le Prodigieux" en Lointain Harad, "le Cataclysmique" en Orient. Mais il est aussi le "Seigneur des Roublards", le "Roi-Mendiant", le "Sire des Lépreux", "l'Amiral Prodigieux" et d'autres encore.
Lieu de naissance : Felaya, capitale du Lointain-Harad
Lieu de vie : Terres du Milieu
Grade du personnage: Vagabond
Allégeance: Aucune
Rang spécial: Seigneur des Roublards ~ Roi-Mendiant ~ L'Amiral Prodigieux ~ Sire des Lépreux






Histoire





Au fin fond des jungles du Lointain-Harad, une seule cité a été construite. Appeler celle-ci une cité est bien grand mot : on dirait plus un grand village fortifié. Felaya a été bâtie par les Numénoréens de jadis selon les récits des anciens, mais elle a beaucoup perdu de sa gloire d’antan. Située dans les Montagnes Arides – de l’autre côté de la Mer des Dunes séparant le Proche- et le Lointain-Harad –, Felaya est également entourée de jungles sauvages. Ce mélange topographique et climatique fait de la capitale Mahûd un endroit unique. Et c’est ici que le récit d’Ullath le Libidineux commence.



2951-2961 : Enfance à Felaya

Ullath est né il y a bien longtemps, en l’an 2951 du Troisième Âge. Ses parents étaient de pauvres paysans, Ullath a donc passé une partie de son enfance de manière précaire. Il les aidait comme il pouvait dès son plus jeune âge, mais tout était pour rien. Son père, en premier, est mort quand Ullath n’avait que huit ans. Sa mère l’a suivi deux ans plus tard. Le garçon était donc devenu orphelin très rapidement et sa vie a pris une tournure encore plus difficile. Il était contraint de rôder dans les ruelles de Felaya, de mendier pour survivre, mais heureusement, cette période a été courte, car il a rencontré un personnage très intéressant seulement quelques semaines après la mort de sa mère. Cet homme l’a pris et adopté par compassion et l’a donc emmené chez lui. Il vivait dans une maisonnette qu’il avait construit dans un arbre non loin de la cité, mais bien dans la jungle-même. Et c’est ici qu’Ullath s’est installé.



2961-2966 : Education chez Irilwan

Ullath reniflait l’air. Une odeur puérile émanait du chaudron sur lequel Irilwan se penchait. Quelque chose ne devait pas être en ordre, car Irilwan murmurait violemment sous son nez. Le liquide avait d’abord pris une couleur jaunâtre, puis quelques minutes plus tard la potion est tournée au vert foncé, tel du mucus. Le garçon demanda :


« Que se passe-t-il, maître ? T’es-tu trompé dans les ingrédients une nouvelle fois ? »
« Surveille ta grande bouche, saligaud. Ton impudence commence sérieusement à m’énerver, il est grand temps que tu apprennes le respect, jeune impertinent. Et pour répondre à ta question… peut-être… »



Ullath a dû réprimer un sourire. Il aimait jouer à ce petit jeu avec Irilwan qui le traitait souvent de manière crue. Mais Ullath avait raison encore plus souvent. Cette fois-ci, il pensait que le mage avait confondu deux herbes très semblables. L’une était rare et précieuse, ne poussant qu’au-delà de la Mer des Dunes, l’autre très répandue et sans utilité. Le garçon avait acquis une certaine expérience depuis les mois qu’il avait passé avec Irilwan, et il apprenait rapidement. Il savait que cette potion était désormais inutile, vu que l’ingrédient-clef manquait. Ils allaient devoir concocter tout cela une nouvelle fois demain. Peu importe, ils avaient du temps.

Irilwan a donc attrapé le chaudron et (avec un juron) jeta son contenu dehors. Ullath pouvait entendre le silence d’une seconde ou deux avant que le liquide ne touche le sol une dizaine de mètres plus bas avec un grand ‘splash’. Le chaman Mahûd s’est ensuite retourné vers son apprenti et a lâché un sourire. Le gamin savait qu’Irilwan n’était qu’un charlatan, un petit druide des bois expérimentant un peu tout, mais il l’admirait tout autant. C’était l’homme qui lui avait mis un toit au-dessus de la tête, qui l’avait nourri et éduqué depuis des mois maintenant, et peu à peu, il était en train de devenir tel un oncle, un père à la place de son père. Irilwan dit :



« Tu vois, la magie c’est compliqué. Tu n’es jamais sûr de ce que tu fais réellement. Nous autres charlatans devons y aller par le chemin difficile. Mais il existe des puissances dans ce monde qui ont accès à une magie importante sans aucuns obstacles. Les numénoréens noirs d’Umbar sont de grands sorciers par exemple. Ou encore les elfes, loin au nord. »
« J’aimerais bien voir des elfes, une fois. Mais pour ce qui en est de cette potion, je suis sûr que tu t’es simplement trompé dans les ingrédients, maître ! »
« Ah, petit chenapan. Je regrette de t’avoir aperçu ce jour-là, quand tu mendiais sur la grande rue de Felaya. »
« Je ne pense pas, maître Irilwan. Je suis sûr que ce jour t’as apporté autant de bonheur qu’à moi. »



Irilwan a eu un petit sourire triste, puis il s’est retourné pour descendre de l’arbre. Ullath ne savait pas du tout ce qu’il faisait quand il sortait peu avant la nuit, et Irilwan lui avait toujours interdit de le suivre, mais cette fois-ci, il s’est résolu de le faire. Ullath a attendu une minute ou deux, puis il est descendu à son tour. Il pouvait encore voir la cape couleur sable d’Irilwan qui disparaissait, puis réapparaissait derrière un arbre ou l’autre vers l’ouest. Il courut vers l’endroit où il l’avait aperçu la dernière fois. Bientôt, il rattrapa le chaman qui marchait lentement. Le garçon a remarqué qu’ils marchaient tous deux sur un petit sentier qui a été piétiné par une seule paire de bottes. Il ne pouvait s’agir que de celle d’Irilwan, qui apparemment se promenait par là-bas tous les soirs. Après quelques minutes, l’homme s’est arrêté. Irilwan se mit alors à genoux. Ullath s’est approché, puis s’est caché derrière un buisson. Il vit une pierre tombale devant son maître devant lequel la motte de terre était peu longue, seulement assez pour couvrir un enfant…



2966-2973 : Ullath le Prodigieux

Ullath a passé cinq ans chez Irilwan. Cinq ans, durant lesquels il avait appris tout ce qu’il pouvait de son maître. Ce dernier lui a enseigné ce qu’il savait de la magie basique, mais le destin a encore frappé : Irilwan a été tué par une bête sauvage des jungles, tout près de la tombe de son fils, lors d’une de ses promenades nocturnes. Ullath était détruit : il avait perdu une nouvelle fois la/les seule(s) personne(s) importante(s) dans sa vie. Suite à la mort de son père adoptif, l’adolescent a décidé de mettre en pratique tout ce qu’il avait appris et de devenir un puissant guérisseur au service des Mahûds. Il est retourné à Felaya pour pratiquer son art. Peu de gens étaient compétents au niveau de la magie ou de la guérison parmi les Mahûds, le retour d’Ullath était donc le bienvenu à Felaya. Il a rétabli sa maison d’enfance et a commencé à y vivre de nouveau. De plus en plus de gens le découvraient, et de plus en plus de personnes entendaient des prodigieuses guérisons qui se déroulaient chez Ullath.

Le jour où Ullath a atteint ses dix-neuf ans, il n’en était même pas conscient. Il ignorait sa date de naissance exacte, il savait seulement approximativement son âge, ainsi, ce jour ne signifiait rien pour lui. Il continuait de faire ce travail qu’il avait élu. A l’aube, il est sorti pour cueillir les ingrédients qui devaient être cueilli à cette heure de la journée. Il répétait cela en soirée, quelques fois à minuit, dépendant à chaque fois de l’herbe en question. Généralement, il n’avait pas beaucoup de clients, mais ces dernières semaines, une petite épidémie s’était répandue à Felaya, touchant beaucoup d’habitants. Le danger était minime, mais quelques fois – quasiment de manière aléatoire – la maladie était fatale. Ullath développait donc une potion qui visait à non seulement guérir, mais aussi éviter la contamination en général. Il consacrait toutes ses journées à cela, car les cadavres se réunissaient peu à peu. Vers midi, on toqua à sa porte, et sans attendre aucune réponse, on entra dans la maison. Celle-ci était toute aussi pauvre et petite que durant son enfance, mais bien plus exotique, due à son métier. Il n’y avait qu’une seule grande pièce, divisée en deux par un rideau pourpre derrière lequel Ullath avait installé ses quartiers privés. Les arrivants étaient entrés dans la partie commune, il s’agissait d’une dizaine de gardes. Leur capitaine s’avança, tandis qu’Ullath se nettoya les mains.



« Maître Ullath ! Nous avons besoin de votre savoir. Notre seigneur, Latrash le Grand, l’Unificateur des Tribus, a aussi attrapé la maladie qui sévit dans notre capitale. Les Mahûds ne peuvent pas se permettre de perdre leur suzerain. »
« Ah, quel malheur… »
« Accompagnez-nous jusqu’au palais, chaman. »
« Je suppose que je n’ai pas le choix. Mais j’irai volontiers. Personne ne souhaite la mort prématurée de Latrash, n’est-ce pas ? »



Il eut un petit sourire narquois lorsqu’il dit son dernier commentaire. Le capitaine des gardes a exhalé en réponse et hocha sa tête. Il fallait dire que Latrash était un suzerain douteux. Il n’était pas particulièrement cruel ou malveillant, mais des crises de colère lui arrivait aussi bien qu’au dernier des paysans et quelques-unes de ses décisions étaient mal vues. De plus, on chuchotait qu’il était sous l’autorité du Roi du Proche-Harad, qui lui-même était un vassal d’Umbar. Les Mahûds ne voulaient pas être dirigés depuis la Cité des Corsaires, surtout si celle-ci était elle-même sous le joug de Barad-Dûr. Le culte de Sauron n’était pas arrivé jusqu’au sud si lointain : les Mahûds vouaient des cultes à des dieux mystérieux et inconnus en Terre du Milieu.

Ullath réunit ses affaires et suivi les gardes vers le palais de Latrash. Ils avaient traversé de nombreux couloirs et de nombreuses portes avant d’arriver à la chambre du seigneur des Mahûds, le palais n’était pas très grand pourtant. Lorsqu’il fut introduit, Ullath observa rapidement le roi. Il était mal en point et avait les mêmes symptômes que ceux qui étaient morts à cause de l’épidémie. L’adolescent grinça des dents. Latrash était inconscient et des furoncles se sont créés par dizaine sur son corps, pleins de pus. Ullath dit :



« Je vais avoir besoin de plus de temps. Je suis en train de préparer une potion pour guérir tout le monde. Maintenant, je peux seulement faire quelques incantations pour affaiblir les effets négatifs de la maladie, peut-être un petit élixir pour aider encore plus. »
« Très bien. Mais rappelle-toi… Le roi est prioritaire, dès que ta potion est terminée. »



Ullath en pris note, mais hocha la tête. Pour lui, toute vie était égale. Il retourna néanmoins chez lui, et travailla jour et nuit sur la potion qui allait sauver Felaya. Le taux des morts augmenta chaque jour, mais finalement, le chaman accomplit son but : la potion était prête. Les Mahûds de la capitale furent guéris un après l’autre, Latrash en premier évidemment. On admirait déjà l’apprenti d’Irilwan depuis le début de ses activités, mais c’est depuis cet évènement-là qu’on commença à l’appeler ‘Ullath le Prodigieux’. En récompense pour avoir sauvé sa vie, le seigneur Latrash a fait de lui son guérisseur personnel. Une décision qu’Ullath regretta profondément plus tard… Le destin n’avait pas fini de s’acharner contre lui.



2973-2979 : Ullath le Libidineux [DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS]

Le jeune homme a passé trois belles années en tant que guérisseur de l’Unificateur des Tribus, mais les années heureuses prirent rapidement fin. Le suzerain des Mahûds avait un autre chaman à son service, un certain Marglôk. Celui-ci était extrêmement jaloux d’Ullath, ce paysan devenu guérisseur royal avec beaucoup de succès. On voyageait de toutes parts du Lointain-Harad pour le voir à l’œuvre, et Latrash était fier de sa trouvaille. Mais son succès mettait de l’ombre à Marglôk, qui montra vite ses sentiments hostiles envers son jeune adversaire. Finalement, il se résolu à empoisonner Latrash et il rejeta la faute sur Ullath qui était incapable de le guérir, l’accusant du meurtre royal. Le jeune homme n’avait donc d’autres choix que de fuir Felaya. Il prit la route du nord, vers le Proche-Harad, et abandonna grandement son métier. Il était devenu un vagabond, capable encore d’exercer ses pouvoirs, mais de moins en moins volontairement. C’est ainsi qu’Ullath est arrivé à Amrûn, la capitale du Proche-Harad.

Le jeune Ullath avait bien du mal à survivre à Amrûn. Cette cité grandiose des rois du Proche-Harad était le centre du monde désertique. Bien qu’Umbar fût considérée comme la grande capitale du Sud, Amrûn était le noyau de la culture suderonne. En effet, Umbar était une cité mixte, mélangeant le barbarisme corsaire, la simplicité d’hommes moindres et la majesté des numénoréens noirs. A Amrûn par contre, on trouvait un monde bien plus relaxé. Les caravanes affluaient dans la cité jour après jour apportant des marchandises impressionnantes, allant des pierres précieuses jusqu’aux armes, en passant par des tissus royaux. Tout était créé pour le confort dans la capitale haradrim, pour une vie calme et pleine de bonheur, de folies joyeuses.

Ce qui impressionna le plus Ullath à Amrûn, c’était les bazaars et les établissements pour les femmes de joie. Les bazaars lui rappelaient les semaines durant son enfance quand il a dû mendier, voler pour survivre. Ces bazaars-ci étaient réellement faits pour le vol qui – selon les observations de l’ancien chaman – faisait partie de la vie suderonne comme n’importe quoi d’autre d’honorable. Mais ce qui attirait réellement Ullath étaient les harems. Lui-même ne pouvait pas les accéder directement. C’était bien gardé. Mais après de nombreuses semaines d’observation, le jeune Mahûd a découvert les personnes qui étaient en charge. Un soir, il approcha un homme haut-placé dans une taverne et avec un peu de persuasion et un peu de magie, il a réussi à obtenir une position en tant que garde. Ceux-ci étaient des eunuques le plus souvent, mais pas toujours. C’est ainsi qu’il commença à travailler dans un des plus prestigieux harems d’Amrûn.

Et le secret, c’était qu’il ne voulait pénétrer dans le harem que pour pouvoir voir tout ce qu’il s’y passait. Bizarrement, il n’avait jamais connu les joies du corps auparavant. Il a découvert qu’il était fasciné par le corps féminin comme masculin. Lors des grandes orgies qui prenaient place dans la grande salle, il était tellement excité qu’il faillit mouiller et salir son pantalon. Il aimait pouvoir regarder et détestait ne pas pouvoir participer à des évènements pareils. Son obsession a rapidement été découverte par ses co-gardes qui lui collèrent le surnom « libidineux ».

Après deux ans, Ullath eu une opportunité en or. Il a réussi à devenir lui-même un apprenti dans la matière de la prostitution. Les harems haradrims entretenaient quelques hommes pour satisfaire les envies sexuelles de tous leurs clients, et en quelques mois, Ullath est devenu un membre accompli de cette société pervertie. Il exécutait contrat après contrat, s’occupait de client après client sans relâche. La luxure impressionnante dont Ullath faisait preuve était sans égal à Amrûn, où de plus en plus de gens entendirent parler d’un certain « Ullath le Libidineux ».

Six ans après son arrivée à Amrûn, le jeune Mahûd avait une vie très confortable. Un passé douloureux, mais un présent qui compensait pour tout. Il avait eu l’opportunité de devenir un gérant ou un haut-gradé d’autre nature dans les harems de la capitale, mais il avait toujours refusé. Son intérêt et plaisir demeuraient dans la simple exécution des tâches de prostitué. Il avait de nombreux amis parmi ses collègues, femmes comme hommes. Une d’entre eux était particulièrement proche d’Ullath : Amallah. L’ancien chaman l’avait vu dès le premier jour en tant que garde et depuis tout ce temps, il n’avait qu’un seul but. Cependant, les relations entre employés n’était pas commun et était fort mal vu…

En cet an de 2979 du Troisième Âge, Ullath revenait d’une cliente et a pris la route du harem. Il avait de nombreux admirateurs dans la population d’Amrûn, tous ceux commettant le péché de la luxure voulait un jour passer une petite heure avec le célèbre Ullath le Libidineux, la seule personne encore plus obsédée par les joies du corps que n’importe qui d’autre dans le Sud. Le Mahûd était satisfait par sa carrière. Courte, certes, mais riche en expériences. Il était devenu l’atout, la marchandise la plus importante de tout le harem par sa dévotion sans égale, et il n’avait qu’un seul but à accomplir pour sentir que sa vie était complète. Ce seul défaut, ce seul point noir de sa vie à Amrûn ne le laissait pas de repos. Ça lui chatouillait entre les jambes sans arrêt depuis qu’il avait connu Amallah. Et aujourd’hui, il s’est décidé de tenter son coup. Il était réellement obsédé par cette femme, il ne pouvait penser qu’à elle. Il imaginait son visage, son corps avec chacun et chacune de ses clients.

Il entra dans le harem et se dirigea vers les appartements d’Amallah. Il hésitait à toquer ou juste pénétrer dans la pièce tel un ouragan sans limites, mais finalement, il toqua. Une voix agréable l’invita à l’intérieur. Amallah était devant son miroir. Elle n’avait pas grand-chose pour revêtir son corps : un simple tissu transparent qui laissait voir tout. C’était la mode dans le harem, mais cette vision multiplia tout de même l’obsession d’Ullath. Amallah souriait et dit :



« Ullath ! Que se passe-t-il donc ? Que fais-tu ici ? »
« Je… j’ai… j’ai besoin de toi. Je te veux. Maintenant. »
« Mais de quoi diable parles-tu ?! »
« Je veux que tu me sentes au plus profond de toi. Je veux qu’on ne soit plus qu’un. Depuis qu’on s’est rencontré, je le voulais. »
« Mais… »



Le Mahûd ne lui laissa pas le temps de terminer et se jeta sur elle. Amallah criait et se battait, mais Ullath était plus fort et ne connaissait plus aucunes limites. Il força la femme à se coucher sur le large lit dans sa chambre et déchira son vêtement avec violence. Il saisit une de ses poitrines tandis qu’il défaisait les ficelles de son pantalon avec l’autre main. Ses genoux étaient sur les jambes d’Amallah qui ne pouvait pas se lever, mais résistait tant bien que mal. La femme hurlait, mais Ullath enfonça sa langue dans sa bouche, ce qui mit un terme au bruit. Puis, enfin, finalement, après tant d’années, il la pénétra. Amallah commença à pleurer, mais continuait à essayer de se libérer. Elle gifla le Mahûd à maintes reprises, mais celui-ci se concentrait trop sur l’acte. Puis Amallah sorti un poignard d’en-dessous du coussin. Et tout d’un coup, elle réussit à se libérer pour un instant. Peut-être était-ce due à la peur momentanée d’Ullath, peut-être autre chose, mais elle réussit à se lever à moitié et d’un éclair argenté, elle trancha le sexe de l’ancien guérisseur. Celui-ci hurla de douleur, une fontaine de sang giclait d’entre ses jambes et un lac de sang se formait à ses pieds. Cette douleur… il n’en avait jamais senti de pareille, ni par le passé, ni par le futur. Après, la douleur s’est transformé en colère. Aveuglé par cette haine soudaine, Ullath attrapa le poignet d’Amallah qui avait perdu de sa vigilance en voyant ce qu’elle avait fait. Le Mahûd jeta le poignard ensanglanté au loin, puis attrapa le cou de son ancienne amie. Il la força une nouvelle fois sur le lit, mais cette fois, ce n’était pas pour apaiser ses envies sexuelles. Non, cette fois, c’était pour tuer. Amallah essayait de chuchoter quelque chose, ses mains entouraient les poignets d’Ullath, mais ce dernier ne relâchait pas. Finalement, après quelques dizaines de secondes, la lumière s’éteint dans les yeux d’Amallah. L’ancien guérisseur resta encore dans la même position, mains sur son cou, pendant quelques instants. Ensuite, lentement, très lentement, il se leva du lit, puis retomba au sol. Il observa ses mains, puis cet endroit entre ses jambes qui ne ressemblait plus qu’à du chair déchiqueté tout au plus. Il retourna ensuite son regard vers le lit, où la femme qu’il avait violé, puis assassiné gisait. Ullath commença alors à pleurer…



2979-2984 : Ullath, le Seigneur des Roublards

C’est ainsi qu’on trouva Ullath quelques minutes plus tard. Il ne fallait pas longtemps avant qu’on ne l’exile d’Amrûn. Son acte violent était considéré comme un des plus puériles commis depuis bien longtemps dans la capitale haradrim. On lui donna quelques vêtements, puis on le jeta en-dehors de la cité. Consumé par le remord, Ullath passa des journées entières devant les murs de la ville à pleurer, puis tomber dans un sommeil incertain plein de cauchemards, puis pleurer à nouveau. Il ne se reconnaissait plus. Le jeune homme sous la tutelle d’Irilwan ou au service du grand seigneur Latrash n’aurait jamais fait ça. Ullath accusa la cité d’Amrûn comme cause pour sa perversion, et la maudit. Un mois après le viol et l’assassinat d’Amallah, il prit finalement la route d’Umbar.

Il a voyagé à travers le désert, c’était une route longue et périlleuse. Les oasis se faisaient rares, mais au final, il a réussi à atteindre sa destination : la Cité des Corsaires. Il avait perdu beaucoup de poids, mais il s’en sortait toujours. Cependant, Umbar était bien peu accueillant pour un vagabond comme lui. C’était une vaste ville de vipères venimeuses, pleine de pirates et de voleurs dans la majorité des quartiers. Un nouvel arrivant ne pouvait s’y relever que très précairement, et Ullath n’avait aucune chance. Depuis la perte de la partie de son corps qu’il chérissait le plus pendant des années, il ne pouvait pas exercer ce métier-là (qui plus est, il se refusa à lui-même de l’exercer). Il ne restait plus rien que revenir à son ancienne habitude : le vol. Grâce à ses connaissances basiques de magie et à son expérience, Ullath est devenu un voleur très habile à Umbar. Rapidement, il rencontra d’autres hommes dans ce large terrain. Il apprit à connaître les différents groupes et gangs qui s’étaient formés dans la cité au fil des siècles et en rejoignit un.

Amassés dans le quartier le plus pauvre de la ville, les organisations criminelles régnaient en maître. Celle d’Ullath était une des plus puissantes. L’ancien guérisseur apprit alors qu’un conseil des chefs existait, et qu’en réalité, le maître de ce conseil était l’homme qui dirigeait le crime à Umbar. Pendant plusieurs mois, le Mahûd était intrigué par ceci. Il se concentra alors à entrer dans ce conseil. Pour cela, il devait devenir le chef de son organisation…

En l’an 2980, à l’âge de vingt-neuf ans, le jeune homme avait atteint un certain prestige au sein de son organisation. Il connaissait le chef, dont le nom était Rakharr’. C’était un ancien corsaire qui devenu trop vieux se lança dans l’art du vol et du meurtre à cause de sa situation impossible. C’était un roublard expérimenté, mais de plus en plus âgé. Ullath a décidé de le visiter un soir d’hiver. Il traversait les ruelles d’Umbar pour se rendre au quartier général où siégeait Rakharr’. Il était question d’une grande taverne dans le sous-sol duquel l’organisation avait son noyau. Ullath entra donc dans l’établissement, fit un signe de tête au tavernier, puis se dirigea vers les sous-sols. Un petit escalier obscur, ensuite un souterrain avec quelques torches et Ullath était enfin dans une pièce mal éclairée où quelques hommes trinquaient. Il les salua et demanda :



« Quelle est donc la cause de cette buverie ? »
« Mon bon Ullath, » répondit un « joins-nous ! Aux dernières nouvelles, le maître du conseil est mort. Ils vont élire un nouveau. Il faudrait que ce soit notre chef à nous, parce que l’ancien ne nous aimait pas et donnait tous les avantages à d’autres organisations. C’est notre tour de recevoir les richesses. »
« Ça c’est bien vrai. »



Cette nouvelle frappa Ullath. C’était une belle occasion. S’il exécuterait son plan, il aurait deux mouches d’un coup. Encore faut-il que cela fonctionne.


« Dites-moi, où est Rakharr’ ? J’aimerais discuter avec lui de ceci, c’est fort important. Nous devons établir notre stratégie. »
« Bah, il est à l’arrière, comme d’habitude. Laisse-le broyer du noir et assieds-toi. Nous avons du vin et de la bière, et bientôt les femmes arriveront aussi ! Ce sera une belle fête, allez ! »
« L… les femmes… ? Non. Je… je dois aller voir Rakharr’… peut-être plus tard. »



Ses compagnons hochèrent leurs têtes. Ils ne savaient pas l’histoire d’Ullath. Personne ne le savait, ni n’allait l’apprendre d’ailleurs. Ullath est donc sorti de la pièce et s’est dirigé vers la salle à l’arrière, où Rakharr’ s’était installé. Le Mahûd entra. Le chef ronflait et dormait à poings fermés. Encore mieux. Pas besoin de radoter pour rien. Le vieux corsaire avait dépassé les septante ans, son temps était de toute façon arrivé. Ullath sortit alors une fiole contenant un liquide verdâtre. Il concocta le poison lui-même. Il versa son contenu dans la bouche ouverte de Rakharr’. Une goutte tomba dans la grande barbe blanche du chef par mégarde, mais celui-ci ne sentit rien. L’ex-chaman restait là et regardait la mort prendre l’âme de cet homme pour lequel il ne sentait rien. Il n’était qu’un obstacle dans sa vie qui allait peut-être enfin commencer à nettement s’améliorer. Bientôt, les veines de Rakharr’ se colorèrent en un vert-bleu plus approfondi que d’habitude, donnant une couleur malsaine, mais seulement pour une courte période de cinq minutes. Durant celle-ci, Rakharr’ tremblait de manière continue, mais après, plus rien. Aucune marque, aucun indice qui pouvait reconduire les traces vers Ullath. Ce dernier tapota gentiment la tête du cadavre, puis sorti de la pièce.

Rakharr’ fut découvert le lendemain. Comme il était vieux, on ne pensait même pas à l’assassinat. Et le fait que sa mort était le même jour que celui de maître du conseil… bah, un hasard. Les haut-gradés de l’organisation se sont donc réunis un jour plus tard en urgence pour choisir leur nouveau dirigeant, afin que celui-ci puisse les représenter dans le conseil qui allait se réunir la semaine d’après. Comme prévu, Ullath fut choisi comme nouveau chef de l’organisation. Le Mahûd était très satisfait de son coup. Son malheur après les évènements d’Amrûn était presque disparu. Le meurtre n’était plus quelque chose qu’il évitait, cela faisait partie de sa vie de manière quotidienne. Le viol… ça c’était autre chose. Ullath n’oubliera jamais cet évènement-là. Mais depuis son arrivée à Umbar, il était en bien mauvaise compagnie et leur influence lui fit oublier de nombreuses choses, de nombreux principes que dix ans plus tôt il respectait encore.

Le conseil s’est donc réunit quelques jours plus tard. Sept organisations majeures se faisaient représenter là-bas, sept chefs donc. La réunion pour élire le maître, tel un conclave, prit plusieurs jours. Ullath avait comme adversaires des hommes plus vieux, plus expérimentés, plus rusés. Mais lui, il apprenait rapidement. Et sa jeunesse, ainsi que sa rapide progression au sein de son organisation, étaient tous des atouts qu’il n’allait pas hésiter à utiliser. De plus… une bourse ici, une autre là-bas, et ça donnait déjà quelques votes en plus. En tout, il devait obtenir quatre votes évidemment, dont un était le sien. Donc trois hommes à gagner pour sa cause. L’un était bien trop vieux et n’aspirait même pas pour devenir maître. Un autre était très cupide et accepta l’or proposé par Ullath. Et ainsi de suite, jusqu’à ce que finalement, en manigançant tous les jours, on l’élit finalement comme maître du conseil après seulement deux ans à Umbar. Au final, ils étaient surtout deux à vouloir obtenir cette position, son adversaire se nommait Brannigan. Il accepta sa défaite gracieusement et annonça :



« Ah… tant qu’un de nous est maître, tout est bon pour nos affaires. Soit, j’accepte ma défaite. Tu es maintenant le Seigneur des Roublards, Ullath le Mahûd ! »



2984-2993 : Ullath, l’Amiral Prodigieux

Pendant trois années, Ullath dirigea les criminels d’Umbar. Leurs affaires fleurissaient et les rois de la Cité-Corsaire avaient bien du mal à les arrêter. Le Seigneur des Roublards était quasiment l’égal d’un noble d’Umbar en termes de pouvoir, mais il restait dans les ombres et se cachait… comme un rat. Parce que oui, ils étaient tous des rats. Ils se tapissaient dans la pénombre, mais de jour comme de nuit, ils volaient les citoyens de la ville. Comme seule cause pour défendre leurs actes, ils avaient la paresse. Mais peu importe. Les années qu’Ullath passa à Umbar ressemblaient beaucoup à celles passées à Amrûn… ou à Felaya, au service du seigneur Latrash. Il montait les échelons d’une certaine organisation et coulait des jours heureux… puis retomba, mais lourdement. Son cas n’était pas différent à Umbar, malheureusement. En effet, Brannigan était un homme très rusé. En réalité, il aurait peut-être fait un meilleur ‘Seigneur des Roublards’ qu’Ullath. Depuis sa défaite au conseil, et en dépit de ses mots, il travaillait sans relâche à la chute d’Ullath. Il ne se dévoilait pas ouvertement, bien sûr, mais tous deux connurent les sentiments de l’autre tôt ou tard. Ainsi, Ullath apprit plus tard ce que Brannigan manigançait. Néanmoins, et en dépit de son support au sein des organisations, il finit par tomber dans le piège de son adversaire qui en profita rapidement. Mais avant le coup de grâce, Brannigan lui proposa un marché sympathique. En effet, cet homme n’était pas l’ennemi à proprement parler d’Ullath… il aspirait seulement à devenir maître du conseil. Il a donc proposé à Ullath de lui arranger une place plus ou moins importante sur un vaisseau corsaire en échange de la remise de sa fonction à Brannigan. N’ayant d’autres choix, Ullath accepta.

Et c’est ainsi qu’en l’an 2984, l’ancien guérisseur et l’ex-maître des criminels d’Umbar embarqua sur un navire qui mit le cap vers le nord-ouest. C’était le bâtiment ‘Sérénité’ dont l’équipage est devenu une nouvelle famille pour Ullath. Il était d’ailleurs le second du capitaine Marzolm Runalzz, un homme à la peau sombre comme la nuit. Selon le reste de l’équipage, il était originaire du sud lointain, encore plus loin que le Lointain-Harad d’où provenait Ullath. ‘Sérénité’ était au service de la flotte d’Umbar en quelques sortes, mais était tout de même indépendante en général, en temps de paix, disons. Ullath se sentait heureux une nouvelle fois. L’équipage l’a accueilli joyeusement et la vie sur mer était agréable. Ils s’amusaient à piller les côtes du Gondor, allant d’Andrast jusqu’en Ithilien du Sud. Comme à chaque profession qu’il avait exercée, Ullath apprenait vite les ficelles du métier de marin. Après quelques années, il était devenu un fin navigateur.

Un jour, en l’an 2988, ils accostèrent à Umbar une nouvelle fois. Ils s’arrêtaient souvent dans la cité, mais Ullath restait toujours à bord. Ressasser le passé était quelque chose qu’il n’aimait pas. L’amertume revenait à chaque fois et il ne voulait plus y penser, il voulait se concentrer sur son présent et son futur, en mer, sur ‘Sérénité’. Mais cette fois-ci, le capitaine Marzolm Runallz reçu une nouvelle excitante. Ils allaient devoir participer à un assaut organisé sur la ville de Linhir en Gondor. En effet, l’épouse du surintendant Denethor II était morte, le roi d’Umbar pensait donc que c’était le moment propice pour attaque, quand le dirigeant du pays était faible et vulnérable.

La flotte des corsaires a donc quitté Umbar à la fin de l’été. ‘Sérénité’ avait reçu des armes de siège pour une meilleure protection : une paire de catapulte et quelques balistes. Leur navire devait aussi transporter quelques dizaines de soldats. L’équipage devait surtout manier ‘Sérénité’, mais Ullath décida de combattre aux côtés du capitaine qui voulait lui aussi participer à l’assaut. Ils décidèrent d’attaquer la nuit. La flotte remonta la rivière Gilrain et prit d’assaut le port de la cité. Les corsaires pillaient et dévalisaient les entrepôts, et Ullath était au cœur de la bataille aux côtés de Marzolm Runallz. Le premier quart d’heure était le plus glorieux : grâce à la surprise, Ullath a pu laisser libre cours à son imagination. Le massacre des gardes l’amusait et en voyant les richesses plus tard, il comprit pourquoi Linhir était une si belle cible. Mais ensuite, la garnison de la cité fut rameutée au port et le vrai combat commença. Ullath n’était pas particulièrement expérimenté dans l’art de la guerre et se contenta donc de rester en arrière, donnant seulement quelques coups de sabre ici ou là. Sa vie valait plus. Les armes de siège de la flotte d’Umbar commencèrent aussi leur travail démoniaque et mirent le feu au quartier portuaire de Linhir. Après une petite heure, le général des corsaires mit fin à l’assaut. La garnison de Linhir se battait farouchement et était nombreuse. Le but des corsaires était surtout de gagner quelques richesses, puis de repartir sans grandes pertes. Ullath cherchait donc son capitaine du regard, ce qui était plus difficile de nuit, mais il ne le voyait pas. Il n’allait tout de même pas retourner sur ‘Sérénité’ sans son capitaine ! Finalement, il trouva Marzolm Runallz à terre, près des quais. Il était toujours en vie, mais à peine. Il avait reçu une immense blessure sur son flanc et son sang coulait abondamment. Le capitaine dit :



« Ullath, mon ami… C’est donc ici que je meurs. »
« Non capitaine, hors de question ! Vous revenez avec moi sur ‘Sérénité’. Qui d’autre pourrait diriger un tel navire, si glorieux et majestueux ? ‘Sérénité’ ne retrouverait jamais un capitaine comme vous ! »
« Elle… elle l’a déjà… déjà trouvé… ahhhh… »



Et c’est ainsi que le capitaine Marzolm Runallz est mort à Linhir. Ravalant ses larmes, Ullath laissa le cadavre derrière et retourna sur ‘Sérénité’. La flotte redescendit la rivière, puis prit le large. Peu à peu, quelques navires changeaient de direction et la puissante flotte s’est décomposée. Sur ‘Sérénité’, Ullath est devenu le nouveau capitaine. Etant le second de Marzolm Runallz, ainsi qu’un navigateur expérimenté désormais, c’était tout naturel. Le Mahûd prit fièrement en charge ‘Sérénité’, les derniers mots de Marzolm Runnallz résonant encore dans ses oreilles.

Au fil des mois, il est ensuite devenu un navigateur non seulement meilleur, mais de plus en plus craint et respecté. Il est devenu un vrai pirate et engagea plus d’hommes pour compléter l’équipage de ‘Sérénité’ pour en faire un bâtiment plus belliqueux. A partir de là, l’équipage avait parmi ses rangs des corsaires aguerris. Les pillages continuaient, mais non seulement. Ce n’est pas seulement grâce à son soif de sang et de richesses qu’on craignait et respectait Ullath, mais aussi grâce à ses talents de navigateur. Il n’y avait pas meilleur capitaine sur la Belegaer en tempête pour sortir son bateau des troubles météorologiques. Peu à peu, au cours des années, d’autres navires avaient rejoint ‘Sérénité’ et on commença à appeler son capitaine « l’Amiral Prodigieux ».

Mais le sort n’avait pas fini de se déchaîner contre Ullath, malheureusement. Durant ses dernières années en mer, le Mahûd développa une maladie très maléfique. Une maladie de la peau qu’on appelait ‘lèpre’. Au début, ce n’était apparu que sur sa jambe, puis ses bras, puis on pouvait en voir des traces sur tout son corps. C’était une maladie peu commune en Terre du Milieu, mais légèrement plus répandue en Orient, voire dans le sud lointain, principalement au Khand, en réalité. Bien que la lèpre n’était pas très contagieuse, Ullath décida de quitter ‘Sérénité’. L’équipage, ainsi que ceux des autres navires, aimait Ullath, mais craignait aussi l’infection et acceptèrent donc son départ. C’est ainsi que la légende de l’Amiral Prodigieux s’écroula en 2993 du Troisième Âge. La flottille d’Ullath se décomposa, ‘Sérénité’ était redevenue un navire solitaire, qu’on voyait de moins en moins en Gondor comme à Umbar…




2993-2996 : Ullath le Vagabond

Ullath quitta donc ‘Sérénité’ en 2993, au nord d’Umbar, entre la Cité des Corsaires et le Harondor. A l’âge de quarante-deux ans, la lèpre l’avait complètement en son pouvoir et l’affaiblissait encore plus qu’il ne le fallait. Désormais, Ullath ne pouvait plus compter que sur ses capacités mentales plutôt que physiques. L’homme qui était jadis un guérisseur réputé, un homme de joie fantastique, un voleur rusé et un capitaine prodigieux était maintenant réduit à néant pour donner sa place à un vagabond lépreux, un peu rabougri, que personne n’aimait ou ne voulait voir dans sa rue. Le vagabondage recommença donc.

Peu de choses se passèrent avec Ullath durant cette période de trois ans durant laquelle il voyageait à travers le désert haradrim. Devenu un ermite, il méditait souvent et replongea dans son passé, chose qu’il ne voulait jamais faire auparavant. Il repensa sa vie et comprit plusieurs choses qu’il n’avait pas compris plus tôt. Sa vision de la réalité s’est modifiée. Ullath cumula alors ses expériences passées pour établir une conscience et une personnalité complexe où la ruse et la sagesse s’entremêlaient donnant ainsi une renaissance et un renouveau au Mahûd.

Après de nombreux mois de réflexion, Ullath choisi une nouvelle destination, réelle cette fois, au lieu de destinations aléatoires au cours de son vagabondage. Il traversa le désert haradrim dans sa largeur et se retrouva en Orient. En Khand, il rencontra de nombreux autres lépreux tels que lui, mais ce n’était qu’un royaume qu’il avait choisi de traverser, non s’y établir. Peut-être y retournera-t-il plus tard ? Mais maintenant, il avait choisi de se rendre à Mistrand, la capitale de Rhún pour y avoir de nouvelles connaissances, de nouvelles expériences dans une vie désormais sans grand intérêt.


Seconde partie dans ma seconde réponse à ce topic, ça ne tient pas en un seul post malheureusement :s



¤ Caractère:
Tantôt serviable, tantôt égoïste, Ullath a une personnalité bien complexe due à son passé mouvementé. Ses expériences passées font de lui un homme sage, intelligent, mais également rusé. On ne peut jamais vraiment savoir quelle réaction il aura. Comme dit plus haut, il est tantôt serviable et fera tout pour aider une communauté, ou bien son égoïsme prendra le dessus pour qu’il ne voie que ses fins au fond du tunnel et dans ce cas-là, il n’hésitera pas à jouer des sales coups pour avoir ce qu’il veut. Terriblement traumatisé au fond de lui par ses pertes du passé, Ullath est quelqu’un de vulnérable au final. Ses plus grands ennemis sont ses souvenirs et ses regrets. On ne sait pas vraiment si la solitude est sa force ou plutôt la vie en communauté, il a connu les deux dans sa longue vie de manière extensive. En somme, c’est quelqu’un d’imprévisible dont le grand savoir peut s’avérer dangereux si on fait de lui son ennemi.

¤ Physique:
Le physique d’Ullath changea grandement et rapidement au cours du temps. Au départ, c’était un jeune homme de corpulence moyenne, puis il développa une certaine grâce à Amrûn qui ensuite retomba dans un physique violent à Umbar. Depuis qu’il a la lèpre, il a encore plus changé. Il atteint à peine les 160 centimètres, il est légèrement bossu et s’appuie sur une cane pour marcher. Une grande partie de son corps est couverte par des bandages et des pansements pour couvrir et/ou dissimuler sa maladie. Généralement revêtant le capuchon de sa cape, c’est un homme plutôt effrayant. Il est chauve, ses cheveux sont tombés suite à la lèpre. Mais ses yeux bruns brillent toujours avec une lueur espiègle.

¤ Parentée et personnes proches: Beaucoup au cours de sa vie, désormais personne.







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Dernière édition par Ullath le Libidineux le Sam 3 Jan - 19:32, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Ullath [TERMINE]   Lun 29 Déc - 18:30

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MessageSujet: Re: Ullath [TERMINE]   Lun 29 Déc - 21:11



2996-3002 : Ullath, le Roi-Mendiant

Ah, Mistrand. Tel Umbar et Amrûn au sud, Mistrand et Ammu Khand étaient les deux cités centrales des terres orientales. Mais contrairement à Umbar, dont la misère et la saleté faisait ombre à la puissance numénoréenne de jadis, Mistrand n’était que grâce et majesté. L’architecture de la capitale orientale était magnifique. De hautes murailles et de hautes tours protègent ce centre militaire et économique dont l’Arène est la plus célèbre attraction. Son port communique avec la mer de Rhún et le royaume peut ainsi commercer avec les autres régions de l’Orient, mais aussi le Dorwinion, le royaume des vignobles situé sur le Celduin. L’Arène quant à elle est un réel symbole de Mistrand. Là se réunissent chaque année eux qui sont les meilleurs à l’art du combat pour que le gagnant devienne le champion du roi. Mais entre-temps, des jeux et d’autres duels sont présentés aux spectateurs évidemment. Et enfin, le palais royal, cette œuvre architecturale unique, décoré avec des sculptures, entouré par des jardins et des fontaines. C’est donc dans cette cité riche et prospère qu’Ullath s’est établi en l’an 2996.

S’établir. Que ça sonne bien pour un vagabond sans-le-sou. Et la courte description donnée ci-dessus… si hypocrite. Oui, car Mistrand, comme toute autre grande cité, n’était pas qu’amusement et rigolade. Bien qu’on ne puisse pas la comparer à Umbar, Mistrand restait une ville où la pauvreté demeurait un problème. Tandis qu’Umbar était riche en voleurs et autres criminels, Mistrand avait une multitude de mendiants dans ses rues dont les plus hardis causaient un certain désordre dans la vie quotidienne des bourgeois et des nobles de l’Orient. Ils demandaient de l’argent à chaque occasion et leur pauvreté appelait à la compassion. Mais beaucoup n’étaient pas facilement émus et la réponse était un coup de pied plus souvent qu’un sou. Cela n’empêcha pas Ullath de se joindre à eux, car leur situation était identique. Comment un lépreux sans argent pourrait-il jamais se relever et se créer une vie normale dans n’importe quelle cité de la Terre du Milieu ? La difficulté était bien trop importante. Et Ullath se faisait peu à peu à l’idée de toute façon.

Oh, la lèpre avait réveillé en lui le chaman, ça c’est certain. Pendant ses trois années d’ermitage, il avait passé de nombreuses heures à penser à une formule, à réfléchir à une potion, tout et n’importe quoi. Mais pas grand-chose ne lui venait à l’esprit. De plus, après tant d’années sans pratiquer, c’était difficile d’y retourner. Il tenta quelques potions dont les ingrédients lui étaient disponibles, mais rien ne fonctionna réellement. Deux ou trois eurent un effet bénéfique, mais rien d’important. Il se faisait donc à l’idée de passer le restant de sa vie en tant que lépreux, sans aucune chance pour retrouver sa force et sa situation d’antan.

Ullath s’est donc installé dans la rue principale de Mistrand aux côtés des mendiants. Les jours passaient péniblement, puis les jours se transformèrent en semaines, les semaines en mois. Plusieurs fois, sa situation est devenue critique, mais jamais il ne sombra. La plupart des mendiants étaient égocentrique : dès qu’ils recevaient quelque chose, ils le dépensaient pour eux-mêmes sans se préoccuper des autres… ce qui était compréhensible, en réalité. Mais d’autres… d’autres s’entre-aidaient. Tels les paysans ou les hommes simples dont la pauvreté était pour la vie – mais au moins, avec un toit au-dessus de leurs têtes – quelques mendiants avaient aussi établis une sorte de groupe. Chaque membre essayait de réunir un maximum de biens durant la journée, et en soirée, ils partageaient le tout : ils donnaient plus aux malades, aux vieux et aux enfants qui justement ramenaient généralement moins de choses sur la table commune, mais il en restait pour tout le monde au final. C’est dans ce groupe qu’Ullath fini par entrer.

Au départ, ils étaient suspicieux vis-à-vis du Mahûd. Déjà, il n’était par oriental, ça ils le voyaient même à travers la lèpre. Et ensuite, il était lépreux justement ! Mais par son savoir, son expérience et sa perspicacité, ainsi que son espièglerie, il se fit finalement accepter. On parle là d’un groupe composé d’environ une vingtaine de personnes, tous sans toit, aucun sans le moindre argent. Et ce n’était là qu’une fraction du nombre total de mendiants à Mistrand. Mais l’ambiance était agréable et après leurs dures journées de ‘travail’, ils passaient tous ensemble de bonnes soirées près du petit feu qu’ils construisaient dans une ruelle. Un soir, après plus d’un an à Mistrand, Ullath dit :



« Il faudrait qu’on fasse quelque chose. Je veux dire… d’officiel. Il faut essayer de sonner la cloche d’alarme près des nobles et des bourgeois. Bientôt, le nombre des mendiants excédera le nombre des autres habitants à Mistrand. La pauvreté secrète de la cité est un vrai problème. Ce n’est dans l’intérêt de personne que ça continue. »
« Bah mon brave Ullath, que veux-tu faire ? Ça a toujours été ainsi, depuis la nuit des temps. Personne n’écouterait un mendiant… encore moins un mendiant lépreux, sans offenses, Ullath. Les riches se contentent de garder leur or pour eux-mêmes. Quelques fois, ils nous balancent des miettes, mais ils ne vont rien faire pour réellement changer la situation… »
« Je suis certain que ça n’a pas toujours été ainsi. Il faut essayer de revenir à cette époque. Et je vais faire en sorte qu’on m’écoute. Il n’est pas question que je passe le restant de ma vie dans de telles conditions sans au moins tenter l’impossible. »



Les autres acquiescèrent, mais aucun d’entre eux ne pensait qu’Ullath allait réellement faire quelque chose de mémorable. Ils pensaient tous que ce n’était que la discussion habituelle de mécontentement… ils se trompaient. D’abord, le Mahûd ne fit réellement rien et peu à peu, la discussion tomba dans l’oubli. Mais il n’attendait qu’une seule chose : le Jour du Champion. La compétition annuelle pour le titre du champion royal approchait à grand pas. Selon les récits de ses compagnons, l’actuel champion avait gardé son titre durant les dix dernières années. C’était un colosse sans égal à l’est de Mirkwood. Pour l’occasion, des milliers d’invités venaient à Mistrand, dont les nobles les plus importants du royaume, ainsi que les bourgeois les plus puissants de Rhún : en somme, les plus riches allaient être là, et c’est tout ce qui comptait. Sans parler du roi lui-même.

La nuit précédant le grand jour, Ullath s’est approché de l’Arène. Tout était calme, les rues étaient désertes, sans parler de l’Arène-même. L’ancien chaman se faufila donc à l’intérieur. Le sable de l’Arène s’était refroidi depuis le coucher du soleil, mais Ullath avait amené des couvertures. Il s’installa dans un coin et attendit l’aube. L’Arène allait être pleine à peine quelques heures plus tard. Entre-temps, il se camouflait habilement grâce aux couvertures qui étaient de la même couleur que le sable. Il devait supporter une chaleur immonde après le lever du soleil, mais peu importe… pour cette cause, il le pouvait… il le fallait.

Quelques heures plus tard, l’Arène était pleine. Des dizaines de milliers de personnes étaient présents et tous fixaient le centre de l’édifice où les duels allaient avoir lieu. Ullath devait attendre le moment propice. Le roi n’était pas encore arrivé, mais les candidats allaient sortir sous peu… il fallait agir rapidement et efficacement. Heureusement, après l’arrivée du souverain oriental quelques minutes plus tard, un problème fut soulevé parmi les combattants et le programme prit du retard. C’était exactement ce dont Ullath avait besoin. Le mendiant lépreux se leva, jeta ses couvertures sur le côté, puis s’appuyant sur une cane qu’il avait façonnée lors de son ermitage dans les déserts du Harad, il s’avança vers le centre de l’Arène. Après un silence soudain, des murmures se levèrent de toutes parts. Tous observaient cet homme très curieux. Les gardes commencèrent à marcher vers lui, mais après un signe du roi, ils s’arrêtèrent. Ullath leva alors les yeux et contempla les visages en face de lui. Des visages minces, des visages gras, des beaux visages, des visages laids, des visages encadrés par des pierres précieuses et de riches soies, et d’autres. Le Mahûd prit alors la plus puissante voix qu’il pouvait et clama :



« Excusez mon impertinence, bonnes gens d’Orient. Je vais tenter d’être bref. Ce qui va être difficile, car mon problème est bien complexe et étendue… mais au final, pas si difficile à réparer en fait. Vous êtes tous ici, dans des riches soies et des bijoux sans égaux, à profiter d’une journée comme d’une autre. Peut-être un peu plus aussi, vu qu’aujourd’hui, l’identité du champion royal sera révélée. Puis vous rentrerez chez vous où vos serviteurs vous attendrons et où vous servirez un repas royal comme dîner. Et le lendemain, vous profiterez du soleil pour vous vêtir de vos habits d’été, vous commanderez des fruits dans vos jardins. Et ainsi de suite. Et c’est votre droit. Nombre d’entre vous ont eu ces richesses par la sueur de leurs fronts au départ. Certains peut-être pas, mais je m’égare. D’autres cependant ne peuvent pas profiter de tout cela. D’autres sont nés ou sont devenus extrêmement pauvres à cause de facteurs qu’ils ne pouvaient pas contrôler. Aujourd’hui même, des centaines, que dis-je, des milliers de mendiants courent les rues de Mistrand à la demande d’aumône pour survivre une nouvelle journée ! Et quand je vois cette somptueuse fête durant laquelle personne n’a aucune pensée pour ceux qui sont dehors, affamés, de jour comme de nuit, qu’il pleuve ou qu’il fasse chaud, je m’indigne ! Je m’indigne, car on ne demande qu’une petite fraction de cette immense richesse pour qu’on puisse se relever et tenter notre chance. Une petite fraction pour qu’on puisse assurer notre futur pour au moins un bout de temps. Je m’indigne, car je n’ai pas commencé mendiant… je suis monté au plus haut et je suis retombé au plus bas, et cela, de nombreuses fois, mais je n’ai jamais vu une telle pauvreté et une telle ignorance de la pauvreté en question. Croyez-moi, bonnes gens de Mistrand : ce n’est bon pour personne d’ignorer le malheur des autres. Personne n’a d’intérêt dans cela. Nous faisons également partie de cette ville et nous voulons continuer à en faire partie. Mais pas comme ça. Pas dans la misère absolue. Pensez à nous, aujourd’hui, et aidez-nous, car si vous ne le faites pas, notre nombre excédera le vôtre et un jour, dans un futur lointain, ce sera vous qui tomberez au plus bas… »


Au départ, Ullath parla calmement, puis sa voix monta pour ensuite retomber à nouveau. Au départ, on voulut l’arrêter, mais son éloquence en perturba plus d’un et on le laissa terminer au final. Après son discours, Ullath se dirigea vers la sortie. Il espérait que ça ferait l’effet voulu, en paire avec son discours. Un chahut gigantesque se créa après son départ, l’Arène résonnait de toute part.

Ça a pris un certain temps, mais au final, des décisions ont été prises, des actions ont été exécutées. Le roi de Rhún était celui qui a particulièrement été frappé par le discours d’Ullath et il sorti un décret pour que tous les bourgeois et nobles contribuent une fraction de leurs revenus annuels à un fond remis aux mendiants chaque année. En achevant ceci, Ullath est monté dans l’estime de nombreuses personnes. Ses compagnons mendiants le vénéraient presque désormais. Et bien qu’au départ les riches concernés étaient mécontents, après un an ou deux, ils se sont faits à l’idée, surtout qu’ils voyaient que cela ne changeait pas grand-chose pour eux, mais énormément pour les plus pauvres de Mistrand. Ullath allait personnellement accepter cet or des mains du roi chaque année pour le distribuer avec l’aide des mathématiciens du royaume parmi les mendiants. C’est ainsi qu’on commença à l’appeler le « Roi-Mendiant ».  Et après cinq années, son action apportait ses fruits, car de plus en plus de mendiants avaient réussi à se relever de la misère et sont devenus ou redevenus des citoyens de Mistrand. En voyant cela, Ullath su qu’il avait accompli sa mission à Mistrand. Il quitta la capitale orientale sur un coup de tête sans prévenir personne une nuit de l’année 3002 du Troisième Âge. Il se dirigea vers le sud…




3002-3009 : Ullath, le Sire des Lépreux

Ullath avait pris la décision de quitter Mistrand parce que sa tâche était accomplie. Bien qu’il ait pu essayer de remonter la pente avec le reste de ses compagnons, le Mahûd ne voulait pas s’établir indéfiniment à la capitale orientale. Le vagabondage était quelque chose qui faisait partie de sa personnalité, c’était désormais dans son sang. Sa route le mena au sud. A l’est du Mordor s’étendait le royaume des Variags : le Khand. Il avait déjà traversé le Khand il y a sept années de cela, et il avait décidé d’y retourner. A Mistrand, les mendiants se relevaient, mais lui, un des seuls lépreux de la cité, n’avait aucune chance de faire cela. Bien que l’accepter était difficile, Ullath était condamné à une vie d’errance sans répit, sans renouveau, sans renaissance. C’était son destin. Il accumulait faits et exploits, titres et respect, mais tous se fanaient telles les fleurs en hiver pour ne laisser que misère en fin de compte. Un passé riche, certes, mais sans intérêt réellement. Néanmoins, il arriva à Ammu Khand en l’année 3002, à l’âge de cinquante-et-un ans.

L’accueil ne manqua pas, du moins plus tard. Au début, il errait les rues, il se faisait discret et comme avant, il mendiait. Le vol était devenu trop difficile. A cause de la lèpre, sa furtivité avait lourdement diminué et sa faiblesse le rendait vulnérable. Mais sans qu’il ne le sache, il était devenu connu. Ses actes le précédaient et bien que la population lépreuse d’Ammu Khand était nombreuse, bientôt on le reconnu. Ullath passait ses journées dans le quartier où les lépreux étaient les plus nombreux, mais en dépit de ça, seulement quelques jours après son arrivée, un autre lépreux s’exclama :



« Mais… tu es Ullath, le Roi-Mendiant, n’est-ce pas ? »
« … »
« Oui, je te reconnais ! Ta réputation te précède. Ce que tu as fait à Mistrand… Ah ! »
« Tu dois te tromper, l’ami. Je suis plus un vagabond lépreux qu’autre chose, encore moins un roi… »
« Ne me prends pas pour un idiot. Tu es lui. Tu es bel et bien le Roi-Mendiant de Mistrand ! »
« Oui, c’est lui. »
dit un autre. « J’ai entendu dire que c’est la même personne qu’on appelait le Seigneur des Roublards dans la Cité-Corsaire, autrefois ! »
« Lequel ? Celui qu’on appelait l’Amiral Prodigieux après qu’il eut quitté Umbar ? »
« Oui, le même ! »



Peu à peu, ils encerclèrent tous le Mahûd. Tous parlaient de ses faits et exploits et tous voulaient le connaître. Bien qu’embarrassé, l’ex-chaman était aussi quelque peu ému. Néanmoins, il essayait de les repousser et de déguerpir. Mais la foule devenait de plus en plus grande et on entendait de plus en plus de voix, de plus en plus de cris. La majorité était lépreuse.


« Aide-nous, Roi-Mendiant ! Comme tu l’as fait à Mistrand ! »
« Oui ! Nous sommes pauvres. Nous ne connaissons que la misère. Parles aux riches d’Ammu Khand ! Parles au roi ! »
« Ne nous abandonnes pas ! N’abandonne pas tes frères. Nous ne survivrons plus très longtemps. »
« Donnes-nous de l’espoir, Ullath ! »



Tous demandaient son aide. Et il finit par accepter. S’il l’avait fait à Mistrand, pourquoi pas à Ammu Khand ? Il se mêla alors aux autres lépreux et partagea ses journées et ses nuits avec eux. Il voulait d’abord expérimenter, d’abord voir la situation réelle et le comportement des riches vis-à-vis des siens. Sa présence ne passait pas inaperçu des petites gens, et certains bourgeois avaient également connaissance de lui. On chuchotait que cette nouvelle était même parvenue aux oreilles du roi lui-même, mais on ne savait rien de certain. Pendant des mois donc, Ullath ne faisait rien d’actif. Il rôdait dans les rues de la capitale variag, mendiait et observait, surtout. Tous avaient confiance en lui, tous attendait de lui savoir et sagesse, ils voulaient tous qu’il les guide vers la sortie comme il l’avait fait à Mistrand avec tant de succès. Ses paroles étaient considérées prophétiques et les petites gens l’écoutaient, quoiqu’il dise. Et finalement, Ullath trouva une famille interne parmi ses suivants. Jamais il n’avait vu une si grande communauté de lépreux. Et cette communauté l’a accueilli et a fait de lui un leader, un chef. Plusieurs le suivaient où qu’il allait et plusieurs fois, de vraies foules étaient à ses talons. A Ammu Khand, on connaissait Ullath comme le « Sire des Lépreux ».

Et après de nombreux mois, le temps était venu d’agir. Ullath parla en public, essaya de s’adresser à des bourgeois ou des nobles entourés par leurs gardes, il tenta même d’infiltrer le palais royal, mais c’était une mission impossible. Mais à chaque fois, la réponse était un coup de pied au derrière dans le meilleur des cas, une vraie raclée dans le pire. On le traitait de mendiant puant, de lépreux sauvage et peu osaient rester près de lui parmi les riches de peur de s’infecter. On se moquait de sa faiblesse, de sa laideur, de sa lenteur et on l’insultait à tour de rôle. Comme à Mistrand, il essaya de parler lors de grands évènements pour s’adresser à un maximum de gens, mais sans aucun succès. Et les mois se transformèrent en années et le Sire des Lépreux n’avait toujours rien accompli. La majorité gardait foi en lui, mais certains commençaient à chuchoter derrière son dos, à questionner la réalité de sa réputation et de plus en plus pensaient à l’abandonner.

Cela faisait maintenant sept longues années qu’Ullath avait passé à Ammu Khand. Sans résultat. Sans changement. Sans rien. Et la frustration et la colère ont monté en lui au fur et à mesure que le temps s’écoulait jusqu’à ce qu’à un moment, tout explosa. Sa fureur était sans égale. Son amertume sans précédent (ou presque). Cette fois – une nouvelle fois – le monde allait connaître un autre Ullath. Celui qui avait été chaman et guérisseur, prostitué et roublard, amiral et vagabond allait maintenant causer une anarchie totale à Ammu Khand. Il rassembla tout son savoir, toutes ses expériences passées et toutes ses capacités afin de montrer ce dont il était capable. Chaos, destruction et anarchie allaient s’en suivre à la capitale variag. Ullath le Cataclysmique était à l’œuvre !




3009-3016 : Ullath le Cataclysmique

En l’année 3009 du Troisième Âge, Ullath en eut donc assez et décida d’agir plus radicalement maintenant. Il planifia son coup pendant de longs jours. Un soir, il souleva tous les pauvres et lépreux d’Ammu Khand qui le suivaient encore et torches à la main, cette foule s’éparpilla dans toute la cité la nuit-même. Ullath prit le commandement du plus grand groupe lui-même et ensemble, ils marchèrent jusqu’au palais royal qui était situé sur le grand rocher lui-même situé dans le trou gigantesque autour duquel Ammu Khand a été bâtie. Et c’est alors qu’ils mirent le feu à tout ce qu’ils pouvaient : maisons, palais, villas. Le feu et le sang consumaient la capitale pendant que le plus grand groupe encercla le trou, hurlait et maudissait le roi et lançait ses torches vers le palais dans l’espoir d’y initier un feu. La révolte était totale et la petite garnison nocturne n’avait aucune chance de les arrêter. Ils tuèrent bien évidemment un bon nombre de rebelles, mais finalement, leur surnombre les noya dans le sang. Ainsi, les rebelles ont aussi pu s’armer. L’anarchie dura toute la nuit. Les casernes ont été assaillies, les soldats ont été faits prisonniers et à l’aube, Ammu Khand était sous le contrôle des pauvres.

Les nobles présents dans la capitale et leurs gardes s’étaient réfugiés dans le palais royal, imprenable pour de simples miliciens. Mais le reste de la cité était sous le contrôle d’Ullath. Ils pillèrent les riches palais de la cité et s’installèrent dans les villas des bourgeois pour goûter à la vie d’or. Le chaos régnait, tout le monde faisait ce qu’il voulait dans l’anarchie impitoyable qu’avait installé le Mahûd. L’ancien guérisseur envoya ses revendications chaque matin au palais royal, mais on ne lui a jamais répondu. Du moins, pendant des semaines. Néanmoins, Ullath aperçu des pigeons partir un jour ou l’autre et commença à se méfier. Et en effet, quelques semaines plus tard, une armée se rassembla devant la capitale et foudroya les portes de la cité…

Le massacre fut complet. On n’épargna que très peu de gens. La révolte prit fin comme elle avait commencé : dans le feu et le sang. Ullath a été fait prisonnier et emmené devant le roi. On le jeta dans les cachots. Jusqu’en 3011 il y périssait et pendant ce temps, Ammu Khand fut reconstruite et reprit son train-train habituel. Et bien que le massacre des rebelles fût impitoyable, les pauvres, les mendiants, les lépreux étaient toujours présents en grand nombre. Désespéré par leur défaite, ils se retournaient vers Ullath de plus belle. Grâce à un garde soudoyé, Ullath a pu communiquer avec ses compagnons. Ils échangeaient régulièrement des lettres et organisaient de nouvelles fourberies pour détruire le roi. Ullath a dû reconnaître que son action était de bien trop grande envergure et qu’il devait se concentrer sur des actions moins dangereuses.

Ainsi, on organisa de petites embuscades urbaines ici, une petite escarmouche par là pour encore plus envenimer la situation. Depuis la prison, Ullath dirigeait tout. Par ses actions, on commençait à l’appeler Ullath le Cataclysmique, car le chaos régnait à la capitale variag et aux alentours. Rien n’allait, tous les projets du roi étaient en retard et une crise grondait dans le royaume oriental. Après quelques mois, en l’an 3013, ses compagnons réussirent à libérer Ullath de prison grâce aux gardes soudoyés. Cela leur coûta la vie d’ailleurs, mais le Sire des Lépreux pu s’échapper avec succès. Après cela, on le cachait dans les ruelles et les caves d’Ammu Khand et en dépit de ses efforts, le roi n’a pas pu le trouver.

Ullath commença alors à entreprendre même des assassinats. Un bourgeois ou un petit noble disparaissait sans traces tous les mois. Ainsi, après tant d’années d’acharnement, le roi décida de nettoyer sa capitale une bonne fois pour toute. Il rassembla une armée complète pour traverser la cité, entrer dans toutes les maisons et surveiller chaque ruelle ténébreuse. Il rassembla tous ces lépreux et mendiants aux portes de la cité avec le Mahûd qui causait tant de cataclysmes entre eux. A coup de lances, ils furent tous chassés d’Ammu Khand, le choix était simple : se faire embrocher par les guisarmes des variags ou déguerpir. C’est comme cela que des centaines, voire des milliers d’hommes et femmes affamés se retrouvèrent dans le grand désert entourant la capitale du Khand. Ullath avait échoué cette fois-ci. Et il n’y avait aucun espoir pour ses compagnons. L’un après l’autre, ils périssaient tous par le manque de nourriture et d’eau potable. L’ancien guérisseur avait tenté de les aider au départ avec son savoir de guérisseur et de chaman, mais peu survivaient. Ainsi, une nuit, il échappa aux derniers survivants, tel un lâche. C’était en l’année 3016.




3016- : Ullath le Vagabond, bis

Aujourd’hui donc, Ullath était redevenu un vagabond. Errant entre le Rhún et le Harad, il voyageait sur les mêmes routes à chaque fois, s’approchant d’Amrûn une fois, puis de Mistrand, apercevant Ammu Khand à l’horizon, mais en ne pénétrant dans aucune de ces cités. Il ne savait plus ce qu’il pourrait faire de sa vie. L’expérience de vieillard s’est accumulée en lui, mais il ne pouvait plus l’utiliser à ses fins. Ou ne voulait plus. La lèpre le faiblissait de plus en plus et il perdait peu à peu tout ce qu’il avait : ses capacités physiques, ses capacités mentales, tout. Seul en trouvant un remède contre la lèpre pourrait-il redevenir quelqu’un avec qui il fallait compter au Sud et en Orient. Mais pour cela, il fallait un vrai miracle. Ullath se concentra donc de nouveau pour trouver ce remède. C’est ce qu’il fait encore aujourd’hui, au fin fond du désert haradrim, à l’âge de soixante-cinq ans…

Total de 506 lignes.



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Dernière édition par Ullath le Libidineux le Sam 3 Jan - 19:41, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Ullath [TERMINE]   Lun 29 Déc - 23:48

Je te resouhaite la bienvenue ! Wink





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MessageSujet: Re: Ullath [TERMINE]   Mar 30 Déc - 10:50

Re-bienvenue et j'ai bien noté tes remarques Wink




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MessageSujet: Re: Ullath [TERMINE]   Mer 31 Déc - 14:56

Merci à vous deux Smile
Une nouvelle partie de mon histoire a été postée. J'espère que je ne serai pas censuré, ça va dans des thèmes un peu adulte (c'est pourquoi je me suis permis de rajouté le petit "déconseillé aux moins de 16 ans"). A voir avec le staff Smile
Sinon je risque de prendre plus de temps que je ne le prévoyais, je suis plutôt inspiré et j'ai beaucoup de parties prévues et en plus il y a les fêtes, donc on verra bien quand je vais terminer, donnez-moi encore une petite semaine disons Razz


EDIT: Trois nouvelles parties postées, il ne me reste plus que trois autres (plus une petite conclusion) et je suis prêt ^^


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MessageSujet: Re: Ullath [TERMINE]   Sam 3 Jan - 19:43

Je me permets de double-poster Smile
J'ai (ENFIN) terminé ma fiche et je suis prêt à être valider (mon histoire complète a été trop longue pour un post, j'ai donc dû diviser, vous trouverez la seconde partie dans mon second message sur ce topic). J'attends les critiques et les remarques du staff Smile

Question: que puis-je faire avec toutes mes lignes? Est-ce que ça peut compter comme une quête quelconque?


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MessageSujet: Re: Ullath [TERMINE]   Dim 4 Jan - 16:00

Hola et bienvenue Ullath !

Même si ton texte est très bien écrit, moi ce qui me dérangent surtout, ce sont les passages très "crus" si je peux dire de ton histoire. De plus, quand je lis ça, je pense cash à Game of Thrones :/

J'émet donc des réserves sur ta validation. Un autre avis d'un Admin sur la question?




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MessageSujet: Re: Ullath [TERMINE]   Dim 4 Jan - 18:05

Salut ! Re-bienvenue Wink Pour une présentation étoffée ç'en est une ! Personnellement, les passages crus, même s'ils ne sont pas courants sur le forum (j'ai pas dit inexistant), ne me gênent pas, tant que tu préviens comme tu l'as fait, et que ça devient pas un sujet récurrent dans TOUS tes RP's, mais là ça me va.


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MessageSujet: Re: Ullath [TERMINE]   Dim 4 Jan - 18:19

J'me prononce en tant qu'animateur, c'pas si grave que ça ce qu'il raconte, on a déjà vu bien pire dans le RP je pense. Je suis pour qu'il soit validé personnellement.




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MessageSujet: Re: Ullath [TERMINE]   Dim 4 Jan - 21:03

Evidemment, ce ne sera pas un thème récurrent dans mes RP's. Comme vous l'avez lu, vous avez aussi dû voir qu'Ullath était désormais, comment dire, impuissant sexuellement Smile C'était un passage de son histoire que j'ai jugé bon d'inclure pour créer un personnage complet et complexe. L'accent n'est pas sur l'acte sexuel et/ou violent, mais bien les conséquences Wink


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MessageSujet: Re: Ullath [TERMINE]   Lun 5 Jan - 21:59

Il déchire ce passage ! Comment peux-t-on refuser de le valider pour ça ? Razz

Je plussoie mes collègues, c'est largement validable Wink





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MessageSujet: Re: Ullath [TERMINE]   Lun 5 Jan - 22:16

Allez je valide Wink


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MessageSujet: Re: Ullath [TERMINE]   Lun 5 Jan - 23:45

Merci beaucoup Smile
Sinon...

Ullath le Libidineux a écrit:
Question: que puis-je faire avec toutes mes lignes? Est-ce que ça peut compter comme une quête quelconque?

Ce n'est pas que je visais à produire un maximum de lignes pour faire des quêtes, mais je demande, parce que j'ai remarqué que plusieurs faisaient de même Wink


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