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 Acharn de Gondolïn [DC]

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Cirion
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MessageSujet: Acharn de Gondolïn [DC]   Lun 22 Déc - 23:45



Acharn (Akarn)


Âge du personnage: 7000 Ans
Race du personnage: Elfe
Titre: Guerrier Tempête
Lieu de naissance : Gondolïn
Lieu de vie : Imladris
Grade du personnage: Soldat
Allégeance: Imladris
Rang spécial: Guerrier Tempête



Histoire


Prologue :

En Gondolïn, existait Douze Maisons, et Douze Seigneurs. Ils étaient les représentants de la cité, et de son Roi Turgon. Les plus Nobles des Nobles, les plus courageux des braves.

La Première des Maisons, était celle du cygne et son père, était le grand Tuor, fils de Huor. Il était l'époux d'Irdril, fille de Turgon, et de grande noblesse. La Seconde Maison quant à elle, était celle de la Taupe. C'était une maison de mineur, qui par dessus tout, convoitait l'or et les joyaux. Leur père était Maeglin, fils d'Ëol et d'Aredhel, sœur du roi Turgon. La Troisième Maison était celle de l'Hirondelle. Elle rassemblait les plus grands archers de ce temps, et Duilin, leur seigneur, était le plus fort d'entre eux. Il est dis que sa flèche ne déviait jamais, et atteignait toujours sa cible. Egalmoth était le seigneur de la Quatrième Maison, celle de l'Arche Céleste, et il est dis, que si Duilin était le plus précis des archers, Egalmoth, était celui qui tirait le plus loin. Venait ensuite Penlod, Père de la Cinquième Maison, la Maison du Pilier. C'était la maison comportant le plus de Noldoli, car à elle, se mêlait la Sixième Maison, celle de la Tour de Neige, et Penlod était le seigneur de ces deux maisons. Le plus brave de tout les elfes de Gondolïn, hormis Turgon lui même, était Galdor, et il était le seigneur de la Septième Maison, la Maison de l'Arbre, et ses gens, étaient ainsi tous vêtues de Vert. Venait après Glorfindel le Doré, qui dirigeait la Huitième Maison, celle de la fleur doré. Ecthelion menait les gens de la Neuvième Maison, la Maison de la Fontaine. Les noldo de cette maison aimait la musique et les chants, et ils étaient les plus beau de tous. Ainsi, leur chef, était d'une beauté inégalée. Pourtant, nul musicien n'égalait ceux de la Dixième Maison, la Maison de la Harpe, qui était maître dans l'art de la musique, Salgant, leur seigneur, était le plus doué d'entre eux. La Onzième Maison était celle du Marteau de la Colère, les plus habiles forgerons d'Arda, qui autrefois, étaient disciples d'Aulë, quand le temps était plus propice à la joie. Cependant, ils étaient aussi, parmi les elfes, les plus versé dans l'Art de la Guerre, et Rog, leur chef, était le plus fort de leur maison. Enfin, la Douzième Maison était celle de Turgon, la Maison du Roi. Elle regroupait les plus nobles des elfes et les plus loyaux. C'était un grand honneur d'en faire parti, car ils étaient les gens du Roi lui même...


Histoire :

Un vent de cendre, balayait la plaine de Tumladen. Il serpentait entre les monticules de cadavres, et se faufilait jusqu'au flanc de la montagne. Tout n'était que ruine. Dans sa Chute, Gondolïn avait précipité de nombreux elfes comme de nombreux orques, et tous, à présent, étaient mélangés sur le champs de batailles. Combien ? Combien d'Elfes avaient trouvé la mort, et combien d'orque ? Plusieurs centaines, plusieurs milliers, des centaines de milliers même. Dans les deux camps, le bilan était désastreux, car de nombreux guerriers avaient trouvé la mort dans cette bataille. Pourtant, un peu plus haut dans le ciel, arrive un éclair blanc. Une douce colombe survole les restes de l'ancien royaume caché. Que cherche t-elle ? Qui pourrait le dire ? Mais elle ne s'arrête pas, pourtant. Elle continue sa course, et guette, attendant un signe, attendant quelqu'un. Quelqu'un ? Oui, nul ne peut le voir, mais sous quatre cadavres, un corps tremble. Il vient à peine de sortir de cette transe que connaisse les hommes qui ont vue la mort, et il commence seulement à reprendre connaissance. De ses deux bras, il soulève son corps, mais il est faible, et retombe sous le poids de ces hideuses créatures. Pourtant, il réessaye, car son esprit est obnubilé par une question, une question brûlante, à laquelle il lui faut une réponse. Encore, il se redresse, tremblant de tout son corps, et sur lui, chutent les morts qui tombent sur ses cotés. Ses mains empoignent la Terre, il est tétanisé. Il n'ose pas affronter l'horrible vérité. La crainte du savoir. Il ramène ses genou, en dessous de son ventre, et se redresse, ne tenant que sur eux. Quel mot pourrait exprimer, l'effondrement qu'il ressent. Il est accablé, et en lui, s'écroule le rêve, la croyance d'une vie paisible, car devant lui se tient une cité, sa cité, et elle n'est plus. Les portes sont éventrées, les murailles déchiquetées, les maisons brûlées. Ce qu'il vit ? Le vide, l'abandon. Pour la première fois, il se sent seul, seul. Il ne voit pas les filets de sangs, qui s'échappent de ses plaies ouvertes, sur son torse, dans son dos, sur ses bras. Il ne ressent pas les brûlures des fouets de feu, qui l'ont piqué, et qui ont noirci sa peau. Pour le moment, seul compte les autres, pas encore lui. Ou étaient ils ? Certain avaient ils survécu ? Ou étaient les assaillants, ces légions innombrables qui lui avait pris ce qu'il aimait tant. Plus haut dans le ciel, l'oiseau a laissé sa surveillance, car il a trouvé quelqu'un. Il pique sur le sol, et se pose aux cotés de cet elfe, ce survivant. Mais il ne la voit pas, et même si il l'eu vu, il ne serait allé vers elle, car une peur nouvelle tient ses entrailles en otage. Une peur terrible, une crainte longtemps redoutée, qui semblait voir le jour dans ces ténèbres. L'estomac noué, la gorge sèches, les yeux humides, et la bouche tordue en une horrible grimace, il se redresse sur ses jambes, car la vérité qu'il cherche à présent, est plus importante que tout. Il marche alors, erre. Autour de lui, il voit des amis, des cousins, qui sont tous tombés pour le Roi, mais il cherche autre chose, autre chose de plus important. Plus loin, sur la plus haute colline de Tumladen, au dessus d'un amas de cadavre d'orques, et de Balrog, un elfe. Enveloppé dans une tunique blanche claire, déchirée et noircie. Une lance brisée à la main, et dans l'autre une immense masse d'arme. Son heaume brillant, est un peu plus loin, et ainsi, on peut distinguer une longue chevelure noire jais. C'est ce qu'il cherche. C'est ce qu'il osait encore croire vivant. Ses larmes montent, et débordent de ses yeux. Elles perlent sur ses joues, et s'écrasent sur le sol terreux, car l'herbe avait disparu en ce point. Le désespoir le fait hurlé. Il escaladent fébrilement la colline. Alors, il le voit, et il sait que ses craintes étaient justifiées. Ce regard gris argent, couvert par un voile, lui sert de réponse. Les larmes débordent, débordent. Elles inondent le sol. Il aurait voulu parlé, mais aucun son n'arrivait à sortir de sa bouche. Combien de temps passe ainsi ? Une minute, peut être deux. Puis, quand enfin, son corps change, quand enfin, le mutisme qui le condamnait au silence s'évapore, un son s'évade d'entre ses lèvres sèches. D'abord une plainte, une douce plainte, empreinte d'émotion, car son esprit s'aventure dans le passé, et dans les souvenirs de bonheur qu'il avait connu. Puis, elle gagne en force, jusqu'à devenir un cri, un cri déchirant de chagrin, car sous lui, se trouvait le corps sans âme, de Rog, seigneur de Gondolïn, père de la Maison du Marteau de la Colère. Son frère.
Derrière lui, se redressent d'autres survivants, comme répondant à son appel. Quatre en tout. Ils sont le vestige d'une époque révolu, une empreinte d'un passé oublié à jamais. Sur chacun d'entre eux, il est encore possible de distinguer sur certaines tuniques, un marteau noir frappant une enclume de fer. Des étincelles jaillissent du choc. Le Blason de la Maison du Marteau de la Colère, mais l'un d'entre eux, porte comme blason une fontaine, et un autre encore, portait une flèche blanche sur un fond bleu. Ils marchent, tant bien que mal, et s'en vont répondre à l'appel. Tous lèvent les yeux vers l'elfe qui se tient en haut sur la falaise, et alors, ils croisent son regard, et comprennent qui il est, et ce qui se passe. Alors, ils le rejoignent, et pleures sur le cadavre de celui qu'ils aimaient. Le temps s'écoulent ainsi, une heure durant. Une heure qui semble être une éternité. Chaque minute disparaît, l'une après l'autre, mais ils sont condamnés à l'immortalité, et ils ne peuvent rejoindre leur seigneur pour le moment. Alors, quand la force, revient, et qu'on sent le besoin pressent, de décider, on se redresse. Il se redresse. Une nouvelle fois, son regard arpente avec soin, la ruine de Gondolïn. Nul autre n'a répondu à son appel. Pourtant, jusqu'à la fin, il y avait cru. Il avait cru la victoire possible, et la défaite n'en était que plus amère...


Flashback:

Les ténèbres, puis, la lumière. Une pluie de flammes dorées consumait l'air, et enflammait les rues de la cité. Une vapeur noire, s'échappait haut dans le ciel, et avait plongé la ville dans une pénombre sinistre et durable. Devant la porte, se trouvait Tuor, Penlod et Rog, et derrière eux six milliers guerriers elfes, le visage résolu à la mort. Il formait une muraille sans faille, car la moindre faille dans les fondations faisait effondrer le plus solide des murs, et ils étaient dans l'attente. L'attente ? Non, l'angoisse. L'angoisse de ceux qui attendent un coup, mais qui ne savent pas d'où il va venir. Si il sera fort, si il fera mal. Si la vision leur manquait cependant, tout les autres sens étaient en action. Ils entendaient le fracas du Fer sur la grande porte. Ils sentaient la puanteur des orques. Ils portaient solidement leurs armures, et goûtaient à la fumée. A une dizaine de mètre plus haut, venait Duilin, père de la Maison de l'Hirondelle, et avec lui deux millier d'archers. Tout semblait si calme. Non, rien ne l'était, les cris déchiraient l'air, le mouvement se faisait sentir partout, mais tout semblait contrôlé. Rien inattendu ne semblait pouvoir venir. Certains appellent ça le calme avant la tempête, mais le terme était trop faible. C'était l'agitation avant l'ouragan. Puis, un coup de plus. La porte vole en éclats, et ainsi Gondolïn voit son premier niveau céder. Pourtant, le mot victoire effleure encore les lèvres et la joie succède rapidement à la surprise. Duilin et ses hommes, démontraient leur talent. Leurs traits faisaient mouche, et ainsi, seul quelques centaines d'orques atteignait les trois autres Maisons à chaque vagues. Avant ... Car malgré l'euphorie, le cœur de Tuor devint lourd, et il présageait au fond de lui, que la puissance de Melkor était plus forte encore, et que la défaite sonnait. Pour la huitième fois, un flot d'orque arriva. Deux bons milliers avant, mais trop tombèrent sous les flèches de ceux de l'Hirondelle. Seul cinq cents, heurtèrent la résistance de ses hommes, et nul n'en survécu. Alors, il comprit. Il comprit que la victoire de son peuple, ne tenait que de l'habilité de l'Hirondelle. Pourtant, trop de fois, Morgoth fut le plus rapide, et une fois encore, ce fut le cas, car Gothmog, le prince des Balrog, menait la charge, et il avait vu Duilin, qui du haut des remparts, contrecarrait ses plans. Alors, dans la cruauté de son âme, il fit feu, et ainsi périt Duilin, seigneur de l'Hirondelle, et son peuple eu le cœur lourd. Alors les orques prirent confiance, et les archers avaient peine à les contenir, d'autant plus, que Gothmog avait pris les choses en mains, et bientôt, cinquante balrog firent feu sur les archers. Pourtant, il y eu un rire sonore qui troubla l'horreur, et alors, tous se tournèrent vers celui qui se plaisait à ce jeu, et c'était Rog, du Marteau de la Colère, et son rire n'était qu'arrogance et mépris :


"Qui maintenant, craindra les balrog malgré toute leur terreur ? Voyez devant nous ces êtres maudits qui durant des âges ont tourmenté les enfants des Noldoli, et qui maintenant produisent avec leurs tirs, un incendie derrière nous. Venez, vous du Marteau de la Colère, et nous les frapperont pour leurs maléfices !"


Et dans sa furie, il frappa les rangs orques. De sa masse d'arme, il se tailla un chemin dans le champs de bataille jusqu'à la porte brisée, et au cœur des rangs ennemis fit face au feu et au fer. Mais voilà, qu'à son arrière, s'élance ceux du peuple du Marteau de la Colère, et avec eux venait Dammant, le frère de Rog, qui avait été le premier à répondre à son appel, et qui se tailla un chemin jusqu'à son parent, frappant tout ceux qui osait lui faire face. Rapidement, alors, très rapidement, les orques furent repoussés de cette zone, et dans leur rage, leur haine, et leur arrogance, ils fondirent sur les Balrogs, les frappant, et les réduisant au néant. Tombèrent ainsi les premiers Balrogs, mais de nombreux encore menaient batailles. La sortie de ceux du Marteau de la Colère fut alors un nouvel espoir, car elle déblaya de devant la porte, toutes les forces qui se trouvaient là et la masse d'arme de Rog, brisait ses ennemis, tendis que l'épée de Dammant, tailladait les siens. Alors, la victoire fut dans les cœurs, chose possible. Et tandis que Rog et les siens avançaient encore et toujours dans la plaine de Tumladen, les orques fuyaient devant eux. Ainsi, ils se frayèrent un chemin jusqu'à Amon Orchell, la grande colline, et ils virent enfin, l'immensité de l'Armée du Noir Ennemi, et Gothmog, dans sa perfidie, fit refermer derrière eux, ses légions de sorte à encercler pleinement ceux qui causaient tant de peine à son armée, et ainsi les réduire à néant. Mais dans le cœur de ces guerriers, l'intention de fuir n'était présente, et encore une fois, ils firent surprise, en continuant d'avancer de tout les cotés pour frapper tout ce qu'ils pouvaient et au cœur du combat se trouvait une nouvelle fois Rog et Dammant, et les frères brisaient, anéantissaient. Rog frappait, frappait, mais dans son dos grandissait une ombre, celle d'un balrog au cœur froid comme la pierre, et son fouet de feu, s'enroula autour de l'épaule du seigneur de Gondolïn. Il brûla la peau, et déchira la chair, mais Rog ne faiblissait pas. Dans un hurlement de haine et de douleur, il sauta droit sur le Balrog et de sa masse d'arme, lui fracassa la tête. Or, donc, Dammant s'en était trouvé séparé de Rog, et lui même devait faire face aux Balrogs. Une trentaines des siens tenaient encore tête à l'ennemi qui arrivait de toutes pars, et dix d'entre eux se ruaient sur un Balrog pour le mettre à terre. Il en tua trois de son fouet, mais les sept autres frappèrent ses jambes, jusqu'à ce qu'il s'abaissa à genoux. Alors, Dammant se rua en avant, et sautant sur le torse brûlant de son adversaire, planta sa lame au cœur de sa tête. Mais a peine retombait il au sol, qu'un flèche vint percer sa cuisse droit, et une autre son épaule. Dans son dos, un fouet découpa la chair, et une épée vint le frapper au biceps, ouvrant en deux ses muscles. Mais rien ne semblait pouvoir le contenir, et se retournant, il frappa quatre orque, et fit quatre mort. Pourtant, une autre flèche le frappait à la poitrine, et il sentait ses paupières se refermer. Alors, et une dernière fois, une flèche vint déchirer son épaule, et ce fut néant.

Fin du Flashback:

Le feu flambait joyeusement au bas d'Amon Orchell. Autour de lui s'était réuni cinq elfes, mais l'un d'entre eux était étendu de tout son long, et dormait paisiblement. Quant aux quatre autres, il discutait, la mine sombre. Leur ville était tombé, et ils étaient désormais sans but, sans objectif, et ce tant, qu'il ne savait que faire. L'un d'eux tourna son regard sur l'endormi, ce dernier remuer quelque peu dans son sommeil. Sans doute un cauchemar, mais on aurait pu tout aussi bien l'associer à cette hirondelle, qui encore, était présente, et qui ne bougeait pas à son coté, bien que personne ne l'eu remarqué. La discussion était calme bien que les points de vue divergeaient. Ils devaient encore garder leur force


"Je n'aime pas l'idée de Menegroth. La cité est caché au Noldor, depuis le, depuis l'affrontement avec les siens. Et puis, je n'aime pas le Roi de la-bas, c'est un puissant magicien, et il est plein d'arrogance. Il nous refusera l'entrée. Non, je préfère rejoindre Ossiriand. Les elfes de la-bas sont bon de cœur et d'esprit, et ils sont frontière avec les terres extérieures. Nous aurions plus de fortune en dehors du Beleriand."


Ainsi parlait Thavron, l'un des forgerons de Gondolïn. Il était l'un de ces quatre survivants, et il était méfiant de nature. Cependant, il était aussi loyal et généreux. Il prenait plaisir à forger, et ainsi, ne faisait payer que ses plus belles œuvres. Ce n'était pas quelqu'un d'insouciant, certes, mais il était jeune et impulsif. C'était l'un des plus jeunes de la cité, et il n'avait guère plus d'une centaine d'année.


"Pourtant, le Royaume Caché de Thingol est protégé par une puissante magie, ce serait là, ou on serait le plus en sécurité. En revanche, si nous quittons le Beleriand, nul ne retiendra Morgoth et il nous suivrait sur les terres extérieures."


Cette douce voie mélodieuse était celle d'Aerlïnn, l'un des plus vieux d'entre eux. Il était apparu sur les rives du lac de Cuiniven, et était l'un de ceux de la Fontaine. Son seigneur était Ecthelion le beau, et il l'avait cherché longuement dans les décombres, mais ne l'avait point trouvé. Ainsi, il lui était impossible de savoir si il était mort ou vif. Il était le plus sage de ces cinq survivants, et sans doute le plus apte à les mener, mais de tout le débat, il n'avait dis mot jusqu'à maintenant.
Un autre n'avait parlé, et c'était Celebrïn, de la maison de l'Hirondelle. Il n'était pas parti à la recherche de Duilin son seigneur, car il était de ceux qui l'avait vu chuter du rempart, et il le croyait mort, à tord, ou à raison. Il ne savait quoi penser pour le moment, car il était très affecté par la ruine de sa Maison.



"Nous suivrons Dammant quoiqu'il advienne, et je penses qu'il ira à Nargothrond, c'est las bas que se trouve Melethril, sa fiancé, et avec le désastre de ce qui s'est passé ici, il s'inquiétera pour elle. Pour ma pars, je le suivrais."


Et le dernier d'entre eux était Elfaron. C'était le plus loyal de tous envers sa maison, celle du Marteau de la Colère et pourtant, le moins doué. Il n'était ni guerrier ni forgeron. Il s'était détourné de cette voie depuis longtemps, et il avait longtemps fais honte à sa maison, mais un jour, alors que Duilïn et ses hommes étaient parti à la chasse, ils furent surpris par un loup géant. Une créature gigantesque, comme celle qui rôde en Angband, et celle-ci se rua sur le groupe des quatre chasseur. Or, donc, Elfaron lui même chassait pour son père, Gildin, et il avait vu la grande bête du nord. Aussi, ne craignant qu'elle ne fasse du mal, il l'avait traqué sans relâche, et au moment même ou celle-ci bondissait sur ceux de l'Hirondelle, il décocha un tir puissant qui frappa la bête au flanc. Alors, celle-ci s'en fut, et ainsi, Duilïn remercia grandement Elfaron. Il conta ses exploits à Rog, du Marteau de la Colère, et la honte passa. Il fut ainsi, le seul chasseur de ce peuple vaillant, et il chassait toujours en compagnie de ceux de l'Hirondelle, qui le considérait comme un des leurs.

Le feu flambait joyeusement, et à sa lumière, les yeux de Dammant s'entrouvrirent.  Devant lui, ses quatre compagnons discutaient à voie basse, et on distinguait nettement dans leurs yeux, la peur, le doute, l'hésitation. Il resta ainsi, sans bouger, pendant quelques temps, puis se redressa la tête lourde. Ses vertiges le firent poser ses mains au sol, pour garder l'équilibre.



"Ce sera Nargothrond. Tout du moins pour moi, vous êtes libre de vos actions à partir de maintenant. Plus aucune maison n'existe, et ma seigneurie n'a aucun droit sur vous étant donné que notre cité est anéantie. Cet assaut à bouleverser l'ordre des choses, et nous ne sommes désormais plus que cinq rescapés. Comme l'a dit Elfaron, Melethril m'attend la-bas, tout du moins je l'espère, et si tu ne désire pas m'accompagner, que par devoir, je serais heureux de ta compagnie mon ami."


Un sourire complice s'échangea entre eux. La discussion tourna alors, quels trajet, quels précaution, quels vivres. Mais toujours, et inlassablement, revenait le débat sur la bataille, et la même question revenait, plus brûlante à chaque assaut, sur les lèvres. Y avait il des survivants ? Fallait il partir à leur recherche. Et nul n'avait de réponse. Cependant, quelques choses troublait Dammant. Il observait depuis quelques temps déjà, cette colombe qui s'était installée près de leur campement, et étrangement, celle ci ne bougeait pas. Ces oiseaux, se posent au sol, pour partir à la recherche de leur nourriture, afin de subvenir à leur besoin. Ils ne s'y posent que dans la nécessité de se nourrir, et celle ci n'était même pas en recherche de ver, ou d'insecte. Elle se contentait de rester là, à les fixer, et une crainte le saisit, que cet bête n'ai quelques intentions malveillantes à leur égard, et qu'elle ne soit une de ces espionnes au service de Morgoth. Alors que la discussion continuait, et que l'elfe continuait de fixer cette bête, une autre vint se poser au coté de cette première et le trouble devint trop grand. Il se leva doucement, et douloureusement, et s'approcha des deux volatiles. Il s'attendait à ce qu'ils partent en réalité, mais ils ne bougèrent. Les quatre autres, ayant vu son action, attendirent en silence, et alors qu'il approchait, il vit que un message était attaché par une ficelle, à chacun des oiseaux. A leur patte droite pour être précis, comme il en était coutume par les oiseaux porteur de message dans les royaumes elfiques. Il en détacha un premier, celui accroché au dernier des volatiles arrivés, et reconnut immédiatement le sceau elfique des Sindar de Doriath. L'écriture élégante, penchait légèrement vers la droite, et il l'a reconnut comme celle du Roi Thingol. Il avait eu, une fois, à porter un de ses messages à Turgon, et avait été frappé par la beauté des caractères sindarin. Il parcouru rapidement cette dizaine de ligne, et il sentit en lui, monter une grande peur, car elle annonçait la fin du Royaume de Doriath, et la prise de Menegroth. Alors, il pleura, car il doutait désormais, de l'avenir des elfes en Beleriand, mais le second oiseau, vint se poser sur son épaule. C'était la colombe qui survolait le champs de bataille quelques heures plutôt, et sa peur grandit, quand il reconnut le sceau des Noldors, car c'était annonciateur de mauvaises nouvelles pour son peuple. Il dénoua le ruban, et commença à lire plus vite cette fois, les mots de la missive, et cette fois ci, il se laissa aller au désespoir, car ce message apportait les nouvelles, de la ruine de Nargothrond, et l'écriture de Finrod Felagund, leur roi, était reconnaissable, mais elle était chaotique et la lettre était tachetée de sang, comme ci elle avait été écrit dans la hâte d'un dernier assaut. Et Melethril, son aimée, vivait la-bas, et il l'avait aimé dès le premier instant ou son regard s'était hasardé sur elle, lors de leur rencontre dans les grandes salles de Nargothrond. Il revoyait maintenant, chacun de ses traits, de ses yeux bleus azur, à ses longs cheveux doré, et à son visage claire et pâle. Il revoyait son sourire éclatant, et entendait la mélodie de son rire. Il revoyait ses courbes élégantes, et se souvenait de la saveur de ses lèvres, et il sentait l'essence de son parfum de lavande. Et son rêve se mua en cauchemar. Les hautes salles étaient en feu. La puanteur des orques, et leur voie guttural occupait l'espace. Il voyait son corps ensanglanté et sa peau était froide. Il tomba à genou, et contempla sa cité. En l'espace de deux jours, sa vie s'était écroulée. Les larmes cascadaient sur ses joues, jusqu'à glisser jusqu'au sol, et ses compagnons en le voyant ainsi, sentir la misère proche. Quelques minutes, ou quelques secondes s'écoulèrent et alors, il se redressa, et se tourna vers ses compagnons, et ils prirent peur, car dans ses yeux se lisait une haine sans nom, une détermination sans faille, et une douleur sans pareille, et ils baissèrent les yeux, devant la force de son regard. Alors, il parla, et les mots tombèrent, durs. Telle l'épée du bourreau qui s’abat sur le coup du condamné. Le coup est précis, sec, et sans cœur.


"Sur ces deux jours, j'ai vu un monde s'écrouler. J'ai vu des femmes violés, et des enfants égorgés. J'ai vu des hommes courageux flancher face à l'ennemi. Tout de mon passé est désormais perdu, et je ne souhaite plus rien d'autre que la délivrance de la mort. Je ne me nommerais plus Dammant de Gondolïn, seigneur du Marteau de la Colère. Désormais, je m’appellerais Acharn, et je ne rejoindrais les cavernes de Mandos, que seulement, quand ma vengeance sera accompli. Alors je m'en irais, seul, et retrouverait la femme que j'aime en Valinor."

¤ Physique:

"Nombreux étaient ceux qui murmuraient à son passage, mais peu de ces murmures étaient fondés sur de juste vérité. On disait qu'il venait d'au delà du Lindon, un de ces elfes parmi tant d'autres qui fuyaient la Chute du Beleriand. Plusieurs étaient déjà passés par là, mais lui était différent. Il avait une telle prestance, une telle majesté, qu'outre ses habits déchirés et usés par les errances, il ressemblait au roi de jadis. Certain disaient qu'il était Turgon, d'autre Finrod, les rois déchus qui restaient introuvable, mais son regard vert vif détrompait les menteurs, ainsi que sa chevelure noire foncée."

Acharn est un elfe de haute stature. Il est plus grand que la normale des hommes, mais plus petit que bien des siens. Son ancienne vie de chasseur l'a rendu discret, vif et rapide, mais ne magnant que l'arc, il est moins fort et moins adroits que ses camarades à l'épée ce qui lui a valu de nombreuses plaies lors de la Chute de Gondolïn.

¤ Caractère:

"Alors, tous baissèrent les yeux, et le virent tel qu'il était, l'ancien seigneur de Gondolïn. Sa rage se lisait dans ses yeux, et sa force de détermination. Mais pour ceux qui le connaissaient bien, on lisait au fond de ses yeux, qu'il ne voulait déjà plus rester en ce monde, et qu'il ne tenait debout que par vengeance."

Acharn signifie vengeance en Sindarin, et Acharn ne vit que pour elle. Il n'a plus goût aux saveurs de la vie, et n'attend que de retrouver Milethril dans les cavernes de Mandos, mais refuse de partir tout de même, tant qu'il n'aura pas venger l'honneur de sa dame. Il est prêt à tout pour vaincre le Noir Ennemi, et cela est sa faiblesse, car il en est presque dénué de compassion et de pitié. Mais, pour ceux qui ne s'opposent à son destin, il reste bienveillant, et amical.



¤ Parentée et personnes proches: Elfaron, Aerlïnn, Thavron & Celebrïn, ses amis


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MessageSujet: Re: Acharn de Gondolïn [DC]   Mar 23 Déc - 12:00

Bienvenue à toi !
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MessageSujet: Re: Acharn de Gondolïn [DC]   Mer 24 Déc - 17:40

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MessageSujet: Re: Acharn de Gondolïn [DC]   Jeu 25 Déc - 11:56

C'est good ! Validé Wink




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Cirion
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MessageSujet: Re: Acharn de Gondolïn [DC]   Jeu 25 Déc - 13:16

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MessageSujet: Re: Acharn de Gondolïn [DC]   

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