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 Euron Oeil de Choucas (FINIII !!!)

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MessageSujet: Euron Oeil de Choucas (FINIII !!!)   Jeu 3 Juil - 22:45


Dans le groupe de l'Umbar si possible s'iooou plait ^^ (deux persos dans le Mal et l'Umbar a une joliiie couleur !)

¤ Nom(s) du personnage: Euron, dit l'Oeil de Choucas
¤ Âge du personnage: 80 ans, mais une trentaine en apparence
¤ Race du personnage: Numénoréen Noir
¤ Peuple du personnage: Suderon
¤ Lieu de naissance du personnage: Umbar
¤ Lieu de vie du personnage: Umbar
¤ Grade du personnage: Capitaine d'un navire de guerre, soldat de la Flotte Noire.

¤ Histoire:

Par une triste nuit sombre d'hiver, à l'intérieur d'une maison d'un quartier riche de l'Umbar, naquît Euron Akrakhil. La naissance du jeune corsaire ne fut pas des plus glorieuse, car effectivement, sa mère rendit la vie pour lui donner la sienne. Le père d'Euron, un capitaine ivre et brutal de la Flotte Noire, rendit son tout nouveau fils responsable de la mort de sa mère. L'enfance d'Euron ne fût pas si facile, et bien que le jeune homme soit intelligent et astucieux, son père lui menait la vie dure, lui faisant faire toute sorte de tâches ménagères et travaux désagréables. Il privait parfois même le jeune homme de sortir, le coupant de tout contact avec le monde extérieur, pourtant riche en aventures. Lors des plus mauvais jours de son père, Euron avait parfois le droit à une bonne dose de coups, que le capitaine lui infligeait pour lui avoir soi disant désobéit. En réalité, c'était plutôt l'alcool qui lui jouait des mauvais tours.
Le jeune Euron vécu une jeunesse épouvantable qui ne lui permit pas de s’épanouir comme il l'aurait souhaité. Déjà passionné de navires, très intelligent et manuel, il rêvait de son futur en regardant l'horizon par la minuscule fenêtre de sa chambre en dessous du grenier. La pièce était noire et sombre, elle n'offrait aucune possibilité de fuite. De toute manière ? A quoi bon fuir ? Où pourrait-il aller ? Les routes étaient dangereuses, et le jeune homme n'avait pas encore l'âge et la maturité pour se débrouiller seul. Il en avait marre. Il parlait de moins en moins, les rares fois où il avait l'occasion de dialoguer avec son père c'était pour accomplir une tâche de plus ou pour recevoir des réprimandes. Euron ne connaissait pratiquement rien sur sa mère, son père ne lui en parlait jamais. En réalité, il ne connaissait rien du capitaine non plus. La vie d'Euron était réduit à un amas de silence, de mystères et de souffrances.


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Euron avait fini sa journée. Enfin, après avoir prit un maigre soupé qu'il avait préparé et avoir subi les réprimandes de son père à moitié ivre, le jeune homme pouvait monter dans sa chambre pour pouvoir passer une nuit non pas des plus tranquilles, mais pour être enfin seul et oublier les problèmes qui le tourmentait. Euron monta les vieux escaliers pour se rendre jusqu'à sa chambre, situé juste en dessous du vieux grenier poussiéreux. La maison étant situé dans un quartier riche, le reste de son intérieur était des plus confortables, mais évidemment, Euron avait hérité de la plus pourrie de toutes les chambres, charmant cadeau que lui avait fait son père ! La petite bâtisse était sombre et lugubre. Les nuits de vent ou d'orage, on entendait les murs qui crépitaient de toute part et de nombreuses souris rampaient sur le sol. Impossible de passer une nuit sans être réveillé. Le seul bruit qui restait apaisant dans cette environnement était bien entendu celui de la mer, qui était toute proche à quelques mètres de la demeure. Euron s'installa paisiblement sur son lit délabré et se mit à rêver de toutes sortes de choses, les yeux fixés sur le plafond qui ne tenait qu'à un fil. Des images de navires, d'armées, de bonne nourriture et même de femmes défilaient dans sa tête. Euron n'avait jamais connu aucune personne de sexe féminin, en réalité, les seules relations qu'ils avaient eu étaient avec des amis à son père, qu'il avait rapidement côtoyé lors de leur visite chez lui. Leur parlé n'était pas agréable et le jeune homme ne prenait pas de plaisir à engager la conversation avec eux. Leurs regards sur lui étaient pesants, et ces derniers semblaient toujours remplis à ras-bord de critiques désinvoltes.
Euron fut tout d'un coup tiré de sa rêverie par le croassement d'un corbeau noir qui venait de se poser sur le bord de la petite fenêtre ronde. Le jeune homme observa quelques instants l'animal au pelage ébène et aux yeux brillants. Ces oiseaux étaient rares en Umbar, on y trouvait plutôt des albatros. Bien qu'ils étaient réputés comme des charognards sans pitié, Euron aimait beaucoup les corbeaux, il les trouvait plutôt élégants à contempler et leur pelage était selon lui le plus beau qui soit. Après quelques instants de gesticulation et de cris abasourdis, le corbeau déploya ses ailes et s'envola en direction de la mer. Euron esquissa un sourire. Si un jour il devait avoir un navire, il avait trouvé son emblème. Ce serait un corbeau.
Le soleil commençait à disparaître à l'horizon et il était temps pour le jeune homme d'aller dormir. Euron retira sa chemise, enfin si on pouvait appeler ça comme ça tellement elle était abimée par les tâches ménagères qu'il accomplissait chaque jour. Il enfila une tunique qui lui servait de vêtement pour la nuit. Cette période de l'année était plutôt chaude et on arrivait facilement à prendre un malaise si l'on ne faisait pas attention. En allant poser ses vêtements dans le petit vestibule situé à côté de sa chambre, Euron remarqua soudainement prêt de son lit une dalle du parquet qui semblait être plus soulevée que les autres. Le jeune alla poser ses affaires, se disant que ce ne devait qu'être en raison du mauvais état du parquet. Mais une fois qu'il revint sur ses pas, la curiosité l'emporta. Il se baissa lentement et souleva avec précaution le petit bout de bois. L'intérieur était sombre et creux et au fond du trou, Euron remarqua quelque chose qui semblait être un petit journal. Le jeune homme se pencha et saisit l'ouvrage poussiéreux, si petit qu'il tenait presque dans une de ses mains. Il referma avec précaution le trou et commença à s'intéresser à sa découverte. Il frotta la couverte, recouverte de débris divers dû à la vieillesse de l'ouvrage. Que cela pouvait-il bien être ? Euron allait le savoir tout de suite. Il ouvra lentement la première page, cette dernière portait une inscription écrite à l'encre noir, légèrement effacée sur son côté gauche.


Ce journal appartient à Aldébar Akrakhil.


Ce nom alerta Euron, qui cette personne pouvait-elle bien être ? Il n'en savait absolument rien mais ce qui était sûr, c'est qu'elle avait vécu ici et qu'elle était de sa famille. Il tourna la seconde page et y découvrit des paragraphes entiers écrits avec le même encre noir. Des dessins représentants des navires de la Flotte Noire y figuraient également. Le jeune homme parcouru rapidement les pages, lisant le plus vite possible. Ce journal retraçait en fait la vie d'un jeune homme, qui se disait être le fils du capitaine Tadan Akrakhil, père d'Euron. Le jeune homme aurait donc un frère dont son père n'aurait jamais voulu lui parler ? Son hypothèse se confirma à précisément la dernière page du journal, où était mentionné sa naissance même. Pourquoi son père lui avait-il caché l'existence de son frère ? Etait-il décédé ? Toutes les questions imaginables se bousculaient dans la tête d'Euron, qui voulait en savoir plus sur cette histoire. L'une d'elle fut confirmée par un Post Scriptum se tenant en bas de la page, où son frère expliquait clairement qu'il était parti habité après sa majorité dans la capitale d'Umbar, tout prêt du grand port. Le nom d'une taverne était également mentionné, Le Dragon Noir. Son frère disait être à sa tête depuis maintenant quelques années. Euron en voulait à la Terre entière, la découverte de ce journal l'avait beaucoup chamboulé et il se jurait qu'un jour il retrouvait son frère.


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Une nouvelle journée commençait, et c'était aussi une nouvelle vie pour Euron. La réalité avait éclaté de très haut et il ne vivait désormais plus dans le mensonge. Euron ne dit rien à son père sur sa découverte, il continua ses taches ménagères et la vie reprit son cours comme ci rien de tout cela ne s'était passé. Le jeune homme ne voulait plus rester ici, il voulait s'en aller loin, et retrouver son frère. Il regardait chaque jour un peu plus longtemps l'horizon, prisonnier de sa demeure qui aurait du être un lieu de paradis. Le paradis.. cette expression faisait sourire Euron, car le capitaine savait que cet endroit n’existait nul part, même pas après la mort. Au fur et à mesure des années, le jeune homme prenait de la force et du caractère, il en venait même à résister à son père et à se faire enfermer plusieurs jours durant dans sa chambre. Euron était devenu une véritable porte de prison et pratiquement plus rien ne le faisait sourire. La vie chez lui le dégoutait, c'est pourquoi il avait décidé depuis plusieurs mois de quitter définitivement le domicile familial, et de surtout ne plus jamais y revenir. Sa demeure était une prison, et son père n'en était pas un. Euron ne se plaignait jamais, mais il commençait à prendre de la carrure, et cela son paternel ne pouvait s'y opposer. Son fils lui faisait de plus en plus peur, et bien qu'il lui est mené la vie dure étant jeune, le capitaine n'était pas la personne la plus courageuse de la Terre du Milieu. Il se frottait souvent aux ennemis plus faibles que lui, un lâche, comme le disait Euron. Le jeune homme n'avait pas le sens du contact avec les autres, mais il n'était pas inquiet du jour où il allait devoir se débrouiller seul. Après tout, il avait une carapace bien solide derrière ses muscles et il était lui même depuis bien des années déjà.
Les tâches ménagères devinrent de plus en plus rares, mais la vie d'Euron était toujours aussi monotone. Il restait très souvent seul, et lorsque son père lui parlait, c'était maintenant lui-même qui lui répondait froidement. Le jeune homme passait ses journées enfermées dans sa chambre, à la fin cela n'en devenait même plus une punition lorsque son père l'y obligeait. Ses rêves d'enfants s'étaient enfuis. Il était désormais confronté à la vraie vie et allait bientôt prendre le large, pour de vrai cette fois.


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Sa décision était prise. Aujourd'hui, Euron allait quitté sa maison, et il allait le faire pour de bon. Le jeune homme s'était levé aux aurores alors que la lumière de la Lune éclairait encore l'intérieur de sa chambre et avait préparer soigneusement son départ en rassemblant toutes les babioles qui pourraient lui être utiles pour la route. Il avait bien entendu penser aux provisions alimentaires et avait enfilé les vêtements les plus convenables qu'il ait pu trouver dans son vestibule. Le journal de son frère était bien entendu présent dans ses bagages, car il contenait une importante description sur le lieu et l'endroit où se trouvait la taverne du Dragon Noir.
Le père d'Euron dormait encore à cette heure de la journée, il avait pour habitude de se lever lorsque le soleil était haut dans le ciel c'est pourquoi le jeune homme allait en profiter pour filer discrètement sans se faire remarquer, il n'aurait ainsi aucun problème et ne serait poursuivi par nul personne. Une fois toutes ses affaires rassemblées, Euron jeta un dernier coup d'oeil au petit hublot de sa chambre, devant lequel il avait passé une grande partie de sa vie. Le jeune homme n'arrivait pas à réaliser que c'était la dernière fois qu'il le voyait, et qu'il regardait au travers. Tiré de sa rêverie par les ronflements incessants de son père, le jeune homme quitta la pièce avec un pincement au cœur qui l'étonna, n'étant pas particulièrement sensible, sa jeunesse difficile l'ayant endurci. Il descendit en hâte mais dans un mouvement silencieux et aérien les escaliers, ouvrit la porte et quitta la maison sans tarder.
Euron était désormais seul dans la rue livré à lui-même. Il lui fallait à tout prix une monture, il n'allait pas parcourir des kilomètres à pied avec ses bagages sur le dos. Il se rendit chez divers marchands qui proposaient des roncins à la vente. Ces derniers étaient beaucoup trop chers pour le jeune homme, qui n'avait sur lui que quelques maigres économies qu'il avait conservées durant les nombreuses années de sa vie. La seule solution qui s'offrait était de voler un équidé. Ce que Euron ne se gêna absolument pas pour faire. Le jeune homme s'infiltra discrètement dans une écurie appartenant à un riche marchand de la citée et lui déroba un fougueux cheval à la robe ébène. Euron s'empressa d'élancer l'animal dans un galop soutenu et fugua cette partie de la ville qui n'était désormais plus sécurisée pour lui. Alors qu'il galopait à vive allure, il entendit des cris qui résonnaient derrière lui.


- Au voleur, au voleur!


Le marchand n'avait évidemment pas tardé de lancer l'annonce du vol de l'un de ses équidés. Soudain, plusieurs hommes montés sur de grands chevaux de guerre se mirent à poursuivre Euron à travers les ruelles de la ville. Le jeune homme accéléra comme il le pouvait, mais ayant rarement eu l'occasion de faire de l'équitation dans ses jeunes années, il peinait à rester assis sur sa monture dans les virages serrés. Euron vacillait dans tous les sens mais parvenait tout de même à s'accrocher aux crins de son cheval et à se maintenir en équilibre. Il gagnait à présent du terrain, et ses poursuivants étaient désormais de plus en plus loin derrière lui. Ils abandonnèrent la poursuite quelques minutes plus tard et regagnèrent la boutique, s'excusant au près du marchand furieux. Euron stoppa son cheval dans un coin d'une ruelle déserte, lui flatta l'encolure désormais en sueur et ne put s'empêcher de sourire faussement en repensant à la manière dont il avait échappé à ses poursuivants. Pas mal pour quelqu'un ayant été sous l'emprise d'un bourreau durant des années !
Euron ne tarda pas à se remettre en marche. Le voyage fut long, plusieurs journées et il entama avec précaution les maigres provisions qu'il avait pu récupérer chez lui avant son départ. Tout cela lui était bien suffisant pour aller retrouver son frère, mais si le voyage était venu à durer une journée de plus, Euron l'aurait certainement passée sans manger.


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Les efforts d'Euron portaient désormais leur fruit. Le jeune homme était enfin arrivé à destination, devant la taverne dont il avait tant rêvé durant des années. Le Dragon Noir était désormais là, se tenant devant ses yeux. Une pointe d'inquiétude résonnait dans le cœur d'Euron. Comment allait-il annoncer à cet homme qu'il était son frère ? Etait-il comme lui ? Ou bien comme son père ? Des dizaines de questions se bousculaient dans la tête du jeune corsaire. S'il en voulait les réponses, il devait rentrer dans cette auberge coûte que coûte. Il attacha son cheval à la barre d'attache et laissa ses provisions dans les sacoches de sa selle, mais il prit tout de même le journal avec lui pour rappeler le passé et pour prouver sa bonne fois. L'auberge n'était que peu pleine à cette heure-ci, seules quelques personnes étaient agglutinées au bar. Euron fut discret à son arrivée, et se dirigea directement à pas de loup vers le comptoir. Aborder les gens était difficile pour lui, n'étant pas très sociable en raison de la vie dure que lui avait mené son père. Le jeune homme se contenta donc de demander s'il pouvait avoir une audience privée avec son frère.


- Puis-je vous servir quelque chose ? Demanda poliment le barman, en regardant étrangement Euron, du fait qu'il ne l'avait jamais vu ici auparavant.

- Je voudrais simplement une audience privée avec Aldébar Akrakhil, le dirigeant de cette taverne, répliqua Euron.

- Qui êtes-vous ? Le questionna le barman.

- Son frère, Euron.

- Très bien, je vous annonce à lui sans délais.


Sur ces mots, le vieil homme disparu derrière la porte située derrière le comptoir. Une bouffée d'adrénaline montait dans le cœur d'Euron, dans l'hâte de retrouver son frère. Il entendit quelques voies dans la pièce d'à côté mais il ne put comprendre ce qu'elles disaient. Les hôtes de la taverne restèrent les yeux fixés sur lui quelques instants puis reprirent lentement leurs discussions et leurs occupations, oubliant la présence de l'étranger. Euron fixait l'étagère derrière le comptoir. Cette dernière était remplie d'alcool en tout genre, le jeune homme mourrait d'envie d'y goûter, lui qui ne l'avait jamais fait auparavant. Ses yeux parcouraient les différentes bouteilles d'alcool quand tout d'un coup une petite statuette de navire attira son attention. Celle-ci représentait un cuirassé de la Flotte Noire, principale arme de l'Amiral Dalamyr. Euron ne savait que peu de choses sur l'armée de son pays, car tout ce dont il était au courant, il avait pu l'entendre lorsque son père en parlait avec d'autres officiers. Ce dernier avait un navire, mais jamais Euron n'avait su à quoi il ressemblait. Ces derniers temps, son père n'y allait plus très souvent, il était plutôt occuper à festoyer ou à se divertir, mais qu'importe. Le jeune corsaire fut soudain tiré de sa rêverie et son regard se fixa à nouveau sur le vieil homme qui venait de faire irruption derrière le comptoir une seconde fois.


- Il vous attend, veuillez me suivre.


Euron s’exécuta immédiatement et le vieux barman l'invita à passer par la même porte qu'il venait d’emprunter il y avait de cela quelques secondes. Le jeune homme se retrouvait dans une pièce sombre, semblable à une cave de navire. L'odeur de l'alcool y était présente en grande quantité, mais Euron aimait la sentir, cela constituait un parfum agréable pour les narines et bien moins nauséabond que celui de sa chambre. Le jeune homme tourna la tête en direction du bureau, et remarqua un homme qui se tenait debout dans l’obscurité. Seuls ses yeux et ses dents d'un blanc immaculé étaient visibles dans le noir. Euron s'approcha lentement, fixant avec attention la silhouette qui ne tarda pas à prendre la parole une fois que le jeune homme fut en face de lui.


- La dernière fois que je t'ai vu mon jeune frère, tu étais encore dans le ventre de notre mère. C'est donc toi Euron ? Ravi de te retrouver enfin.

- Bonjour mon frère.


Sur ces mots, Aldébar n'attendit pas une seconde de plus et à la grande surprise d'Euron, il accourut directement le serrer dans ses bras. Cela était étrange pour le jeune corsaire, c'était la première fois que quelqu'un lui apportait un tel gage d'affection. Euron esquissa un petite sourire timide et prit également son frère dans les bras. Ce dernier sentait l'alcool à plein nez, mais il était tout de même ravi de le retrouver sain et sauf. Une fois que les retrouvailles eurent cesser, Euron voulut poser des questions auxquelles il n'avait pas eu de réponses depuis bien des années déjà. Pendant qu'Aldébar alla s'installer derrière son bureau, le jeune corsaire sortit lentement de sa poche le journal que son frère aîné avait écrit il y avait déjà quelques années de cela. Il le tendit en direction d'Aldébar et ce dernier le prit soigneusement entre ses mains.

- Mon vieux journal.. tu l'as donc trouvé. J'allais te demander comment tu m'avais retrouvé, et bien j'ai ma réponse !

- Notre père m'a caché ton existence des années durant, c'est seulement à la moitié de ma vie que j'ai découvert que j'avais un frère, en trouvant ce petit journal dans ma chambre sous une dalle de mon parquet. Ma vie ne fut pas facile, notre mère est désormais décédée, en me mettant au monde.. notre père pensant que c'était ma faute, il m'a fait enduré milles souffrances pendant toute ma jeunesse, et aujourd'hui est le premier jour où j'ai un véritable contact avec le monde extérieur.


Aldébar parut directement troublé par les révélations de son frère. Ses yeux se remplirent de larmes et il répliqua difficilement avec une voix nauséeuse.


- Il m'a aussi caché des choses à moi.. comme la mort de notre mère. Je n'étais nullement au courant, je viens de l'apprendre à l'instant. Mais saches mon jeune frère que tu n'as pas à culpabiliser. Ce qui est arrivé n'est en aucun cas de ta faute. La nature a mal fait les choses et la mort de notre mère n'est qu'un accident tombé au mauvais moment.

- D'après père.. je n'en suis pas si sûr, il me tient ouvertement responsable. En ce moment même, il doit être en train de me rechercher.. car figures-toi que oui j'ai fuis de la maison, je ne pouvais plus supporter cette vie plus longtemps, et avoir découvert ton existence m'a poussé à aller au delà de mes limites.

- Ne t'inquiètes pas, tu es en sécurité ici. Je veillerais moi-même à ce qu'aucun autre membre de notre famille ne rentre dans cette auberge. En attendant, tu peux prendre la chambre d'invité situé au dessus du bar, elle n'est pas très confortable mais cela devrait faire l'affaire. Tu resteras ici jusqu'au passage des tensions et peut-être même pour toujours si tu le souhaites, tu es le bienvenu dans ma demeure, si humble soit-elle.


En entendant ces mots, Euron poussa un petit rire.

- Ce ne peut être pire que la chambre que j'avais chez notre père ! Bon, je dois aller chercher mes affaires, je te retrouve plus tard. Si je peux faire quoi que ce soit pour t'aider n'hésites pas !

- Pour l'instant va te reposer, tu as du faire un long voyage pour venir jusqu'ici. Tes taches, si tu viens à en avoir, viendrons plus tard. En attendant, installes toi confortablement en fait comme chez toi !


Euron remercia chaleureusement son frère puis quitta avec empressement la salle. Il alla chercher ses affaires sur son cheval puis monta en direction de la chambre que lui avait indiquée Aldébar. Le jeune corsaire était heureux de l'accueil que lui avait réservé son frère, il était décidément bon et généreux, tout le contraire de leur père.
La petite chambre était plutôt charmante contrairement à ce qu'avait pu affirmer Aldébar. Elle n'avait pas vu sur la mer certes, mais un vrai lit et une lampe à huile y étaient installés. Euron déposa en hâte ses affaires puis s'installa sur son lit pour vider sa tête. Après tout ce qui s'était passé aujourd'hui, il ne savait plus où il en était. Le corsaire ne tarda pas à tomber sur le doux matelas et sombra dans un profond sommeil.


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La vie que Euron mena avec son frère fut un apprentissage enrichissant et passionnant. Le jeune homme découvrit le maniement des armes, en particulier du sabre avec lequel il se révélait parfaitement doué. Euron apprit aussi la navigation. Quelques mois après qu'il se soit installé chez son frère, les deux hommes apprirent la mort de leur père. Sabs regrets, ils héritèrent de son navire de guerre, quelque peu délabré par le passage du temps. Aldébar n'hésita pas à le remettre à l'eau et montra à Euron les bases d'une navigation coordonnée.
Aldébar lui donna également quelques notions en matière de magie noire, des moindres sortilèges qu'il avait apprit étant enfant. Euron prenait beaucoup de plaisir à pratiquer la magie, il y trouvait toujours ce qu'il souhaitait et ce qu'il préférait par dessus tout était les expériences. Pour stocker leurs produits et leurs matières, les deux frères avaient installé un petit laboratoire au dessus de la taverne, auquel ils se rendaient parfois pour tester de nouveaux mélanges. Euron connaissait plusieurs sorts, ils n'étaient que moindre mais lorsque l'occasion se présentait, le jeune homme n'hésitait pas à s'en servir. Les deux frères considéraient la magie comme un jeu, mais ils allaient vite s’apercevoir qu'elle était loin d'en être un. Même ces sortilèges peu puissants pouvaient être dangereux s'ils étaient pratiqués à mauvais escient.
La curiosité aiguë d'Aldébar et Euron à propos de la magie noire eut très vite raison d'eux. En tentant un échange de sort destiné à rendre une personne sourde pour quelques secondes, Aldébar tomba dans le comma pour ne plus jamais en ressortir. L'expérience était beaucoup plus puissante que les deux frères ne l'avait pensé, et ces derniers avaient mise une trop forte dose de matière noire à l'intérieur du sortilège. Aldébar, touché de plein fouet, en subit les conséquences alors qu'Euron en ressortit intact, mais non pas sans aucune cicatrices mentales. Persuadé qu'il était responsable de l'accident, le jeune corsaire se referma sur lui même et devint un homme froid, vil et sans pitié. Sans son frère, sa vie n'avait plus de sens et il ne pouvait admettre qu'il venait de perdre la personne sur qui il avait le plus compté durant son existence, celle qu'il l'avait sauvé du malheur qu'il aurait pu vivre en restant seul face aux dangers du monde. Euron décida donc quelques mois plus tard de tenter d'entrer dans la Flotte Noire, grande armée de Earenbeth sous le commandement de l'amiral Dalamyr. La prouesse d'Euron avec les armes et sa capacité de diriger des unités se firent rapidement sentir, ce qui fit qu'il n'eut aucun mal à entrer là où il le souhaitait. Rapidement, il reprit le commandement du vieux navire de guerre de son père et grâce à l'argent qu'il avait économisé et surtout à celui qu'il avait gagné en vendant la maison familial, il put totalement retapé à neuf le rafiot et le transforma en un véritable bateau corsaire. Le plus grand et le plus armé de toute la Flotte Noire. Euron se fit rapidement remarqué par le Roi et désormais, on le connaissait sous le nom de l' «Albatros Noir ». Le jeune homme était devenu en quelques années un des pirates les plus redoutés de toute la baie d'Umbar et pratiquement aucun de ses coéquipiers n'osait désormais lui tenir tête. Son apparence et son caractère avait radicalement changés, il était devenu plus froid, un vrai mur de glace, n'appréciant que peu la compagnie et ne parlant presque jamais, à moins que cela n'en vaille vraiment la peine. Son apparence avait également changé, Euron avait désormais les cheveux en broussailles, lui arrivant en dessous des oreilles, il s'était tatoué de nombreux motifs représentant la piraterie de la baie d'Umbar partout sur le corps et surtout, il portait sans cesse une longue cape rasant le sol à chacun de ses pas, ainsi qu'une légère armure lui permettant de mettre à profit sa souplesse et son agilité lors des combats. L'Albatros Noir n'avait pas le meilleur équipage de toute la Terre du Milieu mais ses hommes lui étaient fidèles, et ces derniers auraient été prêts à mourir pour lui. Euron se battait surtout pour sa propre cause et n'en avait que faire des guerres qui éclataient de part et d'autre de la Terre du Milieu. S'il devait y prendre part, il serait assurément du côté de Sauron, qu'il considérait comme son inspirant, son maître et Dieu. Mais être solitaire était l'une des vertus du caractère d'Euron, ce dernier ne supportait d'être aidé ou accompagné, il voulait toujours tout faire de lui même et pour sa plus grande chance, tout ce qu'il entreprenait était sans cesse couronné de succès.
Le capitaine n'avait pas vraiment d'ami, à part un vieil Albatros au poil terne qui venait sans cesse se poser sur son épaule. Il ne considérait aucun des membres de son équipage supérieur à un autre. En réalité, il était aussi dur avec tout le monde et bien que ses hommes le haïssent profondément à certains moments, ils plaçaient en lui une grande confiance et l'admiraient au plus profond d'eux-mêmes. Euron sillonnait les mers sans relâche à bord de l'Arcadia depuis maintenant presque 15 ans.


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Le vaisseau de Euron, renommé depuis quelques temps l'Arcadia, était un magnifique rafiot. Sa coque était solide comme de l'écaille de Dragon et sa cuirasse épaisse. Le navire pouvait affronter la mer par tous les temps et il était l'un des plus grands de la baie d'Umbar. Euron l'avait modifié de sorte à ce qu'il soit paré pour tous les combats, des lames étaient placées sur le bas flanc de la coque de chaque côté de la soute et de nombreuses armes telles que des grappins et des pompes incendiaires étaient présentes à bord. Mais la défense très particulière de ce bateau résidait surtout dans la prouesse de son équipage. La plupart des guerriers qu'Euron avait embauché était des tueurs expérimentés et sans pitié, ils savaient se battre comme personne et la plupart étaient très bons pour les batailles navales et les combats au corps à corps. Euron n'aurait supporté que quelqu'un touche à son navire ni ses hommes, pourtant, lors d'une de ses courtes absences où il laissait le navire au port pour se rendre acheter des provisions, une personne osa s'y aventurer. Cette dernière était un marchand d'armes ayant une boutique non loin de la côte. Il voulait à tout prix visiter le célèbre Arcadia, le navire qui infligeait de la terreur à tout ceux qui le rencontraient. Une fois qu'il fut à bord, les capacités du vaisseau le surprirent particulièrement mais ne voyant pas le capitaine, il n'hésita pas à dégrader quelques unes des armes. Le marchand et ses hommes rigolaient bien de la situation, ne sachant pas que Euron, à quelques mètres plus loin, les observait d'un œil mauvais à travers la fenêtre de la boutique où il s'était rendu. Le capitaine avait flashé l'image des assaillants dans sa tête et il leur ferait bientôt payer leur imprudence par le prix du sang. Toucher à l'Arcadia, c'était comme le toucher lui-même.
Lorsqu'il vit les dégâts infligés sur son vaisseau, la colère d'Euron augmenta encore et encore. Il se devait de retrouver cet homme et de lui faire payer ce qu'il avait fait. Plusieurs grappins étaient détruits et le navire était rempli de bouteilles qu'avaient consommés le marchand et ses hommes. Il ne connaissait ni son nom, ni d'où il venait, mais ce dont Euron se souvenait, c'était que cet homme était grand, brun et qu'il avait un tatouage en forme de tribale sur la joue droite. L'Umbar n'était pas un très grand pays, et ce dernier devait surement être installé dans les environs, le retrouver n'allait donc pas être très compliqué. Euron expliqua très brièvement à son équipage ce qui venait de se passer une fois qu'il fut de retour, les hommes furent plongés dans une colère profonde, jugeant l'Arcadia comme un sanctuaire auquel personne n'avait le droit de toucher mis à part eux et leur capitaine. Euron se prépara le jour même à l'acte qu'il allait commettre, il glissa dans chacune de ses manches des petits coutelas d'assassin et s'empara évidemment de son sabre au cas où son adversaire voudrait un combat au corps à corps. Euron n'avait peur de personne, et surement pas de petits guignols de ce genre. Le jeune capitaine voulait prouver que, même s'il était quelqu'un de très froid et plutôt éloigné du monde, il ne se laissait pas marcher sur les pieds. Il sortit en fureur du navire sous le regard admirateur de ses matelots et se rendit dans la partie la plus riche de la ville à côté du quai. Il n'eut aucun mal à trouver son adversaire, toujours en train de picoler dans une taverne. Euron resta caché et ne se montra nullement. Il fallait rester calme jusqu'à la fin, et bien qu'il meurt d'envie de lui lancer un couteau derrière le crâne, le capitaine se forçait à se contenir. Ce ne serait pas honorable.
Après plusieurs heures d'attente, la cible d'Euron sortit enfin par la porte principale de la taverne. Il était accompagné de deux autres hommes, un combat au corps à corps allait donc surement s'imposer, car les deux lascars ne laisseraient surement pas Euron tuer leur maître aussi facilement. Le jeune homme resta loin du trio aussi longtemps qu'il le put puis commença à se lancer à leur poursuite à travers les ruelles sombres. Le soir était le meilleur moment de la journée pour commettre un meurtre, étant donné que les rues étaient vides, on avait alors aucun mal à repérer sa cible et à la suivre de très prêt. Après plusieurs minutes de marche, le marchand et ses deux compagnons arrivèrent dans une petite ruelle droite et sombre, entourée de toute part de maisons délabrées. Euron était loin d'eux, mais il accéléra le pas et les rattrapa, se disant que c'était le bon moment pour frapper. Arrivé à la hauteur du trio, il saisit leur chef par le col de son armure et le plaqua vigoureusement contre le mur.


- Qui êtes-vous ? Que voulez-vous ? Demanda t-il avec empressement.

- Euron, capitaine de l'Arcadia. Comment avez-vous osez dégrader mon vaisseau alors que je n'y étais présent ?

- Je n'ai rien fait, ce sont les hommes qui m'accompagnaient qui ont commis cet acte, je voulais seulement admirer sa grandeur, répondit le marchand, un brin de terreur dans la voix.


Il n'eut pas le temps de finir sa phrase, Euron lui plaça un couteau froid sous la gorge puis se retourna vigoureusement vers les deux hommes qui accompagnaient le marchand. Tous deux avaient déjà leurs épées en main, prêts à se battre. Ils regardaient Euron avec un sourire sarcastique et moqueur, persuadés qu'ils pourraient se défaire de lui très facilement. Le capitaine n'attendit plus une seconde de plus. Il trancha sans aucune pitié la gorge du marchand qui tomba aussitôt à terre, puis se jeta sur son premier acolyte, son sabre en main. Le combat commençait enfin. Les mouvements d'Euron étaient fluides mais la présence des deux hommes qui étaient maîtres en la matière des armes le déstabilisa soudainement. Alors que le capitaine était prêt à abattre l'un d'eux, son camarade lui envoya un coup d'épée au niveau du visage que Euron ne put éviter. Ce geste lui trancha une partie du visage en deux, lui faisant perdre l'oeil droit. C'est ainsi qu'on le nomma « l'Oeil de Choucas ». Bien qu'affaibli par cette blessure, Euron parvint tout de même à abattre les deux hommes et à retourner difficilement jusqu'à son vaisseau, où ses hommes s'occupèrent de lui panser ses blessures. Bien que cela dût lui couter un œil et une cicatrice qu'il garda à vie, Euron était fier de son acte, car il l'avait fait pour l'Arcadia, son fidèle vaisseau qui l'accompagnait sur les plus agressives des vagues depuis maintenant des années. Mais le jeune capitaine ignorait une chose ; en tuant le marchand, il avait privé quelqu'un de son référent, et lui avait rendu désormais la vie très difficile. Cette personne n'était nul autre que Kayle, une jeune corsaire aux cheveux blonds comme les blés. Celle-ci était l'élève du marchand d'armes et ce dernier l'avait prise sous son ailes quelques années auparavant. Kayle avait observé toute la scène du meurtre depuis le bout de la rue opposé, et Euron était désormais devenu la personne qu'elle détestait le plus. Elle savait précisément qui il était, l'Albatros Noir n'avait pas échappé à ses yeux, mais l'homme dont tout le monde avait peur n'était en réalité qu'une brute sans cœur.


–---–---–----------------------------------------------------------------------------

La vie n'était pas simple pour Kayle dans les rues de la capitale autant qu'elle l'était pour Euron sur son navire. La jeune fille était littéralement perdue, elle ne savait quoi faire et elle se faisait sans cesse humilier. Aucun homme ne voulait d'elle pour coéquipière et même se trouver de la nourriture était devenu difficile. Elle en voulait beaucoup à Euron, l'image de cet homme bestial et sans cœur était restée dans sa mémoire comme un couteau dans une plaie. Si un jour elle en avait l'occasion, Kayle le tuerait sans hésiter. La jeune fille parcourait désespérément les rues d'Umbar, et la routine commençait à se faire sentir et à l'ennuyer. Elle pleurait parfois, souvent même, dans son coin, éloignée de tout ce qui pourrait lui nuire. Elle voyait au loin le grand cuirassé noir, mais elle n'avait le courage d'y aller. Pourtant, elle savait que l'homme qui avait fait son malheur était dessus.
Un jour, Kayle subit une agression beaucoup plus violente que les autres. Un groupe de cinq hommes se placèrent autour d'elle, non loin du port, et voulurent abuser de ses atouts de femme. La jeune fille se débattait du mieux qu'elle pouvait, mais n'arrivait à leur échapper. Tandis qu'elle sentait l’effroi et le désespoir l'envahir, arriva une personne à laquelle elle ne s'attendait absolument pas. Cet homme n'était nul autre que Euron lui même, un œil désormais recouvert d'un bandeau noir et une cicatrice encore connaissable sur la joue droite. Cette apparence lui donnait un véritable air de pirate, en plus de sa touffe de cheveux. Par quelques sauts et quelques coups de sabre bien calculé, le corsaire parvint à abattre deux des agresseurs. Les autres prirent aussitôt la fuite, craignant la mort. Même si il n'était pas quelqu'un avec un grand sens de l'honneur, le capitaine ne supportait que l'on s'attaque à une femme, ou à un être plus faible que soit en infériorité numérique. Il se pencha vers la jeune femme et lui tendit sa main.

- Vous êtes blessez ? Lui demanda t-il.

Aucune réponse de sa part, elle ouvrait les yeux doucement et aussitôt qu'elle vit la personne qui était en face de lui, bien qu'il l'ai sauvée, elle ne pouvait encaisser que ce soit lui, celui qui avait son malheur. Elle se releva brusquement et le regarda avec fureur, ignorant le geste qu'il venait de faire pour elle.

- Ne me touchez pas ! S'écria soudainement Kayle.

La jeune fille partit d'un pas furieux en direction de la rue principale donnant sur le port. Ne comprenant pas, Euron la suivit et la trouva dans un coin sombre au pied d'un mur. Le corsaire s'approcha une nouvelle fois d'elle, lui barrant le passage, ce qui énerva Kayle au plus profond d'elle-même.

- Avez-vous un quelconque problème avec moi ?

- Vous avez tué Braid, la personne qui m'apportait le plus d'attention au monde ! Par votre faute, je suis maintenant seule... et tout ce qui est arrivé depuis ce jour, c'est à cause de vous !

Kayle hurla furieusement ces mots et après quoi, elle sortit rapidement une dague et tenta de la planter au niveau de l'épaule d'Euron. Le capitaine ricana et lui prit les poignets, les serrant l'un contre l'autre et lui retirant de force sa dague des mains. Il la jeta plusieurs mètres plus loin pour être sûr qu'elle n'y avait pas accès.

- Ne t'avises plus jamais à porter la main sur moi ! Bien que tu ne sois qu'une femme, je ne peux laisser passer ça une fois de plus ! Au lieu de t'en servir contre moi, tu aurais mieux fait de l'utiliser contre tes assaillants.
Alors maintenant écoutes-moi bien ; tu vas me suivre jusqu'à mon navire sans faire d'histoires, et tu ne pourras te retourner seulement quand je t'en donnerais l'ordre. Ce que tu viens de faire avait tout de même un brin de courage, mais une menace contre le Choucas ne restera pas impuni !


Sur ces mots, Euron ne laissa pas le temps à la jeune fille de répliquer, il la prit de force par le bras et l'emmena jusqu'à son navire. Arrivé là-bas, il la fit enfermer dans une des caves. Il ne choisit pas la pire, car celle-ci avait tout de même une vue sur le dehors. Il prit soin de prendre toutes les précautions nécessaires pour anticiper une éventuelle fuite de sa captive. Euron ne savait ce qu'il allait faire d'elle, mais il voyait son désespoir dans sa méchanceté, et bien qu'elle l'ait profondément ahurit, il ne pouvait laisser cette jeune fille dans les conditions de vie qu'elle avait actuellement. Au fur et à mesure des jours, le capitaine commençait à s'attacher à elle. Non pas qu'il tombe amoureux, mais elle avait déclenché la petite dose de pitié et de bonté qui restait en lui. Euron la nourrissait et la protégeait. Il la faisait même naviguer avec l'équipage, malgré qu'il reste sous haute surveillance pour parer toute fuite. Elle ne semblait pas porter attention à lui plus que cela, mais elle avait cesser d'avoir un comportement des plus agressifs envers les membres de l'équipage, ce que le capitaine considérait comme un bon point.
Un jour, lors qu'une bataille, les gardes de la jeune fille durent se disperser. Cette dernière, ne portant pas d'armes, ne pouvait se défendre face aux assaillants Gondoriens. Une dizaine d'entre eux étaient autour d'elle, prêts à la tuer lorsque Euron surgit de nul part et les tua un par un sans aucune pitié. Le capitaine protégea Kayle tout le long de la bataille, et finit même par lui accorder sa confiance en lui confiant une arme. Les compétences de la jeune fille en matière de combat étaient impressionnantes, elle était souple, agile, et savait manier les dagues comme personne. Le navire fut rapidement sauvé grâce à la prouesse d'Euron et Kayle.
A la fin de la bataille, de petites réjouissances furent organisées pour la célébration de la victoire. C'est à ce moment que Kayle ne devint non pas la captive d'Euron, mais un membre de son équipage, sa seconde plus précisément.

- Ta capacité avec les armes m'a impressionné. Tu n'es pas digne d'être ma captive, c'est pourquoi je fais de toi une véritable corsaire de l'Arcadia. Tu occuperas un poste très particulier, celui d'être ma seconde. Tu devras m'accompagner dans toutes mes missions et surtout, diriger mes hommes. Acceptes-tu ma proposition ?

- Assurément. Cela est toujours plus agréable que d'être enfermée dans vos caves ! Répliqua Kayle avec ironie.

Depuis ce jour, la jeune fille sillonne les mers à bord de l'Arcadia en compagnie d'Euron et de ses hommes. Elle n'a plus jamais eu à se soucier de l'avenir car elle sait maintenant qu'elle peut compter sur l'aide de ses acolytes. Kayle serait prête à mourir pour Euron, et au fond de son cœur, elle est même tombée secrètement amoureuse de son capitaine, mais ne lui a montré que des signes discrets de son amour.
Euron quant à lui est resté toujours le même homme froid et sans pitié, et bien qu'il considère ses hommes que de bons amis et alliés, il n'a pour sa part aucun sentiment amoureux envers sa seconde.

¤ Caractère:

Euron est un homme froid et sans pitié qui n’apprécie peu la compagnie des autres personnes. Il est d'ailleurs souvent seul à l'avant de son navire, ou dans sa cabine, assis sur le luxueux siège qui lui est réservé. Euron n'obéit quasiment à personne, mais bien qu'il se fasse traiter de fou, c'est un homme astucieux qui sait ce qu'il fait. Jamais il n'irait au suicide, lorsqu'il fait un acte que les autres jugent mortel, c'est qu'il y a réfléchit deux fois avant. Le jeune homme n'a pas vraiment d'amis, mis à part sa seconde avec laquelle il s'entend bien. Euron n'a jamais battu un membre de son équipage, c'est un homme sévère et cruel, mais juste. Le capitaine de l'Arcadia est également très courageux et prêt à tout pour sauver un membre de son équipage en détresse. Il n'a pas peur du regard des monarques et est capable de n'importe quoi pour imposer son autorité, même s'il doit tenir tête à ses supérieurs.

¤ Physique:

Euron est plutôt grand de taille, il mesure environ 1m72. Il est mince et agile. Ses cheveux sont de couleur noire ébène, caractéristique de la race des Numénoréens Noirs. Ils recouvrent de part et d'autre sont sombres visages, couvert d'une immense cicatrice, souvenir d'un combat passé. Le capitaine est borne, il a perdu son œil gauche à cause du même coup qui lui infligea sa cicatrice et qui faillit lui trancher le visage en deux, le défigurant à vie. Pour cacher cette blessure, il porte un bandeau noir lui recouvrant l'endroit où était positionné son œil, qui n'est maintenant plus que néant.
La démarche du corsaire est plutôt fière et aérienne, Euron est certainement l'homme le plus silencieux de tout l'Umbar. Il est constamment vêtu de sa cape et de sa légère armure en cuir, recouvrant tout son corps et affichant sur son torse son emblème, deux os surmontés d'un crâne de squelette. Euron porte son sabre accroché à gauche de sa ceinture, il est sa principale arme, celle qu'il manie à la perfection et dont il se serre le plus souvent lors des combats qu'il mène.

¤ Camp:   
¤ Parentée et personnes proches: Sa seconde Kayle, son équipage, son frère (décédé)...


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MessageSujet: Re: Euron Oeil de Choucas (FINIII !!!)   Dim 6 Juil - 19:18

Up, j'ai terminé les z'amis :3
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MessageSujet: Re: Euron Oeil de Choucas (FINIII !!!)   Mar 8 Juil - 22:28

Jolie présentation Smile

Validé !





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MessageSujet: Re: Euron Oeil de Choucas (FINIII !!!)   Mar 8 Juil - 23:25

Merci beaucoup grand Maître Sauron <3
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Denethor II
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MessageSujet: Re: Euron Oeil de Choucas (FINIII !!!)   Mer 9 Juil - 8:40

De rien mon Gugul Euron Wink




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MessageSujet: Re: Euron Oeil de Choucas (FINIII !!!)   Jeu 10 Juil - 18:57

Du coup je reprend le comptage de ligne, désolé Sauronne ^^

Sachant que c'est ton troisième girouette (le second aussi aurait dû subir ces critères) : -150 d'office. 50 lignes pour lieutenant. Tu as donc 135 lignes de rab Wink





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MessageSujet: Re: Euron Oeil de Choucas (FINIII !!!)   

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Euron Oeil de Choucas (FINIII !!!)
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