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 Arvedui Luminas

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Arvedui

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Masculin
▌INSCRIT LE : 08/04/2011
▌VOTRE AGE : 22
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Feuille de route
Argent: 2.000 PO'S
Équipement et Montures:
Armées sous les drapeaux ::

MessageSujet: Arvedui Luminas   Jeu 27 Fév - 0:29


¤ Âge du personnage:
7000?

¤ Race du personnage:
Noldor

¤ Peuple du personnage:
Galadrims

¤ Lieu de naissance du personnage:
Les rives du lac Cuivénen

¤ Grade du personnage:
Lieutenant

¤ Camp:
Bien

¤ Patentée et personnes proches:

On ne lui connait pas beaucoup d'ami, la plupart étant mort durant les guerres. Il est proche de son second, Evendui, et admire Galadriel en secret.




¤ Caractère:

Arvedui est tiraillé entre ses divers instincts et l’image qu’a son peuple de sa personne. C’est avant tout un guerrier, qui aime le sentiment que l’on trouve sur le champ de bataille et l’adrénaline qu’elle provoque. Il se targue de défendre son peuple et de toujours se trouver du bon côté de la ligne, de toujours résister à ses instincts de tueurs, pourtant les autres elfes sentent en lui les sentiments qu’ils peinent à maitriser et se méfient de lui. Voyant ses efforts pour être bons inutiles, Arvedui tomba dans l’isolement, généralement seul dans les temps de paix il se consacre aux arts. Il est aussi mut par le besoin de reconnaissance des siens et de gloire pour les mortels, après trop de campagnes effectué et des dizaines de hauts faits, il se sent injustement ignoré des conteurs. C’est donc quelqu’un d’assez instable, ayant une maitrise de lui assez réduite, tiré par ses envies, dégouté de son passé et des siens, il pourra réagir dans les deux extrèmes.

¤ Physique:

Les premiers nés d’Illuvatars ont tous en commun un charisme hors du commun et un physique de grande beauté. Sa silhouette parfaitement proportionné bien qu’assez légère lui confère l’allure d’un seigneur –même s’il était en sac à patate, et la noblesse est l’impression générale qu’il dégage. Ses traits sont fins, presque féminin et dessiné avec une extrême précision : Ces cils sont assez fins, et noirs, surmontant des yeux d’une couleur verte changeante –tantôt la couleur d’une feuille, tantôt quasiment transparent. Les joues sont légèrement creuse, et ses pommettes assez hautes. Son visage, en général, est d’une extrême beauté, trop pour être comparé à celle d’un humain ; on lui attacherait plus volontiers celle froide et distante des elfes. Sa chevelure est longue et fine, et semble toujours le mettre en valeur peu importe le moment ou les conditions, bruns foncé ou noire selon l’éclairage. Et le plus important, il a un gros zizi.



 « De qui voulez-vous entendre l’histoire ce soir mes braves gens ? Les héros du passé sont nombreux, avez-vous une préférence ? » Commença le conteur, au coin du feu d’une bonne taverne.

« L’histoire d’Isildur et Gil Galad ! Raconte-nous l’histoire des arbres qui parlent ! On veut entendre l’histoire de l’arc de Bregan ! » S’élancèrent tous en même temps les membres de son auditoires, de toute façon jamais d’accord.

« J’ai envie d’entendre l’histoire d’Arvedui, le démon de la nuit. » fit une voix d’enfant, résonnant étrangement plus audible que celle des adultes.

« L’histoire du démon de la nuit ? » releva gravement le conteur. « C’est une histoire bien sérieuse pour ce soir… Vous savez, il ne s’est pas toujours appelé ainsi : Dans les temps anciens, nous les hommes le vénérions à l’égal d’un dieu, et parmi les elfes nombreux étaient ceux qui reconnaissaient sa puissance et sa sagesse. C’est une histoire bien triste… »

Le conteur se perdit dans ses pensées, pourtant l’auditoire faisait silence, leur curiosité désormais bien piqué. Dans cette vieille taverne du pays de Bree, rare était les jours où les histoires étaient vraiment prise au sérieux, le monde extérieur était bien loin, pourtant le nom d’Arvedui Luminas avait filtré jusqu’ici, déformé sous la forme d’une sorte d’entité supérieur, tantôt bienfaisante, tantôt monstrueuse. On s’amusait à s’effrayer en évoquant son nom tard le soir. Parfois, on le voyait marcher dans la campagne, en terre des hommes dans la nuit, seul étrangement pour une personne de sa race, déambulant. Il était un objet de mystère, à la fois attraction et crainte. Personne n’avait jamais cherché à savoir d’où venait sa légende.

« Oui messieurs. Ce sera donc l’histoire d’Arvedui Luminas. Approchez, et écoutez bien, car ce soir ce ne sera pas un héros que nous imaginerons, pourtant ses actes de bravoures et exploits font rougir les plus grand de son peuple. Il fut parmi les premiers, les plus puissants de son peuple. Certains héros se clament d’avoir pu marcher aux cotés des dieux, écoutez bien car ce soir, c’est l’histoire d’un dieu que je m’en vais vous compter. Au commencement était Arvedui, l'Unique, qu'en Arda on nomme Arv’ ou « beau gosse » de la part de la gente féminine (et un peu masculine, c’est des elfes en même temps) … »




L’histoire commence à l’aube des temps, ou au moins des temps vivants. Les dieux avaient façonnés cette terre, lui donnant une apparence qu’elle n’a plus désormais, altéré par des millénaires d’existence. Mais le monde ne pouvait rester vide, et c’est sur les rives d’un lac perdu désormais que se réveillèrent les premiers nés d’Illuvatars. C’étaient des êtres profondément sages et respectables. Les ainés de cette race bien d’avantage, si bien qu’à notre échelle, ce furent des dieux, et il en reste bien peu de cette époque merveilleuse et terrible à la fois.

Il faisait nuit lorsqu’il s’éveilla, reposé comme jamais, déjà un corps d’adulte et pourtant ouvrant les yeux pour la première fois. Il entendait des voix tout prêt de lui, toute d’une douceur et d’un charisme tel que nous n’en entendrons jamais, ensorcelantes. Il reconnut aussitôt dans ces sons le bruits de ses frères et sœurs, et comprit à cette instant qui il était. Arvedui dont le nom signifie dernier roi, se redressa, et contempla son environnement. Les étoiles, si belles se dit-il, si clair. Les étoiles du temps où le monde était jeune, furent la première chose qu’il vit. On dit que les elfes ne dorment jamais, se contentant de regarder les étoiles la nuit, peut-être es ce vrai, et si ça l’est, cela pourrait bien l’expliquer si c’est là leur premier souvenir du monde. Il se trouvait entouré de corps encore endormi, et d’une vingtaine d’autres déjà réveillé, sur les rives d’une immense lac bordé de montagnes. Quel scène ce fut, indescriptible ! Les elfes, mieux que toutes les autres races maitrise l’art de la fête, sans besoin de ripaille et d’alcool ils se lancent en danse endiablé, et leur voix à elle seule surpasse toutes les meilleures musiques. Ils se lancèrent alors dans une ronde, accueillant chaque nouvel arrivant jusqu’à ce que sa complexité et sa taille soit si grande que seul leur esprit ne puisse le comprendre. Ils se souhaitèrent mutuellement la bienvenue à leur façon toute la nuit, et le jour suivant jusqu’à ce que le soleil ne se couche, fêtant le début de leur nouvelle vie. Ils discutèrent, se présentèrent, rirent ensemble. Ce semble être une histoire bien étrange pour un esprit humain que ces demi dieux qui s’amusent gaiement alors même qu’ils sont inconnus, mais il faut bien voir que ce sont des elfes, et qu’entre eux aucune méfiance n’est nécessaire ; ils étaient sœurs et frères, cela leur suffisait bien assez à se connaitre.

Ces elfes-là, mes bons gens, ne sont pas ceux comme on en a l’habitude de voir. Ils sont nimbés de magie et de puissance, comme un manteau qui les enveloppe, plus beau, plus fort que leurs descendants. Ce n’est pas pour rien qu’ils furent les préférés des dieux !

Ils restèrent sur ces rives un certain temps. Ils n’avaient pas de gros besoin, et savaient déjà bien plus que nous n’en saurons jamais sur le monde. Je ne sais pas si c’est leurs savoirs ou leurs magies, mais ils ne manquaient jamais de rien, et ils enchainaient cette période heureuse loin de tout. Pour un immortel, le temps c’est un peu abstrait, mais il vint forcément le temps où leur présence fut détectée.

Dans ces temps anciens s’affrontaient les Titans, les plus puissants des dieux. La Terre du milieu était leurs champs de bataille, et les elfes furent les premiers à en payer le prix : L’un des espions du mal les repéra en premier. Sa cause était vouée à la destruction et l’asservissement, ils devinrent ses cibles. Ils ignoraient tout de la violence et de la cruauté. Ils apprirent vite.

Ils n’étaient pas de tailles, mais ils savaient disparaitre, et apprirent à se cacher. Au final, peu nombreux furent ceux qui se firent attraper, mais c’était toujours un déchirement. Ils étaient jeunes, et ils apprirent la haine, la colère, la tristesse et la peur. Il ne vint plus le temps des rondes sous les étoiles, car ils étaient des agneaux  qui attendaient sans espoir.

Le bruit vint, celle d’une chevauché majestueuses. Elle se rapprochait, et les elfes coururent se cacher dans les sous-bois. Trop tard, ils furent vus, découvert. Le cavalier cependant ne les prit pas en chasse, il semblait surpris de les voir ici. Il approcha du lac, et tous purent s’apercevoir qu’il était majestueux, bien au-delà de tout ce qu’ils avaient vu. C’était un des Valar, et personne ne pourra jamais les décrire. Il leur parla, et leur demanda qui ils étaient, et les rois d’antant des elfes leurs répondirent. C’était le dieu chasseur, celui qui venait chevaucher en terre du milieu pour chasser les serviteurs du sombre Titan, et à partir de ce jours les elfes furent protéger. L’Ennemi fut fait prisonnier et vaincu, les elfes vécurent en paix.

Les Dieux revinrent vers eux, porteur d’une belle proposition : Ils les invitèrent en colloc sur les rivages immortels  -pt’te pour partager le loyer, c’est que ça doit pas être donné !- et, pour être sûr qu’il n’y avait pas d’arnaque ils organisèrent une visite pour 3 représentants. Comme c’est pas la porte à coté, et que c’est pas non plus un deux pièces, sa prit un moment, mais les elfes en avaient rien à carrer puisqu’ils pouvaient à nouveau danser toute la nuit, chanter et manger de l’herbe- bref, faire leurs truc de tapettes. Quand les représentants revinrent –et après qu’on les ait reconnus, parce que tout le monde avait fini par les oubliés ces cons- ils firent une description si merveilleuse de l’ile qu’ils arrivèrent à en convaincre une bonne partie :

« L’ile est un paradis mes frères ! Des poneys dans tous les coins à la crinière soyeuse et des brosses pour pouvoir se faire chier des journées entières avec ces saucissons sur pates ! Des dieux qui nous enseigne un tas de truc inutiles comme comment fabriquer un instrument, comment planter les choux à la mode de chez nous, comment assortir ses bottes avec son manteaux. Ceci est notre Terre promises, au côté de nos dieux les Valars. Venez avec moi, le loyer, il est pas cher ! 4000 ! Et puis on sera les seuls à pouvoir y aller, c’est prestige ça ! Sans compter que quand les nains apparaitront, ils ne pourront pas venir déguelasser nos maisons si on les construit là-bas, ça leur fera mal au cul à ces cons ! » Fut le langage qu’ils tenirent. A peu près, en tant qu’auteur j’ai peut-être changé quelques parties.

Comment un elfe pourrait résister à autant de promesses moisis ? Ils y en eurent qui résistèrent, par plaisir de dire non. Le premier clan, celui des boucles d’or, et le deuxième, celui des nobles noldor, décidèrent que c’était plutôt cool comme idée. A l’époque, ils étaient un peu plus tapette, on n’a pas trop le même effet qu’avec les grands guerrier de l’ultime alliance. Le chemin fut long et difficile, la Terre de l’époque n’était pas la même que celle de nos jours, sauvage et jeune. Imaginez un périple vous menant aux coffins de cette terres, remplacez les wargs par des ours de 10 mètres de hauts, les loups par des drakes et vous aurez une bonne idée de ce que fut leurs voyage. Il y en eut qui abandonnèrent en cours de route, devant les montagnes. Faut avouer, c’est chiant les montagnes, surtout qu’ils n’avaient pas encore inventé le ski à l’époque. Dans ce voyage, Arvedui se découvrit un talent : Certains parmi son peuple savait mieux chanter, danser. Lui, il tuait. Plus offensif dans sa magie et sa logique, il défendait son peuple de sa lance, frappant à la vitesse de l’éclair. Lui et quelques autres assurèrent rapidement la sécurité de la colonne. Ce fut ainsi que les Noldos apprirent la violence et la guerre.

Les dieux délogèrent une ile en guise de navire. Les elfes embarquèrent alors. La suite, je ne peux que l’imaginer : Ils fondèrent leurs royaumes dans les Terres immortels, et vécurent un temps de joie tel qu’il n’en sera plus jamais.  Arvedui le guerrier devint Arvedui le forgeron, apprentis des Valars et de leurs vassaux, et il forgea certains œuvres parmi les plus belles qui virent le jour.

C’était plutôt cool.



L’épée serait le joyau de son œuvre. Chaque jour, son talent et ses connaissances n’avaient cessé d’augmenter. Sa petite forge de pierre au bord du précipice avait laissé place à une cheminée, d’une cheminé c’était désormais une fournaise qui trônait sur son petit coin entouré d’arbre. Ici, le vent dépassait souvent les 100 kilomètres heures, aussi avait-il crée un piège à vent et plusieurs améliorations. C’était un chef d’œuvre de technologie et de technique, faisant envi aux meilleurs constructeurs parmi son peuple. Depuis 3 jours il réunissait des pierres de charbons et du bois mort, montant une petite colline de carburant, s’attirant déjà la curiosité des passants. Il n’attendait désormais plus que le matin et son puissant vent. Il regardait l’aube se lever sur la mer, ses cheveux s’élevant déjà sous le vent, les pants de ses vêtements flottant aussi légèrement que des voiles. C’était le bonheur ici, en Arman. Les œuvres des dieux ne cessaient d’impressionner  et de ravir, la lumière des deux arbres renforçait leur âmes, la vie était belle et facile. Arvedui avait trouvé sa voie, et bien qu’il n’ait que peu d’ami, il se sentait à sa place, alternant les balades méditatives, son travail à la forge et son entrainement aux armes et la magie. Il avait fini par renouer avec sa nature martiale qu’il développait non plus comme un besoin mais simplement un art, proche de la danse. Un sport comme un autre. Le vent s’éleva soudain dans une bourrasque, annonciateur de la force de la tempête. Ce serait parfait. Il se leva d’un geste souple et rapide, et s’avança vers sa forge. Il alluma un premier feu, qu’il laissa prendre doucement alors que les éléments se réveillaient déjà autour de lui. Lorsque les flammes furent solides, il actionna un premier soufflet, puis ouvrit un piège un vent, et un second. Bientôt l’enfer se déchaina à l’intérieur de la cheminée. Mais ce n’était pas assez, Arvedui voulait crée le métal le plus pur possible, et le mytril ne se laisse pas fondre aussi aisément. Il concentra son pouvoir, cherchant au fond de lui cette résonance avec la nature, voulant entendre sa voix. Il lui demanda alors d’augmenter la force du vent en direction de ses pièges, et elle y consentit. Le vent se déchaina avec force sur le brasier. Arvedui siffla, et deux apprentis approchèrent alors, ensemble ils chargèrent la fournaise de charbon. Le métal commença à fondre. Ce n’était pas assez. Plus de chaleur, plus de temps. Il concentra encore son pouvoir, et enjoua ses aides à tenir le plus longtemps possible. 3 heures plus tard, alors que sa magie le quittait, il décida que c’était bon. Il tira le levier, et le métal liquide s’écoula dans le moule. Argenté et doré, il était parfait, sans une once de minéraux parasite. Il fit venir le vent à nouveau, faisant refroidir le métal, puis le trempa dans l’eau. Sifflement, vapeur et étincelle. Il la remit dans le four, désormais moins puissant, la faisait rougeoyer. Puis, saisissant son marteau, il commença à travailler la lame. Infatigable, il frappa, frappa encore, ne s’arrêtant que quelques instants pour prendre un coca cola citron, avec un petit parasol dessus qui fait que c’est meilleur, même s’il ne sert à rien en fait. Le soleil passa son zénith, baissa ensuite. Il ne ressentait pas la faim, car il accomplissait son destin. Cette épée, c’était son rêve. Il frappa de son marteau, taillant, frappant, marquant de son énergie. Son coupant devint parfait, son équilibre idéal. Il manquait encore le pommeau, il en tint compte. En tant que forgeron, en tant que soldat il en fut satisfait. Mais il n’avait pas fini. Il prit alors sa pointe de diamant, et commença à graver dans le métal encore malléable les runes de puissance qu’il avait prévu. Lorsqu’il eut terminé, il la plongea une dernière fois dans l’eau. Enfin, il laissa la fatigue reprendre ses droits, s’effondrant dans l’herbe. Il resta là, longtemps à regarder les étoiles, oubliant le temps qui passe. Oubliant une nouvelle fois de manger. Soudain la lumière disparut. Les ténèbres complètes envahirent le monde, et tout échappa à la vision de l’elfe. C’était bien plus que si les arbres avaient cessé de luire, pire encore  que si on avait volé les étoiles, c’était pour ainsi dire comme si toute l’ile était recouverte d’un manteau d’obscurité. La panique le saisit, c’était impensable ! Aman était la terre de lumière, et nul ne pouvait défier la loi des Valar en ces lieux. Ce ne fut qu’au bout d’une dizaine de minutes qu’il recouvra la vue, mais ce fut pour lui comme une torture, car une peur sans nom avait saisi son âme, et sa magie souffrait en lui. La nature entière souffrait et lui communiquait. Quelque chose de terrible se passait, il le ressentait. Il se releva, haletant, comme après un malaise. Il se tourna aussitôt vers les deux arbres, remarquant que la lueur avait disparu. A la place, il n’y trouva que deux troncs vidé, pouri, et des dieux hurlant la haine. « Melkor je te maudis ! » hurlait un elfe qu’il ne reconnut pas. « Melkor ! Je jure de te faire payer ton crime, Noir Ennemi ! Traitre ! Morgoth, je te retrouverai ! ». Ce fut la fin des temps heureux, car les Noldors se déclarèrent en guerre. Le monde allait se précipiter dans les ténèbres et les souffrances…

C'était pas cool.


200 ans de guerre s’était écoulés. Arvedui avait fait partie de la seconde vague d’attaque, refusant de participer au massacre fratricide de ses frères. Les batailles s’étaient enchainées sans arrêt depuis lors, et le premier né conduisait bataille après bataille. Et chaque fois qu’il partait en guerre, c’était toujours pour tomber sous le sombre constat : Ses petites escarmouches ne faisait que réduire en nombre des orcs innombrables, ou se faire réduire à néant lorsque les balrogs et dragons s’en mêlait. Oublié le temps où il était connu pour la beauté de ses œuvres, oublié le temps des contemplations, aujourd’hui on ne se souvenait de lui que comme l’elfe guerrier. Nombreux furent ses hauts fait durant cette guerre, charges héroïques ou défense désespéré, il devint rapidement un des nombreux héros de cette guerre. Pourtant, lui comme les autres, il n’y changea pas grand-chose.

Sa cité, celle de son cœur, avait été rasé. Gondolin était tombé. Son ami Glorfindel était mort pour leur permettre de fuir la cité, emportant avec lui un blarog de Morgoth. Mais cet exploit était isolé. Que pouvaient les elfes face à tant de haine ? Que pouvaient les elfes contre tant de puissance ? Pourquoi devaient-ils souffrir alors que les Valars ne faisaient rien ? Peu à peu, tous ses amis périrent dans ce conflit, et si la race Noldor connut l’apogée de sa technique et de sa technologie, ce fut probablement les heures les plus sombres de ce peuple. Arvedui tomba peu à peu dans l’isolement et sa seule amie devint bientôt adiual, son épée forgée si longtemps avant, lors de la destruction des arbres.

Cette période se résuma alors à une longue vie guerrière. Certains parmi son peuples étaient plus doué que lui, et nombreux furent ceux qui s’illustrèrent bien plus spectaculairement que lui. Mais, en fin de compte, on pourrait dire qu’il les surpassa tous au final, car lorsque la paix revint, il était encore en vie –en ça, il les avait bien battu.



« Arvedui Luminas ? » demanda un jeune garçon
« Laissez-moi tranquille »

Arvedui se leva et d’une démarche clopinant se décida à partir vers… ailleurs. N’importe où on ne viendrait pas l’ennuyer. Assez de demande, assez d’invitation. Il ne voulait pas participer à cette nouvelle guerre, il en savait déjà l’issus. Morgoth était vaincu, et lui qui avait tant donné avait été oublié par l’histoire. Il n’avait jamais recherché la gloire ni la reconnaissance, pourtant il aurait aimé un autre traitement après la victoire. Rejeté, oublié. On disait de lui qu’il n’était que violence, qu’il était un tueur. On le fuyait, on le rejetait. Pourquoi donc ? Il n’avait jamais voulu participer à cette guerre, il ne l’avait fait que contraint par la menace que représentait le Noir Ennemi. Il aimait tuer, mais seulement les engeances du mal. Il avait fini par s’isoler, abandonnant toute envie de vivre. Il était partit, explorant cette Terre qu’il avait largement contribué à sauver. Il y avait trouvé merveilles, mais rien de comparable à Arman, pourtant il se refusait encore à rentrer à la maison, à quitter ces rivages. Au fond de lui, il savait que le mal reviendrait. Il était revenu sous une drôle de forme, portant le joli visage de Sauron. Ils ne l’avaient pas reconnus – Quel honte, quelle erreur ! Arvedui avait naturellement rejoint Gwaith-i-Mírdain, de fait de ses talents et de son titre d’apprenti d’Aule.  Tout cela, encore, il l’avait vu bruler, tout comme il avait vu Gondolin bruler. La guerre semblait le suivre, où qu’il aille, et l’attirer à lui.

« Je ne suis pas ici pour vous harceler de la guerre, mon seigneur. Je suis porteur de mauvaise nouvelle. J’ai… »


« ASSEZ ! PORTEZ VOS MAUVAISES NOUVELLE AILLEURS, JE NE FAIS PLUS PARTI DES ELFES ! »

Arvedui s’effondra. Depuis combien de temps n’avait-il pas mangé ? Il se sentait faible, pire pour un elfe, il se sentait désespéré. Il avait vécu trop de tristesse, avait entendu trop de mauvaises nouvelles. Désormais, il préférait ne plus savoir. Qui était mort cette fois ? Quelle cité avait été rasée ? Ce que les elfes construisaient, il suffisait d’un instant aux serviteurs de l’ombre pour le détruire. Sa Guilde effacé, ses amis morts. Qu’es ce qui pourrait être pire cette fois ?

« Seigneur Arvedui ? Vous n’allez pas l’air bien » demanda le garçon.


« Instant de faiblesse. »

Ce devait être bien étrange pour l’humain qu’il était. Les elfes représentaient pour eux une sorte de perfection physique et morale. Un premier né en particulier, auréolé de sa puissance acquis en Valinor. Alors en voir un tomber de fatigue, se laisser dépérir semblait… Hors contexte.

« Quelle mauvaise nouvelle ? »

« C’est Cauni mon seigneur. Il est mort assassiné, des hommes à la solde du nécromencien. »

Cauni. Il ne l’avait pas bien connu en fait. Arvedui et lui s’était enfui ensemble d’Eregion lorsque Sauron avait lancé son armée, c’était un jeune elfe, un peu paniqué mais avec beaucoup de rêve. Assassiné donc. Un ami de plus s’envolait vers les cavernes des âmes.

« Je vais vous laisser Sir. Désirez-vous quelque chose avant que je m’en aille ? »


« Je… Sauron ne peut être vaincu. Pourquoi les Valars ne font rien ? Que leur faut-il pour agir ! J’en ai assez de payer leurs erreurs, j’en ai assez de voir les elfes souffrir à cause de dieux sombres. Nous n’avons aucune chance gamin. Contre ses orcs, nous tiendrons. Mais que ferons-nous lorsque nous devrons l’affronter en personne ? Nul victoire… »

« Ce n’est pas une question de gagner je crois Sir. Je crois que c’est une question de choix, puisque nous n’en avons que deux. Vivre enchainé, ou mourir au combat. Je sais déjà ce que j’ai choisi monsieur. Peu m’importe que nous ne puissions gagner. Pour une fois, Nains, elfes et hommes sont unis, si ce doit être l’ultime union des peuples libres, alors j’ai envie de m’y joindre. Mais moi je ne changerais pas grand-chose. On dit de vous, Seigneur, que vous êtes l’un des grands guerriers de ces âges, un meneur d’hommes et que vous connaissez la guerre. Peut-être pourriez-vous faire une différence. Je m’en vais Sir. »

Les pas s’éloignèrent. Et pourtant, là où tous les discours enflammé de ses pairs avait échoué, ce gamin avait réussi. 1 moi que l’alliance se réunissait. Et lui, le rejeté était désormais très courtisé. Son talent pour la guerre qu’on avait tant détesté était désormais la ressource la plus précieuse de cette Terre. Mourir Libre, ou vivre enchainé. Si le choix devait se faire, Arvedui savait désormais son destin. Il se releva et contempla le ciel. Ce serait peut-être la dernière marche des elfes, mais il ne quitterait pas ces rivages.

Il ramassa son épée, chargea un coca dans son sac et partit au combat, au côté de son peuple.





Mercenaire. C’était plus ou moins son titre dans cette alliance débile et futile. Il avait pour ordre de « rejoindre n’importe quel utilité et d’y remonter le moral par sa présence ». En gros, l’armée se prenait tôlée sur tôlée, forcément au bout d’un moment on devait faire face à une perte de confiance, Arvedui avait pour rôle de faire tenir la ligne à l’emplacement où il serait, et d’essayer de mourir le plus tard possible. La première ligne, et des orcs en nombre innombrables, des mauvais hommes et des bêtes hideuses. Programme charmant au menu, bien qu’indigeste sur le long terme. Demain ce serait la prochaine bataille. 300 elfes et 1200 hommes allaient tenter de tenir le pont, et de repousser une armée dont on ignorait tout simplement le nombre, mais qui devait se conter en dizaine de millier de ces monstres. Tenir en l’attente de renfort, ça pouvait avoir du sens. Mais lorsqu’il s’agissait de tenir sans aucune raison autre que de retarder l’armée ennemie, on ne comprenait pas la logique.

Un jeune elfe s’approcha de son petit coin de méditation. En général, un elfe solitaire avait tendance à décontenancer, la plupart du temps on respectait son souhait d’être seul. Le visiteur était un tout jeune oreilles pointues qui s’assit en silence, regardant à ses côtés les étoiles. Il ne semblait pas chercher de discussion, aussi Arvedui toléra sa présence, trouvant même un certain réconfort à sa présence silencieuse. Il avait l’apparance d’un adolescent, mais les elfes ne vieillissent pas de la même façon, il devait avoir à peine une centaine d’année, peut-être un peu plus, c’était donc par rapport au premier né un parfait enfant, un modèle réduit qui n’avait pas encore put apprendre les armes mais qui allait tout de même connaitre l’horreur des champs de bataille.

« As-tu peur ? » lui demanda enfin l’ainée, après plus d’une heure de silence.
« Oui monsieur. Es ce mal ? »
« Seul les fous et les idiots ignorent la peur. Demain, sur ce pont, nous affronterons l’enfer. Et le jour d’après. Et encore le jour d’après. Comprends ce qui t’attends, prépare toi, profite de la peur, car elle signifie que tu es en vie. Pour quoi te bas tu ? Tu ne fais pas partie de ces humains, ces rivages ne sont pas les tiens. Tu pourrais fuir si tu le voulais. »
« Je suis né ici. Ces humains sont mes amis, mes alliés. Ici, ce sont mes rivages. Dans 100 ans, dans 200 ans, j’ai envie de pouvoir me dire que j’étais là, et que j’ai fait ce qu’il fallait pour défendre ce que je croyais juste. Et vous monsieur ? Pourquoi vous battez vous ? »
« Pour la gloire et les légendes. »

Le silence revint entre eux, et ils regardèrent à nouveaux les étoiles en silence. Au loin, on pouvait voir des lumières parasites, probablement des dizaines et des dizaines de torches qui brulaient. La colonne des orcs s’étendaient, à une dizaine de lieux d’ici, de l’autre côté de la rive.

« Que se passera t-ils demain à votre avis ? »
« Dans un quart d’heure, la trompe retentira. Les soldats s’équiperont, s’armeront et se mettrons en positions. On aura le droit à un joli discours, si on a de la chance. Ensuite, l’enfer se déchainera jusqu’à l’aube – en ça nous avons de la chance, le soleil les obligera à se cacher, plus prêt du Mordor nous aurions été condamné à l’épuisement. Les premières heures seront les pires, ils voudront nous faire céder le plus vite possible, ils nous frapperont, et ils nous frapperont fort et vite. Les faibles mourront en premiers, et les malchanceux. Ensuite, si nous tenons, ils enverront vague après vagues leurs soldats, jusqu’à ce que nous n’ayons plus de flèches et que tout se joue au corps à corps. »
« Alors nous les repousserons ! Nul armée n’est plus forte que les elfes et les Hommes de numénor ! »
« Je l’espère petit. »

La trompe retentit soudain dans le camp, plus tôt encore que prévu. Le jeunot se leva alors, et s’éloigna calmement vers sa couche, visiblement apaisé par rapport à son état quand il était arrivé. Arvedui lui-même se sentait plus calme, il avait aimé cette discussion calme. Il se leva à son tour, et partit s’équiper. Il enfila son armure d’or et d’azure, et enfila son casque d’or et d’argent. Il ceignit sa ceinture, dégaina son épée. Elle rayonnait de bleu.

La bataille allait commencer.


Le bruit des tambours résonnaient désormais dans la nuit, distinctement. Des coups puissants et fort, couvrant à peine le bruit de centaines de bottes marchant et frappant sur le sol, annonce d’une armée sans fin ; déjà la lumière torches filtrait à travers les bois de l’autre rive. Le général des peuples libre, un elfe de l’armée de Gil Galad s’avança sur le pont, et se tourna vers ses troupes. Il parlait d’une voix claire et forte, qui ne vibrait d’aucune peur. Bientôt le timbre de sa voix suffit à couvrir le son des orcs et des trolls.

« Aujourd’hui, nous affronterons le mal. Aujourd’hui, nous stopperons le mal. Personne ne passera ce pont, ce sera la fin de leurs avancé. Je peux lire dans vos yeux la même peur qui pourrait serrer mon cœur. Mais je vous fais la promesse que tant qu’il me restera un souffle de vie, je ne laisserais pas l’ennemi vaincre ! Je … arg. Eurg… et merde. »

3 carreaux fusèrent de l’autre côté du rivage, le transperçant de part en part dans une explosion de sang. Le premier fut dans le cœur, il repartit en arrachant une partie de la cage thoracique, laissant à l’air libre les organes. Malgré la destruction de la pompe, le sang gigla en longues gerbes de plus d’un mètre, arrosant tout le pont de liquide rouge. Le deuxième fut encore pire à l’aspect, il arracha tout simplement la moitié du crâne, faisant sauter le haut comme si on décapsulait une bouteille. Le troisième le frappa dans la main –mais ce ne devait pas vraiment être la cible. Le discours perdit du coup un peu de son effet, non seulement il ne remonta pas vraiment le moral, mais en plus il couta le général avant même le début de la partie.

« BOUCLIERS ! » hurla Arvedui.

Numénoriens et Noldor étaient des races connaissant l’art de la guerre, et leurs armées étaient efficaces et discipliné ; aussitôt, un mur de bouclier se forma devant le pont. Sur 20 mètres de longs, argent et or se mélangèrent, les troupes fusionnant dans une phalange multiraciale.

« Nous sommes tout ce qui se dressons entre Sauron et la victoire totale ! Laissez ce pont tomber entre ses mains, et l’armée d’unification est perdue avant même d’être née. Je vous ordonne de tenir soldats. Mettez dans ce mur de bouclier toute votre force, tout votre courage. Tenez vos postes, battez-vous avec honneurs.  Phalanges, en position, préparez-vous à encaisser la charge. Archers elfique, en position, visez les trolls et les élites, économisez les flèches. Archers Humains, en réserve. PEU IMPORTE LA RUINE, PEU IMPORTE LA MORT ET QUE L’AUBE SOIT ROUGE ! »

Les tambours résonnaient désormais de l’autre côté de la rive, même si les feuillages brouillait la vue encore. Un long cor de guerre résonna, seul et lugubre. Puis la bataille commença. Une immense volée de flèches s’éleva, frappant les boucliers de l’armée libre et leurs armures sans mal, ces flèches de bois ne pouvait rien contre l’acier et le mytril de cette troupe d’élite. La suite en revanche était du genre à faire du dégât. 4 trolls de guerre, en armure lourde et équipé de puissantes masses s’élancèrent sur le pont, courant vers le mur de bouclier en beuglant et en faisant de grand geste. 100 flèches d’une précision mortelle les arrêtèrent directement.

« Qu’ils se brisent sur nos rangs ! Qu’ils meurent par centaines, jusqu’à ce que cette rivière coule de leurs sangs noirs. Nous tiendrons ce pont ! » Continuait de lancer Arvedui

Son cœur ressentait à nouveau la joie du combat, il oubliait tout ce qui était à côté. L’adrénaline coulait dans ses veines. Il assura sa prise sur son bouclier sur son bras gauche, s’assura que son épée n’était pas glissante. Ce n’était là rien que des tests, bientôt les vrais discussions allaient pouvoir commencer. Le hurlement de leurs milliers de gorges fit trembler la terre, et ils s’élancèrent dans une immense vague. Peu importait leurs nombre, sur ce pont, ça se jouerait à un contre un, en direct. Les volées de flèches des archers orcs partirent toutes les unes après les autres, frappant encore et encore les armures de la coalition. Puis le choc vint. Les orcs comptaient sur leurs nombre et la vitesse de leurs charges pour enfoncer le mur. Le choc fut terrible, Arvedui sentit son bras trembler sous l’assaut. Il recula, son pied glissant sur le sol. Un mètre… Un deuxième. Les deux armées se retrouvèrent alors arrêter chacun d’un côté du mur de bouclier. Dans ce genre de situation, il n’y a pas des dizaines de solutions : Soit la phalange est enfoncée et la victoire est assurée, soit elle ne l’est pas, et s’ensuit un massacre.

« POUSSEZ » hurla Arvedui.

Hommes et elfes bandèrent les muscles, les lignes de derrière poussant celle de devant. Un pas. Deux pas. Les orcs tombaient et trébuchaient, ceux de derrière continuait de partir à l’assaut, l’espace se réduisait. Bientôt, ils furent des dizaines à tomber dans le fleuve par-dessus le pont, ou à se faire piétiner par leurs propres soldats.

« Archers, lancez une volée ! POUSSEZ MAINTENANT ! »

Les flèches blessèrent, tuèrent les orcs trop collé pour parer, soudain les orcs ne pouvaient plus pousser, trop occupé à se protéger des traits meurtriers. Ils se firent renverser par le mur de bouclier, tombant, chutant. Les pas s’enchainèrent alors. Ils marchaient alors en enjambant les corps des ennemis, tuant ceux qui n’étaient pas encore morts. Dix mètres s’enchainèrent, et plus d’une centaine d’orcs gisaient sur le pont, au moins le triple descendaient le courant, mort ou condamné à la noyade. Un bon score pour 20 minutes de bataille. Les faibles mourraient en premier, comme dans chaque bataille. Mais la nuit serait encore longue avant l’aube, et les morts s’enchaineraient. Il suffirait d’une erreur, et ce serait la fin là où les orcs pouvaient se permettre bien des morts inutiles.

« Maintenant ! »

Ils levèrent les boucliers et frappèrent de leurs lances, tuant la ligne entière. La phalange se forma, triple lignes de lances. Les orcs revinrent à la charge.


Il serait long de décrire l’enfer de cette nuit. Nombreux furent les valeureux qui périrent, et même si chaque mort partait en emportant son compte d’orc, c’était toujours un coup dur. Arvedui virevolta dans cette bataille, découpant et tuant tout ce qui s’approchait. Au centre de la première ligne il tint sa position, et même lorsque les flancs reculaient il tint. Lorsque les premiers rayons de l’aube vinrent, les orcs se replièrent enfin. 7 assauts successifs avaient transformé la rivière en styx, et couvert ce pont de cadavre. Le champ de bataille était glissant de sang noir et rouge, les cadavres des orcs formaient désormais un rempart de fortune sur le pont de quasiment deux mètre de haut. Les corps des hommes et des elfes furent amené à l’arrière, pour ceux qui n’avaient pas coulé dans le fleuve. Peu nombreux étaient ceux qui auraient cru qu’il tiendrait une journée, c’était une petite victoire héroïque. Pourtant, les pertes étaient grandes, 120 elfes et 400 hommes étaient tombé d’entrée. La moitié de l’armée était perdu, et il faudrait tenir le pont le soir venu avec les mêmes effectifs.


Arvedui s’effondra dans l’herbe dès la bataille terminé. Il était le seul rescapé de la première ligne, et il avait combattu du début à la fin sans jamais faiblir. Il avait lâché son épée quelque part sur le chemin, son bras tétanisé ne lui répondant plus. Un des soldats de réserve lui apporta de l’eau, et il but à grande gorgé. Il regarda autour de lui, et vit que la plupart des hommes étaient éreintés, désorganisé, démoralisé. La plupart avaient le regard dans le vide, la plupart semblaient attendre quelque chose de sa part. Il se releva, puisant dans les réserves que ne connaissent que les vétérans.

« Nous avons gagné. Demain, ils reviendront vers nous, la peur au ventre, et ils nous craindront. Leurs nombres est toujours important, mais ils viennent d’apprendre la défaite, et nous, le gout de la victoire. Nombreux sont ceux qui ont payé de leurs vie pour freiner l’armée des orcs. N’oubliez pas leurs sacrifices. Je veux 100 hommes devant le pont, ils vont peut-être tenter d’envoyer leurs troupes auxiliaire nous épuiser la journée. Les autres, prenez du repos, vous en aurez bientôt besoin. Quoiqu’il arrive à la fin, sachez que je suis fier de combattre à vos côtés. J’ai connu de nombreuses batailles, mais jamais je n’ai combattu avec des meilleurs camarades. »

Il ramassa son épée, et partit retrouver son petit coin solitaire. Il n’avait pas voulu du commandement de cette armée, pourtant il en avait écopé. Son charisme était un avantage, et s’il voulait vivre il faudrait l’utiliser. Il s’allongea dans l’herbe, profitant simplement de la chaleur du soleil. Quelque temps après, un jeune elfe bien connu vint s’assoir à coté de lui, lui tendant un morceau de pain elfique. Arvedui l’accepta avec reconnaissance et mangea en silence.

« Comment t’appelles-tu ? » demanda-t-il son repas terminé.
« Evendui Monsieur. »
« C’était ta première bataille ? »
« Oui Sir »
« Mes félicitions, tu viens de survivre. »

Ils se turent à nouveaux, simplement content d’être en vie. Ce soir, le massacre recommencerait.





Troisième nuit de guerre, et les troupes sont toujours là. C’était pourtant la dernière victoire, le lendemain, nul ne pourrait plus les sauver. Arvedui faisait désormais partis des 125 rescapés du combat, sur les 1500 initiales, Evendui avec lui, étonnamment. Ce fut un bain de sang, assaut après assaut, et ils avaient chèrement vendu leur peau ; comme il avait été dit à l’origine, les plus faible et les malchanceux étaient mort les premiers. Au fur et à mesure n’était resté que les meilleurs combattants, et eux aussi succombèrent à cause de la fatigue, d’une armure cabossé ou d’un mauvais coup trop bien placé. Désormais, c’était le repos, la nourriture, les armes et les armures qui faisaient défauts. La nuit tomberait dans deux heures, et on entendait déjà les bruits sur la rive opposé. Eux aussi savaient que c’était le dernier assaut, ils tomberaient dès le début, à la première vague. Plus rien ne pouvait arrêter un troll en pleine charge, et aucun renfort n’était encore parvenu. Arvedui, général improvisé fit venir Evendui au crépuscule du jour. L’adolescent entra, le sourire au lèvres : ils avaient fini par devenir ami, de cette amitié qui se passait de mots, et ils passaient désormais beaucoup de temps à méditer cote à cote.

« Evendui ! J’ai une mission pour toi. Ecoutes moi bien, et ne m’interromps pas – quoique je dise, obéis, ce sera mon dernier ordre de chef de cette armée. Je te charge de porter un message à Gil Galad et Elendil, au nord. Dit leur simplement que nous ne tenons plus le pont, et qu’ils doivent rapidement se replier sous peine de se faire prendre en tenaille. Dit leur que nous leurs avons offert 3 jours. Et souhaite leur bonne chance. Ensuite, va dans l’armée, et raconte à tous ce que nous avons accompli ici, ne laisse jamais notre histoire oublié, nos morts sans mémoire. Tu seras le conte de notre armée, et le gardien de notre légende. Sourie gamin, car tu vas vivre, et nous à travers toi. Sourie, car tu as accompli bien plus qu’on pouvait te demander, et dit toi que ta tâche sera encore plus grande que la nôtre. Va désormais mon ami. Je suis content de t’avoir connu, même pour un temps si court. »

Evendui ne répondit pas, comme on lui avait ordonné. Il avait cependant les larmes aux yeux. Il ne tentait pas de remettre en question les ordres, ni d’implorer. Il savait où était sa place, et où était celle des soldats qui tiendrait ce pont encore, le temps que son message parvienne à Gil Galad. Ils n’échangèrent rien de plus qu’un regard, mais il ne leur en fallait pas plus. Evendui quitta la tente d’un pas rapide, comme pour cacher son émotion. Arvedui, lui osa verser une larme, car il n’avait pas honte de ses émotions. Il marchait vers la mort, lui qui avait toujours réussit à trouver la parade n’en voyait aucune. Il pourrait bien entendu tenter un repli et une guerre de guerrilla pour ralentir leur avancé, mais contre un ennemi si nombreux, il ne les retarderait pas de grand-chose. Non, il fallait gagner encore une heure ou deux… Si c’était possible. Le général se retourna, regardant les pièces d’armures, simplement lâché sur le sol la veille. L’or et l’argent, la marque des seigneurs elfes. Ils étaient trop nombreux à avoir donné leurs vies dans ce conflit inutile. Il ramassa le casque, intact malgré les dizaines de flèches qu’il avait reçu. La bataille commencerait dans peu, déjà les tambours résonnaient, sapant le peu de moral qui lui restait. Il s’équipa rapidement, avec l’efficacité des vétérans et sortit. Dehors, les soldats étaient déjà prêts, regardant l’autre rive d’un air perdu. Certains remettaient leurs lettres à Evendui, pour ceux qu’ils laissaient derrière eux. Le garçon emmena les missives dans son sac, monta sur son destrier elfique et partit, sans même s’apercevoir que son ami était sorti. Arvedui le regarda partir « il vivra au moins » se dit-il.

« Au matin mes amis, nous déjeunerons en enfer. Mais ne soyez pas triste, car nous rejoindrons tous nos amis déjà partis avant nous, et nous les rejoindrons la tête haute. Clamons au armée du Mordor, haut et fort ‘Nous mourrons debout plutôt que de vivre à genoux’. Clamons au monde notre message. Aujourd’hui, nous connaitrons la mort, mais nous avons d’abbord fait découvrir à nos ennemi la peur et le gout salé de la défaite. Nous étions bien trop peu mes amis, bien trop peu, et nous avons fait bien plus qu’on ne pouvait attendre de nous. L’armée d’Elendil et de Gil Galad a fusionné au nord. Tenons encore ce pont 1 heure ou deux, pour qu’ils sachent que les lignes sont troués, et nous aurons peut-être permit au vent de tourner. Notre sacrifice ne sera pas vainc. Mais avant de tomber, envoyons autant de ces monstres annoncer notre venu ! »

Il dégaina son épée, bleuté depuis 3 jours déjà et se mit sur le pont. Son bouclier pesait lourd dans sa main, sa blessure au bras droit le rendait lent. Mais au fond de lui, il savait que lorsque le combat commencerait, que tout cela n’aurait plus aucune importance. Les blessés étaient acheminés à l’arrière vers l’arrière du front, tandis que les orcs se préparaient à l’avant, à l’abris des regards à l’ultime assaut. Aucun cor ne résonna cette fois ci, et deux trolls d’assauts foncèrent sur eux –peut-être bien les deux derniers qui leur restaient. Une lance jaillit à droite, et cueilla le premier dans la tête, s’enfonçant dans le cartilage mou entre les deux yeux. Un tir chanceux, ou un grand talent. Arvedui s’avança a la rencontre du deuxième. Ces bestioles étaient fortes, mais pas vraiment intelligente, et très prévisible. Pour un elfe ayant passé un millier d’année à s’entrainer, ce n’était pas forcément une cible impossible à maitriser, simplement un danger qui tuait à la moindre erreur. Lorsqu’il arriva à portée, il vit le monstre lever le bras pour un mouvement de balayage. Il se coucha alors en arrière, profitant de son élan pour glisser entre les pattes du monstre. Un coup de son épée trancha proprement, son coupant était telle qu’elle transperçait même la peau épaisse de ce truc. Il se releva prestement, fit une galipette (Les galipette en solo sa craint (^^) mais on sait jamais, quand y a des flèches sa peut servir) et retourna dans ses rangs. Voilà qui devrait un peu emmerder les ennemis. Un peu cela dit, car il finirait quand même par les avoir. Désormais les 125 combattants s’étalaient seulement sur 3 rangs, certains n’étaient même pas des épéistes ou lancier, mais juste des archers qui ne savaient pas vraiment tenir d’épée mais qui n’avaient plus de flèches. Les ennemis foncèrent, escaladant les corps pourrissant depuis plusieurs jours déjà. Et l’enfer recommença. Arvedui taillait, tranchait et découpait à une vitesse prodigieuse, et nombreux furent ceux qui tombèrent sous ses coups, pourtant il devint rapidement évident qu’il était trop fatigué pour combattre. Là où au début de cette guerre il avait semblé imbattable, tout en rapidité et précision, il n’était plus qu’une simple élite. Désormais, le premier combattant supérieur viendrait à bout de sa défense, avec un peu de chance. Orcs après orcs, au prix nombreuses pertes, le Mordor fit reculer la ligne de défense, jusqu’au bord du pont. S’ils perdaient encore un mètre, il se ferait entourer, et détruire. Les soldats s’étendaient désormais sur une seule ligne. Un seul mort, et ce serait la fin. Arvedui para, contrattaqua, esquiva, feinta et tua. L’Uruk tomba à ses pieds, touché à l’aine. Profitant d’une accalmie, il regarda autour de lui. Combien de temps avait-il gagné ? Peut-être 2 heures de combats ? Il regarda les visages de ses amis morts, de ses soldats qui avaient sacrifié leurs vies. Leurs yeux vides et leurs visage marqué par la souffrance semblaient être des messages à sa destination : ‘C’est toi qui nous a mené ! Tu es responsable de tout cela’, tandis que ceux qui vivaient encore tremblaient sous les assauts qu’ils subissaient. La fin était proche…

« VENEZ, ENGEANCE ! APPROCHEZ, ET CONNAISSEZ LA FUREUR D’ARVEDUI LUMINAS ! VOUS N’ETES QUE DESTRUCTION, JE SERAIS LE DEMON DE VOS NUITS ! MOURREZ, RACLURE DE CHIOTTE D’UN DUDU QUI AVAIT LA CHIASSE ! »

D’un geste fluide et rapide, il décapita l’orc suivant qui fonçait vers lui sans même avoir pensé à se protéger. Il sentit son cœur se serrer. Il repensa aux temps heureux, sur Arman au côté de ses maitres. Il repensa aux deux arbres, et au temps où le temps était jeune. Il puisa en lui la force de sa magie, parlant à la nature. Il puisa dans sa force, il puisa dans sa détermination. Soudain, son apparence changea, il devint tel qu’il avait été sur les rivages immortels, entouré d’aura de puissance, silhouette lumineuse. Et les orcs comprirent alors le sens de la peur, instinctive d’une espèce qui avait mainte fois connu la fureur de ces elfes du premier âge. La panique se généralisa, les orcs voulurent fuir cette silhouette si étrange. Ils se poussèrent pour franchir le pont dans l’autre sens, transformant une victoire quasi immédiate en déroute. Les 40 rescapés hurlaient leur haine et leur joie. Arvedui lui, s’effondra simplement, vidé. On le transporta un peu en arrière, tandis que la ligne se reformait. La peur ne les tiendrait pas très longtemps à distance. Peut-être une heure, le temps que leurs chefs matent les derniers pleutres. Une heure de gagné. Pas assez pour faire passer la nuit. Evendui était arrivé au camp, et l’armée devait être sur le départ. Désormais, le temps gagner serait du bonus, pour emmerder le modor et faire le plus de perte. Il s’adossa à… il ne préférait pas savoir à quoi il s’adossa, et regarda le pont comme un spectateur. Trop fatigué pour se levée. Il regarda les étoiles, se disant que dans les cavernes il ne les verrait plus, et que ce serait pour lui une terrible torture. Une demi-heure plus tard, les cors résonnaient. Deux cors en fait, le premier était orc, le deuxième elfique. Les orcs foncèrent sur la ligne de défense, tandis qu’Arvedui se demandai qui s’amusait à sonner un cor elfique dans le coin, et quel en était son utilité. Le combat ne dura pas longtemps, une dizaine de minute après le départ, la ligne se brisa, et les derniers défenseurs formèrent des groupes alors qu’ils se faisaient entouré. C’était la fin. Puis le cor sonna une nouvelle fois, et une ligne de cavalier apparut au-dessus d’une montée, l’étendard des Noldor flottant au vent. La charge fut épique, ils traversèrent les lignes orcs comme… (désolé, mais une ligne de cavalier qui passe un pont, je vois que des comparaisons sexuels… :3) . Ils franchirent le fleuve. Arvedui ne vit pas la fin de la bataille, pourtant il sut qu’elle fut rapide. Il faut dire que 2000 Paladins qui chargent une armée, même en sur nombre, n’est pas quelque chose qui s’arrêtent aisément, surtout quand la surprise est totale.


Arvedui survécut à cette bataille, on lui remit même les honneurs, à lui et aux 10 autres rescapés. Il apprit plus tard qu’Evendui avait plaidé leurs causes si bien que le haut commandement avait consentit à prendre le risque d’envoyer la moitié de sa cavalerie d’élite pour réduire à néant une armée entière ennemi. Pourtant, le premier né ne pouvait s’empêcher de dire que s’ils l’avaient décidé plus tôt, ils auraient sauvé 1490 soldats qui avaient donné leurs vies.


Ce fut cependant une victoire majeure. L’armée coalisée était redoutable. L’avancé de Sauron fut stoppé 3 jours plus tard par l’ultime alliance des hommes et des elfes. Le mois qui suivit, le front recula en direction du Mordor, et ce fut le début des victoires. On récompensa Arvedui en lui confiant une unité de 500 elfes, lui donnant la charge de les entrainer et de les maintenir en vie, les myrmidons au service du démon de la nuit, la peur des orcs. Pourtant, son rêve de gloire fut éclipsé, cette bataille épique au pont fut connue de toute l’armée, mais nul conteur ne s’y intéressa. Les noms des courageux fut oublié, tandis que la guerre et les âges avançaient…


« Nous sommes désormais 3000 ans plus tard, l’ultime alliance est victorieuse, mais le mal n’a pas été vaincu. Les exploits du Démon de la nuit sont désormais oubliés, traité de légende ou d’histoire. Son nom n’a pas été retenu par l’histoire, alors même qu’il combattit tout au long de cette guerre, depuis ce pont jusqu’au siège de Barad Dur. Parmi son peuple, il est devenu un monument de guerre : son unité d’élite est connue comme la meilleure du monde, mais également comme des tueurs et à ce titre ils furent souvent mis à l’écart.

Pendant 1200 ans, Arvedui voyagea, confiant le commandement de ses troupes à Evendui. Puis, après une brève visite, il disparut totalement. On le pensa mort, et son unité de guerre devint soudainement convoitée. Privé d’un chef puissant, nombreux furent les elfes voulant acquérir cette force d’élite, pourtant jamais le jeune elfe n’accepta. Ni pour l’Angmar, ni pour Dol Guldur, il répondait chaque fois « Nous ne sommes pas des mercenaires. Nous nous entrainons simplement en attendant le retour de notre seigneur. Il ne devrait plus tarder. »

Son retour n’est que tout récent en vérité. Mais nul ne sait comment. Un jour, on vit ses hommes camper à la lisière de la forêt enchanté, et on pensa qu’ils chassaient les orcs qui descendait la nuit tombé. Le lendemain, Arvedui en sortit, vêtu de sa tunique verte comme il le faisait au temps de Valinor et de la paix. Ce fut son retour. Cette partie, mes bons messieurs, il ne me l’a pas raconté. Peut-être est-il tombé si longtemps sous les sorts de cette ensorceleuse, et qu’elle ne l’a laissé sortir que récemment. Mais je crois plutôt qu’il désirait disparaitre, et que pendant tout ce temps il ne fut jamais très loin, simplement invisible. Après l’avoir rencontré, je me rends compte que rien n’est plus précieux pour lui que la solitude.

Merci de m’avoir écouté mes bons enfants. Vous venez d’entendre l’histoire d’un des plus grand héros de ce peuple, à jamais oublié des mortels. Tendez l’oreille désormais, car en ces temps troublé, nul doute qu’on entendra bientôt parler de lui. »


Dernière édition par Arvedui le Ven 7 Mar - 0:43, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Arvedui Luminas   Lun 3 Mar - 16:13

Bon courage Wink


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MessageSujet: Re: Arvedui Luminas   Ven 7 Mar - 0:45

A validé!

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MessageSujet: Re: Arvedui Luminas   Ven 7 Mar - 0:52

J'valide demain, j'la flemme là.
Belle prez




« Tu es maudit, comme Morgoth a pu maudire Tùrin et sa famille. Tu n'es plus Voronda, traître, tu n'es plus l'Exilé, sans maison, tu n'es plus Nimareth, étranger. Tu es Ossë Turambar, Le Vagabond Maître du Destin. Puisse la ruine s'abattre sur le clan. »




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MessageSujet: Re: Arvedui Luminas   Ven 7 Mar - 1:42

« Sous cette ombre, Fingolfin semblait comme une étoile, sa cotte de mailles était tissée d'argent, son bouclier d'azur était incrusté de cristaux, et Ringil, son épée qu'il brandit, brillait d'un éclair glacé. » Le Silmarillion - Quenta Silmarillion - Chapitre 18


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MessageSujet: Re: Arvedui Luminas   Ven 7 Mar - 9:56

Validé



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MessageSujet: Re: Arvedui Luminas   Ven 7 Mar - 12:09

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